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Faut-il interdire la burqa en France ?

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Les députés mettent en place une mission d'information sur le port de la burqa en France. Certains parlent déjà d'interdire ce voile intégral. Les parlementaires sont-ils dans leur rôle ? C'est le thème du débat que j'ai animé, ce 4 juillet, sur France Info, entre Alain Genestar, directeur de Polka Magazine, et Edwy Plenel, directeur de MediaPart.

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C'est effectivement le sujet le plus important du moment!

C'est fou l'habilité de détourner des sujets importants, avec des trucs qui marchent à tous les coups. Le plus important du moment, bien sûr c'est la burka ! Heu... en france, qui en a vu ne serait-ce qu'une fois ?!? Je pose la question.

Plusieurs, en plein Paris, depuis quelques années, et encore plus dans certaines banlieues.... On peut penser ce que l'on veut par rapport à une éventuelle interdiction ou pas, par rapport à son urgence ou sa nécessité, mais on ne peut quand même pas nier le phénomène !

ce sont des niqabs pas des burkas.

veils4.jpg.gifhijab1.jpglarge_287034.jpg429727_5451309-burqa-t103a.jpg Honnêtement, je n'aurais envie de porter ni l'un ni l'autre !

" Les députés mettent en place une mission d'information sur le port de la burqa en France. . Heureusement qu'Edwy fait des débats sur France Info pour que les abonnés de Médiapart l'apprennent... ! . jpylg

Vous savez faire mieux que cela Edwy. Pourquoi ce laisser aller? ou alors il fallait être réellement féroce!

Raymondb Féroce, en disant QUOI, par exemple ?

. Je ne vois pas pourquoi il faudrait être féroce avec un grand gamin bourré de bonne volonté comme Edwy. . Mais, vous avez raison : le pauvre est surchargé et souvent assez mal secondé. . L'originalité de Médiapart mérite tout notre soutien. Il est bien clair qu'à Médiapart, ce sont les abonnés qui mâchent le boulot aux journalistes. . J'envisage même d'adhérer à l'ALM, pour plus d'efficacité. . En attendant, sur la laïcité : voici le fil à suivre : . http://www.mediapart.fr/club/blog/jeanpaulyveslegoff/100608/mediapart-et-la-laicite . jpylg

.

Raymondb Grand gamin ... mal secondé .... N'en jetez plus !

Marrant quand même, surtout après avoir écouté l'émission (notamment le thème PCF-UMP soulevé par EP) et assisté à d'autres débats sur le sujet, mais je me demande si plutôt qu'un clivage gauche-droite sur la question, un clivage hommes-femmes ne serait pas plus parlant... Mais ce sont deux hommes qui étaient invités à débattre... et c'est à peine si le mot "femmes" lui-même a été prononcé !

chère Grain, vous m'enlevez les mots de la bouche.

Pas de quoi s'étonner, Cuisine, il y a un moment qu'on est sur la même longueur de (micro)ondes !

Bonjour Je soutiens, je soutiens... Que d'hommes, que d'hommes , encore et toujours. prennent nos voix, nos paroles, nos sentiments, nos humiliations, nos destins, nos révoltes pour alimenter leur "propre" égo et maintenir dès que possible, à tout prix, leur main basse sur l'Éternel Féminin ! Cela devient vraiment une pratique grotesque et rédhibitoire. Quand vont-ils ENFIN s’en rendre compte ? Quand en seront-ils, ENFIN, eux-mêmes affreusement gênés ? Quand ? Telle est, encore, la question.

