Thématiques du blog
Et pendant ce temps là....
Et pendant ce temps là....
Pendant ce temps là le parti socialiste prépare son programme.
Il paraît que le parti socialiste est un mouvement d'opposition.
De l'opposition, il est entendu que nous attendons tous qu'elle assortisse ses critiques de propositions alternatives. Elle le doit d'autant plus que le pouvoir aux commandes de l'état s'incarne dans quelques figures qui ne semblent pas envisager l'échec aux prochaines élections présidentielles et s'autorisent dès lors à pousser le bouchon économiquement libéral et politiquement autoritaire le plus loin qu'il leur soit possible de le faire.
Le parti socialiste semble tout occupé à savoir qui sera candidat. Qui de... Je vous laisse compléter.
Reste que peut être que dans quelques mois nous assisterons au grand retour de DSK.
Peut être pas dans le rôle attendu ; celui du candidat du centre droit socialiste capable de collecter les voix d'un électorat encore imprécis qui peut orienter son choix vers un certain nombre de personnalités de ce centre multipolaire tout paradoxal.
Centre droit, centre centre, centre gauche, droite centriste, gauche centriste et j'oubliais l'écologie centriste ou le centre écologiste.
Bref, DSK risque de nous revenir dans la peau du sauveur des finances publiques, apportant avec lui, le directeur général du FMI, des prêts aux taux avantageux capables de refinancer des banques regorgeant de créances douteuses à jamais perdues comme peut l'être la dette grecque,... par exemple.
DSK sauveur de la France.
Quel programme n'est-ce pas ?
Nous aurons probablement droit et nous le supporterons comme les grecs, comme les irlandais, comme les portugais, à un traitement de cheval préparé par les bons apothicaires libéraux.
Toujours moins de dépenses publiques, toujours moins de solidarité reposant sur la mutualisation des moyens et la redistribution.
Toujours plus d'individualisation, toujours plus d'autonomie, de responsabilité, toujours plus de « tu n'as qu'à t'en prendre qu'à toi même si.... », version temporelle du « aides-toi le ciel d'aidera. »
Revenons à notre opposition « de gouvernement » puisqu'il existe une opposition réputée irréaliste, irresponsable, déraisonnable...
Martine Aubry s'évertue à nous le démontrer : le PS existe.
Le PS vit et se prépare à exercer le pouvoir.
C'est un peu comme (situation vécue) des directeurs qui attendent avec impatience le départ de leur directeur général et n'osent pas le critiquer.
Non pas que la critique ne soit ni facile ni justifiée puisqu'il est dans la nature humaine de dévaloriser celui dont on veut prendre la place, mais il n'est tout simplement pas possible de critiquer celui dont on espère prendre la place puisque l'on ne s'imagine pas pouvoir être soi-même la cible des mêmes attaques.
Et puis de toute façon comme le dit Roland Gori, l'époque est à la démonstration d'une civilité qui n'autorise par l'exercice de la raison critique.
Le conformisme est plus que jamais un moyen de survie lorsque l'on exerce ou prétend exercer un pouvoir quel qu'en soit la portée.
Donc si j'ai bien compris l'actualité socialiste, elle ne s'intéresse pas, elle ne s'exprime pas, elle ne s'empare pas de ce qui dans l'actualité de notre pouvoir néo-je ne sais pas trop quoi, nourrirait ailleurs, c'est à dire dans un pays où s'opposer est encore possible, où penser autrement est encore possible, nourrirait donc la mise en œuvre d'une intelligence critique qui s'autoriserait à prendre l'autre pour cible.
Petite digression psychanalytique : à condition que cet autre ne supporte aucune identification, à condition que je l'envisage comme parfaitement étranger à ma condition, assez différent pour que je ne me soucie pas des conséquences que mes actes et mes paroles pourront avoir sur lui.
Le pauvre...
Bien rares sont ceux qui ne redoutent pas les conséquences de leurs actes et de leurs paroles dans le camp socialiste.
