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A qui va profiter la possible chute du président Moubarak ?
"Afrique-Asie.fr" se posait la question et y répond :" A qui va profiter la possible chute du président Moubarak ? Apparemment pas aux occidentaux, ni à Israël, ni même aux Palestiniens".
On peut envisager au contraire que l’option “islamiste” profiterait à Israël, dés lors acculé(fort heureusement pour son gouvernement ?) à filer plus vite encore vers ses objectifs ou ses rêves :
1-La reprise du Sinaï : C'était du moins l'objectif décrit par Oded Yinon dans la revue Kivunim dans l'article "Stratégie d'Israël" des années 80 (1).
2- Si l'onde de trouble se répercute (par manipulation, pourquoi pas ?) jusqu’en Jordanie, ou la Monarchie Hachémite prolonge son "trop long règne" (selon l'expression du même article "Stratégie d'Israël" de Kivunim (2)), risquerait de perdre son trône. C’est ce qu’attend Israël pour relancer sa vieille antienne de faire de la Jordanie la Palestine de tous les palestiniens, de ceux qui s'y sont déjà réfugiés (60% de la population jordanienne, dit-on) comme de ceux de Cisjornanie, laquelle sera donc ethno-nettoyée puis annexée à Israël. Ce n'est pas par hasard que les medias(TV) insistent lourdement sur l'éventualité islamiste, souhaitée en douce par certains, histoire de diaboliser une fois pour toute l'ensemble des arabo-musulmans et de présenter Israël comme le gardien des démocraties occidentales. A défaut d’hypothèse vraisemblable, on ne peut nier que ce soit un rêve partagé par beaucoup. A voir ?
(1)-. passage de l'article cité :""Israël ne prendra pas l'initiative de rompre le traité, ni aujourd'hui, ni en 1982, à moins d'y être acculé économiquement et politiquement, et que l’Egypte fournisse à Israël un prétexte pour reprendre le Sinaï pour la quatrième fois dans notre courte histoire. Il reste donc la voie indirecte. Un situation économique égyptienne, le caractère du régime, sa politique pan‑arabe vont créer une situation telle qu'après avril 1982, Israël va se trouver contraint d'agir, directement ou indirectement pour reprendre le Sinaï tant que réserve stratégique, économique et énergétique à long terme. En raison de ses conflits internes, l'Egypte ne représente pas un problème stratégique d'un point de vue militaire, et elle pourrait être aisément réduite à sa situation d'après la guerre de juin 67""
(2)- Ibid:""La Jordanie, elle, est un objectif stratégique à court terme. En effet, une fois terminé le trop long règne du roi Hussein, remplacé par un pouvoir palestinien, le pays se désintégrera naturellement et ne constituera plus une menace pour l'avenir d'Israël.
La Jordanie ne peut plus survivre longtemps dans sa structure actuelle, et la tactique d'Israël, soit militaire, soit diplomatique, doit viser à liquider le régime jordanien et à transférer le pouvoir à la majorité palestinienne. Ce changement de régime en Jordanie résoudra k problème des territoires cisjordaniens à forte population arabe ; par la guerre ou par les conditions de paix, il devra y avoir déportation des populations de ces territoires, et un strict contrôle économique et démographique ‑ seuls garants d'une complète transformation de la Cïsjordanie comme de la Transjordanie. A nous de tout faire pour accélérer ce processus « le faire aboutir dans un proche avenir. ""


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Amer hic de l'Egypte
Nous autres politiques, nous pouvons prédire à l’Egypte ce que Mitterrand n’a pas voulu dire à la France :
« que nous sommes en guerre avec l’Amérique… une guerre permanente, une guerre vitale, une guerre économique,
une guerre sans mort apparemment et pourtant une guerre à mort ».
Silence… « Parce qu’ils sont très durs les américains… Ils sont voraces… ils ne veulent que ce qu’ils veulent… un pouvoir sans partage sur le monde… »
Afrique, Asie, Océanie, l’ouest de l’orient et l’occident de l’est… tout… partout… envers et contre tout.
Avec l’argent de Dieu, ils se payent tous les agents du diable.
Et si l’Egypte, leur plus fervent allié d’hier, voulait se payer aujourd’hui leur tête, juste avant de perdre la sienne... nous lui conseillons de feuilleter un peu de Machiavel pour savoir à qui confier ses leviers de commande.
Parce que l’ennemi de son ennemi n’est pas forcément son ami !
http://www.lejournaldepersonne.com/2011/02/amer-hic/