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Marche des salopes et paroles de policier: un étudiant témoigne

Le débat n’est pas fini. Les paroles du policier canadien à l’origine de cette controverse peuvent-elles laisser penser à un encouragement implicite au viol? Cette idée est saugrenue. Je n’arrive pas à imaginer que quelqu’un encourage le viol, à moins d’être malade. Mais j’entends le ressentiment de certaines femmes à l’égard du policier et des propos qu’il a tenus.


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La connotation de la phrase
J‘explore 4 pistes de lecture.
1. On peut supposer un encouragement au viol et une culpabilisation des victimes.
2. On peut y voir un constat dans un monde donné qui n'est pas celui des bisounours.
3. On peut aussi faire la lecture d'un conseil donné par le policier, d'une remarque préventive, parce qu'on n'est toujours pas dans le monde des bisounours.
4. Enfin on peut faire une lecture cynique, du genre: "vous l'avez bien cherché".
Je reprends point par point, en sachant que toute interprétation est fragile:
1. Cette lecture de l’encouragement au viol me semble manquer d'un point d'appui: pour qu'elle soit prenable il faudrait y voir d'une part l'intention d'encourager au viol, ou au moins l'idée que pour ce policier le viol est le prix normal à payer, et que d'autre part il pense que des étudiants auxquels il s’adresse vont l'interpréter comme un encouragement. Cela pourrait bien sûr être inconscient. Mais rien dans la phrase citée, très laconique, ne permet de le penser. Telle quelle la phrase prête à toute interprétation - y compris erronée, mais l’accusation d’encouragement au viol est si grave qu’elle doit, pour être prenable et démontrée, être étayée par d’autres propos du policier. Ce n’est pas le cas.
2. La deuxième lecture serait un constat, sans forcément juger (il n'y a pas de jugement direct contre les personnes auxquelles il s'adresse ou contre les femmes). Pourtant slut, ou traînée, salope, souillon, est un mot péjoratif. Il participe, dans l'imaginaire, d'un personnage qui traîne dans la rue à la recherche de client, donc une prostituée - dont on sait que l'habillement est aguicheur et tout sauf neutre. Mais ce mot dérange. A lui seul il résume une problématique ancienne à laquelle sont confrontées les femmes: être la maman ou la putain. Entre ces deux stéréotypes l’espace de liberté est mince.

  
Les excuses du policier
La phrase est donc trop détachée de tout contexte pour être certain de la connotation. Par contre quand je lis dans "auféminin.com" cette interprétation je ne peux que me hérisser contre cette systématique réductrice:
«Car selon ce policier canadien, les femmes s’habillant de manière trop sexy chercheraient à se faire violer.» On n’est plus là dans l’analyse mais dans l’exagération habituelle d’un certain féminisme et dans le procès d’intention - ce qui est certes une des marques majeures de notre époque mais qui n'est pas à encourager. L’inconvénient est que le procès d’intention brouille les pistes et clive le débat.
Le policier a écrit un courriel où il regrette ses paroles.
«“I made a comment which was poorly thought out and did not reflect the commitment of the Toronto Police Service to the victims of sexual assaults,” Const. Michael Sanguinetti wrote on Thursday to Osgoode Hall Law School where he made the comment.
“Violent crimes such as sexual assaults can have a traumatizing effect on their victims. . . . My comment was hurtful in this respect.”
...
“I am embarrassed by the comment I made and it shall not be repeated. I apologize for any ill feelings my comment may have caused.”
Trad: J’ai fait un commentaire qui était mal pensé et qui ne reflète pas les services de police. (...) Les crimes violents comme les agressions sexuelles peuvent traumatiser les victimes. Dans ce sens mon commentaire était blessant. (...) Je suis embarrassé par ce commentaire qui ne se répétera pas. Je regrette d’avoir pu blesser.»
 
:
«I don’t think he was sarcastic or malicious. I think he thought he was being helpful».
Trad: «Je ne pense pas qu’il était malveillant ou sarcastique. Je pense qu’il croyait être utile».

