Mar.
23
Sep

MEDIAPART

Connexion utilisateur

Quand Michel Onfray se pique de parler "pour l'Histoire" contre Guy Môcquet les arguments et les accusations de l'extrême-droite

Nous voilà donc conviés à assister à un naufrage intellectuel. Il y aura eu l'attaque en règle contre Saint-Freud, démonialisé. Saint-Sartre ? Idem. Réincarnation de Nietzsche, M. Onfray frappe les "idoles" pour faire entendre le creux. Et si nous faisons de l'Onfray sur Onfray ? Saint-Môcquet ? Onfray arrive avec son marteau - sans faucille. Les soldats nazis ont fusillé Guy Môcquet. Michel Onfray ajoute quelques coups de marteau sur le visage de sa mémoire. Ci-dessous, vous trouvez ce texte, au cas où, face à la honte, il disparaîtrait du site officiel. Lisez-le. Il ne s'agit pas d'un récit sur "l'Histoire", mais le copier-coller d'affirmations énoncées dans un ouvrage reprises par Onfray. Il faut dire que, en la matière, Onfray est en train de se spécialiser dans l'Histoire-fiction. Nous avions déjà eu le cas avec son ouvrage-éloge de Charlotte Corday (parce qu'elle a assassiné Marat !). L'auto-proclamé rebelle libertaire fait l'éloge d'une des plus puissantes maisons d'édition françaises, Larousse. Parce que celle-ci est réputée "très sérieuse" au sein d'une collection dirigée par Emmanuel Thiébot, un ami de M. Onfray, "qui fit un temps partie de l’équipe de l’Université Populaire de Caen" (on aura ainsi éviter le syndrome Busnel/Vigan), l'ouvrage est donc implicitement réputé très sérieux. Les maisons d'édition très sérieuses publient des ouvrages très sérieux - CQFD. Avec cette même qualité littéraire, M. Onfray le constate avec toute la simplicité habituelle : "Bravo aux auteurs Jean-Marc Berlière et Franck Liaigre". "Que dit ce livre ? Que Guy Môquet ne fut pas résistant." Pour commencer, les choses sont simples : Guy Môcquet fut-il résistant ? Pour celles et ceux qui ne le savent pas, Guy Môcquet est un adolescent lorsque la Seconde Guerre Mondiale commence (il a 15 ans). Il faut connaître et comprendre le cadre général. Aussi, Onfray continue en ajoutant : "Quand les communistes russes et les nazis signent le pacte germano-soviétique, le PCF obéit à la décision de Staline. Dès lors, le Parti se réjouit de la défaite de juin 40 : selon eux, elle signe l’échec de la démocratie parlementaire, du capitalisme juif, de la bourgeoisie d’affaire. De plus, elle prépare la France à la révolution bolchevique ardemment souhaitée. L’Allemagne peut donc envahir la Pologne, puis la France, l’URSS ne bouge pas, les communistes français approuvent. L’Angleterre décrète un blocus économique contre l’Allemagne nazie, mais l’Union Soviétique laisse transiter sur son territoire les produits qui ravitaillent les nationaux-socialistes. Le PCF ne dit rien. Le 29 septembre 1939, nazis et communistes demandent la fin de la guerre afin que Staline garde les territoires conquis et Hitler les siens". Toute la vulgate anti-communiste qui est celle de l'extrême-droite depuis la guerre est répétée, et sans nuance. Toutes les prétendues "grandes écoles" de la République Française la reprennent dans leurs cours d'Histoire. Et il ne suffit donc pas de parler de 1939, du pacte et du reste pour comprendre sérieusement les évènements, les choix et les actions des hommes de cette période. Avant 1933, les communistes allemands luttent à la fois contre le patronat allemand et contre son bras armé qui défile dans les rues, les Nazis avec leur S.A. Le choix d'Hindenburg d'appeler Hitler à la chancellerie malgré des résultats électoraux insuffisants permet à celui-ci de mettre en place dans les semaines qui suivent la dictature. Contre ? : contre les communistes et les socialistes allemands, qui sont envoyés dès 1933 dans les premiers camps de concentration. Les communistes du monde entier, et notamment ceux qui dirigent l'URSS, savent que les Nazis ne sont pas seulement des adversaires, mais des ennemis, mortels. Les communistes français, le savent, parce que "l'Humanité", ce n'est pas "Le Figaro". Pendant six ans, la "grande presse" française de l'époque (la radio balbutie, sous le contrôle de l'Etat et la télévision n'existe pas) reprend à foison les affirmations d'Hitler sur sa "volonté de paix". Le "miracle économique allemand" est salué par cette presse et par ses éditorialistes, sans préciser que les services secrets français informent les dirigeants de l'Etat français (ce que les journalistes pouvaient eux aussi savoir en faisant un voyage dans ce pays) sur la conversion du budget allemand vers la préparation d'une guerre d'ampleur, puisque, en 1939, 80% du budget est consacré à la production militaire. Pendant six ans, les dirigeants de l'URSS qui ont des amis et des espions en Allemagne reçoivent des preuves multiples sur cette préparation. Ils savent que les dirigeants nazis sont farouchement anti-communistes (les communistes allemands sont emprisonnés !), et qu'Hitler a expliqué dans "Mein Kampf" que les Allemands doivent conquérir à l'est un "espace vital". Et l'Est, c'est eux. Aussi, pendant ces années les Soviétiques font savoir aux Français qu'ils souhaitent signer un accord militaire afin de tenir en tenaille l'Allemagne nazie. Mais voilà : les dirigeants, politiques, militaires, refusent. DANS LE MEME TEMPS, la République Espagnole est abandonnée par les pays d'Europe de l'Ouest, alors que les Soviétiques soutiennent comme ils le peuvent les Républicains face aux fascistes franquistes eux soutenus activement par l'Italie mussolinienne et l'Allemagne nazie. C'est la guerre civile en Espagne, et dans cette guerre nazis et communistes s'opposent, à mort. DANS LE MEME TEMPS, ces mêmes pays d'Europe de l'Ouest décident de renier leurs engagements à l'égard de la Tchécoslovaquie, avec la signature des accords de Munich, auxquels l'URSS ne participe pas. Avec l'annexion de l'Autriche en mars 1938, la chute de la République espagnole en avril, ces accords de septembre 38 permettent à l'Allemagne nazie de contrôler un immense territoire au coeur de l'Europe, qui lui assure de nouveaux moyens matériels, la soumission de millions d'hommes (ah, les nazis autrichiens...). Pour les dirigeants soviétiques, les pays d'Europe de l'Ouest ont choisi : plutôt Hitler que Staline. Un certain nombre de dirigeants européens pensaient que avec la guerre qui allait inévitablement arriver, les Allemands s'engageraient d'abord et essentiellement dans une guerre contre l'Union Soviétique. Si cela avait été le cas, on peut penser que ces pays n'auraient pas bougé le petit doigt, ou auraient pu soutenir cette guerre "contre le communisme international". Mais voilà : le soldat Hitler avait désigné trois ennemis pour l'Allemagne : les Juifs, le communisme... et la France. Aussi, lorsque la guerre est déclarée en septembre 1939, tous les communistes français savent que la France est en guerre avec un ennemi mortel (les députés communistes votent le 2 septembre les crédits de guerre !), le nazisme qui s'est emparé de l'Allemagne et qui ne se confond pas avec l'Allemagne. Car bien des Allemands furent les premiers à être des anti-nazis : les communistes, socialistes, mais aussi les anarchistes, des chrétiens, des intellectuels. Des soldats allemands furent enrolés de force, contre leur volonté et pour ceux qui occupèrent la France, certains ont fait le choix, magnifique, d'aider la Résistance française ou de la rejoindre, malgré la menace de la capture et de la condamnation pour trahison. Il y avait des nazis allemands, il y eut des nazis français, comme anglais, hongrois, etc, il y avait des résistants anti-nazis, allemands, il y eut des résistants français, etc. Mais l'anti-communisme que M. Onfray relaie (consciemment ou inconsciemment ?) était déjà et aussi celui des élites françaises pendant les années 30 au point que la majorité politique avec Daladier profite de la déclaration de guerre pour décider la "dissolution du parti" fin septembre; en janvier 1940, tous les élus et députés communistes sont déchus de leur mandat, et en avril 40, un ministre SFIO fait adopter un décret qui interdit la propagande communiste. Il faut dire que, depuis 1938-1939, les Cagoulards de l'extrême-droite, pilotés par la Synarchie, ont investi les Ministères. Et, comme par hasard, en un mois et demi, les armées françaises, malgré la lutte héroïques des soldats, sont réputées "défaites" par les armées allemandes. Dès avant la mise en place du régime pétainiste, la République dirigée par une coalition de centre-droit (et techniquement pilotée dans les Ministères par des membres de l'extrême-droite cagoularde) avec quelques membres, minoritaires, de gauche, criminalise l'activité communiste. Et c'est dans ce cadre que Guy Môcquet diffuse ses "papillons" et tracts dans Paris entre juin (qui voit l'arrivée de l'armée de terre allemande dans Paris) et octobre. Il est arrêté le 13 octobre 1940 par "trois inspecteurs de police française de la Brigade spéciale de répression anticommuniste (BS)" ! et emprisonné à Fresnes.

