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Pour la révolution, pour... le marché ! (le marché révolutionné bien entendu)
Eh oui, chères toutes et chers tous, je le maintiens (cf. mon commentaire au dernier brûlot d'E. Plenel), s'il n'y avait pas les marchés, qui, depuis le temps que la crise nous asphyxie (par le chômage massif, et par ‘'la guerre des civilisations'') prouverait que le ‘'capitalisme'' DOIT être... révolutionné ?
Qui ? Mais, me répondra-t-on, et ce que dit Edwy Plenel, ça ne vous suffit pas ?
Or, si Edwy Plenel prouve les (tombereaux) de saletés dont est coupable le clan Sarkozy (dont tous ses membres devront évidemment répondre devant les tribunaux), où prouve-t-il (par quels ARGUMENTS ?-ne parlons pas de faits !) que LE moyen imbattable de l'expression de la volonté GENERALE (j'ai nommé le... marché !), ayant été éradiqué, alors en effet (ceci par lui ? par la rédaction de Mdpt ? par le ‘'Conseil Scientifique'' d'Attac ? par tous ‘'ceux''-là, et bien d'autres encore, réunis et éclairés par les avis, contributions, commentaires, pétitions... de tous les ‘'Abonnés''), quelque chose de PERTINENT pourra être dit s'agissant de la façon dont la REPRODUCTION (tous les alter-économistes et alter-philosophes noteront que je ne parle pas de ‘'croissance'') de nos sociétés DOIT être conduite.
‘'Mais, dira-t-on, et la SPECULATION ? ; cette abjection qui, justement, est l'ESSENCE même du marché? ; qui fait qu'aujourd'hui, <<en valeur, l'économie réelle ne représente que 3 % des flux financiers qu'elle (la spéculation) génère>> ?''
La réponse (qui existe !) est que, le marché ayant été ‘'révolutionné'', en clair ‘'mis A LA PLACE qui DOIT être la sienne'' (cf. immédiatement ci-dessous), EFFECTIVEMENT, ceci par la POLITIQUE (c'est-à-dire -cela va de soi !- DEMOCRATIQUEMENT) la spéculation pourra se trouver ‘'contenue'' (par exemple à... 3 % du produit économique formé à l'issue de telle ou telle nouvelle période de production) ; c'est ce qu'on appellera : le ‘'containment de la finance'' (eh oui, franglais oblige !).
De la révolution du marché
Pourquoi, ceci HORS DE TOUTE CONTESTATION, le marché DOIT-il en effet être révolutionné ?
La réponse est que, CONTRAIREMENT à ce que TOUT le monde croit, rabâche, déforme et amplifie (des ‘'libéraux'' de tous poils aux ‘'anti-libéraux''... de tous poils !), ça N'EST PAS le marché qui FAIT l'économie, c'est-à-dire le réel monétisé, c'est-à-dire encore les biens en tant qu'ECONOMIQUEMENT, ils existent immédiatement (dès avant marché -dés AVANT marché !) avec un prix. Et en effet, la VERITE à cet égard, n'est-elle pas que, s'agissant des prix, les marchés NE FONT que les faire VARIER, ceci justement SUR LA BASE du niveau qui leur a été donné AVANT MARCHE (au terme de ce que l'on peut appeler leur ''production monétaire'') ?
D'où le VERITABLE ‘'agenda'' qui DOIT être celui des (VRAIS !) révolutionnaires :
1er temps : la compréhension des LOIS du capitalisme qui (avant marché -AVANT marché !) expliquent le CHÔMAGE MASSIF (c'est l' ‘'échelle'' des économies nationales), puis (toujours AVANT marché !) l'ECHANGE INEGAL (ici, c'est l' ‘'échelle'' de l'économie internationale, c'est-à-dire l' ‘'échelle'' de l'échange des productions nationales) ;
2ème temps : la conception et la mise en place des BASES et du CADRE (ceci faisant que le chômage et l'échange inégal pourront être EFFECTIVEMENT éradiqués) sur lesquelles et dans lequel il sera permis au marché de pouvoir LIBREMENT jouer : le chômage n'existant plus, ni l'échange inégal entre les pays, tous les Humains (femmes et hommes) ne seront-ils pas EN EFFET (et non pas simplement ‘'en paroles'' comme dans les discours -en effet, que des mots vides de sens- des politiciens) A EGALITE devant lui ?