Faute d’autre éclairage, et dans la mesure où il s’agit d’un témoin direct, sa déclaration est à prendre en compte. Elle fait pencher la lecture vers la piste 3: le policier aurait voulu, par ses propos provocateurs, faire de la prévention.
Dans un sens il a atteint le résultat souhaité! Même si c’est par un rejet de ses propos. Soyons d’abord très clair: il ne s’agit à aucun moment de justifier une agression de ce type. C’est un crime et un crime grave. Tenter de comprendre ce qui se joue n’est pas excuser le crime ni se jouer de la victime.
Certains disent que l'habillement n'est pas une raison de ce genre d'agressions. On peut contester le lien entre habillement et agression sexuelle. Je pense que cela dépend du contexte, des personnes avec qui l’on est, du quartier où l’on va, de la culture dont on est issu, bref, les choses me paraissent complexes et doivent être contextualisées. La liberté d’être soi-même, fondamentale, n’exclut pas le fait de tenir compte du réel et des personnes avec lesquelles on vit. Il ne s’agit pas de blâmer les femmes ni de les culpabiliser, pas plus qu’il ne s’agit de criminaliser les hommes par doctrine ou par réflexe, mais seulement de rendre chacun attentif à sa propre sécurité.
Au-delà de la question du vêtement je pense que toute agression suppose une rupture dans la relation normale et dans le dialogue. Si l’on pouvait être certains que l’humanité est à un point de conscience où il n’y a plus de violence, de vol, de mensonge, de crime, donc de rupture dans la relation normale faite de confiance, nous pourrions laisser notre porte-monnaie sur une table de café, revenir une heure plus tard et le retrouver, ou laisser notre ordinateur portable sur le siège de la voiture avec les fenêtres ouvertes.
Si quelqu’un peut le faire, je m’incline. Mais si vous laissez votre argent et que quelqu’un s’en empare pendant votre absence, vous avez une part de responsabilité - non dans le délit, mais dans la situation qui a contribué à la réalisation du délit.
Quand nous en serons à laisser nos porte-monnaie sur la table des cafés et à les retrouver quelques heures plus tard, il n’y aura plus besoin de faire de prévention contre les autres crimes.

D’ici là, je rappelle ce proverbe arabe: «Crois en Dieu mais attache ton chameau».
Tiens, il y aurait un débat à faire rien que sur ces images de Rihanna:

Tous les commentaires

Etant donné que vous ne posez une question, au début de votre commentaire, que pour ensuite donner vos propres réponses, il n'y a rien à dire ici.

 

Dialogue niveau zéro, comme beaucoup ici. L'auto-acclamation comme attitude philosophique. Très moderne.

 

Donc rien à dire, sinon que vous êtes le 18'792ème à vous gargariser du procès d'intention (spécialité MDP, maison spécialisée en arrogance) et à balancer des jugement sans même être entré en matière, dans l'autosatisfaction que donne le sentiment d'avoir envoyé la balle dans le but - alors que là, vous jouez tout seul. Votre masturbation n'a donc ni mérite ni intérêt.

 

Quand au délit de pensée non conforme à la votre, permettez-moi d'en être fier. Ne pas vous ressembler, ne pas pensez comme vous, est déjà une petite victoire sur la bêtise et l'intolérance.

Je ne savais pas que je jouais à un sport quelconque. Nos contemporains confondent la critique avec l'arrogance voire masturbation (significatif) mais c'est loin d'être le cas. Vous écrivez «Dialogue niveau zéro» alors que pour certain sujet vous fermez la possibilité d'écrire des commentaires mais de quoi avez-vous peur dans le dialogue et/ou sa possibilité? Faire de la critique ce n'est pas demander au critiqué que l'on pense comme soi, ce serait trop facile et sans intérêt. Il n'y a pas de délit de pensée chez vous loin de là, il n'y a tout bonnement pas de pensée. Oui dire que les codes se doivent d'être respectés alors qu'ils sont faits pour être transgressés, L'Histoire le démontre, ne peut correspondre à la réalité anthropologique du genre humain et ce dans beaucoup de cultures/civilisations...En substance vous dites souvent que si les filles ne s'habillaient pas comme des putes, il n'y aurait pas de violence contre elles...Avouez que comme argument ce n'est pas très fort. Qu'en est-il alors du maquillage depuis Cro Magnon??? Autrement dit à vous lire on se mettrait à penser que vous aimeriez avoir une police des bonnes moeurs...C'est de l'intégrisme conservateur. Alors contre cette mouvance conservatrice qui fait des ravages, voyez la Norvège et le carnage perpétré par un malade désirant aussi que les bonnes moeurs soient rétablies dans son pays, oui on se doit de faire de la critique car il y a péril en la demeure. Il ne faut surtout pas me ressembler mais rassembler donc votre perception du réel avec des outils plus adaptés à faire changer/bousculer/éclairer le monde plutôt qu'à le retenir dans des valeurs obsolètes et dangereuses dans la pratique politico-sociale. C'était uniquement cela ma critique non des ordres à penser comme moi, loin de là. Portez-vous bien.

Je n'ai pas lu ce commentaire. Je ne vous lis plus. Je l'ai fait une fois, cela m'a suffit: je ne le ferai pas deux fois. Si donc vous écrivez ici, ne le faites pas à mon intention: c'est inutile.