Que disait les communistes le 1er septembre 1939 au Président de la chambre des députés Edouard Herriot ?

"Monsieur le Président,

La France va se trouver incessamment en présence de propositions de paix, et à la seule pensée que la paix prochaine pourra être possible, une immense espérance soulève le peuple de notre pays qu'angoisse la perspective d'une guerre longue qui ensevelirait les trésors de la culture humaine sous des monceaux de ruines et coûterait la vie à des millions d'hommes, de femmes et d'enfants confondus dans le massacre. A peine a-t-on parlé de ces propositions de paix, dues aux initiatives diplomatiques de l'U. R. S. S., qu'une presse dirigée a répondu avec ensemble : Non ! Est-il possible que des propositions de paix puissent être rejetées avant même d'être connues et sans que la représentation nationale et souveraine ait été consultée? Nous ne le pensons pas quant a nous, et nous vous demandons, en tant que Président de la Chambre, d'intervenir auprès des Pouvoirs Publics pour demander : que le Parlement soit appelé à délibérer en séance publique sur le problème de la paix ; que les parlementaires aux Armées puissent prendre part aux délibérations sur cette question capitale, d'où dépend la vie ou la mort de millions de Français. Chaque Français veut la paix, car il sent qu'une guerre de longue durée serait terrible pour notre pays et compromettrait à la fois son avenir et ses libertés démocratiques. II faut empêcher qu'on puisse rejeter a priori des propositions de paix, et nous conduire, par cela même, a l'aventure et aux pires catastrophes. Nous voulons de toutes nos forces une paix juste et durable .et nous pensons qu'on peut l'obtenir rapidement, car en face des fauteurs de guerre impérialistes et de l'Allemagne hitlérienne en proie à des contradictions internes, il y a la puissance de l'Union soviétique qui peut permettre la réalisation d'une politique de sécurité collective susceptible d'assurer la paix et la sauvegarde de l'indépendance de la France. Voila pourquoi nous avons conscience de servir les intérêts de notre pays en demandant que les propositions de paix qui vont être faites à la France soient examinées avec la volonté d'établir au plus vite une paix juste, loyale et durable, que du fond de leur cœur souhaitent tous nos concitoyens."

