Ven.
10
Fév

MEDIAPART

Connexion utilisateur

Fermer

Les cloches de Genève

See video

Loin, très loin des turpitudes de la démocratie helvétique, avec son extrême droite, ses marchands de la peur, ses dénigreurs de la différence...

Les cloches de Genève, nocturne... de la première année des "Pèlerinages" de Liszt...

 

Joué magnifiquement ici par Lazar Berman, né le 26 février 1930 à Leningrad en Union soviétique, et décédé le 6 février 2005 à Florence en Italie.

En 1939 alors que Berman a neuf ans sa famille déménage à Moscou pour qu'il puisse étudier avec Alexandre Goldenweiser au Conservatoire Tchaïkovski de Moscou tout comme Sviatoslav Richter, Vladimir Sofronitsky et Maria Yudina. Un an plus tard en 1940 il donna son premier concert officiel en jouant le Concerto n° 25 de Mozart. En 1941, les étudiants furent évacués de Moscou en compagnie de leurs familles vers Samara, une ville de la Volga située au sud de la Russie, en raison de la Bataille de Moscou qui faisait rage et qui rendait les conditions de vie trop difficiles.

 

 

Né dans un découpage géo-politique de l'Europe très loin des identités éternelles que nous connaissons aujourd'hui, ( hongrois sujet des Habsbourg-Lorraine, né à Doborján (all. Raiding, aujourd’hui en Autriche) le 22 octobre 1811) Franz Liszt se révèle très vite un enfant prodige. L’on pressent en lui un second Mozart : Alphonse Martainville déclarant à la suite d’un de ses concerts « Depuis hier, je crois à la métempsycose. Je suis convaincu que l’âme et le génie de Mozart sont passés dans le corps du jeune List (sic)[5] ». La consécration viendra de Beethoven qui le reçoit chez lui à Vienne, bien que méfiant vis-à-vis des petits prodiges.

À l’occasion d’une tournée à Paris, accompagné par son père, il tente d’entrer à l' École royale de musique et de déclamation (aujourd'hui Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris ), mais est évincé par Cherubini car il est étranger[6].

 

De retour de Londres, au moment de la mort de son père,  Liszt pour subsister se trouve obligé de donner des cours de piano dès la fin de sa dix-septième année, au mois de septembre 1827. Il occupait alors un appartement modeste de Paris au n°7 bis de la rue Montholon. 

 

L’engagement politique de Liszt prend véritablement naissance avec la révolution de Juillet, en 1830. Sous le coup de l’événement, le pianiste hongrois conçoit une Symphonie révolutionnaire qui deviendra plus tard l’Héroïde funèbre. Ces influences vont se traduire à la fois en écrits (De la situation des artistes et de leur condition dans la société, dans la Gazette musicale de Paris du 3 et du 17 mai 1835), en musique (transcription de La Marseillaise, et une pièce Lyon sur la révolte des Canuts intégrée à l’Album d’un voyageur) et en actes (concerts caritatifs). 

 

 

Dédicacé à sa première fille Blandine (1835-1862), Les cloches de Genève, nocturne est accompagné d'une citation de Byron extraite de Childe Harold : « Je ne vis pas en moi-même, mais je deviens une part de ce qui m'entoure ».

 

"La première partie de ce morceaux est un chant à la façon d'une berceuse, où les notes s'égrènent faisant penser à un lointain carillon. La deuxième partie, Cantabile con moto, est une sorte d'hymne à la vie avec une amplification progressive par l'utilisation d'octaves, la mélodie rappelant le balancement régulier de la cloche par sa construction binaire (2/4) et les notes accentuées toutes les deux mesures. Elle atteint son paroxysme dans un passage Animato FF, puis retrouve un calme progressif en retrouvant les accords de trois sons égrenés comme au début de la pièce."1

 

 1. F.-R. Tranchefort, de Place, Guide de la musique de Piano et de Clavecin, Fayard, coll. « Les Indispensables de la musique », 870 p. (ISBN 978-2213016399)

 

 

Merci à Wikipedia et surtout aux vraies sources dont il s'en sert, sans quoi il ne saurait exister, ne produisant rien lui même.

Tous les commentaires

*********

 En 1842, le grand-duc de Weimar le nomma Kapellmeister extraordinaire.  Après avoir failli devenir musicien français, il s'engagea résolument dans une synthèse culturelle franco-allemande très féconde sur le plan de la création. On peut dire que, à partir de ce moment, il fut « culturellement français, musicalement plutôt allemand, et, pourrait-on ajouter, sentimentalement plutôt hongrois » (Serge Gut).

Lui, qui se définissait comme « moitié franciscain, moitié tsigane », et qui évoquait « cet étrange pays dont je me constitue le rhapsode », ne parlait pas le magyar ! À sa mort, le président du conseil hongrois devait même s'opposer au retour de ses cendres.

http://www.larousse.fr/encyclopedie/musdico/Liszt/168823

Demande de la patience pour aller jusqu'au bout la première fois (il faut s'y connaître, je suis novice), mais la réécoute passe comme lettre à la poste, enfin la poste du bon vieux temps. Merci !

merci à vous jamesinparis ! c'est caustique, un bien curieux mélange.

Grand merci, tes contributions sont vraiment précieuses dans ce monde de "beaufs" racistes ou tout simplement imbus d'eux-même

Votre iniative est excellente : c'est un véritable régal que de découvrir pareille surprise au milieu des tous ces articles et commentaires portant sur une actualité si triste.  

Personnellement, je ne peux pas me passer de musique : concertos, symphonies, opéras, musique moyenâgeuse, musique sacrée, musique baroque, musique du monde...

Dans un TELERAMA de fin d'année 2009, j'ai été sidéré de découvrir que moins de 3% des Français s'intéressaient à la musique classique. Je me demande comment les 97% restants peuvent "vivre" dans ce monde sans respirer régulièrement cet oxygène, venu du monde le plus pacifique (la musique), le plus ouvert et le plus universel.

Merci aussi pour les commentaires très vivants que vous nous livrez.  

 

Merci.Oui la musique, il en faut pour vivre...

Je vous propose dans un genre similaire un billet de janvier 2009, lorsque les bombes pleuvaient sur Gaza.

Israël-Palestine : Un rêve d'amitié... en paroles & musique

Merci de votre invitation et surtout merci de cette découverte...

Comme vous avez dû le constater sur mon billet de blog, moi c'est plutôt le rock, alternatif ou non, mais je connaissais quand même Franz Liszt...

J'ai beaucoup aimé ces "Cloches de Genève"...

Maintenant que je connais votre blog, je reviendrais vous rendre visite...

Ma femme, qui a appris le piano dans ces jeunes années mais qui ne pratique malheureusement plus, faute de temps, me disait qu'effectivement Franz Liszt pouvait être considéré comme un Génie Musical...

Elle m'indiquait aussi qu'il était très difficile à jouer du fait d'un certain toucher de clavier à maitriser pour en faire une interprétation correcte...

En ce qui concerne le pianiste (Lazar Berman) à l'oeuvre ici, elle m'a dit également que lui, l'avait ce fameux toucher, contrairement à elle RireRireRire !!!

Mais elle a apprécié à sa juste valeur...

Merci encore pour ce bon moment et rien de tel que ce début de morceau comparable à une berceuse avant d'aller se coucher...

A bientôt...

c'est grâce au chevalier de Saint-George que je me trouve entrain d'écouter ce magnifique morceau, que j'espère trouver en CD, interprété merveilleusement par Lazar Berman, que je ne connaissais pas. Merci à quelques mois de distance pour cette très belle découverte.

Newsletter
Je m'identifie