Pourquoi je ne signe pas la pétition de Médiapart appelant à ne pas participer au débat sur l’identité nationale ?
1. D’abord pour ne pas faire comme tout le monde. Au fond, je suis un peu snob. Certains se plaignent de l’élitisme de cette liste de signatures. Je me place forcément au-dessus de la mêlée (comme l’indique le titre de ce blog).
2. Quel débat ? D’après ce que j’ai lu, quand on dépose une contribution critique sur le site du ministère (http://www.debatidentitenationale.fr/), elle est supprimée.
3. Je suis plutôt bavard. Me taire, c’est trop dur.
4. Tous ces signataires ne vont pas participer au débat. Laissez-moi rire! Même s’ils n’y ont pas déjà participé, ça m’étonnerait qu’ils ne l’ouvrent pas. Par contre, s’ils veulent dire qu’ils ne se rendront pas à une invitation officielle, d’accord. Mais alors, ceux qui ne font pas partie de l’élite ne sont pas vraiment concernés, hormis pour faire de la figuration.
5. J’ai déjà participé à ce débat depuis longtemps sur ma revue exergue (http://www.exergue.com/). En particulier l’année dernière, en réponse à un article de Médiapart. Je traitais de l’idéologie sous-jacente de ce débat, contaminant ceux qui s’en croyaient épargnés, dans un article que j’avais précisément intitulé «Le néo-maurrassisme actuel comme incompétence» (http://www.exergue.com/h/2008-10/tt/maurrassisme.html).
6. À propos d’incompétence, un des problèmes des intellectuels contemporains est de prétendre «poser des questions» parce qu’ils ne sont pas capables d’apporter des réponses. Le peuple veut des réponses. Mais le peuple a compris le truc. Il prétend se poser des questions : comme la question de l’identité nationale, la question de l’immigration, etc. On n’apporte pas de réponses : « on ne fait que poser des questions ». C’est une question de style. Le style « je me comprends ».
7. Un exemple de réponse que j’ai apportée quelque part dans ma revue. À propos « des immigrés qui prennent le travail des Français ». C’est une question qu’on se pose depuis longtemps, les années soixante-dix ou les années trente. J’ai proposé de considérer que la situation actuelle apporte une réponse. Comme on le sait, la France, pays d’immigration, s’est servie de la main d’oeuvre immigrée pour son développement à différentes périodes de son histoire. Permettant au passage aux Français de souche de passer contremaîtres, sinon ils seraient restés au bas de l’échelle, soit dit en passant. Maintenant, c’est fini la rigolade. On s’aperçoit que l’immigration a permis de retarder les délocalisations vers des pays de main d’oeuvre à faible coût. Et ce n’est pas avec le niveau qu’indique celui des débats de ce genre qu’on va conserver les métiers qualifiés.


Tous les commentaires
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Moi non plus, je ne la signe pas.
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Je peux faire miennes à peu près toutes les raisons évoquées par Jacques Bolo, tout particulièrement la première.
Non pas, à proprement parler, que je sois snob, mais je suis parano et prétentieux. Je me crois plus malin que tout le monde.
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D'ailleurs, c'est la seule chose que je dis, inlassablement, depuis un an et demi que je suis abonné et je crois que je suis vraiment parvenu à convaincre de mon insignifiance et de ma dérision, environ 99% des 0, 9% d'abonnés qui, via le club, me lisent.
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jean-paul yves le goff
http://www.lelivrelibre.net
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" environ 99% des 0, 9% d'abonnés qui, via le club, me lisent. "
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99% des 0,9 % d'abonnés que j'emmerde. (J'avais oublié de le préciser).
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jpylg
Cette pétition dit en effet le contraire de ce qu'elle fait, ou fait le contraire de ce qu'elle dit, au fond.
Comme dit un copain paraphrasant je ne sais plus qui, "celui qui se bat, peut perdre, celui qui ne se bat pas à déjà perdu".
Il ne reste plus à espérer donc que cette pétition participant au buzz sur la question honnie, contribue à la radicalisation dudit débat jusqu'à ce qu'il en "pète à la gueule" de ses initiateurs.
C'est bien l'objectif
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" C'est bien l'objectif
? "
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Je ne crois pas. L'objectif me semble bien plus terre à terre : serrez les rangs ! restons groupés !
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Avec le fantasme supplémentaire de Médiapart réalisant l'union de la gauche. Peut-être qu'Edwy Plenel est en train de retomber en enfance.
