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Vu du Mali, c'est beau la France

Voici quelques nouvelles de l'africain blanc qui en avant première me décrivait il y a un mois les soubressaut du conflit au nord du Mali. France culture en a fait état dans son journal de vendredi. Ce texte nous interpelle sur quelques bons éléments de réflexion sur la subtilité de la politique étrangère et surtout nous montre comment dans ce domaine, les idées courtes sont redoutables. On y verra un eclairage des implications de notre politique et une mise en relief avec les gouvernements de toute la région.

C’est beau la France vu du Mali.. D’abord je vous souhaite du courage pour affronter le froid hivernal. Ici c’est chaud, très chaud, les touaregs attaquent les villes du Nord les morts se comptent par dizaines et les gens manifestent. Bien sur cela était prévu de longue date car l’intervention de Sarkozy pour mettre des islamistes en Libye allait forcement avoir pour conséquence l’arrivée d’armes et de guerriers dans le nord du Mali, région depuis longtemps fiefs des rebelles Touaregs et de AQMI , tous plus ou moins trafiquants de drogues. Le président malien ATT toujours pacifiste a essayé de négocier leur arrivée pour éviter tout conflit. Peine perdue et la population commence a en avoir marre de ces "arabes" qui foutent la merde au nord et du président qui croit qu’il peut acheter la paix en distribuant quelques millions. Pendant que notre gouvernement essaie de renverser Assad en Syrie pour affaiblir le Hezbollah au Liban et l’Iran (tous Chiites) en mettant à la place les terroristes sunnites d’Al-Quaïda , les maliens qui n’avaient déjà pas beaucoup apprécier la chute de Kadhafi ( qui leur distribuait pas mal de tunes et d’aide ) commencent a manifester contre les combats dans le nord tout en se rappelant que l’intervention de la France y est pour beaucoup. Du coup aujourd’hui interdiction de circuler pour nous petits blancs. Le vrai risque c’est que si la guerre continue on voit mal comment vont se dérouler les élections prévues au mois d’avril (impossible de voter au nord) et alors la ça va être un bordel monstre. L’opposition accusera le président d’utiliser la guerre pour rester au pouvoir (argument utiliser contre Gbagbo en Cote d’Ivoire) et les tensions politiques vont se cristalliser. L’autre risque, pas des moindres, c’est que la population s’en prenne a tous les touaregs et même peuls et sonrhaï du pays et que cela dégénère en guerre tribale. ATT est intervenu hier à la télé pour dire au gens de ne pas confondre les assaillants et les gens d’origines nordiques mais bon les noirs du sud commencent a en avoir marre de ces touaregs toujours en rébellion. Il y a aussi une dimension raciste derrière tout ça, les touaregs n’acceptant pas la domination noire de Bamako. Bon et autour du mali c’est aussi la merde…En Mauritanie AQMI semble stabiliser mais l’arrivée de réfugiés maliens des villes frontalières attaquées par les Touaregs fout la merde. Au Sénégal papa Wade veut un troisième mandat à 85 ans et 12 ans de présidence, après avoir fait voter une loi qui limite a deux les mandats mais qui ne s’appliquerait pas à lui (déjà 4 morts)… En Côte d’Ivoire Ouattara préside et est venu vite signer des accords de défense avant que Sarko dégage. Le PDCI, son allié, commence a sentir qu’il s’est fait berné et le poste promis de 1er ministre n’a toujours pas été offert à un de ses membres comme promis…Le parti de Gbagbo a essayé de faire un meeting à Abidjan, les militants ont été attaqués par les partisans de Ouattara qui ont tué un gars, le meeting a été annulé….Au Burkina rien de neuf, en juin le président Compaoré était alors planqué on ne sait où suite à quelques mutineries réprimées dans le sang, ce qui n’empêchait pas des camions d'apporter des armes aux "libérateurs" libyens à travers ce pays qui héberge nos forces spéciales. Le vrai problème c’est que partout où la France