«Dialogue niveau zéro, comme beaucoup ici.»...Vous aviez raison mais cela vous concerne...

Encore aurait-il fallu que vous proposiez le dialogue dès votre premier comm. Les attaques ad hominem et les procès d'intention ne m'intéressent pas. C'est tout. Il n'y a pas de dialogue là-dedans. Et je n'ai aucune obligation de vous répondre si vous ne me respectez pas.

@ NIKLAS

Si vous voulez comprendre l'homme cible, vous pouvez aller sur son blog. Je pense qu'il y a beaucoup plus qu'une ébauche d'explication de ses écrits.

Merci j'ai regardé et lu. Cela confirme mes intuitions. Si j'avais su en immigrant au Québec ce qu'écrit Homme Libre, i.e. de ne pas immigrer dans cette Province magnifique, je serai tomber de ma chaise. Croire que la critique, cette mise en crise, serait un manque de respect comme notre Homme Libre l'écrit plus haut me fait aussi tomber de la chaise. C'est du victimaire... On comprend son acharnement contre le sexe opposé. J'ai fait lire son texte à des québécoises, elles sont heureuses qu'il ne soit pas ici parmi elles avec tant de préjugés et aussi que son manifeste hoministe ne soit pas un parti politique. Merci pour le lien.

Jouir? Pas autant que de voir votre ineffable stupidité et votre incapacité à agiter plus de deux neurones à la fois.

 

A part ça, je vous entends baver en écrivant "salopes"... Un peu de tenue!

 

Tranquile

Bah Néfer, Kestufoulà ? Tutépairdue ?

RireRireRire

Tu sais qu'à l'impossible nul(le) n'est tenu(e). Viens donc plutôt manger un morceau par ICI. Je t'offre le thé à la menthe.

C'est quoi ton préféré ? non, je sais, pas l'auteur, le whisky ? Moi je craque sur le Paddy. D'ailleurs, je ne bois que du whisky irlandais ! Sourire Enfin, quand je bois de l'alcool... pfff !

Elisa13, je sens que nous sommes faits pour nous entendre. Donc vous aussi vous l'aimez irlandais ?

Rire

Voui... c'est grave ? Sourire

RireRire

Moi je ne trouve pas. Bushmills, Paddy ou Redbreast, l'essentiel est dans la bouteille !

Rire

Bon on digresse là... Mais c'est pas grave. J'aime aussi le Tullamore... Sourire Mais à chaque fois je reviens sur le Paddy.

Pardon à Hommelibre d'avoir perturbé son billet. Il parlait de quoi déjà ? Ah oui ! des salopes. Qui boivent du whisky en plus !! on aura tout vu !! Et après elles s'étonnent hein ?? Mais mon bon m'sieur ! avec leurs jupes à ras le bonbon et un verre de whisky dans le nez, elles s'attendent à quoi ? J'vous l'demande !!! Surpris

Allez savoir pourquoi, il y a des blogs ou la digression me semble nécessaire...

 

Bien le Tullamore, aussi, oui.

 

Pour ce qui est des salopes, ben chacun sa définition, hein. Il suffit - pour un humain de genre masculin - de ne pas savoir prendre la mesure (et assumer) son désir, et toutes les femmes désirables sont des salopes. L'essentiel, c'est de n'être responsable de rien : des fois que Papa ou Maman l'apprenne, ils pourraient me gronder.

 

Mais bref, foin de psychiatrie, nous sommes sur un espace public. Donc le jugement est la règle et la tolérance est l'exception. Je ne dis plus rien

J'aime beaucoup ce slogan : cette robe n'est pas un oui.

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Quelle belle compagnie sur ce billet que je ne lirais pas pour cause de moral fatigué

Je me suis toujours demandé pourquoi salaud et salope ne s'écrivait pas pareil Wiki qui s'est apparemment aussi interrogé sur le sujet donne des réponses liée non au sens - qui est le même dans les deux cas (personne sale) - mais à l'étymologie qui montre bien le sexisme de la langue française.

http://fr.wiktionary.org/wiki/salope

 

Quelle belle compagnie sur ce billet

Je ne vous le fait pas dire, Wata Yaga ! Une Bouches-du-rhônienne qui goûte le whisky, c'est monumental !

 

que je ne lirais pas pour cause de moral fatigué

Pas grave. Vous ne ratez rien d'intéressant.

 

J'en apprends des choses avec toi Wata ! "sale comme une huppe" je ne savais même pas que ça existait une huppe !! Rire

Alors là, comme aurait dit mon (beau-)père -le seul vrai ! - : "tu m'en bouches un coin", version sybilline et expurgée de "ça me troue le c-l" de South Park. Qoi ! Tu ne connais pas la huppe, ce magnifique oiseau !

