
Thématiques du blog
Pourquoi il se pourrait que Médiapart n'ait pas d'avenir...
.
Pourquoi il se pourrait que Médiapart n'ait pas d'avenir...
.
Parce qu'il s'agirait, en réalité, d'un nouveau courant du PS, tentant de sauver l'appareil...la vieille et lourde machine.
.
Qu'un courant du PS se fixe un tel objectif, même si les chances de réussir sont nulles, c'est chose parfaitement admissible dans le microcosme de la politique, mais qui me déplairait si je devais m'apercevoir qu'elle se drape dans un projet révolutionnaire d'information interactive et citoyenne.
.
Serait-ce l'effet d'une volonté pré-établie de la direction, volontairementet perfidement dissimulée ? Ou bien serait-ce une situation de fait, a posteriori, résultant d'une certaine structuration et d'un certain positionnement de 99% des abonnés ? Je ne sais, mais j'ai de plus en plus l'impression d'être dans un courant du PS. Non pas au PS, mais dans un courant du PS. Peut-être un courant non encore répertorié... Le courant qui voudrait être le PS de demain ? le courant des sauveurs du PS ?
.
Pour rassembler tant bien que mal les débris de l'héritage de tonton, on se présenterait comme un nouvel organe d'information participatif et numérique. On dirait qu'on a pour but de sauver la démocratie, alors qu'en réalité, on voudrait seulement gagner les prochaines élections.
.
Cela me gênerait.
.
En même temps, cela m'expliquerait beaucoup, beaucoup, beaucoup de choses... et tout particulièrement beaucoup de choses sur les réactions que depuis un certain nombre de semaines j'ai provoquées. Je me serais simplement trompé d'adresse. Je crois appartenir à la gauche de ce pays, si du moins j'en lis son histoire depuis la Révolution. Je n'appartiens pas à la gauche telle que Mitterrand l'a dénaturée. Or, le problème du PS d'aujourd'hui, c'est encore, c'est toujours Mitterrand.
.
Je ne crois pas à la rénovation de cette gauche-là par ceux qui ont permis à Mitterrand de prospérer, l'ont corrompue avec lui, en ont profité avec et après lui. La gauche mettra au moins deux générations à se rénover, se régénérer, comme on disait dans le temps...Si du moins la gauche et la France, sous l'effet de la mondialisation, ont encore un sens dans deux générations, ce qui n'est pas évident.
.
Mais je ne voulais pas parler de l'avenir de la France et du monde, seulement de celui de Médiapart. Si Médiapart n'est qu'un courant du PS, plus ou moins camouflé, alors non seulement il a fait le plein de ses voix, mais il a fait un trop plein. Il peut encore faire illusion pour une certaine durée et même, tant bien que mal progresser; mais inéluctablement, il se ramènera au chiffre exact du courant de pensée qu'il incarne. C'est un problème de formatage. C'est presque mathématique.
.
La seule chance de Médiapart de réussir, c'est de s'élever. Planer au-dessus. Surplomber, dirait une abonnée.
.
jpylg


Tous les commentaires
Il faudrait voir a ne pas tout confondre. Merci d'avance. Mediapart est un journal qui n'a pas la responsabilité d'avoir des lecteurs de gauche. Ou faudrait il verser dans le conformisme de penser que tout ce que fait notre gouvernement est positif ? Et de ne faire que de jolis articles qui ne feront pas de vagues, surtout pas !! Il y a du positif il y a du négatif. Ce que mediapart démontre ou tente de faire, en tout cas ses journalistes. Mais est ce sa faute si il a des abonnés de gauche, qui dans le club, affirme leurs positions ou dans leurs commentaires. L'ennui avec vous, c'est que vous mélangez tout, vous confondez et vous secouez le tout comme si cela suffisait. C'est quoi votre jeu, faire remonter le titre provoquant de vos messages dans tous les audimètres possibles pour vous faire connaître et donner une sale réputation au journal? Je commence àme demander quel est votre jeu.... si c'est un jeu !
