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critique de la raison catholique (33)

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(Extraits)

 

Ces textes qu'ils soient qualifiés de "canoniques" ou "d'apocryphes" (il ne s'agit pas seulement des évangiles dits apocryphes, mais de tout en ensemble, comprenant des actes, des apocalypses, des épîtres) n'ont pas plus de validité historique les uns que les autres. On ne peut pas les qualifier d'une telle sorte par leurs contenus respectifs. On ne peut pas davantage supposer l'antériorité des uns sur les autres, quoique dise ce qu'on appelle le "consensus" et décréter que les uns sont authentiques et premiers tandis que les autres seraient des contrefaçons ultérieures.

 

Il est impossible d'en sélectionner quatre et leur accorder une validité historique, tandis que les autres n'en auraient aucune et devraient être classés comme de simples produits de l'imaginaire.

 

Il y a, dans les uns et dans les autres des éléments d'histoire et des éléments de fiction, sans qu'il n'y ait réellement de moyens de distinguer avec certitude les premiers des second.

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Un maximum de textes, plus ou moins contemporains des débuts de notre ère (depuis deux siècles avant jusqu'au IVème siècle après Jésus-Christ), doit être mis sur le même plan et examiné sans a priori idéologique. C'est à ce prix qu'on peut comprendre comment le christianisme et l'Eglise se sont constitués. Cela ne permet pas, pour autant, de savoir ce qui s'est réellement passé dans le courant du 1er siècle, à quoi il faut sans doute renoncer à jamais. Ceci est particulièrement vrai par rapport à la question de la divinité de Jésus de Nazareth.

 

Un certain Jésus de Nazareth aurait-il pu être, par quelques uns de ses contemporains, identifié comme l'incarnation humaine d'un Dieu unique en trois personnes ? En tant que l'approche historique est concernée, il faut renoncer à le savoir. En revanche, on peut espérer - à condition que l'on prenne non pas les 27 textes du Nouveau Testament, mais un ensemble de textes beaucoup plus vaste - apercevoir à l'état naissant l'idée de divinité de Jésus et celle de Trinité divine, ce qui permet, éventuellement, d'évaluer les théories respectives de Frédéric Lenoir (plaidant pour une apparition tardive) et de Bernard Sesboüé (plaidant que Jésus fut reconnu Dieu tout de suite).

 

Il ne faut pas exclure que, sur le plan événementiel, les faits décrits dans les quatre évangiles soient un effet et non la cause des origines du christianisme. C'est cette hypothèse qui est normalement inclue, à condition qu'on l'explicite et non qu'on l'escamote, l'expression employée par plusieurs historiens, disant que Jésus n'a pas fondé le christianisme. Si Jésus n'a pas fondé le christianisme, alors c'est le christianisme qui a fondé Jésus, sachant qu'une telle formulation désigne le Jésus que nous connaissons par les évangiles, potentiellement très différent que de que fut Jésus dans la réalité.

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jpylg

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Quel dommage que les liens ne fonctionnent jamais, chez moi, sur le message initial d'un fil ! Parce que j'aurais voulu signaler le rapport entre ce texte et le fil que j'ai créé hier, à propos de la sortie demain, du second tome du Jésus de Nazareth de Benoit XVI

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Peut-être que le lien fonctionne sur le second message. Essayer en cliquant ici...

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Autrement, on peut toujours le copier et le coller dans la barre d'adresse:

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http://www.lelivrelibre.net/nazareth.pdf

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jpylg

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