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Le débat du samedi sur France Info : à quoi sert le remaniement ?

 

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Sur France Info, samedi 27 juin, le débat entre Alain Genestar, directeur de Polka Magazine, et Edwy Plenel, directeur de MediaPart, portait sur le remaniement du gouvernement. Au-delà des changements de postes et des commentaires sur telle ou telle personnalité, ce remaniement est-il le signe d'une inflexion politique ?

 

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Il a raison Edwy Plenel, pour le début de la seconde partie du mandat présidentiel, c'est bel et bien le socle dur de droite qui s'installe. @ +NEO-

J’avais été spécialement frappée, il y a quelques semaines, par la façon de parler de Brice Hortefeux interviewé par Serge Moati, lors d’une des dernières émissions Ripostes, où le ministre – au ton d’une extrême dureté -, parlait d’une façon telle – ne laissant pratiquement aucune respiration dans sa phrase (donc aucune contradiction possible) -, comme s’il avait une peur presque panique, qu’une seule erreur puisse être relevée par Serge Moati. (Mais, si l'on est de bonne foi, quelle erreur (ou faute ?) devrait-on craindre par avance, de soi-même ?) . Et cela rejoint bien ce que dit Edwy Plenel, de « la réalité » de ce qui se passe réellement en ce moment, « commençant en effet à frapper à la porte » - c’est-à-dire effectivement, « de l’inquiétude du pouvoir lui-même ». . Alors donc, quand Alain Genestar nous dit qu'il "ne sent pas un peuple français, prêt à sanctionner cette équipe" ; qu’aux dernières élections, « l’UMP a bien conforté sa victoire » et que « ce gouvernement n’est pas dans une situation d’échec », faudrait-il être sourd et aveugle, pour encore ignorer les 60% d’abstention.

Alain Genestar n'est décidément pas rancunier...

Mais si Genestar se montrait rancunier, il pourrait sauter, qui sait ? Le peuple français ne peut sanctionner cette équipe tant qu'il n'a pas une figure à lui opposer. Je dis figure faute de trouver le mot qui conviendrait pour désigner le rassembleur (euse) de l'opposition. Il est trop visible que plusieurs personnes des deux sexes sacrifient allègrement l'unité sur l'autel de leur propre destinée, à laquelle ils pensent chaque matin en se rasant ou se maquillant.

Prenez-garde de ne pas tout focaliser sur Nicolas Sarkozy, visiblement aux abois. Car il est le "nom" d'une droite dure qui, embusquée, s'apprête à prendre la relève au cas où ses insuffisances flagrantes l'amèneraient à ne pas se représenter. Quant aux représentants de la gauche, ils ne sont pas encore disposés à lacher quelque peu leurs ambitions personnelles au profit d'un projet collectif , faute de quoi la route risque encore d'être longue.

Crise financière avec 40 milliards à distribuer aux actionnaires du CAC 40 ce qui ne s'est pas vu depuis 2007 ?

Quant-à la dette qui explose, qui en parle ???

Nos enfants nous accuseront....???

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