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Réchauffement climatique: des scientifiques se fâchent

Et le disent ouvertement. Dans une lettre récente adressée à leurs organismes de tutelle, plus de 400 scientifiques français demandent un soutien plus explicite des autorités en faveur des thèses du réchauffement et du GIEC. Ils s’opposent ouvertement à ceux qui contestent ces thèses, en particulier sur le fait que le réchauffement soit principalement dû aux humains.


pecresse_9.jpgSOS de scientifiques français
Les signataires visent Claude Allègre et Vincent Courtillot. Un groupe s’est attelé à relever les erreurs écrites par le premier. Le gouvernement, qui est l’un des principaux employeurs des chercheurs, semble vouloir répondre à leur demande.
«La Ministre a demandé au président de l'Académie des sciences, Jean Salançon, d'organiser « une confrontation sereine des points de vue et des méthodes » sur le réchauffement climatique. Edouard Brézin, ancien président de l'Académie des Sciences, affirme au journal La Croix que cette institution devrait effectivement rendre un avis sur ces polémiques.»
Toutefois on peut très bien critiquer le GIEC et ne pas contester le changement actuel du climat. Sans dénier le réchauffement, mais en le relativisant cependant, je me suis souvent interrogé sur les travaux de cet organisme onusien. J’ai lu également différentes critiques sur les rapports alarmistes de ce groupe.
Politisation
Des scientifiques contestent les études du GIEC. Des particuliers aussi, qui se posent et posent des questions souvent pertinentes. Les critiques à l’égard du GIEC sont diverses.
Il y a la politisation des recherches et conclusions. Elle dérange. La science devrait être neutre à l’égard des gouvernements. Cette politisation se lit entre autres dans les conclusions annoncées comme des certitudes sur l’avenir. Tenir compte d’une prospective est une chose, prévoir le futur avec précision et affirmation en est une autre. Ce n’est pas le rôle de la science. Plus encore que politique, le débat climatique en devient comme religieux, avec sa foi, ses adhésions viscérales, ses anathèmes. L’attitude rigide du GIEC, qui ne présente pas de doute ou de contre-interprétation à ses conclusions, en est largement la cause. A ce sujet les fortes marges laissées à la prédiction sont significatives de la difficulté à chiffrer un changement, tant dans l’évolution possible des températures que dans la hausse du niveau des océans: les fourchettes sont très larges et peuvent servir à toutes les démonstrations selon les convictions de ceux qui les font.
Le GIEC compile des milliers de recherches venues de laboratoires ou groupes dont la fiabilité n’a pas toujours été testée et vérifiée. On se souvient de la controverse sur les glaciers himalayens, à cause d’un rapport discutable du WWF repris sans précaution par un responsable de l’agence onusienne.
Environnement4.jpg
Des avis divergents
Les constats récents sur le réchauffement climatique posent des questions. Sur l’ampleur: les captations de températures depuis 20 ou 30 ans sont beaucoup plus nombreuses et réparties sur l’ensemble du globe qu’au début du 20e siècle. Peuvent-elles sans autres être comparées au passé d’il y a 100 ou 1’000 ans? La continuité de la référence est-elle maintenue?
On ne voit aucune discussion critique à l’intérieur du GIEC, comme c’est habituellement le cas dans les domaines scientifiques. En astronomie par exemple, la théorie dominante sur l’origine de l’Univers, le Big Bang, est complétée ou modifiée par d’autres théories, et le débat est ouvert et transmis au public.
Il y a une discussion critique sur les modèles climatologiques utilisés par le GIEC. Ces modèles seraient insuffisants à rendre la réalité d’un domaine aussi complexe que la climatologie, et ils ne prennent pas en compte tous les paramètres (activité solaire, changements dans la couche nuageuse selon l’élévation des températures, entre autres). Or sur le point précis de la couche nuageuse, il semblerait qu’il y ait une possibilité de rétroaction négative - soit une conséquence d’abaissement de la température suite à un réchauffement. Par exemple, 6 ans d’étude de la zone intertropicale a commencé à mettre en évidence une rétroaction, l’effet «Iris».
Quand aux modèles eux-mêmes, on peut lire ceci sur le blog de Charles Muller:
«... ils montrent le caractère démesurément complexe et long d’une modélisation efficace et globale du climat terrestre. Il faut des dizaines de milliers d’observations de détail et de long terme, en surface, dans l’atmosphère ou dans l’espace (pour le soleil), pour contraindre peu à peu tout ce que les modèles ne peuvent pas calculer directement et doivent en conséquence paramétriser de manière approximative. Par ailleurs, les amplitudes du réchauffement moderne sont très faibles (quelques dixièmes de degré), la plupart des évolutions climatologiques sont soit peu prononcées à long terme soit au contraire très variables à court terme (vitesse de vent, précipitations, intensité de cyclone, avancées et retraits des glaces, etc.) et mal connues dans le passé récent (donc mal évaluées en termes de variabilité naturelle), la précision actuelle des modèles n’est pas suffisante pour aller au-delà d’une validation « grossière » vis-à-vis des observations... C’est bien la raison pour laquelle il y a toujours autant de divergences entre eux : s’il existait des critères précis de qualification / réfutation des modèles, on aurait depuis longtemps des résultats bien plus convergents. Ce n’est pas le cas, et ce ne sera toujours pas le cas dans les années, peut-être les décennies à venir.»
environnement3.jpgLe consensus sur l’origine humaine du réchauffement climatique n’est d’ailleurs pas acquis au sein du GIEC. En 2005, son vice-président, Yuri Izrael, déclarait:
«Le lien entre l'activité humaine et le réchauffement global n'est pas prouvé. La température du globe a augmenté pendant les années 1940 puis a décliné dans les années 1970 avant de se remettre à augmenter depuis lors. Le réchauffement global actuel ressemble à celui qui s'est produit pendant les années 40 quand les navires pouvaient facilement naviguer à travers l'arctique, alors qu'à cette époque, l'impact de l'activité humaine était bien moins important qu'il ne l'est à présent. Une expédition Russe qui revient d'une étude dans la partie centrale de l'antarctique déclare que les températures ont commencé à s'abaisser. Ces découvertes sensationnelles ne sont rien d'autre qu'une des surprises que nous réserve la Mère Nature».
Est-ce à cause de la politisation assumée des rapports du GIEC qu’il est difficile d’organiser des débats contradictoires et d’inclure les doutes de nombreux chercheurs dans la démarche de cette agence onusienne?
En dehors de l’acte de foi dans le saint GIEC, ceux qui se questionnent sont relégués au rang de négationnistes. C’est un peu court.
De plus le fait de discuter des rapports du GIEC n’empêche nullement d’inciter à faire évoluer la société vers une production plus respectueuse de l’environnement et de chercher des sources d’énergies nouvelles. Le souci de la planète et du mode de vie n’est la chasse gardée ni du GIEC ni des partis politiques. Les industriels préparant l’avenir par exemple avec du carburant d’algues sont encore plus à la pointe de la réflexion écologique que certains mouvements s’en réclamant.