Florimond Bonte écrit ceci en septembre 1939 : et pas lors des accords de Munich vendus par Daladier comme nécessaires pour la paix (Bonte souhaite en septembre 1939 la paix GRACE à un accord avec l'Union Soviétique et sa puissance), et pas en mai-juin 1940, alors que ce qu'il annonce est en train de se passer ("une guerre de longue durée serait terrible pour notre pays et compromettrait à la fois son avenir et ses libertés démocratiques", et nous conduire, par cela même, a l'aventure et aux pires catastrophes), mais parce que la guerre est décrétée, et malgré le fait que le 2 septembre les députés communistes votent les crédits de guerre, les communistes sont déclarés comme traîtres, et la chasse aux communistes si appréciée par les nazis se met en place dès 39-40 ! Oui, parce qu'il était Internationaliste, Guy Môcquet pouvait écrire et dire dans un tract "les soldats allemands sont vos frères", non pas en tant que SOLDATS ALLEMANDS, mais en tant de citoyens allemands enrolés souvent de force pour faire la guerre à des Français pour lesquels certains de ses soldats avaient de l'amitié, de la sympathie. Contre le nazisme, le pétainisme et contre "des magnats d'industrie (Schneider, De Wendel, Michelin, Mercier, ...), tous, qu'ils soient Juifs, catholiques, protestants ou francs-maçons, par esprit de lucre, par haine de la classe ouvrière," qui "ont trahi notre pays et l'ont contraint à subir l'occupation étrangère", Guy Môcquet a pris, avec ses modestes moyens, tous les risques. Arrêté, il a été intégré par les nazis à une liste de 62 communistes « pour éviter de laisser fusiller cinquante bons Français » selon la déclaration et volonté de Pierre Pucheu qui s'étonnera d'être accusé et fusillé par un pouvoir de la Résistance en Algérie. M. Onfray ne s'arrête pas là dans l'ignominie et l'incompétence historique puisqu'il ignore les faits de héros de la Résistance comme Georges Guingouin. Les héritiers des magnats d'industrie peuvent se frotter les mains de s'être trouvé un nouveau colporteur de leurs arguments par lesquels ils défendent des collaborateurs patentés et accusent des résistants trop méconnus par les Français malgré des preuves innombrables de leurs actions, de leur courage.

Le texte de M. Onfray : "Je viens de lire un livre terrible intitulé L’Affaire Guy Môquet sous-titré Enquête sur une mystification officielle publié dans la très sérieuse maison d’édition Larousse dans une collection dirigée par Emmanuel Thiébot qui fit un temps partie de l’équipe de l’Université Populaire de Caen. Bravo aux auteurs Jean-Marc Berlière et Franck Liaigre. Que dit ce livre ? Que Guy Môquet ne fut pas résistant. Thèse sidérante tant elle va contre la mythologie qui fait de ce jeune garçon de seize ans fusillé par les nazis l’emblème de la résistance communiste à l’occupant allemand. Guy Môquet est le fils d’un cheminot qui doit son ascension sociale au Parti Communiste auquel il voue un culte. Quand les communistes russes et les nazis signent le pacte germano-soviétique, le PCF obéit à la décision de Staline. Dès lors, le Parti se réjouit de la défaite de juin 40 : selon eux, elle signe l’échec de la démocratie parlementaire, du capitalisme juif, de la bourgeoisie d’affaire. De plus, elle prépare la France à la révolution bolchevique ardemment souhaitée. L’Allemagne peut donc envahir la Pologne, puis la France, l’URSS ne bouge pas, les communistes français approuvent. L’Angleterre décrète un blocus économique contre l’Allemagne nazie, mais l’Union Soviétique laisse transiter sur son territoire les produits qui ravitaillent les nationaux-socialistes. Le PCF ne dit rien. Le 29 septembre 1939, nazis et communistes demandent la fin de la guerre afin que Staline garde les territoires conquis et Hitler les siens. Les députés communistes envoient une lettre en ce sens à Edouard Herriot, le Président de la Chambre. En cas de refus, la France et l’Angleterre porteront la responsabilité de la guerre qui deviendrait impérialiste ! La France refuse. Le PCF invite alors ses militants au sabotage. Ils ne s’en privent pas et causent la mort de soldats français envoyés au combat avec du matériel qui les lâche en plein milieu de la bataille. Le père de Guy Môquet soutient cette ligne, il est arrêté et emprisonné. Le fils clame haut et fort qu’il reprend le flambeau et continue le combat du père qui, on le voit, n’est pas un combat de résistance, mais de collaboration avec les nazis liés aux staliniens par le pacte. Des tracts sont distribués, voici ce à quoi invite l’un d’entre eux le 27 juillet 1940 : « Les soldats allemands sont vos frères, pactisez, ne vous trompez pas, votre ennemi c’est le grand capital, les trusts de France, d’Angleterre, d’Amérique »… Les tracts distribués par Guy Môquet n’appellent pas à la résistance : ils épargnent les nazis, accablent les capitalistes français, justifient le pacte germano-soviétique, attaquent l’Angleterre et les Anglais, insultent de Gaulle, font de l’URSS le pays de la liberté et de la démocratie. Guy Môquet est arrêté par la police de Vichy le 13 octobre 1940, non pas comme résistant, mais comme communiste stalinien appelant à pactiser avec l’occupant nazi. Il est interrogé, mais pas torturé. Il vit dans le camp sous un régime qui n’est pas concentrationnaire. Le 22 juin 1941, Hitler envahit l’URSS. Fin du pacte germano-soviétique brisé unilatéralement par les nazis. Les communistes changent de stratégie, presque un an après la déclaration de la guerre, ils entrent enfin dans la résistance. Des nazis sont abattus dans les rues. L’occupant organise des représailles et prélève des otages dans les prisons. C’est dans cette configuration que Guy Môquet est fusillé le 22 octobre 1941. Le PCF qui a demandé la reparution de L’Humanité le 20 juin 1940 à l’occupant nazi sous prétexte qu’ils avaient des ennemis communs, (les juifs, les capitalistes, les anglais, la ploutocratie, le parlementarisme, lire le détail dans Juin 40. La négociation secrète de Jean-Pierre Besse et Claude Pennetier), ont eu besoin de se refaire une santé à la Libération – avec l’assentiment du général de Gaulle… Guy Môquet fut un moment idéal dans le dispositif légendaire communiste : ce jeune homme stalinien qui défendait l’union des communistes avec les nazis contre la démocratie parlementaire, autrement dit le contraire de la Résistance, devint la figure emblématique d’une résistance communiste totalement inexistante à cette époque. Il y eut d’autres moments dans cette légende : le PCF fabriqua un faux pour faire croire qu’il avait appelé à la Résistance dès le 10 juillet 1940, « l’appel du 10 juillet » ; il s’intitula « le parti des 75.000 fusillés », alors qu’il y eut au total 4100 fusillés et que tous n’étaient pas communistes ; il présenta fautivement quelques noms de communistes comme résistants de la première heure (Tillion, Guingouin, Havez) alors qu’ils furent de bons soldats du pacte hitléro-stalinien ; etc. « Qu’avez-vous encore contre les communistes ? » me feront savoir nombre de mails ou de courriers que je sais déjà insultants… « Rien ». Rien contre les communistes, mais tout pour l’Histoire. Qu’il s’agisse de Freud et des freudiens, de Sartre et des sartriens, des communistes et de leur saga, le combat contre la légende et les mythes s’effectue moins « contre » que « pour » – en l’occurrence : pour l’histoire. Car le déni de l’histoire constitue et nourrit le nihilisme.

