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May

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Les Mapuche(s) et le terrorisme de l’État chilien.

IMG_0445.jpgQuelque 23 Mapuches détenus comme prisonniers politiques ont entamé une grève de la faim au Chili. Tous sont détenus en prison préventive dans le cadre de la loi Anti-terroriste , certains depuis plus d’un an.

 

Ils veulent ainsi protester contre une champagne menée par la droite qui vise à les “condamner de façon anticipée dans l’opinion publique” et accusent les autorités d’appliquer des procédures politico-judiciaires qui « contreviennent aux droits inhérents à la qualité de Mapuches et de prisonniers politiques », leur reprochant de « criminaliser la juste lutte des communautés ».

 

Ils exigent la fin de l’application de la loi Anti-terroriste aux causes Mapuches, et la fin des procès ouverts par la justice militaire, et la liberté pour tous les prisonniers politiques Mapuches. Et pour finir la « démilitarisation » des zones Mapuches.

 

****

COMMUNIQUÉ PUBLIC DES PRISONNIERS POLITIQUES MAPUCHE
EN GRÈVE DE LA FAIM À LA PRISON D’EL MANZANO À CONCEPCION

 

Nous, prisonniers politiques mapuche actuellement en prison à El Manzano (Concepción), informons le peuple nation mapuche et l’opinion nationale et internationale qu’à partir d’aujourd’hui lundi 12 juillet 2010 nous commençons une grève de la faim liquide indéfinie.

 

Cette décision drastique et extrême résulte d’une série de situations que nous avons dénoncées face aux procès politico-judiciaires injustes que nous subissons et qui violent tous les droits qui nous sont dus en tant que MAPUCHE et prisonniers politiques.

 

En bref, nous avons dénoncé les montages médiatiques dont nous sommes l’objet de la part du Ministère Public représenté par des procureurs antimapuche et des groupes de policiers corrompus qui prétendent nous imposer les lois de la dictature et des méthodes fascistes. C’est ainsi que l’État chilien défend les grandes entreprises compromises dans le conflit qui l’oppose à notre peuple, en le persécutant, en cherchant à anéantir le mouvement mapuche par la criminalisation de la juste lutte de nos communautés et l’emprisonnement de leurs représentants.

 

Nous dénonçons aussi la grotesque campagne anti-mapuche orchestrée par la droite économique et politique chilienne qui utilise ses moyens de communication pour préparer l’opinion publique chilienne à adhérer à la criminalisation et à la condamnation de nos militants sociaux menée par les procureurs.

 

Nos revendications sont les suivantes :

 

1. Supprimer l’application de la loi antiterroriste appliquée aux revendications mapuche
ce qui signifie la fin de la loi antiterroriste de la législation pinochetiste

 

2. Supprimer le recours à la justice militaire dans les conflits mapuche
ce qui signifie la fin de la justice militaire appliquée à la population civile au Chili.

 

3. Liberté à tous les prisonniers politiques Mapuche détenus dans différentes prisons de
l’État chilien.


Autrement dit :


- Exiger le droit à un procès juste et équitable


- sans plus de montages politico-judiciaires et de procès viciés par l’utilisation de témoins « sans visage » et des pratiques qui violent les droits humains fondamentaux comme le sont l’extorsion d’aveux, les menaces, les tortures physiques et psychologiques et des conditions dégradantes dans les prisons.

 

4. La démilitarisation des zones Mapuche dans lesquelles les communautés revendiquent des droits politiques et territoriaux.

 

Enfin, nous appelons Notre Peuple à se mobiliser, à protester et à lutter pour ce que nous considérons une Cause Juste ainsi que toutes les organisations sociales et politiques qui nous soutiennent.

 

POUR LE TERRITOIRE ET L’AUTONOMIE DU PEUPLE NATION MAPUCHE
« WEUWAIN »
PRISONNIERS POLITIQUES MAPUCHE – CONCEPCION

 

Tous les commentaires

La répression des populations indiennes a lieu un peu partout en Amérique Latine. Voir aussi le blog d' Atenco pour savoir ce qu'il se passe au Mexique.

Alain, tu as raison, mais en ce qui concerne les Peuples Indigènes et Originaires, à la différence d'autres états sud-américains, le Chili ne reconnaît pas dans sa Constitution le caractère pluriethnique et multiculturel du pays. De plus, il est bien de rappeler que les Mapuche représentent 6% des 16 millions de Chiliens, et que la population Mapuche, malgré l’horreur des répressions, réclame toujours une nation, tout en menant une résistance acharnée, aternativement, contre les politiques libérales (droites/fascistes) et sociales-libérales (gauche/ PS) ! Pour mémoire, les Mapuche n’on jamais été vaincu par les Conquistadors!

manifestation-mapuche.jpg

 

*** Merci Ivan Villa de nous rappeler ce lourd combat d'une minorité qui m'est chère aussi... Que la loi anti-terroriste de la législation pinochetiste existe encore et que le recours à la résolution de leurs conflits soit celui de la justice militaire me sidère... Qu'en est-il d'eux à ce jour si leur grève de la faim a commencé le 12 juillet?

@CAPUCINE ARMOR, pour le moment la presse chilienne est très silencieuse et la situation devient inquiétante pour les gévistes de la faim.

 

30_7_2010_17_50_23.jpg

J'ignorais cela. Merci.

