La maison est un territoire protégé par des lois. Nul ne peut y entrer sans y être invité. La police elle-même ne peut y pénétrer sans une décision d’un juge, et seulement à certaines heures. La privatisation de la vie que représente la maison, «domus», est une évolution importante pour la construction d’une société et pour la place qu’occupe l’individu dans cette société.
On peut donc dire que, si la loi du groupe est une décision de l’extérieur, donc politique, elle peut s’appliquer au domaine privé au cas où justement la sécurité des individus ne serait plus assurée. Mais pas plus. Or un message public est diffusé et relayé par Madame de Haas, porte-parole d’Oser le féminisme. C’est un message récurrent: le partage des tâches ménagères est politique.
Cela veut dire en clair que l’extérieur devrait, selon ce discours, avoir le droit de décider comment un couple s’organise, et d’appliquer des sanctions au couple ou au partenaire qui n’organiserait pas sa vie privée comme le groupe ou l’Etat (représentant du groupe) le décide.
Cela revient à mettre un gendarme symbolique dans chaque maison!
C’est une atteinte grave à la vie privée, à la liberté individuelle, à la capacité et à la volonté du couple de s’organiser de manière autonome.
est, en Suisse, équivalent entre homme et femmes, comme le souligne Paul Ménard (responsable de Pères pour toujours) en commentant un avis officiel des autorités:
« La charge totale résultant de l’activité professionnelle et des tâche domestiques et familiale dépend de la situation familiale et non du sexe. Si l’on additionne le temps consacré à l’exercice d’une activité lucrative et celui investi dans les tâches domestiques et familiales, on obtient la charge de travail totale. Elle atteint son sommet lorsque les enfants sont en bas âges. Les mères comme les pères vivant en couple comptabilisent en moyenne 70 heures de travail hebdomadaires ».
A la lecture de cette citation, on peut admettre que le travail de l’un et l’autre sont sans doute différents mais aussi équivalent en termes d’énergie consacrée à l’entretien de la famille. On peut aussi admettre sans trop de problèmes que si le père travaille, c’est pour faire vivre sa famille et que si la mère travaille, c’est aussi au bénéfice de la famille.