Homme des cavernes, reviens!
Je le dis tout de go, non sans une pointe d’humour provocateur: l’homme des cavernes était beau! L’homme avec un petit h, pour bien le différencier de la femme des cavernes. Car à l’époque, point d’indifférenciation. Chacun avait son rôle bien défini. L’homme chassait, taillait les ours en pièces et regardait les singes faire rouler des noix de coco avec leurs pieds.
Et s’il n’obéissait pas, la justice et la nouvelle morale asymétrique se chargeaient de compléter son éducation. L’homme coupable d’être un homme devenait le modèle masculin de cette drôle d’époque.
Et ainsi, peu à peu, il perdit son désir. Bander sur commande et vivre dans la peur ne sont pas bons pour l’homme - des cavernes ou d’ailleurs. Peur du bébé fait dans le dos, peur de n’être qu’un pourvoyeur-payeur, peur de l’accusation infondée, peur de la domination par le reproche. Les dangers qui guettaient l’homme des cavernes devenu moderne et civilisé étaient plus grands que les ours. Car au moins, avec les ours, il savait à quoi s’en tenir. Ajouté à cela le fait que les hormones contraceptives se retrouvaient dans la chaîne alimentaire et diminuaient la fertilité de monsieur, le drame guettait.
La survie de l’espèce était gravement menacée.
Alors, dans un sursaut d’orgueil, l’homme civilisé se rappela l’homme des cavernes. Il comprit que l’humanité avait encore besoin de lui. Il devait reprendre sa vie en main et ne plus être ni coupable ni pleurnichard. Ils furent de plus en plus nombreux à se lever contre le formatage. Ils cessèrent d’avoir peur.
L’homme se lâcha. D’abord il assura un point essentiel: donner aux enfants une durable image d’homme dans leur vie. Et donc, avant tout mariage et enfants, un contrat précis prévoyait le même temps de présence et d’éducation à la mère et au père en cas de divorce.
Puis il se mit à disposer de son corps comme il l’entendait, sans donner de pouvoir à sa blonde sur sa sexualité. Il coucha assidument pour des aventures d’une nuit ou d’une vie: c’est lui seul qui décidait, il ne devait de comptes à personne. Mais il s’assurait que ses partenaires avaient bien pris leur pilule et quand la pilule masculine fut au point, ce fut une délivrance pour lui! Il alla au bistrot, but des bières, regarda la finale de la coupe, s’occupa du bébé, fit à bouffer, récura les WC, répara le toit de la maison, bossa comme un fou, laissa bosser à sa place: il fit ce qu’il voulait! Il oublia les matrones-matriarches, et celles qui ne vivaient que du reproche.
L’humanité était sauvée: l’homme des cavernes était de retour. La vie redevint joyeuse. Cet homme des cavernes a d’ailleurs inspiré des arrachements émotionnels intenses (à écouter avant que la civilisation ne l'interdise pour cause de stéréotype sexiste):
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Tous les commentaires
Eh oui !
Ouh... Impressionnant ! Un retour vers les socles de l'humanité, une avancée vers les libertés !
C'est à boulets rouges qu'Ils-Elles vont vous massacrer ! Vous prenez des risques mon ami, celui d'être excommunié de la "moderne" société - "l'Ultra moderne Solitude"- vous connaissez ? et même, il se pourrait que vous soyez bientôt émasculé.
Ce serait dommage, du moins pour moi, j'adore vos billets et ce dernier j'aurais pu l'écrire si j'avais osé.
J'oublais... merci pour le lien. Suis persuadée qu'un tel Hymne à l'Amour vrai ne peut laisser insensible... autrement dit : c'est bouleversant !
Mme Cro Magnon, en ayant assez d'être enceinte et encore enceinte jusqu'à en avoir le ventre et les seins pendant au sol, lasse d'entendre brailler les marmots et de nettoyer la grotte, proposa un jour à Mr Cro Magnon un nouveau deal...
C'était à l'ère secondaire, juste après la primaire.
Mr Cro sauta au plafond de la grotte, tout joyeux, car il en avait ras le gourdin de gonfler ses pectoraux pour aller chasser des pauvres ours.
"Etre chassé du paradis pour avoir croqué une pomme et rencontré un serpent, on arrête ça" il dit.