et les USA interviennent ils laissent derrières eux des terroristes islamistes et je ne comprends pas leur but… Pour finir avec l’Afrique je vous copie les recommandations de l’ambassade aux résidents au Mali : (http://www.ambafrance-ml.org/Consignes-de-securite) S’agissant des Français résidents, il leur est recommandé de : 1) s’enregistrer auprès du Consulat général et encourager vos proches à le faire, 2) limiter au strict minimum nécessaire les déplacements en dehors de la zone de Bamako et des grandes villes, où la présence des forces de sécurité est la plus systématique et en informer les services du Consulat général en écrivant à l’adresse de messagerie suivante : admin-francais.bamako-fslt@diplomatie.gouv.fr, 3) éviter les lieux habituellement fréquentés par des occidentaux, susceptibles d’être repérés comme des lieux possibles d’enlèvement, en particulier les lieux isolés, à moins qu’ils soient suffisamment sécurisés (plus les régions sont proches des zones rouges, plus elles sont évidemment exposées), 4) respecter les règles de sécurité données par les services de sécurité maliens, 5) prévoir du matériel de communication permettant d’alerter les services de police en cas de besoin (numéros d’urgence préenregistrés sur le téléphone portable), Concernant leur domicile, il est recommandé : d’avoir autant que possible un gardien de confiance (bien lui expliquer qu’il doit être attentif à tout mouvement inhabituel dans le quartier, et qu’il soit bien en contact avec les gardiens voisins), de prévoir une procédure d’appel d’urgence au Commissariat du quartier (se renseigner auprès du Consulat général qui donnera les numéros idoines), de protéger les fenêtres et les portes (installer éventuellement des grilles), d’organiser éventuellement une pièce ou une partie de la maison (pour les familles) qui puisse résister le temps suffisant à une tentative d’intrusion, de bien vérifier la fermeture des entrées et des fenêtres du domicile avant la nuit (Il est bon que le véhicule immatriculé en CD ou IT soit dans un garage fermé et non simplement garé dans la rue devant la maison ou l’appartement). Autres conseils : varier les itinéraires et horaires des déplacements réguliers, éviter les lieux de rassemblement particulièrement fréquentés (restaurants et boîtes de nuit non ou peu gardiennés, grandes places, marchés, grands magasins…), être particulièrement attentif à toute attitude inhabituelle ou suspecte compte tenu des usages locaux, limiter autant que possible les déplacements à pied, les piétons étant particulièrement vulnérables, garer les véhicules dans des endroits surveillés, vérifier leur fermeture et contrôler leur aspect extérieur avant utilisation (bas de caisse, capot, coffre, traces d’effraction), privilégier les magasins et restaurants clairement gardiennés, en dehors des villes, privilégier les déplacements en convoi, proscrire les déplacements de nuit, éviter les signes d’identification (badges, sigles…) sur les bâtiments et les édifices, Les projets de déplacement à titre privé pour le week-end doivent être communiqués à l’adresse de messagerie électronique mentionnée supra avant le vendredi 12 h 00, N’hésitez pas à prendre l’attache de votre Chef d’îlot Pas mal non !! Bon pour finir avec les trucs débiles, j’ai lu hier que d’après la cours des comptes le MWH nucléaire coûtait (L'Expansion.com - publié le 31/01/2012 à 17:09) 49.5 euros et bien on le revend 42 euros aux sociétés privées chargées de nous le revendre !!!!! (http://www.fournisseurs-electricite.com/electricite-de-france/actus-edf/18454-prix-de-larenh-a-42-eurosmwh) 19 avril 2011 - Eric Besson, ministre en charge de l'énergie, vient d'annoncer que le décret d'application de la loi NOME inclura un prix de l'ARENH à 40 euros du 1er juillet 2011 au 1er janvier 2012. Il sera ensuite de 42 euros par mégawattheure. PS : ARENH : Accès Réglementée à l’Electricité Nucléaire Historique C’est beau la France…

