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26
Oct

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Le drapeau japonais flotte sur Ploucland

Nous à Ploucland, quand on a vu que le drapeau japonais flottait tout seul sur l’Elysée, on a fait pareil.  Et comme on devait prendre une photo de notre président, on a demandé au photographe Ramon Sanpardon s’il voulait bien réaliser deux ou trois clichés souvenirs à l’extérieur, comme à la plage.


Ramon Sanpardon a dit qu’il faisait seulement des photos normales en amateur. On lui a dit c’est parfait, c’est ce que veut notre président, faire peuple, faire simple, normal, acratopège. Montrez le costume serré et trop court aux manches, les mains qui l’encombrent, le visage lisse, l’air de pas savoir quoi faire, et ses cuisses de grenouilles. Faites-nous un président dans lequel les paysans endimanchés et les représentants de commerce se reconnaissent.

Alors voilà, on a fait comme lui. Le président français Fanfrelande - c’est lui sur la photo, pas le majordome de l’Elysée - s’est fait photographier avec le drapeau japonais sur l’Elysée. Notre président aussi. Il y en a qui trouvent que cela ne se fait pas. Ils disent que s’il y a une réception de dignitaires japonais, ou un événement lié au Japon, on devrait faire figurer les deux drapeaux. Et encore: si c’est le cas on devrait faire figurer le drapeau japonais ailleurs, pas tout seul sur le Palais.

Imaginez le drapeau Italien tout seul sur la Maison Blanche, ou le drapeau chinois tout seul sur le Kremlin. Ou le drapeau Afghan tout seul sur le Palais Fédéral à Berne. On se demande si le pays a changé de main. Ca jette de la confusion. On pourrait aussi se demander si c’est pas, vu de loin, le drapeau de la Croix-Rouge, parce que le jour de la Croix-Rouge il y a partout des drapeaux à croix rouge sur fond blanc. Non, c’est le 8 mai. Fanfrelande était pas intronisé.


Regardons bien la photo en première image et l’extrait isolé de la deuxième image.

A suivre ici.

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