"Ouais, tu enfanteras dans la douleur, tout ça, y'en a assez" elle dit.
Ils inventèrent ensemble un drôle d'instrument long se terminant par quelques soies de porc, partirent chercher des plantes multicolores, et couvrirent les parois des grottes de magnifiques traces: l'empreinte de l'humain.
Les loupiots émerveillés se mirent à babiller et à bavarder en de multiples langues...
On vient de retrouver ces empreintes.
De pures merveilles.
Vous avez un humour décapant Art'... !
Cependant il y la finesse... et là ! 
Art Monica, nous pourrions peut-être trouver des points communs dans l'humour!
Pour l'enfantement dans la souffrance, bien d'accord avec vous! Je vais plus loin: je pense qu'Adam a été lâche de se réfugier, se cacher et désigner Eve comme responsable. Il devait assumer ses actes. Cela lui aurait peut-être valu l'estime du Créateur et du coup peut-être pas d'être chassé du paradis.
Comme quoi je réinterprète ce mythe: la perte du paradis est due à l'homme.
Mais oui, l'humour permet un grand partage!
Pour les mythes fondateurs, nous pourrions franchir une étape supplémentaire (vers l'ère tertiaire?) en disant que ce n'est la faute à personne. Ni à l'homme, ni à la femme, ni au serpent, ni à la pomme, ni au sexe.
Nous avons grand besoin de nous affranchir de la notion de faute et de la culpabilité en ce domaine. Quelle plaie!
Après tout, c'est le système de bipartition qui nuit à tous les humains, c'est à lui que nous devons nous en prendre, pour l'assouplir, ensemble.
josy cazenave
Humour, oui.
Décapant, on peut l'espérer mais certaines crasses sont si tenaces…
Et puis un petit quelque chose de plus qui vient complèter ce billet très drôle et plein de trouvailles en rappelant que l'humain s'accomplit en réfutant l'assignation au genre.
Du genre sûrement Virgil... mais du sexe !? Ce serait dommage, vous ne le pensez pas ?!
Certes ce billet pris au premier degré pourrait affoler tous les "croyants" de la Terre, ceux bien conditionnés à jouer leurs rôles, rôles pas très drôles d'ailleurs, distribués par une Production religio sectaire.
Plus de victime, plus de bourreau des êtres libres ! et puis les victimes... faut toujours se méfier des victimes, c'est parfois pervers les victimes !
Ce que la femelle aura à gagner dans cette configuration sociale, c'est qu'elle n'aura plus le besoin, ni l'envie, ni la nécessité de se rebeller et de former des armées de "suffragettes". Chacun suivrait ses désirs les plus naturels, respectant ceux du ou des partenaires en totale liberté.
Utopie ? Pas forcément, faut essayer... je commence aujourd'hui, je vous raconterai.
Bonne journée Virgil.
josy cazenave
Merci. Bonne journée aussi, Josy.
Mais quand même une question. C'est quoi, une suffragette ?
A l'origine, une femme qui réclame le droit de vote. Puis par extension une femme qui réclame des droits égaux. C'est bien le moins, non ? Alors pourquoi employer ce mot de manière moqueuse et réductrice ?
Je me considère assez volontiers comme une suffragette.
Les droits égaux, pour moi c'est une évidence. La réduction à des stéréotypes de genre et le sexisme qui s'en suit, par contre, non merci, ni pour les unes ni pour les autres. Dans la dénonciation du sexisme qui a suivi l'affaire DSK, ce que l'on n'a pas vu c'est l'énorminét du sexisme misandre, avec des généralisations selon lesquelles l'homme est encore à l'âge de pierre et où tous les hommes sont potentiellement des violeurs si l'occasion se présente (voir Peggy Sastre, http://peggysastre.blogs.nouvelobs.com/ ).
Ce billet est une manière humoristique d'y répondre.
Toutes les généralisations sont délétères, c'est vrai (tiens, j'en fais une
)
Concevoir de façon univoque les êtres, sans tenir compte de leur complexité, de leurs contradictions, de leur ambivalence, et les réduire à une chose (qui plus est mauvaise), est un processus très destructeur. Pour les autres, et pour soi.