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Jolie, non ?

 

Et puis il y a les imitations dans le monde animal :

images?q=tbn:ANd9GcSlLXWSEGlAQWQtiqh8y9qPas mal non plus, non ?2Q==2Q==images?q=tbn:ANd9GcT3RsgMsjoNZ63yhmpTv3N Mignon aussi

images?q=tbn:ANd9GcTTCyP3Ko1OIjwTkxirFBm Grue huppée : elle cumule !

images?q=tbn:ANd9GcTX-1ffwqgBM_GpdFXs8Us Tiens les coqs aussi ? ça fait mauvais genre !

 

Il y a aussi les stations de ski huppées : pourquoi ? Elles reçoivent une clientèle huppée donc sale si on s'en tient à Wiki ?

images?q=tbn:ANd9GcR6LGhAmA70EB7prA1tLQg

Voici ce qu'on rencontre dans certaine banlieue huppée

images?q=tbn:ANd9GcTMX0-EEG3T8aSMrZq4fmT

ça fait peur !

 

Il y a de la diffamation d'animaux dans l'air !

 

Néfertari. je n'ai fait que répondre à vos insultes sur le même ton. J'ai pris votre langage. Vous n'aimez pas? Ohhhhh......

 

Vous n'avez pas été accusée de viol? Et bien moi j'ai été acquitté, totalement, sans même qu'il y ait appel par la suite: dossier vide. Jurés qui me serrent la main à la sortie du procès. Les féministes présentes à l'énoncé du verdict, celles qui voualient faire de moi un exemple: en rage. Les pôvres... Alors prétendre que vous n'avez pas été accusée de viol, en laissant bien comprendre que c'est mon cas (je ne le cache pas) et donc que quelque part je reste suspect, c'est une méthode particulièrement sale. J'aurais mieux vu cela dans des canards d'extrême-droite. Mais au fond la mentalité est la même, la méthode est la même, l'intention est la même: salir, dénigrer. Vous comprendrez que je n'attends surtout aucun sourire de votre part: ce ne serait que poison enrobé. Je préfère votre poison, votre malhonnêteté, en direct.

 

Le peu de sourire que je recueille sur ce blog ne m'importe pas. Je sais quel clan me déteste. J'ai compris à qui j'ai à faire. Pas de souci. Et très instructif. Je ne suis pas à vendre et je ne cherche pas une famille. Les autres n'ont pas besoin d'en faire beaucoup. Ceux qui m'apprécient et que j'apprécie me suffisent. Et j'ai ma famille ailleurs, et sûrement pas sur un blog.

 

J'ai compris qu'ici, de par ma façon de voir les choses, de par mon discours, je recevrai de l'opprobre. Les différences ne sont pas qu'intellectuelles, elles sont culturelles, ont trait au mode de fonctionnement. Pas grave. Cela me fournit de la matière pour autre chose. Et je commence à avoir l'habitude. Ici peu de gens pensent en dehors des ornières. Peu de liberté. Quand je pense que l'ami qui m'a conseillé ce portail me disait que c'est la crème intellectuelle!!!!!....

 

N'empêche, je suis ici. J'y existe quand-même, et je dis ce que j'ai envie d'y dire. Je le dis parfois mal, je suis parfois très réactif, d'ailleurs ma première lectrice me le fait remarquer. Trop polémique parfois. Un reste de colère légitime. Mais elle comprend aussi ma vigueur et ma manière de dire les choses: on ne déconstruit pas un dogme sexiste misandre et une pensée unique à coup de peut-être.

Voilà, seulement pour vous instruire, la traduction communes de 'slut' c'est 'putain' et ce policier a donc dit "s'habiller comme des putes".

 

Il a d'ailleurs reconnu qu'on lui avait conseillé de ne pas utiliser ce langage, et ce pour de très bonnes raisons qui sont apparemment passées à côté du peu qui lui sert de cerveau. Ses supérieurs devront donc reprendre la leçon, en utilisant des mots plus simples.

Art Monica:

 

J'ai l'impression que vous avez une vue très clivée. L'homme aussi est une proie pour la femme, un enjeu économique et reproductif. Ses appels existent: les multiples facettes de la séduction montrent qu'elle aussi est active dans la relation, autrement que l'homme mais active. Votre vision proie-prédateur, cliché féministe hypersexiste et misandre joue encore sur une femme passive et potentiellement victime désignée.

 

Cela ne me semble pas pertinent.

 

Les mécanismes archaïques de pulsion ne sont pas automatiquement à brider. Il y a un équilibre à faire entre le biologique et le social.

 

Nier que certaines tenues - féminines comme masculines - auraient à voir avec la séduction me paraît pure idéologie.

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