
Thématiques du blog
«Réindustrialiser la France» qu’ils disaient!
Comment la finance contrôle le débat économique.
Alors, plus fort que « le président et le parti du pouvoir d’achat », plus fort que « Travailler plus, pour gagner plus », venant de serviteurs des puissants, venant de gens qui ont ruiné le pays, venant de gérants de l'ordre capitaliste mondial, délocalisé à tour de bras pour s’adapter aux lois du Marché, les bras m’en tombent.
Ah ! Qu’il est difficile de dire quelques vérités sans être taxé de gars de la marine !
Pour autant, conscient du problème, de la catastrophe humaine, doit-on être silencieux ?
Ils se disent sûrement que les gens sont tellement cons, qu’ils vont gober le slogan comme nos parents, rentrant dans les camps de concentrations, devaient mémoriser « Le travail rend libre » sous l’œil des kapos qui étaient eux aussi des prisonniers.
De nos jours on nous raconte : « le désendettement rend libre, on redevient citoyen à part entière ». Une votation ne vaut que 0.49% d'un billet de vote, les 51 % restants sont dans les marchés financiers. Répartition des richesses, c'est du christianisme ou de l'hitlerisme.
Le tertiaire a tué l'industrie dans nos têtes. "Ah! Tu fais des essoreuses! Intéressant !" Services… services… qu’ils disaient à la manière des masseurs sur la plage l’été. Penser aux jeunes par quelqu’un qui allait sur le terrain pour dire dans les années 84, « On n’est plus compétitif, replions-nous », là, les bras m’en tombent également. Où sont les industries de hautes technologies promises (Conférence de presse : François Mitterrand) ? Alors que la Gauche et la Droite les ont abandonnés, la démagogie de la défense de notre jeunesse risque de faire pschitt, laissant notre gentil papa Hollande je ne sais où.
Même, si le slogan sonne faux, à la manière de la pub « pas de bla-bla, pas de tracas », la propagande du ministère de la désinformation, estime que le matraquage de slogans éculés permet la mémorisation et le conditionnement. L’exemple du couple « Dette-Fainéants/Tricheurs/Pseudo-malades » fonctionne à merveille faisant oublier au passage que les plus riches sont conseillés par nos propres représentants politiques pour gérer - au mieux -, dans des paradis fiscaux, leur pactole avec rétributions cachées en retour liquide SVP (il faut bien vivre ! Les millions filent de la Suisse à Singapour). Cela vaut bien un cadeau avec un abaissement du taux d’imposition de 61% à 41%. Que dire de Total qui ne paie peu ou presque pas d’impôts ? Ah ! Nous sommes des junkies dans une nation close. Total donne du travail dans la nation-prison aux esclaves des temps modernes en semi-liberté carbonée. De quoi se plaignent-ils ? Ils pourraient mourir de faim… PAYER POUR AVOIR DU TRAVAIL, un comble !
Votant pour eux, de qui sont-ils les représentants ? Des citoyens et citoyennes ou des milieux d’affaires ?
Pour moi, comme nos vieux l’avaient fait avec le CNR - horrifiés par les dictatures, par le fascisme, par la connerie et la boucherie -, il est grand temps de reprendre les défauts de l’Humain en considération, (abus, délits, corruption, ivresse du pouvoir, etc..) pour monter un système qui protège la société des escrocs, des intégristes, des démagogues, des pilleurs et des torpilleurs et des sous-marins à la solde de puissants se prenant pour la main de Dieu.
Seulement voilà, comme la montée des eaux, années après années, la connerie – notre connerie avec ses petits arrangements, avec sa cupidité - est revenue, subrepticement sans tambours, ni trompettes. Nous avons perdu tous nos repères : nos jeunes, nos vieux, notre bien commun, notre manière de voir l’Humain, etc.. Désormais, les Marchés ne voient plus les grèves !
Après cela, tout reste à faire ! Loin d’échafauder sur du sable mouvant, sur de bonnes bases, avec le respect de la Liberté et des droits Humains inaliénables, une petite dose ‘de ceci’, une petite dose ‘de cela’, c’est à voir (et à boire pour fêter çà quand on réussira ;-).
Le refus de mentir sur ce que l’on sait et la résistance à l’oppression : comme le massacre de la Grèce, le reste n’est que retard suicidaire de prise de conscience.
"... Il ne s’agit plus de tenter d’infléchir le cours de l’Histoire pour améliorer l’Homme mais de sauver l’Homme face à une Histoire devenu folle.
Nous avons été les premiers, ici même, à répudier un système où la dignité humaine ne compte pour rien et où la liberté devient une dérision, une illusion. On ne peut demander à personne d’être juste au milieu de l’universelle démence, mais du moins on ne peut forcer personne à être injuste.
