Ven.
01
Aoû

MEDIAPART

Connexion utilisateur

Réminiscences

 

Réminiscences

 

 

Te souviens tu quand nous errions

Pieds nus dans le sable divin,

L’orage avait eu ses passions,

L’air était empreint de jasmin,

 

 

Et de la petite rainette

Gambadant dans les herbes folles

toute enivrée de pâquerettes

Dans un aria de rossignol

 

 

Sur les terrasses de Samra

Où nos deux coeurs s’entremêlaient

Les lauriers et les acacias

Bruissaient au doux vent de Mai

 

 

Aux montagnes de Mar Moussa

Nos pas réglés dans la pierraille

Dans ce désert d’alléluia

Q’un trop grand silence tressaille

 

 

Nous rêvions d’instants éternels

Dans des grottes d’illuminés

Mon Dieu que la vie était belle

Pour deux amoureux esseulés

 

 

Te souviens-tu de la folie

Qui nous permettait de créer

La même qui anéantit

Les velléités de durer?

 

 

Mais dans sa sagesse certaine

La folie peut ressusciter

Les amours mortes et lointaines

Dans des rêves hallucinés

 

 

Et moi dans tous ces falbalas

Je ne me souviens que de toi

Noyé dans mes heures amères

Mes désordres et mes chimères

 

 

Tu restes mon enchanteresse

Mon firmament, mon nirvana

Dania, mon amour ma jeunesse

Garde moi au creux de tes bras.

 

 

Tous les commentaires

27/10/2011, 22:08 | Par grain de sel

"Te souviens-tu de la folie 

Qui nous permettait de créer

 

La même qui anéantit

 

Les velléités de durer?"

 

Oui, ibn-nanard, de ça, je me souviens aussi.....

27/10/2011, 22:30 | Par WataYaga

Merci Ibn ! C'est magnifique ! Quelle belle musique de mots ciselés si finement !

images?q=tbn:ANd9GcT1YDdl9IjO6JjWHOz9Un3

07/11/2011, 19:45 | Par alabergerie

Monsieur Nanard est un bon poète. Bon dans le sens de "bonté". Et un bon poète aussi. En fait, moi je trouve que vous êtes un peu comme un bon vin. Glou !

Newsletter