Tous les commentaires

15/11/2011, 18:27 | Par Grain de Sel (HV)

Moi je lui ai donné un surnom: le "déboulonneur approximatif".... Dézinguer, dézinguer, est ce que ça suffit pour briller (et accessoirement faire avancer le schmilblick ) ?

15/11/2011, 20:01 | Par Jean-Yves Mège en réponse au commentaire de Grain de Sel (HV) le 15/11/2011 à 18:27

C'est bien çà je n'osais le dire

16/11/2011, 11:00 | Par Jean-Michel Boiron en réponse au commentaire de Jean-Yves Mège le 15/11/2011 à 20:01

Si vous lisiez ou aviez écouté Onfray un peu plus complètement vous sauriez que le dézinguage n'est que la partie émergée de l'iceberg.

15/11/2011, 19:59 | Par Monic

Onfray arrive avec son marteau nietzschéen, le saviez-vous? Pour la Guerre d’Espagne, relisez l’Histoire…Et passons… Pour le parti communiste, c’est vraiment léger. Beaucoup à apprendre. Passons aussi…. Le texte d’Onfray est très juste d’un point de vue historique mais vous ne connaissez pas bien l’histoire politique européenne, passons….Où se trouve donc votre problème? Merci.

15/11/2011, 20:09 | Par Jean-Yves Mège en réponse au commentaire de Monic le 15/11/2011 à 19:59

Ben voyons on a attendu... m. onfray pour apprendre à lire.

15/11/2011, 20:16 | Par Monic en réponse au commentaire de Jean-Yves Mège le 15/11/2011 à 20:09

C'est l'impression qu'on a effectivement, vous avez raison de le souligner.

16/11/2011, 14:19 | Par profil_inactif_145012 en réponse au commentaire de Monic le 15/11/2011 à 20:16

Ah, les impressions ! Sourire

15/11/2011, 20:51 | Par pascal b

Les communistes du monde entier, et notamment ceux qui dirigent l'URSS, savent que les Nazis ne sont pas seulement des adversaires, mais des ennemis, mortels.

Et cela concerne "les communistes" qui "dirigent l'URSS" avant qu'ils ne signent le pacte germano-soviétique, livrent les communistes allemands au chancelier Hitler, eux qui avaient massacré les anarchistes et tous leurs opposants de gauche pendant la guerre d'Espagne.

Onfray est un crétin. A n'en pas douter. Pas un historien, pas un philosophe, pas un libertaire, mais un pseudo-philosophe pour médias dominants. Certes.

Ce n'est pas une raison pour faire l'éloge de M. Staline.

15/11/2011, 22:01 | Par Monic en réponse au commentaire de pascal b le 15/11/2011 à 20:51

@Pascal b et @tous!

 

Crétin ou non, c'est facile à dire, vous ne pointez pas les incohérences dans le texte de M. Onfray ici????

 

Ici ou ailleurs, beaucoup disent que cet Onfray est un crétin, un connard mais jamais sans un moindre argument rigoureux pour étayer leurs dires??? Étrange, non???

 

Qu'est-ce donc pour vous (tous) un philosophe?

 

J'attends votre réponse tout en vous disant que de Onfray, je m'en fous comme de l'an 40 mais de savoir si vos pseudos critiques très silencieuse signifient, ça ça m'intéresse... En seriez-vous à la hauteur...L'autre possiblité très courante comme des rats quittant le bateau à l'heure de l'épreuve, est celle que vous ne reviendrez pas sur ce billet (c'est coutumier ici) mais l'auteur de ce billet et d'autres peuvent répondre à votre place.

Donc à tous, si vous savez ce que signifie philosophe où et par quoi cet Onfray ne peut l'être. Réponse philosophique exigée (textes à l'appui et autres contextualisations philosophiquement parlant). Merci à tous.

15/11/2011, 23:25 | Par jcg en réponse au commentaire de Monic le 15/11/2011 à 22:01

Vous, vous êtes pas mal dans votre genre. Vous n'apportez rien en termes d'éléments critiques au long texte proposé, mais vous exigez des autres qu'ils apportent des éléments et des arguments que vous ne savez pas voir !

16/11/2011, 01:44 | Par pascal b en réponse au commentaire de jcg le 15/11/2011 à 23:25

Niklas

Un philosophe est reconnu comme philosophe par des philosophes. Il y a des écoles de pensée. Onfray n'en est pas. Mais vous pouvez décréter que la méthode d'Onfray: lire un auteur, ne pas lire ceux qui ont écrit à son sujet ni ceux qui (dans le cas de Freud par exemple) ont continué/révisé son oeuvre, que cette méthode est une méthode philosophique.

Et alors je chercherai pas à vous contredire.

Qu'avez vous à dire sur ce texte de jcg qui montre l'ineptie d'un propos d'Onfray, de façon juste mais secondaire dans l'architecture de ce propos qui est plus structuré que le vôtre.