Quelques infos à télé SUR:

mapuche_protest.jpgDepuis un mois au Chili, 31 prisonniers politiques d'origine mapuche font une grève de la faim derrière les barreaux. Une journée internationale d'appui a été désignée ce mercredi 11 août pour faire entendre leur cause. Alors que les dissidents cubains ont l'attention de la presse internationale, il y a un silence sidéral concernant les prisonniers politiques mapuches.

Plus de quatre semaines de grève de la faim pourraient avoir des conséquences fatales à tout moment. Toutefois, faute d'avoir le même soutien international que les opposants cubains, les militants mapuches sombreront certainement dans l'oubli. http://www.ledevoir.com/international/amerique-latine/294108/libre-opinion-les-prisonniers-politiques-inconnus-du-chili

lonko-calfunao-01.jpgLa Cheffe Mapuche Juana Calfunao incarcérée une nouvelle fois.


La justice chilienne l'accuse de désordre public, parce qu' elle s'est opposée à l'élargissement d'une route privée qui traverse le territoire de sa communaute, et dont la construction était illégale car decidée sans le consentement des responsables Mapuche.

Los indios - Atahualpa Yupanqui

 

Merci pour l'info.

 

Quand Atahualpa parle des indiens ils parlent des indiens andins, les aymaras, les quechouas etc..ceux des hautes terres de Jujuy, argentines, des terres péruviennes et boliviennes, pas des Mapuches des terres basses qui eux ont une autre histoire et appartiennent au groupe patagon.

Belle histoire d 'ailleurs puisqu'ils resistèrent non seulement aux espagnols les conquistadors mais aussi aux incas au XII et XIII ème.

Le seul qui sut les "conquérir" les circonvenir et emporter leur adhésion fut un petit saute-ruisseau d'Angoulême, le sieur de Tounens qui, débarqué on ne sait comment, devint roi des araucans, le nom ancien des Mapuches. Il y eut donc un royaume mapuche dont un français devint le roi.

Mais tant en Argentine avec Rosas qu'au Chili avec Saavedra les "autorités " de pouvaient supporter, en plein 19ème siècle que des autorités autres qu'eux puissent contrabalancer ou freiner leur essor. Tant au Chili qu'en Argentine la repression fut sévère.ON tuait les indiens comme plus au nord on tuait les bisons et d'autres indiens encore...indiens dans le sens de premier occupant du sol. Il y eut sur tout le continentaméricains deux cents millions de tués...et aucune stèle commémorative...Depuis les indiens Mapuches ont gagné la sympathie et l' admiration des chiliens.... Angel Parra les chanta, comme sa mère, la Violetta, "au sud du rio Bio-Bio", "vamos a ver vamos a ver viva la patria que nace"..Ce sont le gaulois du Chili, Colo-Colo le Vercingetorix, et pendant de nombreuses années ils se sont intégrés à la société chilienne, développant un style de vie, un artisanat spécifique bien accueillis dans la société chilienne. Que se passe-t-il aujourd'hui? un divorce? une avancée des intérêts des Grandes Compagnies ( forestières ???) dans un territoire difficile?

Mais il me parait certain quoique je ne sois plus en relation avec la société chilienne depuis plusieurs decennies que leur combat au Chili même doit susciter une émotion et une sympathie certaines et fortes.

Le combat des indiens Mapuche n 'est pas un combat pour une reconnaissance ..Cette reconnaissance ils l'ont depuis toujours contrairement aux indiens des hauts plateaux, aux indiens américains, aux indiens amazoniens. Mais comme eux ils sont en bute aux intérêts de développement des capitaux et ainsi leur combat rejoint les combats des équatoriens contre les compagnie de pétrole qui entendent abattre la forêt, comme au Brésil où les fazenderos font aussi reculer la forêt pour accroitre leur paturage.

@kakadoundiaye, voici la liste des indiens (et régions indiennes) dont parle Atahualpa Yupanqui ( écoutez bien la vidéo de son poème : "Los indios") : "Quechua, aymara, tehuelche, guarán o mocoví. Chiriguano o Charrúa, Chibcha, Mataco o Pampa. Ranquel, Arauco, Patagón, Diaguita o Calchaquí. Omahuaca, Atacama, Tonocotés o Toba. Desde todos los sitios nos están contemplando los indios."

TRADUCTION:
"Quechua, Aymara, Tehuelche, den ou Mocoví. Chiriguano ou uruguayenne, Chibcha et Mataco pampa. Ranquel, Arauco, Patagonie, ou Calchaquí diaguita. Omahuaca, Atacama, tonocotés ou toba. De toutes les régions (les sites) nous regardent les indiens".

Mea culpa.. c 'est vrai aussi que Atahualpa qui est trés de Jujuy et des indiens andins est aussi argentin terre des patagons ( et non patagonie qui est l'espace où ils furent confiner après les combats de Rosas) il doit donc penser aux uns et aux autres... D'autant que les patagons argentins ne jouissent pas de la même sympathie que les mapuches chiliens. Réfugiés dans le Neuquen, région montagneuse, ils "possédaient" la Pampa jusqu'à Monte.C'était comme els mapuches des gens de cheval.

Il y eut un problème indien en général au XIXème en Amérique.Dans les deux amériques.Au XXème ceux du nord étaient pour 90% morts les autres bien diminués. En Argentine ils furent tués pour beaucoup et repoussés vers le Neuquen. Au Chili ils ne furent pas vaincus et sont restés de l'autre lado del rio Bio-Bio. En Bolivie après être devenu "gente" en 1952 ils viennent d 'élire un des leur à la tête du pays, Evo.

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