Tout-à-fait d'accord avec Alain Genestar et Edwy Plenel : il y a danger à faire du voile intégral en France un problème crucial alors qu'il est tout-à-fait marginal dans nos sociétés. Cette instrumentalisation par le président de la république est un abus de pouvoir de plus pour faire oublier son discours de Latran tout-à-fait désatreux sur la laïcité puisqu'il s'érige ainsi en Grand Pontife comme César en décrétant ce qui est et ce qui n'est pas un symbole religieux. S'il s'agit de vouloir redonner un visage à des êtres humains, qu'on commence par interdire le port du masque de certaines unités de police plutôt que de vouloir l'interdire pour les manifestants uniquement. Deux poids et deux mesures, comme toujours. Si l'on veut redonner sa dignité à la femme, qu'on commence par interdire le port du voile de la mariée dans nos sociétés toujours considéré comme une nécessité tant à l'église qu'à la mairie comme si la pureté de l'homme et celle de la femme ne devaient pas être équivalentes au pays des droits humains.

Il y a danger à l'interdire, certes, mais pas à nier que c'est un véritable problème de droits de l'homme, en l'occurence, de la femme !

Pour en savoir sur le port du voile en occident, voire : http://www.jaimelemariage.com/articles-mariage/voile-mariee/

Le voile de mariée, au pire, on le porte une demi-journée et encore, on n'est pas obligée. Moi je me suis mariée (comme beaucoup) sans flafla, sans monsieur le curé, sans voile, sans bouquets de fleurs, et sans harmonium. Le niqab, ou la burqa, c'est tous les jours que ces femmes en sont prisonnières, du matin au soir, de l'adolescence à un âge avancé, voire à la fin de leur vie ! Cela dit, si on l'interdit, c'est peut-être non plus dans ce linceul noir et bel mais bien à la maison, à l'abri des regards, qu'elles seront cloîtrées... et cet aspect aussi mérite d'être envisagé !

Qui dit que nous ne sommes pas les héritiers de notre passé? Peu importe la signification lointaine du voile de ceci ou de cela, ce qui compte, c'est l'usage contemporain. Les femmes ont toujours été soumises à leur mari, mais faut-il renier l'institution du mariage, dès lors que les réformes successives consacrent l'égalité des deux époux? Idem pour le voile: pas de commune mesure entre le voile de la mariée, qui n'est plus qu'une parure, et la burqa ou quel que soit le nom qu'on lui donne en Iran, qui est l'expression d'une soumission, parfois volontaire du reste, certes à Dieu mais surtout aux hommes. Qui a dit qu'il y a des sujets plus importants? Qui dit que je n'en ai pas assez de ma sous-représentation aux deux chambres, aux commissions décisionnaires de toute sorte, de gagner 30% de moins que mes collègues masculins, et de me taper une double journée, entre travail, ménage et gamins. Sujet secondaire, disiez-vous? Peut-être pas pour la moitié de l'humanité dont je me sens ici la modeste représentante. La place des femmes dans notre société n'est pas un sujet parmi d'autres, c'en est le sujet majeur.

Se laisser intimider, déstabiliser à ce point par les conséquences fantasmagoriques qui suivraient l'interdiction de la Burqa ou du Niqab - symboles d'asservissement pur et dur, de dégradation affirmée d 'un sexe par l'autre - ne provient ni d’un bon jugement, ni d'une forte sérénité attachée à l’application des Droits de l’Homme… et la Femme dans ce pays. Les femmes en seraient-elles plus enfermées, plus niées ? Cela ressemble à un scandaleux chantage, déjà condamnable ! ET D’autre part sent la frilosité démocratique pour ceux qui se préoccupent avant tout de leur tranquillité… « on ne peut pas tout régler en même temps… tant pis pour elles… » Car dans le cas où un homme pourrait s'aviser de faire subir cela (privation de sortir !) à une femme nous serions en présence d'esclavage et la loi est là pour punir lourdement cette pratique. ** Laisser faire au nom de la dureté des rapports de force…etc tient plus d’ une position de repli assez proche de celle qui a permis le port de l'étoile jaune par les Juifs pendant l'occupation nazie qu’à une saine conscience démocratique. ** La charria islamique serait donc finalement confortée par la République laïque française ... Voilà un superbe cadeau que nous ferions haut et fort à l'intolérance , la discrimination, l'aliénation absolue faite à un sexe pour la gloire de l'autre ! Bravo !! Alors pourquoi s'en prendre si justement aux sectes de toutes tendances si nous demeurons si stupides devant ce qu'il y a de pire ? *** Les Femmes ont finalement intérêt à se rassembler pour que cette folie et indignité cessent. Sinon pourquoi en appeler aux valeurs de la République : « liberté, égalité, fraternité » ?