 

16/11/2011, 11:05 | Par Jean-Michel Boiron en réponse au commentaire de pascal b le 16/11/2011 à 01:44

" la méthode d'Onfray: lire un auteur, ne pas lire ceux qui ont écrit à son sujet ni ceux qui (dans le cas de Freud par exemple) ont continué/révisé son oeuvre, que cette méthode est une méthode philosophique." : manifestement, vous ne connaissez pas la méthode. Il lit les auteurs, esaye de remettre l'histotiographie domimnante en perspective et propose d'autres lectures. certes il détecte les recopiages serviles et promeut les visions alternatives. il remet en cause les points de vue dominants. Ca me plaît.

 

Le débat des commentateurs démontre que le point de vue de jcg n'est qu'un point de vue. Comme celui d'Onfray.

17/11/2011, 21:49 | Par jcg en réponse au commentaire de Jean-Michel Boiron le 16/11/2011 à 11:05

J'ai apporté des faits. Lui, pas grand chose, vous rien. Vous savez que lorsque vous écrivez un commentaire aussi creux qu'une idole nietzscho-onfrayenne, tout le monde le constate !

18/11/2011, 00:36 | Par Jean-Michel Boiron en réponse au commentaire de jcg le 17/11/2011 à 21:49

Oui, bien sûr, tout le monde !

Vous n'apportez pas grand chose qui ait un rapport avec votre sujet.

Moi je vous dis juste que vous ne connaissez pas la méthode Onfray, je vous en parle un peu. Vous ne lisez pas. tant pis.

Je ne fais que constater que vous ne remettez pas grand chose en cause de ce que dit MO. D'autres que moi contestent même ce que vous dites. Tout le monde le voit....

15/11/2011, 23:23 | Par jcg en réponse au commentaire de pascal b le 15/11/2011 à 20:51

"Et cela concerne "les communistes" qui "dirigent l'URSS" avant qu'ils ne signent le pacte germano-soviétique, livrent les communistes allemands au chancelier Hitler". Celle-là m'a beaucoup fait rire. Même si c'est très mal dit. Parce que vous vouliez bien entendu affirmer que les Soviétiques ont livré les communistes allemands à Hitler ? ! Vous êtes sérieux ? En 33 ? C'est donc Staline qui dirigeait les dirigeants allemands et Hindenbourg qui appellent Hitler au pouvoir ? ! En 39 ? Les communistes allemands, s'ils sont encore vivants, sont dans les camps depuis six ans. Il se trouve que concernant M. Staline, j'ai appris à me faire avis par des études historiques personnelles, et pas par les reader digest de type américain que l'on trouve partout. Et ne vous inquiétez pas, je vais écrire aussi sur le sujet. Pas pour idéaliser, mais pour ramener choses et faits à leur juste et exacte proportion.

16/11/2011, 01:52 | Par pascal b en réponse au commentaire de jcg le 15/11/2011 à 23:23

Je dis ce que les historiens ont prouvé. Après la signature du pacte germano-soviétique, des communistes allemands furent laissés à Hitler.

Le partage de la Pologne entre Hitler et Staline, vous niez aussi?

"Vos études historiques personnelles" sont annoncées comme bouleversantes.

17/11/2011, 21:52 | Par jcg en réponse au commentaire de pascal b le 16/11/2011 à 01:52

Des communistes allemands furent laissés à Hitler ! Lol ! Il les avait envoyés dans les camps depuis des années ! Le partage de la Pologne ? Oui, et alors ? Cette Pologne qui a refusé de s'allier avec l'URSS, qui a manoeuvré au profit des allemands dès le début des années 30, mais qui a été écrabouillé par ceux-ci. Enfin, ce sont surtout les Juifs polonais qui ont ramassé...

15/11/2011, 21:58 | Par hector carignan

Si je comprends bien, en tant que communiste, du fait de la rupture du pacte germano-soviétique, Guy Mocquêt passe du statut de "collaborateur" à celui de "résitant" ? Mais c'est tout de même à ce second titre qu'il est fusillé, en octobre 1941 (pourquoi, en effet, l'autait-il été en qualité du premier ?)...

Quant aux "révélations" historiques sur certains errements de la direction du PCF, inféodée à la politique de l'URSS au nom de l'internationalisme prolétarien, Michel Onfray avait donc quelques bonnes lectures en retard ?

15/11/2011, 23:36 | Par jcg en réponse au commentaire de hector carignan le 15/11/2011 à 21:58

Vous savez lire ou vous avez un énorme problème de vue ?

Le gouvernement et la majorité politique de la République Française cagoulardisée ont criminalisé l'activité communiste : peine de mort pour celles et ceux qui voulaient faire de la propagande ! La "rupture" du pacte intervient en juin 41, entre un an et demi et deux ans plus tard. Si prendre le risque de la peine de mort décrété par un gouvernement et une majorité qui anticipent l'occupation et qui une fois celle-ci actée continue à amplifier les mesures contre les communistes, ce n'est pas "résister", qu'est-ce qu'il faut faire pour "résister" ? Enoncer une allocution à la radio depuis Londres ? Si vous n'en avez pas pris le temps, relisez le texte de Guingouin d'août 40 ! appel à la résistance, ils n'ont pas attendu la "rupture du pacte" qu'ils savaient inévitable et qu'ils souhaitaient. Ils étaient traqués par des hommes qui les menaçaient de mort et ils n'auraient pas considéré ces hommes comme des ennemis ? ! Quant aux prétendues "errements" de la direction du PCF, cela fait sourire. Voici ce que déclarait Duclos dans l'appel du 10 juillet 1940 ! : " …La France encore toute sanglante veut vivre libre et indépendante… Jamais un peuple comme le nôtre ne sera un peuple d'esclaves et si, malgré la terreur, ce peuple a su, sous les formes les plus diverses, montrer sa réprobation de voir la France enchaînée au char de l'impérialisme britannique, il saura signifier aussi à la bande actuellement au pouvoir sa volonté d'être libre."

