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France-Allemagne : 50 ans et de drôles de dents

       Dans cinquante ans, que dira-t-on du cinquantième anniversaire du traité de l’Elysée que la France et l’Allemagne vont célébrer aujourd’hui et demain. Le 22 janvier 1963, Charles de Gaulle et Conrad Adenauer donnait le coup d’envoi d’un projet magnifique : en finir avec des dizaines d’années de haine et de massacres, et sceller une amitié qui bâtirait l’Europe. En 2013, c’est un autre projet qu’il faut lancer. Désembourber la même Europe, et lui redonner du rêve.

       Vaste chantier, comme aurait dit le Général.

       Cette paix européenne est restée l’argument de ceux qui luttent contre l’europhobie qui se répand sur le vieux continent. C’est vrai qu’elle n’a pas de prix, cette paix, et que le couple franco-allemand en est resté l’exemple.

       Mais on constate chaque jour que l’invocation des guerres du passé, l’horreur de 14-18, les abominations de 39-45 ne peuvent suffire de laisser passer pour l’Europe de demain.

       Oui c’était bien, oui c’était beau, oui c’était grand, mais cette célébration d’une œuvre, et même d’un chef d’œuvre, ne dissipe pas le malaise européen, et assombrit la relation des deux grands partenaires. Un sondage Ifop réalisé dans les deux pays balise le chemin accompli.

       Le temps du romantisme est terminé. Le terme « amitié » a perdu 10% en dix ans, et celui de partenaire en a gagné 10… On a longtemps rêvé, on veut désormais bâtir, et dans ce domaine le chantier est colossal.

       On est passé de programmes rassembleurs, qui parlaient de paix, de concorde, d’union des forces, à des injonctions négatives qui exigent, sous couvert de mots positifs comme le courage, l’audace, la réforme, des politiques de privations, d’appauvrissement, et de recul des protections.

       Il y a cinquante ans, l’Europe jouait pour ainsi dire à huis-clos. Elle faisait le ménage chez elle, s’organisait, se montrait en exemple au restant de la planète, et voilà qu’elle est confrontée à la mondialisation, se cherche des modèles ailleurs, et se divise pour y faire face. Partout, de l’Autriche à la Hollande, de la France à l’Italie, de l’Espagne à la Grèce, alors que le projet initial était d’abolir les frontières, la tentation est au repli. 

       Comment fabriquer un projet pour les cinquante prochaines années. Sans doute pas, ou pas seulement, en confrontant, à l’occasion de cet anniversaire, les points de vue de Berlin et de Paris sur l’indépendance de la banque Européenne, l’Euro, la croissance, le déficit… 3%, 2%, 1%, c’est peut-être nécessaire, mais ce n’est pas demain la veille, ni dans un demi siècle, qu’une série de pourcentage mobilisera des peuples fatigués, et parfois en colère…         

       

Tous les commentaires

21/01/2013, 13:41 | Par Monic

Un sacré malentendu cette «amitié» franco-allemande qui serait plutôt une fascination pathologique réciproque. Quand on sait dans le fond qu’à Reims lors de la rencontre de Gaulle /Adenauer du 22 janvier 1963 ce fut en réalité la dénapoléonisation (une napoléonisation entendue depuis le fameux essai de Clausewitz, De la Guerre, était notamment l’usage massif de jeunes hommes au cours de levée volontaires par le service militaire obligatoire, une piste ayant mené ces deux pays de Iéna à Verdun) de leurs nations dans leur désir d’ouvrir une voie à un voisinage défasciné. Du coup les bonnes relations qui existent depuis entre l’Allemagne et la France reposent sur la base solide d’une absence de relations enfin atteinte que l’on décrit, en termes diplomatiques, comme l’amitié entre les peuples. À tel point que l’Allemagne désire même rester en retrait et nous le voyons bien dans cette expression ‘’Fremde freund’’ à l’égard de la France: «des amis qui restent étrangers l’un à l’autre.» La distance mentale entre ces deux pays est abyssale et celle qu’a l’Allemagne pour le reste du monde (sans penser à ses intérêts économiques) est toute aussi évidente ces jours-ci : "L'Allemagne ne veut plus être une grande puissance en politique étrangère", a admis le ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble, lundi 21 janvier, au quotidien allemand "Handelsblatt". Merci.

22/01/2013, 16:20 | Par BERNARD ERNEWEIN

J'attends toujours la moindre réponse à la lettre ouverte ci-dessous, mais vu la chape de plomb toulours bien sceller par nos Politiques, je n'en aurai certainement  pas. Lettre à disposition sur simple demande par mail.


Lettre ouverte  bilingueaux Politiques allemands et français, par Bernard  ERNEWEIN, Président Fondateur de l’Association OPMNAM, Orphelins de Pères ‘’Malgré-Nous’’ d’Alsace-Moselle.        le  7  janvier2013         [email protected]               

Les festivités du jubilé du Traité de l’Elysée, pour moi un JOUR de DEUIL,(TRAUERTAG)

Orphelin parmi  les 20 000 fils et filles des 40 000 *« Malgré-Nous » sur 130 000 Alsaciens-Mosellans, déportés,  incorporés de force,  assassinés dans l’armée allemande, NON,  je ne suis pas réconcilié avec le monde politique allemand et  cet  Etat  irresponsable qui se conduit  tel  Ponce Pilate ! * 30% soit 10 fois plus que les Américains (3%)

La France, elle, est frappée d’Alzheimer. Sa justice, son Conseil d’Etat  deviennent  amnésiques quant nous leur rappelons  la honteuse et criminelle collaboration qui a livré notre province à Hitler,  qualifiée officiellement  dans un discours historique devant la Nation en Alsace, le 8 mai 2010 par Nicolas  SARKOZY, concernant la tragédie alsacienne et mosellane, « d’abandon, de trahison,  d’ignominie et de déshonneur ».