D'accord avec l'essentiel, MG2, mais je ne pense pas que l'interdiction serait la solution....

Attendons les travaux et conclusions de la commission. Rien ne doit être exclu à priori. Car il faut mettre un arrêt à ces volontés et pratiques islamistes résolument anti-démocratiques.

Ci-joint un texte que je viens de lire en provenance du Quebec terre d'immigration s'il en est, terre d'intégration aussi. S'agissant d'un système démocratique en bien des points très avancé, certains débats ayant cours au delà de l'Atlantique, sur le continent Américain comme certains arguments pourraient peut être utilement éclairer nos propres débats et sont peut-être à considérer. Le voici : La FFQ fait fausse route Le Mouvement Laïque québécois (MLQ) réprouve la position de la Fédération des Femmes du Québec (FFQ) qui s’est prononcée contre l’interdiction du port de signes religieux au sein de la fonction et des services publics québécois. La formule choisie par la FFQ ne clarifie rien. L’expression « s’opposer à l’interdiction » est en soi ambiguë. Cela peut signifier que la FFQ est en faveur du port des signes religieux au sein de la fonction publique et pourrait éventuellement faire la promotion de cette pratique. Cela peut aussi signifier que la FFQ est satisfaite de la situation actuelle et comme aucune règle précise (lois, normes du travail ou charte de la laïcité) n’est encore établie au Québec, il n’y aurait donc nul besoin de légiférer pour clarifier la situation. La position de la FFQ embrouille d’autant plus qu’elle reprend à son compte les pires lieux communs, qui, depuis la publication du mémoire de la Commission Bouchard-Taylor, encombrent le débat public sur la laïcité des institutions publiques. Plus déplorable encore, la FFQ justifie sa position en ayant recours au concept fumeux de « laïcité ouverte ». Comment la FFQ peut-elle, à son tour faire référence à un soi-disant « modèle québécois de laïcité ouverte » si la laïcité n’a encore aucun statut officiel au Québec ? À quelle disposition légale ou charte la FFQ fait-elle référence ? L’emploi de cette expression a été dénoncé par les plus grands experts de la laïcité. Citons seulement, pour l’exemple, Henri Pena-Ruiz ou Catherine Kintzler qui ont pourtant bien démontré que cette expression n’est qu’un stratagème rhétorique mis au point par des militants pro-religieux dans le but de discréditer toute mise en œuvre effective et conséquente de la laïcité qui ne consentirait plus de privilèges ou de passe-droits aux religieux et qui serait alors qualifiée de « fermée ». La position de la FFQ doit cependant être dénoncée sévèrement parce qu’elle reproduit l’un des préjugés des plus nuisibles à l’intégration des communautés culturelles. Le Mouvement Laïque Québécois a toujours affirmé que le débat sur la laïcité des institutions civiles ne doit pas être lié aux phénomènes d’immigration ou de diversité ethno-culturelle. La Commission Bouchard–Taylor, loin d’écarter le préjugé tenace voulant que les immigrants soient nécessairement plus religieux et plus en demande d’accommodements de nature religieuse que l’ensemble des québécois, a au contraire irrémédiablement lié la problématique des accommodements religieux aux immigrants et de surcroît aux immigrants arabes. Or une étude de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse (Paul Eid, La Ferveur religieuse et les demandes d’accommodements religieux : une comparaison intergroupe) dément radicalement ce préjugé voulant que les immigrants récents fassent preuve d’une plus grande ferveur religieuse que les québécois. On apprend dans cette étude que les immigrants d’origine maghrébine sont ceux dont le taux de ferveur religieuse est le plus similaire à la moyenne québécoise. De plus, la Commission Bouchard-Taylor a dans la conclusion de son rapport écarté la nécessité d’encadrer de manière rigoureuse les devoirs et obligations respectives des employés et des employeurs concernant les demandes d’accommodements religieux. Pourtant, une clarification des normes du travail aurait su rassurer les employeurs et les gestionnaires aux prises avec des demandes abusives ou répétées. Les commissaires ont au contraire envoyé un message inquiétant ; selon un soi-disant « modèle québécois de laïcité ouverte » un employeur devra désormais s’attendre à honorer les demandes d’accommodements religieux au nom de la tolérance envers les immigrants et de l’ouverture à la diversité culturelle. Il est alors légitime de supposer que, dans ce contexte, un employeur évite d’embaucher des personnes dont il pourrait soupçonner (à tort) qu’elles puissent multiplier les demandes d’accommodements religieux, et comme ce sont les maghrébins qui ont (faussement) la réputation d’être de fervents religieux, ce sont eux qui par « prudence » seront plus souvent qu’à leur tour écartés lors de l’embauche. Nous sommes convaincus que les commissaires, croyant donner des leçons de tolérance à tout le monde en prenant fait et cause en faveur des accommodements religieux sur demande et pensant naïvement travailler à l’intégration des immigrants, n’ont fait qu’aggraver les inquiétudes présentes dans le monde du travail et ont objectivement nuit à l’intégration de ceux qu’ils prétendaient aider. La FFQ, par la position adoptée cette fin de semaine, reproduit en tout point les prémisses erronées mises de l’avant par les commissaires. Tant que l’embauche d’un immigrant sera associée faussement dans l’esprit de tout un chacun à un risque accru d’obligation d’accommodement religieux, nous ne pourrons que craindre des reculs dans le taux d’emplois des immigrants et par conséquent déplorer la persistance de nombreux cas de discrimination. En adoptant sa position contre l’interdiction du port de signes religieux au sein de la fonction et des services publics québécois la FFQ souhaitait favoriser l’intégration des immigrantes dans la fonction publique alors qu’en réalité, elle ne fait qu’entretenir la confusion générale au sujet du principe de laïcité, conforte dans la population les préjugés les plus tenaces envers les immigrants et aggrave ainsi les discriminations qui en découlent dans l’ensemble de la société. Le Mouvement Laïque Québécois pense plutôt que l’intégration des immigrants et des immigrantes passe par l’instauration d’une véritable laïcité des institutions publiques et réaffirme l’importance d’un contrat social faisant état des droits et des obligations de tous les citoyens envers les institutions communes. Au nom du Conseil national du Mouvement laïque québécois, Marie-Michelle Poisson Présidente