Et Charles Tillon déclare le 17 juillet 40, un jour avant l'appel célèbre et qui l'occulte totalement :

" … Mais le peuple français ne veut pas de l'esclavage, de la misère et du fascisme, pas plus qu'il n'a voulu la guerre des capitalistes. Il est le nombre, uni, il sera la force… - Pour un gouvernement populaire, libérant les travailleurs, rétablissant la légalité du Parti communiste, luttant contre le fascisme hitlérien Peuple des usines, des champs, des magasins et des bureaux, commerçants, artisans et intellectuels, soldats, marins et aviateurs encore sous les armes, unissez-vous dans l'action. »

16/11/2011, 01:46 | Par pascal b en réponse au commentaire de jcg le 15/11/2011 à 23:36

Certes, Guingouin et Tillon. Qui furent exclus du PCF salement par la direction du PCF.

17/11/2011, 21:54 | Par jcg en réponse au commentaire de pascal b le 16/11/2011 à 01:46

Et les milliers d'autres, d'un parti qui comptait des centaines de milliers d'adhérents.

16/11/2011, 10:40 | Par hector carignan en réponse au commentaire de jcg le 15/11/2011 à 23:36

Il s'agit de la direction du PCF, en l'occurrence Jacques Duclos plus particulièrement... A-t-il été fait ou non une démarche auprès des autorités allemandes pour la reparution de "L'Humanité" ? L'interdiction du PCF, contre laquelle protesta Léon Blum, date du 26 août 39. Elle découle directement de la signature du pacte germano-soviétique et du soutien officiel que lui donne le PCF (malgré de nombreuses défections, y compris dans le groupe parlementaire). Quant à "l'Appel" du 10 juillet 1940 (juste un tract, pour lequel un faux numéro de l'Humanité a été réalisé ensuite, afin de lui donner une solennité équivalente à l'appel du 18 juin), il reste problématique : "IL FAUT REMETTRE LA FRANCE AU TRAVAIL, mais en attendant, à faut assurer le pain quotidien aux sans-travail. Et pour remettre le pays au travail il faut mobiliser les ressources de la Nation, EN CONFISQUANT TOUS LES BÉNÉFICES DE GUERRE ET EN EFFECTUANT UN PRÉLÈVEMENT MASSIF SUR LES GROSSES FORTUNES. IL FAUT REMETTRE LA FRANCE AU TRAVAIL, mais pour cela les voleurs capitalistes doivent être mis hors d'état de nuire, les mines, les banques, les chemins de fer, les chutes d'eau et autres grosses entreprises doivent être restitués à la Nation..." Ce n'est pas précisément un brûlot contre l'occupant allemand ! Et il n'incite guère à la lutte contre le nazisme : on s'écrie contre Daladier ou Blum, mais Hitler est inconnu au bataillon ! C'est que j'appelle des "errements". Pour en revenir à Guy Môcquet, bien sûr que son exécution est en elle-même un acte de résitance.

17/11/2011, 22:04 | Par jcg en réponse au commentaire de hector carignan le 16/11/2011 à 10:40

Le nazisme et son chef sont partout présents, dans ce que dit ce texte : s'il y a guerre, défaite, occupation, c'est, par qui ? Seulement ce texte, au lieu de parler des vainqueurs nazis, visent ceux qui ont organisé la défaite, ont préparé ces conditions, et ce texte parle de l'avenir d'une France libre. C'est un texte de mobilisation et de résistance,

 

« Notre pays connait maintenant les terribles conséquences de la politique criminelle suivie par des gouvernements indignes, responsables de la GUERRE, de la DEFAITE, de L'OCCUPATION...

... La France meurtrie, douloureuse, trahie par ses dirigeants subit la rançon de la défaite. Voilà où nous ont conduits les politiciens à la DALADIER, à la REYNAUD, à la MANDEL, qui, soutenus par un Parlement de VALETS et de corrompus, ont poussé la France à la guerre pour servir les intérêts des ploutocrates, pour supprimer les libertés publiques, pour faire régner la terreur, écraser le peuple et porter les armes contre l'URSS, pays du socialisme...

... Jamais un grand peuple comme le nôtre ne sera un peuple d’esclaves et si, malgré la terreur ce peuple a su, sous les formes les plus diverses, montrer sa réprobation de voir la France enchaînée au char de l’impérialisme britannique, il saura signifier aussi à la bande actuellement au pouvoir, SA VOLONTÉ D’ÊTRE LIBRE.

... Qui peut relever la France ? C'est la question qui se pose. Ce ne sont ni les généraux battus, ni les affairistes, ni les politiciens tarés qui peuvent relever la France ; ils ne sont bons qu'à la trahir et à la vendre. Ce n'est pas dans les milieux corrompus du capitalisme que peuvent se trouver les éléments de la renaissance nationale. C'est dans le Peuple que résident les grands espoirs de libération nationale et sociale. Et c'est seulement autour de la classe ouvrière ardente et généreuse, pleine de confiance et de courage, parce que l'avenir lui appartient ; c'est seulement autour de la classe ouvrière guidée par le Parti Communiste, Parti de propreté, d'honneur et d'héroïsme, que peut se constituer LE FRONT DE LA LIBERTÉ, DE L'INDÉPENDANCE ET DE LA RENAISSANCE DE LA FRANCE...

... IL FAUT REMETTRE LA FRANCE AU TRAVAIL, mais en attendant, à faut assurer le pain quotidien aux sans-travail. Et pour remettre le pays au travail il faut mobiliser les ressources de la Nation, EN CONFISQUANT TOUS LES BÉNÉFICES DE GUERRE ET EN EFFECTUANT UN PRÉLÈVEMENT MASSIF SUR LES GROSSES FORTUNES. IL FAUT REMETTRE LA FRANCE AU TRAVAIL, mais pour cela les voleurs capitalistes doivent être mis hors d'état de nuire, les mines, les banques, les chemins de fer, les chutes d'eau et autres grosses entreprises doivent être restitués à la Nation...

