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L'université populaire et participative sur le travail
30 Octobre 2009
Par
jean marie padovani
Je vous propose le lien sur le 7-10 de France Inter de ce matin ou les invités de la matinale étaient Danièle Linhart et Marie Pezé, si vous l'avez raté je vous recommande cette écoute car il est indispensable de comprendre ce qui se passe dans le monde du travail pour comprendre la dérive actuelle de la société, de son économie et des malheurs qu'elle engendre.http://sites.radiofrance.fr/franceinter/em/septdix/
Enfin, pour avoir l'essentiel des interventions des participants de cette Université populaire voici le lien avec les vidéos des intervenants http://www.desirsdavenir.org/segolene-royal/les-actualites/luniversite-populaire-et-participative-sur-le-travail-ouverte-par-sego

Tous les commentaires
Merci !
Merci, n'oublions pas, dans la tourmente des affaires scandaleuses et des faux-débats non moins scandaleux, les enjeux essentiels, le vécu au quotidien (pour ceux qui ne sont pas en retraite !).
Retour sur les "vieux" qui ont accopagné ,après mai 1968, un mouvement de fond sur l'organisation du travail : élargissement et enrichissement des tâches, groupes semi-autonomes, modifications du rôle de la maîtrise...De grandes entreprises industrielles ont à l'époque mis en place des opérations lourdes d'expérimentation (cf. Jacques Delors et l'ANACT ) . La crise du pétrole a mis un bémol ... . Y-a-t-il encore des gens pour s'intéresser aux postes de travail ? J'ai entendu l'émission sur France Inter; le diagnostic est imparable et l'action de qui ? où ? comment ? A l'époque, la CFDT était en pointe sur ces sujets.
"Y-a-t-il encore des gens pour s'intéresser aux postes de travail ?"
Dans le documentaire récent "La mise à mort du travail", les ouvriers décrivent la méthode Toyota, avatar terrifiant du Taylorisme, qui s'y intéresse justement. Et aboutit à ce qu'un individu posté n'ait absolument plus aucune occasion de "perdre" une seconde. L'un des intervenants disait que si le confort du salariés pouvait éventuellement en bénéficier, l'objet principal de l'optimisation était la rentabilité. Et de conclure amèrement : si cette rentabilité passe par l'exécution d'un geste pénible et inapproprié, ce geste sera décrété comme devant être la norme. L'humain, là dedans...
Oui, c'est étonnant comme certaines choses deviennent vite la norme, en revanche, si l'on propose un changement en vue d'amélioration, il n'est pas rare de rencontrer un regard vitreux accompagné des mots "on ne va pas changer", ou bien "ça fait 20 ans qu'on fait comme ça" ...