En ce qui concerne l'école et les services publics, le voile a été proscrit en France depuis quelques années. Là, c'est du niqab ou de la burqa sur la voie publique qu'il s'agit !

Ce point ne m'avait, en effet, pas échappé. Simplement s'agissant d'un pays - Le Québec - qui n'a pas historiquement, par exemple, le "passif colonial" qui est le nôtre ni les relations très particulières avec l'Islam que nous entretenons venant, en plus, polluer le débat, de surcroit pays d'acceuil et d'immigration, la ville de Poitiers n'évoquant pour ses habitants qu'un possible lieu de visite lors d'un voyage sur le vieux continent, il m'est apparu intéressant de mentionner le débat qui à cours dans ce pays - démocratie bien plus avancée sur bien des points que la nôtre - , mais aussi les positions prises, même si les sujets sont différents et la similarité des concepts abordés- la question de la "laïcité ouverte" par exemple - cela ne vous rappelle rien ? Mais aussi la recherche par cette société de réponses dans le cadre qui est le leur, et de voir que sur le continent américain, s'agissant d'un pays, au demeurant, assez en avance en terme de libertés individuelles sur bien des questions - particulièrement s'agissant des droits des femmes - nous trouvons - dans un autre contexte - en arrière plan, et à lire attentivement ce document, le même type de problématiques et d'interrogations à celles sous-jacentes à l’irruption du débat sur la Burqua. Mais excusez moi, j'avais oublié - un instant d'inattention sans doute - que la France et ses débats, sa cuisine, ses monuments et surtout son intelligentsia éclairaient le monde...et que le "voile ayant été proscrit depuis plusieurs années " - rassurez-moi définitivement - dans la sphère publique, le problème était en quelque sorte règlé.......d'ailleurs il y a toujours écrit Liberté Egalité Fraternité sur le fronton de ma mairie c'est vous dire que le modèle est solide! Alors veuillez m'excuser de ne pas avoir compris qu'il s'agissait du niquab et de la burqua sur la voie publique ...avec le point d'exclamation !.

