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Noël, n'oublions pas les victimes!

Pour moi Noël n'est pas une fête mais la célébration d'une défaite de l'intelligence et de la liberté de conscience pendant plus d'un millénaire!

 

01 juillet 1766 Le Chevalier de la Barre est exécuté:

Le chevalier de La Barre a le poing coupé, la langue arrachée avant de se faire décapiter et d’être jeté au bûcher. Il paye ainsi un blasphème qui a consisté en une mutilation de crucifix, acte qu’il n’a d’ailleurs certainement pas commis. En effet, le jeune homme de dix-neuf ans possédait ce jour là un solide alibi. Mais les preuves sont ailleurs : il ne s’est pas dévêtu la tête au passage d’une procession et possède trois ouvrages interdits, dont le "Dictionnaire philosophique" de Voltaire. Ce dernier, comme l’ensemble des Lumières, dénoncera cette accusation, au point qu’il devra fuir pour échapper à une arrestation. Son ouvrage brûlera d’ailleurs avec le chevalier sur le bûcher. Symbole de l’intolérance religieuse et de la défaillance de la justice du XVIIIème siècle, cette affaire est l’un des dernier procès pour blasphème en France. La Révolution approche et elle réhabilitera de La Barre en 1793.

 

Giordano Bruno brûlé vif en février 1600

Giordano Bruno est né en janvier 1548 près de Naples (Italie). Après l'école il poursuit des études théologiques dans un couvent dominicain et il est ordonné prêtre en 1573. Grand amateur de livres et doté d'une excellente mémoire, il découvre parallèlement la mnémotechnique, la magie, la cosmologie, la physique et la philosophie. Se rebellant régulièrement, il doit quitter le couvent en 1576, accusé d'hérésie.

 

Pendant 16 ans Bruno va parcourir l'Europe, régulièrement chassé à cause de ses convictions et de son fort caractère. Les deux premières années il se déplace en Italie, vivant de leçons de grammaire et d'astronomie. Puis il part en France où il enseigne la physique et les mathématiques sous la protection d'Henry III, très impressionné par sa mémoire prodigieuse, et qui en fait un de ses philosophes attitrés. Après un passage en Angleterre de 1583 à 1585, Bruno revient en France.

 

Il a publié un an plus tôt deux livres très importants : dans "La Cena de le Ceneri" (Le banquet des cendres), Bruno présente la relativité du mouvement qui met à mal la théorie d'Aristote sur l'immobilité de la Terre. Mais son ouvrage majeur s'intitule "De l’infinito, universo e Mondi" (De l’infini, l'univers et les mondes) : prenant appui sur les idées de Copernic qui prône l'héliocentrisme (les planètes tournent autour du Soleil, centre de l'Univers), Bruno va encore plus loin en évoquant un Univers illimité, qui n'a pas de centre, où chaque étoile est comparable au Soleil avec un cortège de planètes "qui peuvent abriter d'autres créatures à l'image de Dieu".

 

De telles idées durcissent les positions religieuses à son encontre. Henri III ne peut plus rien pour Bruno qui fuit en Allemagne puis revient à l'Université de Padoue dans l'espoir d'obtenir une chaire de mathématiques. Dénoncé à l'Inquisition vénitienne, il est emprisonné en 1592. Il subit huit années de procès, et refusant toujours de se rétracter, meurt sur le bûcher à Rome en février 1600, condamné pour hérésie.

 

Sans compter des centaines de sorcières, des millions d'hérétiques (les croyants contre la pensée unique), les pogroms, etc...

 

Les religions inspirent les états criminels

http://www.amnesty.fr/AI-en-action/Violences/Peine-de-mort/Actualites/Decapitation-pour-sorcellerie-en-Arabie-Saoudite-4227

 

 

Tous les commentaires

Ben , et pour les victimes de tous les autres alors ? Pas de pensée ?

Pour Noël, l'horreur chrétienne ça suffit déjà bien!

Donc, selon vous les chrétiens seraient instigateurs de massacres, tortures et autres joyeusetés que nous rappellent que l'homme n'est pas fini tant son appétit de détruire l'autre demeure intact.

Malheureusement dans cette approche, il convient de ne pas oublier tout les croyants, quelque soit leurs dieux, leurs rites et leurs chapelles. Actuellement nous vivons "in live" l'intégrisme musulman. En stock nous avons les illuminés du libéralisme, les fanatiques de l'individualo-matérialisme et quelques sectes diverses que vous devez aussi bien connaitre que moi.