Qui ne verra ici que la VRAIE révolution n'est certainement pas celle que nous peignent les pyromanes de tous bords ? qu'elle consiste dans le dépassement du ‘'clivage'' et, à proprement parler, de la lutte à mort que, disons depuis 1850 (avec les résultats que l'on sait !) ‘'la droite'' et ‘'la gauche'' confondues se sont promises ?
C'est là où, pour revenir à E. Plenel (cf. le début de ce billet), ce qui est impossible est de ne pas relever en quoi sa dernière philippique est aussi un monument de tartufferie. Quoi ! si E. Plenel écrit, c'est aussi ‘'pour stopper la spirale de la violence''. Mais quand ce qu'il écrit, il l'écrit ainsi qu'il le fait, ne fait-il pas surtout (à quelle fin ?) que ‘'jeter de l'essence enflammée sur le feu'' ?
A ce sujet, je parle de ce qui me semble venir inexorablement (et si ça n'est pas encore fait), allez donc voir ‘'Mélancholia''.
Jean Tramuset
PSs
1° M'enfin diront d'aucuns (sauf les muets, ça va de soi !) Tramuset, qui c'est ce type-là ? Qu'est-ce qui l'autorise à discuter E. Plenel ? Bref, quelle est sa légitimité ?
Ma légitimité ? A cet égard, un seul mot, en fait un nom : celui de Bernard Schmitt qui, autrefois, quand j'étais étudiant, fut mon directeur de thèse ; Bernard Schmitt avec qui, plus récemment, et précisément pendant ces 15 dernières années, j'ai eu la chance de pouvoir travailler (sur le capitalisme et sa crise). Fort bien me dira-t-on alors, mais Bernard Schmitt... qui c'est ? Je peux faire une suggestion ? : et si, par exemple, à ce sujet, vous demandiez à Jean Marie Harribey (je suppose que vous connaissez...), et à Philippe Corcuff (je suppose que vous connaissez aussi...) de vous en dire plus. Cela étant dit, la rédaction de Mdpt peut aussi me demander de faire un papier sur lui.
2° On l'aura compris, autant je ne suis pas contre le marché (le marché : mais quel est le rapport avec la crétinerie des financiers et des banquiers ?), autant je suis (farouchement !) POUR qu'il soit révolutionné, c'est-à-dire mis à la place qui, dans nos économies ‘'modernes'' (c'est à dire monétaires) DOIT être la sienne ! Or cela, ça n'est pas ce qui est dit dans la pétition contre la dictature de la finance qui, depuis hier circule. C'est ce qui fait que (quand bien même la chose ne fasse ni chaud ni froid à qui que ce soit !) je ne la signerai pas.


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Excellent billet ! Drôle, léger et expert en même temps.
Il (me) faut, n'étant pas du tout portée sur l'économie, le lire et le relire pour vraiment le comprendre, mais en même temps, j'ai cette intuition que ce que vous tentez de nous expliquer pour révolutionner vraiment le "marché" est en fait d'une simplicité telle que même un enfant pourrait le comprendre.
Je me permets de vous demander, au risque de paraître ridicule (merci pour votre indulgence), de préciser comment/pourquoi, ces biens, avant même leur mise sur le marché, ont déjà un prix, et comment ce prix entraîne alors ces répercussions inévitables en terme de chômage, on pourrait même dire, le crée de facto, avec aussi j'imagine des répercussions sur les salaires et puis ensuite la qualité de vie, la paupérisation galopante, etc...
Si votre réponse correspond à ce que j'imagine, je pourrais dire que vous serez celui qui m'a éveillée efficacement à l'économie politique. J'aurais enfin compris quelque chose.
Et alors, je deviendrai "révolutionnaire pour le marché". Révolutionnaire, car oui, il s'agirait bien de viser à un total bouleversement: servir les hommes, plutôt que les asservir ;-) Et la volonté pour y parvenir relèverait bien d'une démarche à proprement parler "révolutionnaire": "métamorphose complète" des raisonnements.
Enfin tout comme vous, je ne signerai pas cet appel, quoique de bonne volonté, sauf, je dis bien sauf, s'il venait à y inclure vos propositions révolutionnaires, tant il est vrai que manquent cruellement à cet appel, de simples pistes vers un "autrement".