Désolée, Denis, le point d'exclamation n'était là que, bêtement, pour finir la phrase. Je crois que vous avez mal interprété mon intervention... Et croyez bien que je ne considère en rien la France comme un modèle en matière d'accueil et d'intégration. Pas plus qu'elle n'est, surtout ces derniers temps, à la hauteur des trois devises écrites au fronton de ses mairies. Même la parité et l'égalité hommes-femmes qu'elle a pris soin de mettre dans ses règles, elle ne se donne pas la peine de les appliquer. Pardonnez-moi du malentendu... Et je finis cette fois par trois points de suspension...

Permettez moi à mon tour de m'excuser de mon ton un peu abrupt. Pour conclure s'agissant des questions d'intégration je lisais dans une lettre s'information que "selon le rapport annuel des performances budgétaires ce sont 41 Millions de dépenses destinées à l'intégration des étrangers qui ont été annulées. Sur un montant de 192,72 Millions votées par le Parlement seulement 143 Millions ont été utilisées le reliquat ayant été redéployées vers d'autres ministères" par exemple et entre autres "Les actions consacrées à l'accueil des primo arrivants ont été revues à la baisse (- 4,3% de crédit par rapport à 2009)". Je ne sais si ce redéploiement d'enveloppes budgétaires est la résultante d'une appréciation par la puissance publique de l'inefficience - toujours possible - de certains programmes ou plus simplement de la recherche d'économies, mais à tout le moins, y compris en ces temps de rigueur budgétaire, le message implicite est tout de même assez clair .

Pas les services publics, l'école seulement. Dans les services publics, l'interdiction ne concerne que les agents publics, pas les usagers. Au non de la neutralité (du service public) et de la laïcité.

Le baratin gnangnan de Genestar et celui à peine moins gnangnan d'Edwy Plenel me sont apparus tous deux indigents et caricaturalement masculins. Il y a peut-être peu de burqas, niquabs et autres sinistres cochonneries de ce genre en France, mais une c'est encore trop. Autant il faut accueillir l'étranger avec générosité et fraternité (hélas on en est loin, n'est-ce pas, Nicolas et Eric !) autant la règle doit être claire : si tu viens ici, tu te conformes à nos lois. Si tu ne veux pas te conformer à nos lois, tu ne viens pas. L'égalité ABSOLUE entre les hommes et les femmes n'est pas négociable, sauf peut-être pour Genestar et Plenel qui pensent que, ma foi, en temps de crise, il y a peut-être d'autres priorités. Portez la donc, la burqa, messieurs les bons apôtres. L'hypocrisie où la niaiserie consistant à dire où laisser entendre que ce sont à ces femmes qu'on ferait sentir une menace avec une loi, et non aux couillus bigots, barbus et obscurantistes qui les considèrent comme leur propriété, franchement, il y a des coups de pied au cul qui se perdent. Un débat avec quelques femmes, ça ferait peut-être un peu d'air, non ? L'autre moitié du ciel, comme disait Art Monika…

Tout à fait d'accord mais la question est: Pourquoi maintenant? Il ne t'aura peut-être pas échappé que cette polémique fut lancée par un membre du gouvernement.