Tous les commentaires

1) En fait, le problème de fond est que les modèles numériques sont basés sur diverses hypothèses jamais validées : le rôle pivot du CO2 sur T, et les rétroactions positives. Elles sont d'autant plus contestables que les modèles ne peuvent retrouver les climats passés, malgré des paramétrages acrobatiques; ils ne peuvent expliquer que T soit stable depuis 1999, que les océans n'aient pas gagné de chaleur depuis 2003 (et donc, le GIEC cherche désespérément la chaleur perdue, car il suppose que ses modèles sont bons). En outre, jamais les points chauds prévus par les modèles n'ont été détectés en zone tropicale.

2) De plus, comment voulez-vous accorder quelque crédit à des modèles, qui ne savent pas modéliser les divers types de nuages en 3D, ni les turbulences non linéaires associées, ni la vapeur d’eau et le cycle de l'eau, ni les grands courants océaniques, ni les échanges dynamiques d’air et d’énergie, ni les divers types d’aérosols (certains ont une action refroidissante, d’autres une action réchauffante), ni la pluviométrie, ni le relief, ni la cryosphère, ….?

3) Il existe un modèle fort simple pour les échanges dynamiques d’air et d’énergie, valable à toutes les échelles de temps et d’espace, et validé (ou validable) par la simple observation des images satellitaires : le modèle AMP (anticyclones mobiles polaires), élaboré par le climatologue-géographe Marcel Leroux. Ce modèle met à bas le modèle tricellulaire utilisé par tous les météorologues du monde. Mais, comme il a été élaboré simplement par l’observation et l’analyse, sans nécessiter l’utilisation de TéraFlops et de super-calculateurs, comme il met à la poubelle les modèles en usage, il a été rejeté, sans aucun argument scientifique, par l’establishment des météorologues-climatologues. Le plus curieux est que le modèle AMP a été validé par la très importante campagne de mesures FASTEX de Météo France, en tant que déclencheur des perturbations, mais rien n’a changé et nul ne parle ni n’utilise le modèle AMP (qui aurait pu, en étant utilisé, contribuer à prévenir à temps les populations pour les deux tempêtes de 1999, et là Météo France a été défaillant). Il serait temps que Météo France fasse correctement son métier au service de la population, se remette profondément en cause et utilise enfin le modèle AMP…..

4) La semaine passée, ARTE a diffusé un excellent documentaire "le secret des nuages", qui présente les travaux du danois Svensmark sur le rôle des rayons cosmiques pour former les nuages bas. C'est la première fois qu'un de nos médias présente une théorie "GIECquement incorrecte". Notez que cette théorie est en fin de tests au CERN (projet CLOUD), et que les résultats sont pour l'instant positifs. Vous pouvez visionner ce documentaire sur : http://www.dailymotion.com/video/xdmyog_meteorologie-le-secret-des-nuages-p_tech

Pour une présentation très complète du modèle AMP, lire l’ouvrage de ML « Dynamic Analysis Of Weather And Climate », chez Praxis (coût environ 120 €).

Pour une présentation succinte, voyez sur le Net le document suivant de l’Académie des Sciences qui présente succintement le modèle AMP :

http://www.skyfall.fr/uploads/leroux-academiedessciences070305.pdf

 

Kenavo

 

 

J'ai rédigé un petit document simple sur la problématique climatique. Lien:

http://www.lepost.fr/article/2010/12/16/2342051_petite-synthese-sur-la-problematique-climatique-a-usage-general.html

 

Kenavo

 

Quels que soient les théories, les modèles, les observations, un fait est inédit depuis que notre planète tourne : l'industrialisation.

L'être humain a forcément une influence sur la biosphère. Le point crucial est de déterminer exactement laquelle.

Les chevaliers de la Terre Plate genre Courtillot-Allègre se bornent à la nier.

Pire, ils trafiquent les observations pour justifier leurs "thèses".

Quand vous aurez la compétence scientifique du Courtillot, vous pourrez présenter vos arguments autrement que par le mépris dont vous faites preuve, cher carbocentriste primaire...

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