Harribey chroniqu(ait) à Politis: il ne saurait donc être tout à fait mauvais :-)) Il y écrivait en 2008:
Nous en sommes arrivés à un point où l’aggravation des inégalités n’a d’égale que l’arrogance des puissants, dont la seule conscience est celle de leur classe. Comme ils n’entendront pas spontanément raison, au vu de leurs déclarations lénifiantes sur la capacité des marchés à s’autoréguler, qui seraient presque risibles si elles n’étaient insultantes pour ceux qui pâtissent de leurs frasques, la seule voie possible est d’ordre politique : l’intervention des citoyens est désormais indispensable.
Véritable visionnaire, pour le coup.
Là, chère Arpège, c'est trop... En particulier pour ce que j'ai maintenant à vous donner. C'est que, pour vous répondre rapidement, ce qui me semble le mieux est de vous renvoyer au billet que j'avais écrit l'an passé (si je me souviens bien à la date du 04/08/10) et que j'avais intitulé ''Que faire ?''
Traitant déjà des problèmes posés par le marché (dans sa première partie), surtout, ceci dans sa deuxième partie, il reprenait l'introduction à un essai que je confesse avoir commis en défense et illustration de l'économie ''schmittienne'' et qui s'appelle : ''Le marché imaginaire'' (essai dont vous vous doutez qu'il n'a jamais trouvé d'éditeur).
Que les prix soient dits avant marché, cela est expliqué dès les premières lignes de ce texte (vous verrez !). S'agissant de la compréhension que l'on peut alors avoir de l'Economie (ceci par-delà les ''foutaises'' que nous racontent les professeurs de marché -et hélas pas qu'eux !), vous verrez aussi comment, tout de suite, ce résultat (cette VERITE) ouvre de formidables boulevards.
Attention, et là je ne parle pas seulement de mon ''style'' (absolument ''impossible'' comme on me l'avait alors reproché), la matière est difficile (n'est-ce pas, comme le dit -aujourd'hui si difficilement Bernard Schmitt- si l'économie c'était simple, bien entendu, nous n'en serions pas là). A cet égard, chère Arpège, soyez bien sûre que, dans la mesure de mes faibles moyens, je serai toujours à votre disposition pour vous aider.
Bien à vous,
Jean Tramuset
J'ai lu votre "Que faire ?" (
).
C'était donc bien ce que j'avais compris. Tope-là, je signe. C'est drôle comme ça semble simple, basique, élémentaire, indépassable. A ceci près qu'il y faut de la volonté et de l'intelligence humaine, pour refréner, forcément, les appétits de quelques uns, et là... problème. Le système actuel est tellement emballé, autoalimenté à toute berzingue dans une spirale exponentielle... que je me demande si on va pas aller s'écraser contre le mur avant que cette volonté et cette intelligence, ou bien cette intuition collective, ne fassent dévier avantageusement le système actuel.
Je viens d'écouter Montebourg sur la 2: mon dieu ! quelle insignifiance ! Qui peut prendre au sérieux de tels baragouinages ? Qui peut comprendre, parmi le commun des mortels je veux dire, ces mots sans consistance, sans réalité palpable ? De l'esbroufe, de la rhétorique, du politicien.
Précision: j'ai quand même pas tout compris à votre "Que faire ?", notamment l'aspect monétaire et international. Ça sera pour la prochaine session :-))
Merci Jean.
Je crois qu'il ne faut pas confondre prix et valeur.
Le marché est le lieu (théorique) de rencontre de l'offre (rentable !) et de la demande (solvable !). En tant que tel, il est irremplaçable.
D'accord avec la perspective d'une régulation, d'une domestication, des mécanismes de marché (ce que j'appelle la régulation à gauche).
Distinguo tout à fait intéressant, et sur la base duquel, si j'ai bien compris, et en admettant l'hypothèse que le marché soit effectivement irremplaçable, se fondent toutes les erreurs. Erreurs, hasard ou volonté, là est toute la question, conduisant inévitablement à asservir les hommes pour servir les prix. Et ce, de manière mécanique et exponentielle.
@ Melchior Griset-Labûche et Arpège (à propos de ''valeur et prix'') : petit commentaire sur une question importante (en fait ABSOLUMENT fondamentale !).