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C'est pas "MAIN BASSE SUR LA VILLE"   là !  réveillez-vous...

en fait je ne sais pas qui il faut réveiller !!! vous le savez ? vous qui lisez cet article du 18 février 2012 de "indi"

 

 

 

 

 

 

Merci pour l'article. Il n'y a pas plus d'écho parce qu'il se passe trop de choses en même temps. Une chose est sûre : on est inquiet en Afrique. Les pays qui ont été colonisés une fois par la France ont du mal à se passer des conseils de son armée! Depuis les enlèvements de membres du personnel d'une entreprise française bien connue au Sahel, où des militaires ont tenté d'enfreindre les frontières du Niger et du Mali pour récupérer leurs ressortissants, on savait bien qu'il y aurait des troubles dans ces régions.Une chose est sûre : il ne faut pas semer la mort chez nous! On entend déjà des ministres français qui commencent à donner des ordres de loin. Gare !

Comment peut-on se complaire à tuer des populations entières ? à vendre des armes à des populations, puis à signer des accords de coopération, toujours avec les mêmes ?  à détruire des infrastructures pour partir les reconstruire - c'est le ministre Gérard Longuet qui l'a dit - après les tueries de la Lybie?

Quel amalgame fait-on pour justifier les troubles en citant tous les intervenants de toutes tendances ? Ce n'est pas la réalité. La réalité, c'est qu'au Mali, Amadou Toumani Touré lui-meme était devenu un problème pour la population. Il a encouragé les copinages, la corruption de gens qui sont censés veiller au contrôle des biens publics : corps habillés divers, douaniers, policiers, gens de la Cour, magistrats. Le manque de rigueur, l'indiscipline, la pagaille, voilà ce qui s'est établi au Mali. Pour obtenir le moindre extrait de naissance, il faut payer le timbre fiscal , plus le transport de l'agent de police etc...

Tous les étrangers qui se sont déversés sur le pays sont désormais habitués au pillage, aux intrigues des spéculateurs pour tous les marchés que ce soit dans l'immobilier, l'import 'de voitures, vélos, cycles divers  ou l'exportation de toutes sortes de matchandises. Le marché rose de Bamako s'est étendu sur des kilomètres, avec son manque de propreté dû au fait que les marchands ambulants ne quittent pas les espaces commerciaux pour que la mairie puisse procéder au nettoyage des lieux d'exposition des denrées de toutes sortes. Même les aliments. Les transports sont anarchiques, on s'y bouscule avec les wotoros (charettes) les bâchées, les fourgonnettes, les cyclistes, les motos où on entasse les clients sans aucun égard, parce qu'ils ne coûtent pas cher. Les taxis? Difficile de circuler au centre de la ville à cause de cette cohue inutile. Il y aurait pourtant de la place. Mais les nouvelles routes, les eues n'ont pas de passages pour les piétons, il n'y pas de trotoirs. Ceux qui existeny par endroits sont occupés par les marchands de fruits et légumes, poissons, etc. C'est le pays du troc, du négoce primaire, avec peu de bénéfice pour le pays mais trop de vendeurs. La ville de Bamako est très étendue mais elle commence à être surpeuplée, à cause de l'arrivée massive de populations de tous les pays voisins qui ont connu des années de guerre civile.Mais tout est concentré sur place et l'arrière-pays, très vaste est complètement délaissé. Le pays a tout de même connu une bonne période d'expansion pendant le temps de Toumani et attire les capitaux extérieurs. 

Le Général avait pris goût aux intrigues, aux honneurs, et était tout simplement dépassé par sa fonction. Au début il s'est battu pour mettre en place un bon nombre de structures. Puis la manne des investisseurs l'a distrait. Il est devenu très cupide. Qui sait s'il n'a pas tout fait pour que les élections n'aient pas lieu le 29 avril ? pour ne pas quitter la présidence ? Car il avait été décidé qu"il ne se présentait plus.Et il était hors de question qu'il change la Constitution.

Les questions qu'on se pose : où sont passés les si nombreux candidats aux élections présidentielles ? Pourquoi les nouveaux putschistes demandent-ils des armes ? Et à qui ? Est-ce que ce ne sont pas des conséquences des perturbations en Lybie ? En Côte d'Ivoire ? Au Sénégal ?

Est-ce que les maliens ont une tradition de vote ? Non, ce sont des mesures qui ont été encore une fois déterminées avec la communauté internationale. Quelle démocratie y avait-il? Ce n'était pas de la démocratie, mais plutôt un simulacre de bonne entente rntre un certain nombre de politiciens pour faire plaisir aux très nombreux bailleurs de fonds.

Les réponses ? Où allons-nous? Personne ne le sait pour le moment. Pas même les nouveaux gars qui ont pris les armes que perzonne ne connaît et qui ne connaissent pas non plus le pays. Apparemment, ça va chauffer !

 

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