... Voilà travailleurs et démocrates français les résultats de la politique de Daladier, Blum et consorts qui, en frappant le Parti communiste français, ont préparé la destruction des libertés républicaines dans notre pays et viennent d'aider Laval-Marquet et Weygand à devenir les maîtres de la France.

Mais le Peuple de France ne se laissera pas faire. A la ville, dans les campagnes, dans les usines, dans les casernes doit se le front des hommes libres contre la dictature des forbans.

A la porte le gouvernement de Vichy ! A la porte le gouvernement des ploutocrates et des profiteurs de guerre !

C'est un tout autre gouvernement qu'il faut à la France...

- A bas le capitalisme générateur de misère et de guerre !

- Vive l'Union Soviétique de Lénine et Staline, espoir des travailleurs du Monde.

… Vive l'unité de la Nation Française.

… Vive la France libre et indépendante.

… Vive le Parti Communiste Français, espoir du Peuple de France.

… Vive le Gouvernement du Peuple au service du Peuple ! »

18/11/2011, 08:46 | Par hector carignan en réponse au commentaire de jcg le 17/11/2011 à 22:04

Ben voyons !

Ce texte appelle "à remettre la France au travail" ! Non pas à poursuivre le combat ! D'ailleurs, "L'URSS de Staline et Lénine" est définie comme le "rempart de la Paix", c'est tout dire !

On a une philippique redondante contre toute la classe politique, indisctinctement coupable, sauf bien sûr les communistes, avec même une demande de mise en accusation des "responsables" de la défaite (un point que le gouvernement de Vichy ne manquera pas de satisfaire)...

Cet Appel illustre, s'il en était besoin, l'alignement du PCF sur les contorsions politiques du Kremlin", lequel venait de conlure un pacte de non-agression avec Hitler et entendait que les partis satellites intègrent la nouvelle donne...

16/11/2011, 11:08 | Par Jean-Michel Boiron

Je pense que tout le monde oublie de dire que sans l'exploitation par Nicolas Sarkosy (et quelques autres) de la lettre de GM, l'intérêt pour ce personnage [certainement très respectable même s'il n'a peut-être pas toujours été ce que certains se rappelle de lui] serait nul pour la plupart.

16/11/2011, 14:15 | Par Jean-Michel Boiron

Afin de faire la part des choses,il faut rester factuel. C'est trop facile de faire des procès d'intentions aux gens, de prétendre juger sur des a peu près.

Et, je regrette d'avoir à dire celà, mais ça ne suffit pas de dire qu'un argument est utilisé par l'extrême-droite (ou le PC, le NPA, l'UMP, le PS ou le PG, je n'oublie personne ?) pour démontrer qu'il est faux.

Il est clair que le billet ne réfute que très peu les allégations de MO. Il recontextualise beaucoup, ce qui est utile, mais un peu confus et noie plutôt le poission et sans aller au bout des choses.

Revoyons en détail quelques affirmations de MO :

"Guy Môquet est le fils d’un cheminot qui doit son ascension sociale au Parti Communiste auquel il voue un culte."

"l’Union Soviétique laisse transiter sur son territoire les produits qui ravitaillent les nationaux-socialistes"

"Le 29 septembre 1939, nazis et communistes demandent la fin de la guerre afin que Staline garde les territoires conquis et Hitler les siens"

"PCF invite alors ses militants au sabotage. Ils ne s’en privent pas et causent la mort de soldats français envoyés au combat avec du matériel qui les lâche en plein milieu de la bataille."

"Le fils (...) continue le combat du père qui, on le voit, n’est pas un combat de résistance, mais de collaboration avec les nazis liés aux staliniens par le pacte."

Vrai ou faux ? Pas de réponse.

 

"Les tracts distribués par Guy Môquet n’appellent pas à la résistance"

"Réponse" :

"Guy Môcquet diffuse ses "papillons" et tracts dans Paris entre juin (qui voit l'arrivée de l'armée de terre allemande dans Paris) et octobre. Il est arrêté le 13 octobre 1940 par "trois inspecteurs de police française de la Brigade spéciale de répression anticommuniste (BS)" ! et emprisonné à Fresnes."

Ca ne répond pas à l'affirmation de MO.

 

"Le PCF ne dit rien. Le 29 septembre 1939, nazis et communistes demandent la fin de la guerre afin que Staline garde les territoires conquis et Hitler les siens."

"Les communistes changent de stratégie, presque un an après la déclaration de la guerre, ils entrent enfin dans la résistance."

Réponse ?

"Bonte souhaite en septembre 1939 la paix GRACE à un accord avec l'Union Soviétique et sa puissance"

Est-ce que ça ne serait pas une sorte de confirmation de ce que dit MO ?

 

"Le Parti se réjouit de la défaite de juin 40"

Réponse :

"les Soviétiques font savoir aux Français qu'ils souhaitent signer un accord militaire afin de tenir en tenaille l'Allemagne nazie." ; "les députés communistes votent le 2 septembre les crédits de guerre !"

Conclusion ? double langage ? erreur de MO ? Admettons.

Bref, on aime ou on aime pas MO et/ou le PC, mais démolir un texte, ou un auteur c'est un travail, que MO fait manifestement mieux que d'autres.

 

17/11/2011, 22:24 | Par jcg en réponse au commentaire de Jean-Michel Boiron le 16/11/2011 à 14:15

"PCF invite alors ses militants au sabotage. Ils ne s’en privent pas et causent la mort de soldats français envoyés au combat avec du matériel qui les lâche en plein milieu de la bataille.""Le fils (...) continue le combat du père qui, on le voit, n’est pas un combat de résistance, mais de collaboration avec les nazis liés aux staliniens par le pacte."

 

L'accusation de sabotage est typique de l'extrême-droite. Les historiens sérieux ont récusé ces accusations portées contre les communistes par les cagoulards au pouvoir. Alors que ceux-ci organisaient la désorganisation de la production industrielle de la France, choisissaient des hommes à la tête de l'Etat-major pour trahir.