On peut aussi dire: pourquoi pas maintenant ? Je ne crois pas à la manoeuvre de diversion (ou alors elle est bien maladroite). Et à ma connaissance le maire communiste Gérin n'est pas membre du gouvernement.
L"égalité hommes-femmes n'est pas négociable, comme dit Virgil Brill. C'est dans la Constitution. La burqa est anticonstitutionnelle (le chômage aussi, me dira-t-on).

La lecture répétitive de la constitution te tape sur le système. Rien n'empêche un homme de porter le niqab (je rappelle qu'on ne voit pas de burqa en France).

Non point, Père vert etc. , elle fut lancée par un communiste qui s'appelle André Gérin ! Et reprise très vite ensuite....

Mais qui en avait entendu parler alors? Les médias s'en sont emparés quand Fadela Amara reprit le sujet.

Moi je l'avais entendu (Gérin) sur France Info, à peine le problème soulevé. Le débat avec Amara et le gouvernement n'a suivi qu'une bonne semaine après !

C'est un peu ce qui a été suggéré plus haut, non, Virgil ? Je veux dire sur l'absence presque caricaturale de femmes dans ce débat....

Grain Pas presque caricaturale, ma chérie. Franchement caricaturale, hautement significative et assez insupportable. Allez les filles !

Le "presque" ne tient qu'au fait que je sais que ce sont tous les samedis Edwy et Genestar qui sont invités...

Certes ! chère gds mais quelle classe et quelle rigueur démocratique cela aurait été si l’un de ces doctes messieurs avait, dans un geste de solidarité, offert son temps de micro à UNE consoeur... et pourquoi pas les deux ? Qui du reste pourrai/ent être mieux informée/s : car plus en mesure d'enquêter auprès de ces femmes ... mais soyons raisonnables : certains hommes possèdent la connaissance globale. ET Ne rêvons pas… ils préfèreront de loin et pour toujours tenir le crachoir et se congratuler pour faire de leurs frileuses analyses (comme cette fois ! ) paroles d’or. Le sort de quelques femmes en burqa ou nicab ne les affectera pas assez pour déranger leurs références et ils resteront toujours convaincus que « cela » peut bien attendre… après tout, tout va si mal !Alors que venons nous les importuner avec nos histoires de fantômes... ET puis mieux valait tailler un costard au maire communiste qu’ aux intégristes fondamentalistes islamistes fascisants qui ravagent la vie de milliers de femmes et terrorisent des populations entières dès qu’ils ont le pouvoir. Faut pas jouer avec l’ordre des priorités dans notre république !

extrait de l'Epitre aux Corinthiens (saint Paul) : L'homme ne doit pas se couvrir la tête parce qu'il est à l'image de la gloire de Dieu, tandis que la femme est à la gloire de l'homme. En effet, l'homme n'a pas été tiré de la femme, mais la femme de l'homme ; et l'homme n'a pas été créé pour la femme mais la femme pour l'homme. C'est pourquoi la femme doit, à cause des anges, avoir sur la tête un signe de sujétion

Ô Lord ! Sylvain, merci de nous parler franc ! A nous autres les assujetties à la double peine éternelle.

A cause des ANGES ! Alors là ça me la coupe - si vous me passez l'expression.

Les anges n'ont pas de sexe, c'est bien connu, Cuisine, et de plus, je crois que Sylvain M. s'exprimait non seulement en italique mais aussi au second degré.... Mais il y a aussi les pigeons. Les mouettes et les pigeons... Ces volatiles viseraient-ils plus particulièrement les têtes féminines ? A prouver.... Je vous recommande le papier de Pierrette Fleutiaux sur la burqa paru en page "Débats" dans Le Monde... Un délice !