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jpylg
Avec Sarko on pétitionne beaucoup, avant on avait les pétomanes aujourd'hui les pétitiomanes. A quoi ça sert? Bien sur se faire plaisir, je ne signe pas cela plait à mon sentiment d'indépendance, je signe je me conforte dans le consensus de la bien pensance. En ce qui me concerne un coup je signe un coup je signe pas pour bien montrer mon inconséquence dans une démarche insignifiante ou si peu. En attendant à chaque fois que je signe j'incrémente mon compteur sur l'ordinateur des Renseignements Généraux jl est déjà bien plein alors un peu plus un peu moins...
Ecrivez à la CNIL pour demander qu'on vous dise si les RG vous ont fiché (accès indirect), votre ego risque d'en prendre un coup mais bon...
je ne pense pas qu'ils fichent les people et les ploucs qui signent des pétitions, sauf peut-être celles pour les détenus d'Action Directe ou de l'ETA, ou les islamistes.
I'ai l'impression que vous en êtes resté aux RG du milieu du 20ème siécle et que vous ignorez quelques innovations techniques...L'informatique vous en avez entendu parler? et vous croyez qu'on a besoin d'une loi pour vous ficher.Vous nous balancez toujours une expertise sévère et pleine de sous entendus désagréables, c'est un style il a parfois ses limites.
Je ne signerai pas parce que je trouve que Médiapart et plusieurs des "élites" qui se sont empressées de le faire auraient pu organiser un contre-débat à opposer à cette idiotie hybride - dangereuse, d'accord- mais pas moins idiote, sortie pour occuper les esprits alors que la République est démantèlée par ailleurs dans la "presque" complète indifférence de ces hauts esprits.
Les silences sont assourdissants, je trouve. Il vaut mieux en parler, pas forcement sur le même thème, mais plus précisément à propos de la République Française et de son identité universelle... enfin, ces grandes et savantes têtes auraient pu trouver un thème consensuel qui dynamise les citoyens et mette en évidence tous les manquements et atteintes à leur patrimoine morale, culturel, immatériel et matériel depuis plus de 2 ans.
J'ai aussi recommandé ce billet parce que le contenu ainsi que ses commentaires m'ont fait sourire, parfois éclater de rire, ce qui n'est pas mal par les temps qui courent.
A part faire votre promotion, quelle signification a votre billet ?
On cherche encore.
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Ne soyez pas de mauvaise foi (outre qu'on pourrait dire la même chose de ceux qui signent la pétition). Je crois avoir énoncé plusieurs points qui me semblent pertinents (et si le renvoi - promotion - à l'article sur le maurrassisme ne l'est pas, alors rien ne l'est).
C'est un tropisme d'extrême gauche que d'essayer de faire taire de cette façon (vous devez retrouver une seconde jeunesse au NPA - je vous comprends au fond, on s'amusait bien à l'époque). Mais ça ne m'impressionne pas.
Réjouissante "sociéte du spectacle" !
boarf, moi j'ai signé, mais c'est vrai que je me méfie en général de ce genre d'appel à signature, ça peut être tout et le contraire de tout
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si on fait sauter le score sur ce genre de pétition contre " la façon d'amener le débat " de la part de la droite sur l'identité nationale, ça ne peut être que positif.
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je n'aurais pas signé contre la réforme de la poste par exemple, ou simplement par principe, mais ces méthodes peuvent parfois manquer de visibilité et de pertinence certes, si médiapart soutient quelquechose en général je fais plutot confiance ;-)
La démocratie bourgeoise, en effet, donne parole même à celui qui n'apporte strictement rien, et point au débat de la cité. Souvent et à chaque rencontre à débat puisque nous sommes justement dans cette démocratie bourgeoise c'est-à-dire de l'individu et de l'individué, le sens commun, la raison commune est à leur yeux volantairement ou involantairement, consciemment ou inconsciement leur est étrangers. Alors on se précipite pour prendre micro, bavarder, raconter etc... sans se dire (pudeur) que parole que quand elle est utile...
La cité n'a aucun sens pour eux, le sens commun à eux c'est "le MOI indécent" de Giles Deuleuze. Le "Nous" leur brule les lèvres. A l'image par exemple de Ségolène Royal. (loin dans mon ésprit bien entendu que vous soyez des ségolènistes bien sûr).
