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Laisse-moi pleurer, bord de mer

 

Reçu un courriel de Belgique ce matin. Du bord de la Mer du nord. Un courriel dans lequel est cité ce bout d’article de la Tribune de Genève du 2 septembre:
«Quand Juan Luis de Góngora, poète espagnol du XVIIe, dit: «Laisse-moi pleurer, bord de la mer», le fait de ne pas se situer géographiquement et de demander à la mer de le laisser pleurer, ça donne une dimension incommensurable. C’est un grand voyage dans l’infini. C’est ça, la poésie. Des mots les uns à côté des autres qui partent pour le tour du monde.»


Bord-de-mer1.jpg 

 «L’adieu
J'ai cueilli ce brin de bruyère

L'automne est morte souviens-t'en
Nous ne nous verrons plus sur terre
Odeur du temps Brin de bruyère
Et souviens-toi que je t'attends»

En si peu de mots, en quelques mots si simples, Guillaume Apollinaire nous voyage du «Je» au «Tu», de la terre à la Terre, de l’amour à la mort.
Et cet instant parisien de Gérard de Nerval:
«Dans une allée du Luxembourg

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Merci pour ce doux temps de lecture...

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