Peut-être ne le savez-vous pas, mais, en économie (les choses depuis ont bien changé !), les années 1970 furent l'apothéose d'un débat dont on peut dire qu'il commença dès la publication du grand œuvre de Marx (je parle du Capital bien entendu). Naturellement (et ici pas besoin d'avoir beaucoup d'imagination) tous les ''bourgeois'' lui tombèrent sur le dos (je parle du dos de Marx naturellement) : des plus vulgaires (l'genre Sarko, vous voyez ce que je veux dire) à tous les autres, sachant que parmi ces ''autres'', ben oui, cela il faut accepter de le penser (ceci sauf à dire que, A JAMAIS, sur ABSOLUMENT TOUT, Marx a dit la vérité VRAIE du capitalisme -comme si telle pouvait être... la VERITE !), il en fut de pas si nuls. A preuve ? Eh bien, précisément, la controverse autour de... ''valeur et prix''.
C'est-à-dire ?
D'abord, donc, il y a l'analyse par Marx de la faiblesse ''ontologique'' du capitalisme (qui fait que ce système est PAR NATURE ''fautif'' -et que donc, il FAUT le révolutionner) : produits comme valeurs, les biens sont ensuite vendus (sur le marché) à un prix qui dit leur plus ou moins complète adéquation aux besoins sociaux ; d'où... la crise ! : n'est-ce pas, le capitalisme étant ce que Marx dit qu'il est, la règle ne sera-t-elle pas que, dans le capitalisme, les prix (de marché) auxquels les biens seront vendus ne correspondront pas aux valeurs qui les fondent (du côté de la production) ?
SAUF que voilà...
Le principe de l'analyse marxiste du capitalisme comme système ''fautif'' étant que , ''sous'' les prix, il y a les valeurs (la règle étant que les premiers ne rendront pas compte des secondes -d'où la crise), son implicite sera que prix et valeurs seront COMPARABLES, c'est à dire que, prix et valeurs étant de natures différentes (ici de la monnaie, là des quantités de travail), des prix, on pourra toujours ''remonter'' aux valeurs ; et ''réciproquement'', des valeurs on pourra toujours ''descendre'' aux prix.
C'est là où ça se complique (je veux dire pour Marx, et... les marxistes !)
En effet, ce que la ''controverse'' autour de valeur et prix montre depuis qu'elle existe est que, de deux choses l'une, 1° ou bien ''valeurs'' et ''prix'' étant au départ de natures différentes (et étant donc incomparables), elles ne peuvent que... le rester (MAIS ALORS, QUID DE L'ANALYSE MARXISTE DE LA CRISE DU CAPITALISME COMME L'ANALYSE DU DESAJUSTEMENT ENTRE VALEUR ET PRIX ?), 2° ou bien ''valeurs'' et ''prix'' étant comparables, ce qu'il faut dire en toute rigueur est que tels (c'est-à-dire comparables), ils l'étaient... dès le départ ! ; dit autrement, ce qu'il faut dire dans cette hypothèse est qu'en toute rigueur, ''valeur'' et ''prix'', c'est... LA MÊME CHOSE !!!! MAIS ALORS, OU EST LA CRISE DU CAPITALISME ? : n'est-ce pas, étant bien entendu qu'un prix de marché peut ne pas refléter un prix ''de production'' (c'est l'évidence !), le fait qu'il y ait prix ne veut-il pas dire qu'il y a EQUILIBRE économique (au niveau de ce prix), et donc... qu'il N'Y A PAS CRISE ?
Comment alors sortir de l'impossibilité de conclure à la crise du capitalisme, ceci alors même que... la crise du capitalisme fait rage ?
C'est ce que j'explique dans un des articles de mon édition ''Ressourcer la révolution'' (pardon de me citer encore -et en réalité de renvoyer encore aux immenses travaux de B. Schmitt) : à partir du moment où la caractéristique de nos économies monétaires est que tout y est monétaire (de la production à la consommation, il n'y a que des prix), impossible de dire que leur ''déséquilibre'' renvoie à de ''mauvais'' niveaux de prix (comme je le dis à cet égard, ''autant chercher la différence entre... un pigeon'' !). Une fois de plus, la crise du capitalisme (la VRAIE), c'est le lancement de la production (monétaire) à un niveau de sous-emploi. D'où le problème : comment faire pour qu'avant marché (AVANT marché), les entreprises lancent la production (monétaire) en sollicitant la totalité de la main d'œuvre disponible ?
Jean Tramuset
Bonjour Jean,
Je vais relire, comme d'hab, pour être sûre de bien comprendre. Mais quand même: est-ce qu'on peut alors émettre l'hypothèse que Marx lui-même était capitaliste ? Que le marxisme est un capitalisme ?
(comme j'aimerais que votre billet apparaisse en Une de Mediapart: allez, je fais un voeu !)