Je serai d'accord donc d'accord et avec vous, si ce que vous dites est que la démocratie bourgoise a certainement besoin de grandir...Entre autre avec des démarches et initiatives telles que celle de Mediapart au sujet "de l'identité nationale".
Cordialement !
Curieuse obsession que la vôtre... même lorsque le sujet est totalement éloigné vous vous devez de vous attaquer sournoisement à la responsable politique qui hante vos rêves?
Vous êtes toujours en campagne?
Le plus fort est qu'entre l'avatar que vous voulez fabriquer et la réalité de l'action concrète de Madame Royal en tant que présidente de région, en tant que ministre lors des différents passages à l'environnement, à la famille ou à l'École il existe un tel écart que c'est vous même qui perdez la face avec tant de malveillance inutile.
Et que dire des interventions qui font rayonner le socialisme d'avant garde porté par cette femme d'Etat à l'étranger où elle est demandée et reçue avec la dignité et le respect qu'elle mérite?
Et que dire des UPPC que l'association Désirs d'Avenir à proposées ces derniers mois dont la qualité des intervenants venant de tous horizons de la société civile, professionnelle, syndicale et universitaire ne peut pas être discutée de même que les thèmes de pointe choisis.
Seulement pour vous ennuyer, parce qu'il y en marre de cette langue de vipère, pardon de bois utilisée de manière récurrente par une bande sectaire d'obsédés, je vais faire ici le détail:
La fraternité en débats (Mercredi 29 avril 2009, Mairie du 4è à Paris)
L'avenir des gauches en Europe (Lundi 12 mai 2009, à Athènes)
Quel avenir commun pour l'Afrique et l'Europe au XXIè siècle ? (Lundi 18 mai 2009, 18h30-21h30, Théâtre Dejazet -Paris 3è)
Quel nouveau modèle de développement pour l'après-crise ? Sous la présidence de Philippe Aghion, professeur d'Economie à Harvard (Lundi 15 juin 2009, Mairie du 4è à Paris)
Pesticides : quel impact pour notre alimentation et notre santé ? (Lundi 6 juillet, Théâtre Dejazet - Paris 3è)
Université participative Européenne de Poitiers « 7 défis pour une politique de civilisation » (Vendredi 2 octobre 2009, à Poitiers)
Bilan de la politique de Barack Obama avec Bernard-Henri Levy (Lundi 5 octobre à 20 h au Théâtre Dejazet - Paris 3è)
Souffrance au travail, salariés bridés, chômage explosif : les salariés peuvent-ils encore croire en la valeur travail ?.( Mercredi 28 octobre à 18h30 à la Mairie du 4è à Paris)
D’une rive à l’autre, l’Euro-Méditerranée en questions (lundi 30 novembre à 18h30 au théâtre Dejazet -Paris 3è)
Mais vous prenez vos concitoyens, à l'instar de la .com sarkozyste, pour des imbéciles, ma foi.
Mille excuses à l'auteur du billet pour cette digression. Si quelques commentateurs m'avaient fait rire ce matin par leur expression limpide et décomplexée, c'est clair que d'autres m'ont agacée ce soir par leur tartufferie.
En fait, la digression c'est ce monsieur qui l'a commencée. Que vient faire ici Madame Royal, je me le demande.
Joli coup de buzz. Et puis ça valide la pluralité sur MDP.
Signer une pétition de non participation à un débat, c'est un peu comme faire une méditation avec l'injonction de ne pas penser à l'éléphant.
ben non, il ne sagit de " débats " qui " n'intéressent " que la droite, il ne faut pas se laisser prendre au jeu, de même qu'avec royal sur les modes d'elections à gauche, c'est de la politique politicienne à la petite semaine, juste bonne à créer un peu d'agitation, sans aucun résultat quelconque que de mettre en avant les thèmes de prédilection de la droite, c'est éroné et vicié dès le début, dès la question, donc il ne faut pas rentrer dans ce jeu, et préférez d'autres façons de débattre éventuellement, enfin je pense.
:-)
Tope là je ne signerai pas non plus.
Par snobisme aussi et par intuition que c'est pas la bonne idée.
Pas besoin de mettre mon nom au bas d'un parchemin pour prouver quoi que ce soit non plus.
Pas besoin de m'agglutiner au troupeau pour faire valoir mon opinion.
Pas besoin du confort de la foule.
Cette communauté de pétitionnaires n'est pas la mienne.
Tout simplement.
Et toc!
Ah j'oubliais!
Je ne suis pas de cette lignée là.
Hu hu hu