Le temps vient où les citoyens de ce pays ne seront plus juger sur leurs intentions, mais sur leurs actes et sur les actes que leur paroles vont engager. Cela seul est juste... (Albert Camus).


Tous les commentaires
Produire des Rafales et du Nucléaire pour vivre!
Voilà, comment une société s’écroule.
Comme vous le savez, nos Rafales, trop chers, sont invendables. Selon le « Canard Enchainé » de cette semaine, pas un n’a pu se vendre en onze ans. Alors, les français paient des impôts – un par mois à 142 millions d’euros (excusez du peu)-, pour que l’Etat Français puisse acheter ces avions high-tech et ainsi préserver l’emploi et notre savoir-faire dans cette filière d’excellence – comme ils disent en Novlangue –. Les Grecs paient eux aussi des impôts pour rembourser l’achat d’armes allemande et française.
Aujourd’hui, Sarkozy vient de faire le même raisonnement foireux sur le Nucléaire.
On garde le nucléaire puisque cela fait suivre des gens. « Sans nucléaire, on délocalisera encore plus ». On garde le paquebot France puisqu’il fait vivre des gens. Ainsi de suite…
Malheureusement nous sommes importateurs de pleins de choses. Le raisonnement pourrait, à la rigueur, être cohérent si nous étions en autarcie, si nous étions dans un système fermé.
… Ni invention géniale ni diablerie. Le Mox n'est que l'enfant naturel de l'échec du rêve français des surgénérateurs. Petit rappel historique : dans les années 70, après les « chocs pétroliers », l'énergie nucléaire apparaît comme la planche de salut. Mais une nouvelle menace se profile. L'uranium, réputé rare, risque de coûter cher. Pire, les pays producteurs ne vont-ils pas s'organiser, façon OPEP, et bientôt dicter leur loi?
Pour nos ingénieurs, soutenus par le polytechnicien-président Giscard, la solution, c'est la filière « surgénératrice ». Un nom qui fait rêver. Les machines seraient capables de consommer du plutonium, que produisent en abondance les réacteurs classiques, tout en transformant l'uranium placé autour de leur cœur en ... plutonium. Lyrique, Giscard se laisse emporter: « Nous aurions en France une réserve d'énergie comparable à celle de l'Arabie saoudite! » Pour mettre en place cette filière magique, il faut, bien sûr, extraire le plutonium du combustible usagé. Ce sera l'usine de retraitement de la Hague. Et un réacteur expérimental : ce sera Phénix. Suivi d'une tête de série industrielle : ce sera Superphénix. Un ensemble ruineux, mais cohérent.
Sauf que rien n'a marché comme prévu. L'uranium s'est révélé beaucoup plus abondant. Et Superphénix a multiplié les pannes jusqu'à son arrêt définitif, en 1997. Plus de surgénérateur, plus besoin de plutonium. Et donc plus besoin de la Hague. Catastrophe! Tout l'édifice va-t-il s'écrouler? Non: grâce à l'agilité intellectuelle qu'on leur connaît, nos ingénieurs ont inventé aussitôt un nouvel emploi pour la Hague. Le Mox, mélange d'oxydes de plutonium et d'uranium, peut être utilisé - à petite dose - comme combustible dans les réacteurs classiques. Fabriquer du Mox avec du plutonium « retraité» permet de garder la Hague, monstre ruineux et demandeur d'emploi. Voilà une cohérence retrouvée.
Renoncer au Mox, comme le suggère l'accord PS- Verts, ne condamne pas la filière nucléaire, comme ont voulu le faire croire EDF et Areva. L'EPR lui-même peut fonctionner aussi bien avec le bon vieil uranium enrichi qu'avec le Mox. Mais c'est, à coup sûr, signer l'arrêt de mort de la Hague. Au bas mot, 5000 emplois. Cela fait réfléchir. Mais faire du Mox pour garder la Hague, et garder la Hague pour faire du Mox, est-ce une grande politique industrielle? Question verte, ou question rose ?... (Louis-Marie Horeau).
L'emploi dépend-il vraiment du prix de l'électricité? Par Philippe Quirion
« Acheter français »... une tartufferie politicarde !
par SuperNo (marianne2.fr)
Le «made in France», cache-misère industriel des politiques
http://www.rue89.com/rue89-presidentielle/2012/04/29/le-trou-de-memoire-de-sarkozy-quand-il-denonce-lespagne-de-zapatero
Jean Gadrey : «La croissance ne reviendra sans doute jamais»
Par Ludovic Lamant
Plus de vingt mille personnes ont défilé samedi à Francfort, pour dénoncer les dérives des politiques d'austérité menées en Europe. Est-il possible de concilier austérité et croissance, comme le prétendent à présent la plupart des dirigeants européens ? Entretien avec l'universitaire Jean Gadrey, qui propose d'autres pistes pour sortir de la crise.
Lire la suite