Parmi elle je tiens pour très prometteuse car l'une des plus anciennes, celle qui contamine un grand nombre d'hommes et de femmes qui ont des responsabilités et qui peu à peu avec la duré des la-dites responsabilités perdent tout contact avec la réalité, voit leur narcissisme enfler et leurs conjoints les admirer encore plus!

Le pouvoir quand il se transforme en égo-manie use des religions, entre autre, pour durer et commencer à détruire tout ceux qui entravent le chemin de ces grands malades...

Donc, crier haro sur le chrétien me semble être une erreur stratégique capitale.

Mais bon, chacun son adversaire...! Je préfère me payer ceux qui "se la pète" comme disent certains jeunes de mon entourage...

Juste le jour approprié pour dénoncer tous les totalitarismes. A condition de n'en oublier aucun. A condition d'en avoir le courage. Le christbashing se porte bien en ce moment et il est nettement moins dangereux que toute autre atteinte à tout autre symbole fédérant des centaines de millions de fidèles...

 

Kdo chère Monica

 

Le Père Noël supplicié : brûlé devant des enfants des patronages sur le parvis de la cathédrale de Dijon, le député-maire s’est abstenu de prendre parti.

« Le Père Noël supplicié » de Claude Lévi-Strauss, texte d’abord publié dans la revue Les Temps Modernes (N° de mars 1952, pp. 1572-1590) et qui a été réédité aux éditions Sables en 1996.

 

C’est sur ce fait divers étonnant relaté dans le n° de France Soir du 24 décembre 1951 sur que le grand ethnologue va appliquer son analyse.

 

« Le Père Noël a été pendu hier après-midi aux grilles de la cathédrale de Dijon et brûlé publiquement sur le parvis. Cette exécution spectaculaire s’est déroulée en présence de plusieurs centaines d’enfants des patronages. Elle avait été décidée avec l’accord du clergé qui avait condamné le Père Noël comme usurpateur et hérétique. Il avait été accusé de paganiser la fête de Noël et de s’y être installé comme un coucou en prenant une place de plus en plus grande. On lui reproche surtout de s’être introduit dans toutes les écoles publiques d’où la crèche est scrupuleusement bannie.

Dimanche à trois heures de l’après-midi, le malheureux bonhomme à barbe blanche a payé comme beaucoup d’innocents d’une faute dont s’étaient rendus coupables ceux qui applaudiront à son exécution. Le feu a embrasé sa barbe et il s’est évanoui dans la fumée.

À l’issue de l’exécution, un communiqué a été publié dont voici l’essentiel :

"Représentant tous les foyers chrétiens de la paroisse désireux de lutter contre le mensonge, 250 enfants, groupés devant la porte principale de la cathédrale de Dijon, ont brûlé le Père Noël.

Il ne s’agissait pas d’une attraction, mais d’un geste symbolique. Le Père Noël a été sacrifié en holocauste. À la vérité, le mensonge ne peut éveiller le sentiment religieux chez l’enfant et n’est en aucune façon une méthode d’éducation. Que d’autres disent et écrivent ce qu’ils veulent et fassent du Père Noël le contrepoids du Père Fouettard.

Pour nous, chrétiens, la fête de Noël doit rester la fête anniversaire de la naissance du Sauveur."

L’exécution du Père Noël sur le parvis de la cathédrale a été diversement appréciée par la population et a provoqué de vifs commentaires même chez les catholiques.

 

L’affaire partage la ville en deux camps.

Dijon attend la résurrection du Père Noël assassiné hier sur le parvis de la cathédrale. Il ressuscitera ce soir, à dix-huit heures, à l’Hôtel de Ville. Un communiqué officiel a annoncé, en effet, qu’il convoquait comme chaque année les enfants de Dijon place de la Libération et qu’il leur parlerait du haut des toits de l’Hôtel de Ville où il circulera sous les feux des projecteurs.

Le chanoine Kir, député-maire de Dijon, se serait abstenu de prendre parti dans cette délicate affaire. »

http://www.berthomeau.com/article-le-pere-noel-supplicie-brule-devant-des-enfants-des-patronages-sur-le-parvis-de-la-cathedrale-de-d-90211322.html

Des affrontements ont opposé lundi 26 décembre des policiers israéliens à quelques centaines de manifestants ultraorthodoxes juifs à Beit Shemesh, près de Jérusalem, où ces derniers prétendent instaurer une séparation stricte entre hommes et femmes.

http://www.mediapart.fr/journal/international/271211/segregation-sexuelle-en-israel-des-ultraorthodoxes-affrontent-la-police

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