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Crise d'adolescence du Parti de Gauche, le Front de Gauche se renforce

Le PG en raison de l'inexpérience de certains dirigeants, qui font barrage autour de Jean Luc Melenchon, confondent le PG parti de près de 10 000 adhérents avec les micro-organisations dont ils sont issus. C'est ainsi qu'au nom du centralisme démocratique, ces apparatchiks entendent bloquer la liberté et la diversité d'expression, de la leur et de leurs groupuscules qui ont pris en main le PG. Pour n'en citer qu'un, citons le MARS.

La conséquence ce sont les dérapages de Jean-Luc, entouré de courtisans et d'apparatchiks venus là pour faire enfin carrière. Il est étonnant que des groupes entiers fondateurs du PG aient disparu, alors qu'ils sont venus avec 2000 militants: Forces militantes de Marc Dolez, par exemple, trop socialistes pas assez à gauche pour Éric Coquerel et ses amis du MARS.

Un homme politique doit s'entourer de personnes de qualité, il est tout à fait désolant d'avoir vu partir Christophe Ramaux, économiste de talent, maintenant Claude Debons et Jacques Rigaudiat mis à l'écart pour la même raison que Christophe, se comporter en responsable, et dire tout haut ce que beaucoup pensent tout bas, débattre sereinement , avoir le droit d'être en désaccord avec d'autres membres du Parti sans être marginalisé. Au niveau de la base c'est pire encore, des militants sont mis sur la touche sans explication, voire transférer dans une autre section, se défendre, savoir ce qu'on leur reproche, débattre. La réponse du camarade Coquerel fut «parce c'est comme ça, je n'ai pas à me justifier!»

Bientôt les anciens du PG seront plus nombreux que les adhérents qui sont considérés comme des soldats, et non comme des citoyen(nes) responsables.

Nous restons au FdG car le Front est un rassemblement de groupes libres et variés, c'est là, que se situe l'espace, le creuset de la gauche authentique.

Nous sommes de gauche, simplement de gauche, ni d'extrême gauche, ni d'extrême centre, ni sociaux libéraux, nous sommes socialistes donc de gauche, comme nos camarades allemands, scandinaves, finlandais, grec, portugais, italiens et espagnols.

Le PG comme Die Linke connaît sa crise de croissance, il ne doit pas se tromper en marginalisant les éléments expérimentés et riches de leur savoir comme Christophe Ramaux, Claude Debons, Jacques Rigaudiat. Un parti jeune ne peut se priver de telles personnalités, qui ont fait preuve tout au long de leur carrière du sens des responsabilités et du sens de l'intérêt général, qui est toujours passé avant leur ambition personnelle.

Nous nous retrouverons tous au Front de Gauche.

Jean Bachelerie

Tous les commentaires

C'est le problème de toutes les organisations, hélas!

J'ai quitté le M'PEP en partie pour ces mêmes raisons: l'impossobilité de débattre sur les questions de stratégie du Mouvement...

Je connaissais le départ de C.Ramaux, mais j'ignorais que Claude Debons, lui aussi quittait le PG..

Les organisations, il faut les suivre de loin. C'est la philosophie que j'ai adoptée.

Sinon, on se condamne à devenir un mouton: on bêle. Il en est qui aiment ça, et d'autres qui refusent de cesser de penser Sourire...

 

Les organisations ne sont pas infaillibles, elles ne sont que ce que les hommes en font.Le MPEP est une dissidence d'Attac, et je ne suis pas surpris qu'il continue à pratiquer aussi le centralisme "démocratique".

L'important est comme vous le dites de garder sa liberté, ses convictions, de refuser d’être formaté. L'avenir appartient à ce militantisme libéré et où chacun participe activement. il ne reproduit pas le schema dominants-dominés.

Jean Bachelerie

 

Intéressant. Mais je note une tendance à exonérer le Secrétaire général de fautes rejetées sur son entourage. "Le tsar est un brave homme, mais il est mal conseillé."

Ce n'est pas une crise d'adolescence.

C'est structurel. Le PG a toujours été une officine entièrement dirigée à partir d'un bureau parisien. Pour avoir participé aux premières réunions et avoir interrogé les missi dominici sur les processus de prises décisions et les modalités de la vie démocratique du parti, j'ai immédiatemnet su à quoi m'en tenir.

Le fait que les seconds couteaux montent sur leur grands chevaux, aujourd'hui, n'indiquent que leur seule déception de ne pas avoir les bonnes places. Le thème, c'est: le chef est toujours mal conseillé quand il n'est pas conseillé par moi.

Foutaises.

 

les politiques: hommes de conviction ou opportunistes

 

 

 

Nous ne pouvons laisser passer votre jugement à la hache, les seconds couteaux comme vous dites sont eux aussi des hommes politiques il y a les hommes de conviction

et les opportunistes. Ceux qui ont démissionné ne sont pas des opportunistes, ni des seconds couteaux, ce sont des hommes de conviction dont le parcours syndicaliste,

politique ou professionnel parle pour eux. voir wikipedia, pour Claude Debons, la carrière déjà riche de Christophe Ramaux qui existait avant le PG et existe toujours après,

quant å Jacques Rigaudiat, lorsque l'on a ete conseiller social de deux premiers ministres, auteur d'ouvrages de référence et que l'on siège au conseil d'état, on ne peut le

soupçonner de chercher une place.

 

Encore heureux que ces gens ne disposent pas d'une guillotine!

ils seraient capable de se couper.

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