Mais j'entends bien, Grain, et loin de moi l'idée d'attaquer Sylvain M. sur sa citation, au contraire. Si mes souvenirs sont bons, le même saint (Paul, pas Sylvain) recommandait aussi que les cheveux des femmes soient rasés (car même sous le voile idoine, ils seraient restés des armes du Malin... ou quelque chose comme ça). Le Coran, quant à lui, est beaucoup plus souple, permissif, voire même laxiste (si si!) que saint Paul. A propos des Anges, Dieu me chatouille, je me demandais ce qu'ils venaient faire là. Vous ne trouvez pas que ça fait cheveu dans la soupe (ou mauvaise traduction?) - Ou est-ce parce que de leur point de vue (vertical ou céleste), homme et femme se ressemble, et qu'un ch'tit voile sur la tête leur facilite le travail? Quel travail me direz-vous? Je ne sais pas... Je m'interroge...

Lu le texte recommandé par Grain - c'est vraiment un pur délice, il faut immédiatement diffuser la proposition de Pierrette Fleutiaux, c'est de l'ordre de la salubrité publique !

Ça fait vraiment du bien de lire ça, ravie que ça vous ait autant plu qu'à moi.... Amitiés culinaires !

Je suppose que c'est dans le Monde daté du 7 juillet ? Je pourrai donc l'acheter demain. Merci du tuyau.

Non dans celui du 4 daté 5 !!!!

C'est donc râpé pour moi. Comment faire ?

Virgil, Vincent Truffy en a mis un extrait, avec lien, en commentaire de l'article sur les Barbes : http://www.mediapart.fr/club/edition/les-invites-de-mediapart/article/060709/etre-femme
Sinon, sur le fond, je crois qu'il faut distinguer deux choses : la burqa, et la proposition d'interdire le port de la burqa. Lutter, avec nos moyens de tous les jours, contre la burqa, oui. Mais ne pas oublier que la burqa ne figure pas dans la tradition islamique, et que si, en quelques années, elle a essaimé à ce point à partir d'une coutume très locale en Afghanistan, nous (au sens large) ne sommes pas étrangers à ce fait. Son interdiction risque de crisper un peu plus certains sur des positions identitaires désastreuses, et les premières victimes en seront, encore une fois, des femmes.

Et un autre extrait:
(.....)"Je soumets ici une modeste proposition à mes frères. Que les hommes portent la burqa, qu'ils s'approprient ce vêtement que dévoie trop facilement la femme. L'homme est beau, l'homme est la création première de Dieu, la femme le désire indécemment. Ne lui donnant pas la liberté de convoiter, ne tentons pas sa faible nature.
Voyez l'homme derrière lequel marche la femme en burqa. Même voilée, justement parce que voilée, elle a toute licence de contempler les bras que montrent les chemisettes d'été, les pieds dans les sandales, les fesses agiles et les jambes qui se devinent sous les pantalons, les poitrines mâles et les visages nobles. L'homme croit avoir mis la femme à l'abri de tout danger dans sa prison portative de la burqa. En réalité, il lui accorde une liberté scandaleuse.
L'homme en burqa brisera net l'élan pervers de la femme. Ces yeux brillants, qui transpercent le voile le plus épais, se heurteront à un mur. Ainsi privée dans la journée, elle n'en sera dans sa maison que plus portée à répondre aux besoins sexuels légitimes de son époux.
Que la femme aille dans la rue dans les atours aguicheurs qu'elle ne manquera pas de se choisir. Son regard s'épuisera sur les autres femmes, elle y verra comme dans un miroir sa propre indécence, sa futilité même la détournera de toute compétition malsaine avec l'homme. Quant à cette exposition de la féminité, elle ne saurait nuire à l'homme. Il s'y verra conforté dans son incontestable supériorité. Il saura, dans les autres burqas, reconnaître les hommes pieux et respectueux de la loi, et ainsi renforcera nécessairement la belle et indispensable communauté masculine....."(.....)

Interdiction sauf pour Melchior.

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