Tout d'abord, chère Arpège, pardon de ne pas vous répondre du tac au tac (ou du tic au tac !) : m'absentant pour 15 jours à la fin de la semaine, en effet, j'ai en ce moment des tas de trucs sur le feu.
Cela étant, rassurez-vous, A JAMAIS, Marx restera LE critique du capitalisme ; A JAMAIS donc Marx sera... marxiste (et non pas certes -quand bien même il ait pu se tromper dans certaines de ses analyses !- ''capitaliste''). Pourquoi ? Eh bien parce que, A JAMAIS (cf. en particulier les 3 ou 4 pages de son extraordinaire introduction à ''La contribution à la critique de l'économie politique'' ; si vous en avez l'occasion, vraiment -et si ça n'est déjà fait- lisez ça : vous verrez ce que c'est que dire la révolution), il est celui qui a dit que, après tous ceux qui ont prévalu avant eux (ceci pour fonder le ''mode de production esclavagiste'', puis le ''mode de production féodal''), les rapports sociaux qui, ''aujourd'hui'', fondent le capitalisme (ici, les ''capitalistes'', là le ''prolétariat'') ne sont que transitoires, ceci voulant dire qu'un jour, n'arrivant plus à contenir ''le développement des forces productives'', ils seront balayés pour être remplacés par ceux qui fonderont la société sans classe, c'est-à-dire le communisme.
A cette aune, qu'importe alors que Marx ait pu ''se tromper'' ! Quoi, ceci alors même qu'écrivant en 1860 (EN 1860 !), ceci ''pour fonder l'analyse scientifique'' du capitalisme, et ceci EN TRAVAILLANT CONCRETEMENT à partir des ERREURS de Ricardo (en particulier les thèses d'icelui sur la valeur substance -le cœur de l'économie dite aujourd'hui ''classique''), ce qu'il faudrait penser est que, ceci pour la bonne raison qu'il était... Marx (!), Marx... ne pouvait pas se tromper ! Allons donc, cessons de n'être que des idolâtres : nous-mêmes, soyons... marxistes ! Et admettons que, s'agissant de ses travaux scientifiques sur le capitalisme, Marx lui-même eût admis que, certes, il n'était pas impossible qu'ils continssent des erreurs.
Jean Tramuset
Magnifique !
A 150 ans, ceci dit, rien d'étonnant à ce que la vision s'émousse !
(et j'ai mal à la tête)
On reprendra à la rentrée, tant il est vrai que l'apprentissage c'est la répétition. Et rien d'autre.
Bonnes vacances, cher Jean !
Il y a (Marx mis à part) deux grandes théories de la valeur: valeur-travail (les économistes classiques, à commencer par Adam Smith) et valeur utilité (les "néo-classiques", ou marginalistes)...
Marx appartient en apparence à la première école, dont il est issu. Mais, génialement, il dialectise la théorie de la valeur-travail: ce qui fait la valeur d'un bien, c'est le temps de travail socialement nécessaire pour le produire. C'est à dire le travail utile. La reconnaissance de l'utilité étant faite par le marché, lieu théorique de rencontre de la demande (solvable) et de l'offre (rentable). Ainsi il anticipait sur le courant néo-classique à partir du courant classique. Les "marxistes", tout à la poursuite de leur chimère étatique, n'y ont vu que du feu.
NB. "valeur-travail" n'a pas ici le même sens que dans les discours de Ségolène Royal; Marx disait avec raison: "je ne suis pas marxiste";"néo-classique" ne signifie pas néo-libéral - en revanche les classiques étaient très souvent libéraux...
Valeur-travail ici (du côté des classiques et de la production), valeur utilité là (du côté cette fois des néo-classiques et du marché) ; d'où le fait que, sans pouvoir en sortir, nous soyons à jamais dans le piège (mortel !) de ''la-gauche-comme-alternative-à-la-droite-et... RECIPROQUEMENT'' ?
Or tel n'est pas le cas.
A cet égard, puis-je, cher Melchior vous suggérer de lire mon ''billet'' du 04/08/2010 intitulé ''Que faire ?''
Bonne lecture ?
Jean Tramuset
Depuis Marx: valeur travail utile.
Utile à quoi ? C'est la question. Pour les propriétaires du Capital: utile à la constitution de leurs profits. Pour les travailleurs: utile à la reproduction matérielle de leurs existences. Il y a comme un désaccord...
Je lirai bientôt votre texte.
Cordialement.