Il n’en oublia pas  pour autant contrairement à certains Politiques, la responsabilité de l’Allemagne: « Les ‘’Malgré-Nous « furent des victimes. Des victimes du nazisme. Des victimes du pire régime d'oppression que l'histoire ait connu. Les victimes d'un véritable crime de guerre.Les menaces de représailles,(les spoliations, les  déportations, les travaux forcés et  les exécutions)  qui pesaient sur leurs familles, ne leur laissant pas le choix»ce qui en fait aussi pour nous, pour les Historiens, pour Philippe RICHERTet  pour le Tribunal International de Nuremberg, des crimes contre l’Humanité.

Qui, parmi le millier de députés français et  allemands  qui se réuniront au Reichstag de sinistre mémoire, à Berlin le 22 Janvier 2013, aura la volonté politique de soulever enfin cette chape de plomb,  une des dernières injustice et discrimination faite par la France  et l’Allemagne à des Orphelins victimes de la barbarie et ressentie par eux comme du mépris, mais aussi  le  déshonneur de deux démocraties. Y aura-t-il au moins un élu, un JUSTE pour s’indigner, reconnaître et qualifier les crimes commis, mais aussi exiger des réparations par les Etats CORESPONABLES qui après avoir apporté les souffrances, les malheurs pour des années durant, s’en lavent les mains ! La FAUTE allemande est IMPRESCRIPTIBLE, celle française IMPARDONNABLE ! Nous ne pouvons pardonner car personne ne nous l’a demandé. Toutes deux exigent des réparations.

Bundeskanzlerin  Angela MERKEL _ Bundespräsident Joachim GAUCK _  Bundestagspräsident Norbert LAMMERT _ Bundesratspräsident Winfried KRETSCHMANN _ Außenminister Guido WESTERWELLE _ Bundesminister der Finanzen Wolfgang SCHAÜBLE _ Verteidigungsminister Thomas de MAIZIERE _ Bundesverfassungsgerichtspräsident Andreas VOβKUHLE _  Parteivorsitzender im Bundestag : CDU/CSU Volker KAUDER _ SPD-Kanzlerkandidat Peer STEINBRÜCK und  SPD  Sigmar GABRIEL _   "Bündnis 90/Die Grünen" Jürgen TRITTIN - Katrin GÖRING ECKART – Claudia ROTH – Cem ÖZDEMIR _  FDP.  Philipp RÖSLER _  "Die Linke" Katja KIPPING, Bern RIEXINGER _ Oskar LAFONTAINE _ Président du Parlement Européen  à Strasbourg Martin SCHULZ –Président de l’UE à Bruxelles José Manuel BARROSO _Hans -Gert PÖTTERING Ex. Präsident dem Europäischem Parlament, _ Chefs des groupes politiques au Parlement Européen à Strasbourg ._  Secrétaire général de l’ONU, BAN  KI-MOUN, _  Président de la Cour internationale de justice ( C.I.J. ) de  La Haye _ Président de la Cour Européenne des Droits de l’Homme  Dean SPIELMANN,

 

François HOLLANDE Président de la République française _ Jean-Marc AYRAULT, Premier Ministre _  

 Claude BARTELONE Président de l’Assemblée Nationale _ Jean-Pierre BEL Président du Sénat _  Jean-Louis DEBRÉ Président de la Cour Constitutionnelle_  Philippe RICHERT ex. Ministre, Président de la Région Alsace _  Jean Yves LE DRIAN Ministre de la Défense–_  Kader ARIF Ministre délégué des A.C. _   Présidents des Groupes Parlementaires _ Président  Pierre Yves Le BORGN’ et  Membres du Groupe d’Amitié  France-Allemagne _  Députés  et Sénateurs d’Alsace-Moselle _ Membres de l’association OPMNAM _ Suzanne WASUM- RAINER Ambassadeur d’Allemagne à Paris _ Office franco-allemand pour la jeunesse _ Fondation  Charles De GAULLE _ AFP,  Ag.Reuters, Associated Press, Télévisions, Le Monde, Libération, le Figaro, La Croix, Les Echos,  Le Point, l’Express, le Nouvel Obs. , Courier international, Marianne,  Journal du Dimanche,  Le Canard  enchaîné,  Paris Match, VSD,  Midi - Libre , l’Ami Hebdo., Les  DNA,  l’Alsace,  Le Républicain Lorrain., Der Spiegel, Die Süddeutsche Zeitung, Der Stern, Die Frankfurter Allgemeine, Die Welt, Bildzeitung

 

SAG WARUM !        Allemagne,  QU’AS - TU  FAIS DE TON HONNEUR ?

Dans des fosses communes ou des cimetières militaires allemands, à l’Est, en Russie, Biélorussie, Ukraine, Pays Baltes, Pologne, Tchéquie, Grèce, Prusse, Allemagne, en Italie, en Normandie etc., reposent aussi 40 000† Alsaciens-Mosellans, des Citoyens français, déportés, incorporés de force, assassinés, à la place de leurs 40 000 bourreaux. La tyrannie, la barbarie, les représailles s’abattant aussi sur leurs familles, ces crimes sont qualifiés de  crimes de guerre et de crimes contre l’humanité.

L’Allemagne ne veut rien entendre car ces crimes de masse sont IMPRESCRIPTIBLES... etc. suite sur demande

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