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Avignon, cité des excès

Le 22 juillet, comme chaque année à pareille époque, Avignon fait une overdose : trop de djembés, trop de bombardes, trop de binious, trop de bières, trop de shorts, trop de lectures de France Culture la tête au soleil, trop de femmes de prêtre, trop de moonwalkers, trop de Georges Banu, trop de journalistes qui disent que c'est un mauvais cru, trop de couscous aux lardons, trop d'Antoine de Baecque, trop de sexe de style belge, trop de one man show comiques comiques si on veut d'ailleurs, trop de nourriture avariée, trop de Nicolas Truong.

Et seulement vingt-cinq minutes sublimes de Régine Chopinot.

 

 

Le 22 juillet, les Avignonnais voudraient être à Douarnenez

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Lorsque Jean-Louis Fabiani fait dans l'anti-intellectualisme primaire ( qu'y a -t-il de plus facile que de se moquer cruellement de ceux qui font l'effort de penser et de réfléchir ?), c'est qu'il y a quelque chose qui ne tourne pas rond dans l'esprit de ceux qui appartiennent au même monde que celui qui est dénoncé et cela me rappelle de mauvais souvenirs également teintés de bêtise anti-intellectuelle ! Qui vous a obligé monsieur à profiter (gratuitement ?) du Festival d'Avignon ? Probablement ceux dont vous vous moquez !

Je paie toutes mes places au Festival d'Avignon, je ne suis pas un VIP. Ce post ne dénonce rien du tout. Croyez-vous que je souhaite interdire les shorts ? Ou Nicolas Truong ? Je voulais un sourire sur vos lèvres et je ne recueille que de la bave. Tant pis pour moi. Sans rancune.

*** Bonjour,

Je peux sympathiser et sourire à ce que vous écrivez...

C'est pourquoi je viens "toujours" en début de Festival.

Quand les affiches s'accrochent, quand les comédiens et autres baladins de tous âges, statuts, toutes formations et provinces, plein de sève, heureux, inquiets, fébriles s'installent.

C'est jubilatoire, excitant, cette ville presque morte qui se réveille pour le plus fabuleux et phénoménal bazar théâtral de Juillet.

Quasi unique !

Tous et toutes dans ses starting blocks.

Ces intermittents du spectacle…, responsables de compagnies, critiques, anonymes amoureux des planches , profiteurs, parasites, etc... il y a de tout.

Ceux et celles qui achètent les billets, entassent les programmes et les pages spéciales de tous les quotidiens ou hebdomadaires qui ont soudain volonté de "s'occuper" de la Culture !

Ceux et celles qui pendant quelques jours vivront; s'exalteront, pesteront, maudiront, se gaveront jusqu'au bonheur puis, un spectacle plus tard, ressentiront violemment un écoeurement du trop, trop, trop... de mots, ou pas…d'émotions, de projecteurs, de vidéos, d'attentes sous un soleil écrasant, de cavalcades d' une église près d’un rempart à un gymnase à l‘opposé, d'un vestibule étouffant promu théâtre à un haut lieu architectural.

Cette façade, cette Cour du Palais des Papes : n’est-ce pas sublime ? !

Je frémis toujours aux trompettes déclarant le début de la représentation. !

Puis, trop d'avis, trop d'applaudissements ou de sifflements.

Trop de nous-mêmes, en fait !

Alors. On déteste follement ce que l'on recherchait si avidement en débarquant.

Partir avant ce déclic de rejet demande quelques années...

** Mais, sans LUI quel désastre !

Bon courage pour la fin...

 

 

 

Je suis entièrement d'accord. Et j'ai vu deux spectacles dans le off aujourd'hui. Merci pour votre beau texte

Le mot intellectualisme revêt deux sens principaux. Le premier est technique, métaphysique, il désigne une doctrine qui affirme le primat de l'intelligence, de l'intellect, sur l'affectivité et sur la volonté ; il s'oppose à l'émotivisme et au volontarisme. Le second est courant, il désigne la « tendance à sacrifier la vie et l'instinct aux satisfactions de l'intelligence.....

(article de Wikipédia, l'encyclopédie libre)

Il arrive que les intellectuels nous saoulent !

Oui

 

Cela peut arriver...

Mais attention, ainsi Nicolas Sarkozy disait la même chose ou similaire quant à la lecture de la Princesse de Clèves...

 

Absolument

Jean-Louis,

Regrets sincères, mais je n'ai pas trouvé beaucoup d'éléments comiques dans votre billet. Espériez-vous vraiment en faire un billet humoristique? Quand on découvre, ce à quoi vous ne faites pas allusion, que vous êtes avignonnais, on se pose la question: "Jean-Louis est-il vraiment heureux avec ce festival dans sa ville?" ou veut-il seulement dire que, dans ce festival, il y a plus à rejeter qu'à garder? Bien à vousClin d'oeil!

L'exercice était sans doute raté, mais ne fait pas sourire qui veut. Mes voisins avignonnais l'ont apprécié parce qu'ils vivent ce mélange de fascination et d'exaspération que j'ai essayé de capter. Mais c'est peut-être une sorte de private joke. Si je n'aimais pas le festival, je n'aurais pas écrit deux livres sur lui et prendrais sans doute des vacances en juillet. Merci en tout cas de votre avis critique

Il suffit de s'être baladé à Avignon avant et après un spectacle, pour se rendre compte de cette espèce de folie qui s'empare de la ville. Et on devine facilement l'exaspération: comment vivre au milieu de tout cela! Mais, en même temps, je comprends la fascination: quel bouillonnement de vie! C'est sans doute ce côté "fascinant" qui ne ressort pas assez et fait pencher vers "l'exaspération"! En signalant que vous ne fuyez pas, vous rétablissez l'équilibre (à votre place, je ferais de même!!) Vive le festival d'Avignon!

et si on remplace le "trop" par "plus"...seriez peut-être le premier à protester non ? Avignon a ses excès, Mediapart aussi !

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