Vu sous votre angle... oui c'est sûr, suffragette qualifie celle qui réclame le droit de voter. Sous le mien, il entendait... non il n'entendait rien du tout, ai seulement un brin dérivé.
Je demande aux Suffragettes dont vous faites partie depuis aujourd'hui de bien vouloir excuser, mes doigts qui ont fouché et mon cerveau aussi, qui n'a pas assez réfléchi.
Je vous avais promis de vous raconter... et bien, mon ami, "Y a du boulot" !
Bonne nuit. j.
Encore un billet prétexte pour caser des photos de femmes excitant le désir de l'homme.
Je m'étonne qu'homme libre vous n'ait pas encore produit un billet sur le comportement public fortement sexué de Marine le Pen, qui doit, et c'est fait pour, faire bander plus quelques neurones encore valides de ses supporters.
Allez, courage, homme libre!
Pénéloppe, vu que vous semblez connaître Marine Le Pen beaucoup plus intimenent que moi et qu'à vous lire elle compte parmi vos références, je vous laisse faire.
Allez, courage!
Pour le prétexte à photos qui excitent les hommes, vous êtes née quand? Parce que la femme des cavernes proposée ressemble plus à une actrice des années 50 qu'à Zahia Dehar... Si c'est pas malheureux que les femmes excitent les hommes! Si au moins les oiseaux pouvaient les exciter plus!
Tiens, vous ne dites rien sur la photo de l'homme au fourneau posé là pour exciter les femmes...
Connaître MLP plus intimement que vous? Ce n'est pas possible : c'est vous le spécialiste du sexe. Le spécialiste, normalement, est un observateur, et ne rejette aucune référence tant que celle-ci se rapporte à son sujet. Vos classements minutieux en sont témoins (assemblages par datation, par exemple)
"la photo de l'homme au fourneau posé là pour exciter les femmes... " : pourquoi seulement les femmes?
Encore un effort, hommelibre, foin des tabous!
Non, Pénéloppe, ça ne marche pas comme ça. Vous lancez le sujet de MLP et de sa sexualité, je n'ai rien écrit qui puisse mener à cela, c'est donc à vous de vous lâcher.
Et non, non plus, la photo de cet homme presque nu, bien qu'il soit doté de traits légèrement féminins, n'est pas destiné à exciter les hommes. Il ne sert à rien qu'à justifier le prétexte.
Et puisque vous aimez troller, excitez-vous donc, chez moi c'est gratuit.
Keep cool, hommelibre, écoutez le CD 'le réveil comme au temps des cavernes' (par temps calme) : oiseaux, vent dans les feuillages, et plus si affinités
Cher Homme Libre,
Brillante démonstration mais dommage que vous vous soyez arrêtés si tôt. Pourquoi ne pas revenir aux temps heureux où bactéries et autres organismes monocellulaires formaient l'entière population de la planète? Point de féminisme triomphant ou victimaire à l'époque, ni même de machisme. Tous ces organismes se multipliaient sans se poser de questions.
Décidément l'évolution est bien regrettable!
Une étude, (journal de 13h de France Inter jeudi 1er juin) sur la vie des australopithèques risque bousculer quelques clichés : des observations sur les dents montrent que les hommes se nourrissaient à proximité de leur caverne, dans un rayon de 30 kms maxi, tandis que femmes et enfants se déplaçaient sur des distances beaucoup plus longues de leur 'domicile'.
"Casanier l'homme des cavernes?"
Remarque féministe en diable de l'abominable journaliste "ça n'a pas beaucoup changé : aujourd'hui, il y a la télé dans la caverne".
L’homme libre chassait, taillait les ours en pièces et regardait les singes faire rouler des noix de coco avec leurs pieds. (je me suis arrêtée là tellement j'ai ri).
Drôle de pays ! les ours et les singes cohabitant gentiment.
Les ours se font tailler et les noix de coco se font rouler par les pieds de singes.
C'est pas plutôt les singes se taillent les noix de coco et les ours roulent avec leurs pieds.
En plus au lieu de regarder les singes, l'homme aurait pu ramasser les noix de coco. Quel Gâchis !
hommelibre, vous approchez l'humour. (pas tout à fait au point mais bravo !)