 

J'ajoute cette page qui apporte des éléments :

 

http://prisons-cherche-midi-mauzac.com/varia/le-sabotage-dans-les-usines-daviation-et-le-pcf-entre-mythes-et-realites-925

 

Le texte de Marc Bloch : http://classiques.uqac.ca/classiques/bloch_marc/etrange_defaite/etrange_defaite.html

18/11/2011, 00:32 | Par Jean-Michel Boiron en réponse au commentaire de jcg le 17/11/2011 à 22:24

Merci pour le livre. Vous m'excuserez si je ne lis pas les 111 pages car le blog sur les sabotages prouve déjà que vous sur-interprétez le texte qui ne remets pas en cause ce que dit Onfray. On attend toujours une vraie réfutation.

18/11/2011, 09:07 | Par jcg en réponse au commentaire de Jean-Michel Boiron le 18/11/2011 à 00:32

Il y a mon texte, puis les éléments que j'ai apporté. Vous n'apportez aucun élément. Donc je ne perds plus mon temps à vous répondre.

18/11/2011, 14:42 | Par Jean-Michel Boiron en réponse au commentaire de jcg le 18/11/2011 à 09:07

J'ai réfuté l'utilité de votre texte à l'appui de votre thèse.

Aucun élément que vous avez apporté ne réfute les affirmations que vous prétendez affaiblir.

Ok, on va gagner du temps tous les deux. Habituellement, quand on creuse on a un peu de métière, là non.

18/11/2011, 16:17 | Par jcg en réponse au commentaire de Jean-Michel Boiron le 18/11/2011 à 14:42

Apprenez le sens de "réfuter". Si besoin, consultez.

18/11/2011, 16:52 | Par Jean-Michel Boiron en réponse au commentaire de jcg le 18/11/2011 à 16:17

Merci de votre conseil : La réfutation est un procédé logique consistant à prouver la fausseté ou l'insuffisance d'une proposition ou d'un argument.

J'apprends beaucoup décidément avec vous.

18/11/2011, 19:34 | Par jcg en réponse au commentaire de Jean-Michel Boiron le 18/11/2011 à 16:52

Cela fait drôlement plaisir de savoir que vous commencez à apprendre dans le domaine, et que, ainsi, vous avez pu constater que vous n'avez rien réfuté.

18/11/2011, 19:41 | Par Jean-Michel Boiron en réponse au commentaire de jcg le 18/11/2011 à 19:34

Pas d'accord. On en est au stade de la maternelle : "Nan, c'est toi qu'a rien réfuté, Nan c'est toi etc etc..." : Je pense avoir prouvé l'insuffisance de vos propositions et arguments pour réfuter celles de MO.

Ne nous fatiguons plus.

Je vous laisse à votre drôle de plaisir et répondre aux critiques sur le fond des faits qui vous sont faites par ailleurs.

18/11/2011, 21:14 | Par jcg en réponse au commentaire de Jean-Michel Boiron le 18/11/2011 à 19:41

Il faut vous féliciter pour votre lucidité. Avec vous, on en est en effet au niveau de la maternelle, en état d'esprit et en niveau de connaissance. Vos commentaires parlent d'eux-mêmes : presque, rien. Ciao !

16/11/2011, 11:54 | Par hector carignan

Ce qui peut étonner chez Michel Onfray, en la circonstance, c'est de ne pas être assez "nietzschéen" ; de trop de perdre dans l'histoire érudite et d'oublier "l'histoire monumentale" de la deuxième des Considérations inactuelles...

16/11/2011, 14:32 | Par profil_inactif_145012

Cet Onfray tient surtout à tenir le crachoir.

 

Dire qu''un adolescent de 17 ans est un "jeune homme stalinien" tient de la dérive verbale où n'entre que le désir de choquer sans la moindre trace de réflexion.

 

C'est un peu la manière sarkoziste à l'envers. L'un impose Guy, l'autre le dépose.

18/11/2011, 10:14 | Par Agnès GOUINGUENET en réponse au commentaire de profil_inactif_145012 le 16/11/2011 à 14:32

@MHJOZOUX.

-

En accord avec vous; que ne feraient Messieurs Sarkozy et Onfray pour faire parler d'eux !

-

Il me revient en mémoire un "débat fraternel" entre ces deux hyper-actifs de la réussite sociale (à défaut d'une autre), dans un numéro de "Philosophie Magazine", en pleine campagne électorale 2007, à propos de la génétique et du reste chez certain-e-s criminel-le-s ... Cousu de fil blanc.

-

Une rhétorique polémique, lancée car de toute évidence insoluble et donc "rentable" dans le temps, créant volontairement deux clans, au profit des intérêts des deux protagonistes, enivrés du désir d'être reconnus.

-

Entre deux totalitarismes, le gosse Môcquet a accepté son sort infligé, tel un moussaillon sur le radeau de la Méduse. Contre mauvaise fortune, bon coeur; pas vraiment le choix.

-

Et on se dispute ses restes ... Inouï.

-

Sourire

18/11/2011, 15:01 | Par profil_inactif_145012 en réponse au commentaire de Agnès GOUINGUENET le 18/11/2011 à 10:14

on se dispute ses restes

C'est en effet affligeant.

Que des adultes puissent ainsi déchirer la mémoire de ces nombreux adolescents entrés en résistance avec les moyens du bord, les leurs, - au lieu de les honorer au moins en silence si les mots leur manquent, est une honte dont rien malheureusement ne pourra leur faire prendre conscience.

17/11/2011, 22:29 | Par jcg

A propos de Jean-Pierre Timbaud :

 

http://www.humanite.fr/node/452229

 

Lui aussi, pas "résistant" ? !

28/01/2013, 17:03 | Par Turgot

Décidément, on n'en aura jamais fini avec la crapulerie et le mensonge communistes.

Bon, je vais avancer une idée qui va mettre tout le monde d'accord:

Si Guy Môquet avait distribué des tracs en URSS à la même époque, il aurait également été fusillé. Donc, de quoi se plaint-on ?

Nazis, communistes, fascistes, tout ça, c'est la même engeance !

Newsletter