Bien rares sont ceux qui considèrent la clique en place comme une collection d'individus méprisables qu'il n'y a pas lieu de respecter (des pervers pour la plupart d'entre eux qui n'accordent à l'autre aucun droit à l'exercice d'une subjectivité dont ils s'évertuent à réduire la portée allant même jusqu'à en organiser le déni à travers la valorisation de stéréotypes ethniques comme éléments clés de compréhension des conduites individuelles).
Pourquoi accorder à l'ennemi la reconnaissance d'une quelconque légitimité à occuper le pouvoir quand celui-ci occupe son temps à diviser la société dont il est censé être l'expression majoritaire ? Comment peut-on accepter sans s'étrangler de rage, sans s'employer à prendre la parole, la démonstration quotidienne d'une politique dangereuse et perverse qui semble prendre du plaisir à renvoyer à un nombre croissant de français le spectacle d'une souffrance sociale dont ils sont invités à accepter les conséquences au nom des grands équilibres « systémiques » dont l'économie dans ses principes mêmes semble être devenue un élément secondaire ?
On nous promet du sang et des larmes. Nous serons bientôt devenus les victimes pleinement consentantes de l'hubris d'une minorité hyperactive.
Cette minorité ne partage pas notre condition. Elle se vit comme appartenant à une condition humaine supérieure qui l'autorise à tout et à l'intérieur de laquelle se définissent des règles de conduite et des normes de pensées spécifiques.
Ce n'est plus une élite, ce n'est plus une minorité.
C'est une catégorie nouvelle d'êtres humains dont les actions et les pensées ne s'écoulent que dans un sens, exoréïque à distance de la prise en compte de l'altérité comme figure d'une différence qui préserve de l'aveuglement et de ses conséquences.
C'est une catégorie d'êtres humains qui ne se nourrit que de sa propre parole, que de son propre savoir, indifférent à l'expérience de ceux qu'elle considère avec le plus grand mépris soucieuse pour l'heure de créer les conditions dans lesquelles il lui sera d'exercer sans contestation possible le pouvoir inconditionnel qu'elle pense déjà devoir être le sien.


Tous les commentaires
Coffin, totalement d'accord avec vous, en beaucoup plus fort, tant ma colère est grande.
J'exècre, je hais tous les eurokrates, ces salopards, ces merdeux, qui ont organisé et imposé la pourriture, sauf pour eux. ( les privilèges des politicards sont toujours très attrayants)
La souveraineté nationale n'existe plus: les merdeux-verdeux ( quels grands démocrates!) et les pseudo-socialos ont donéé ( sans doute vendu) leurs voix aux ultralib du prétendu parlement européen pour détruire les politiques nationales. Désormais ce sont des techno-eurokrates qui décideront de la conformité des budgets ( donc de la politique) aux desiderata des fricnanciers.
Et la sécu va disparaître, comme prévu par les eurokrates.
Le ps est un ramassis de corrompus et de traitres.
Je n'ai jamais voté FN, mais je suis tout prêt à le faire ( sans idéologie, sans mm aller voir leur site) et mm à militer pour que ces pourris ne puissent pas reprendre le pouvoir et continuer les destructions de l'ignoble chanoine qui occupe l'Elysée.
Je n'irai pas jusqu'à voter pour le FN mais je comprends que certains électeurs soient tentés par une solution qui ne règlerait pas les problèmes de démocratie en France. La France n'a pas une vraie culture démocratique alors qu'une majorité de français est en capacité de faire des choix en toute connaissance de cause. La France est un pays inégalitaire dans les faits et égalitaire en droit. Elle tend à devenir tout aussi libre en droit que soumis à l'autorité d'une minorité dans les faits. Le plus inquiétant, c'est que la voix de ceux qui prennent la parole pour défendre leur cause n'est plus considérée comme digne d'intérêt par cette minorité qui préfère le mépris au débat. J'ai bien peur qu'en 2012, nous nous retrouvions dans une situation bien pire qu'en 2002. Une alliance du FN et de l'aile droite de l'UMP n'est pas impossible.