Elevez-vous et planez au-dessus , c'est à mon sens la seule chance pour réussir à vous en sortir !
@jpylg Je me régale ! Ce ne sont pas les réponses qui comptent, ni les romans fleuve de certains commentaires, mais LES BONNES QUESTIONS et, là, vous êtes un maître ... qui laisse les portes ouvertes.
Cher jpylg, Mais ce n'est pas que Médiapart, qui est ainsi "squatté" par ce qui se veut "l'intelligentsia" française, la "bien-pensance" socialisante qui pense que tous ceux qui ne sont pas de leur "camp" sont des ennemis de la "pensée"... . C'est aussi sur France Info et France Inter. Je viens d'écouter un journaliste interviewer un responsable de l'IFOP sur les élections européennes. C'était incroyable de parti-pris!!! Il essayait de placer "la gauche" à toutes les sauces, à classer le Mouvement Démocrate dans le "centre droit", il voulait absolument le faire dire à son invité qui lui a gentiment fait remarquer que ce qu'il appelait le "centre droit", c'était le Nouveau Centre, etc.... . Il fallait écouter cette "interview". Je me demande ce qu'ils apprennent dans les écoles de journalisme !!! . On ne peut dire qu'une telle interview respecte la déontologie. Et c'est partout pareil. Je vis dans un pays où les journalistes exercent leur profession dans la conscience de leur importance sociale et démocratique, c'est tout autre chose comme comportement. (voir les commentaires). . Cela me rappelle l'interview de Prodi par deux journalistes parisiens bien formatés pendant les présidentielles. Je ne peux m'empêcher de vous en donner le lien. Je n'ai pas de sympathie particulière pour Prodi, j'aime mieux sa femme, mais l'attitude des journalistes est typique de ce que l'on entend à longueur d'antenne et ce qu'on lit à longueur d'articles de presse. Ces oeillères bien appliquées qui ne permettent surtout pas de voir autre chose que le formatage voulu pour les deux pouvoirs: le national (actuellement UMP) et le local (actuellement PS). C'est horripilant. . Alors, je souhaite aussi que Mediapart favorise le débat DEMOCRATIQUE, projet contre projet, vision de l'avenir des uns et des autres, financements et voie pour y parvenir... et non "camp" contre "camp". On se croirait en pleine brousse africaine avec les querelles "camp" contre "camp"... . C'est sûr que la "petite musique" de connivence qui ressort de beaucoup d'articles est une ode au PS et à la gauche du PS... sans aucun vrai débat, le débat suite à 2002 n'a toujours pas eu lieu, on repeint par-dessus pour gagner les prochaines élections, c'est-à-dire avoir des élus et donc des finances. Ce que pense la population, ses besoins, ses souffrances, son avenir... c'est absolument secondaire... . Le "traitement" du Congrès de Reims du PS en a fait toute la démonstration. Par contre, la Conférence Nationale du Mouvement Démocrate avec plus de 2000 participants enthousiastes, n'a pas fait beaucoup de lignes... triste pratique de la démocratie dans ce pays formaté. . Quand je lis les premiers commentaires, je comprends que les personnes y baignant dedans depuis si longtemps ne voient plus du tout les contours... c'est assez effarant. . Je ne suis pas "fan" de jpylg, mais je trouve qu'il oblige à penser hors de ce "bain" dans lequel la quasi-totalité des intervenants baignent gentiment...
@ Etoile 66 J'ai l'impression que vous vous emportez face au mauvais traitement fait à votre champion du Mouvement Démocrate. Il n'est pas toujours facile en France de rester de marbre
Nullement, cher Christian, Tout d'abord je n'ai aucun "champion", ce qui m'intéresse, ce sont les idées et le débat démocratique. Mais je doute, à voir la rapidité de votre réponse, que vous ayez lu les ARGUMENTS cités dans les hyperliens mentionnés... Je m'en tiens aux FAITS. Car rien n'est plus têtu qu'un fait.
Parce que le MODEM, machine présidentielle au service d'un riche éleveur de pur-sang, n'est pas de centre-droit ? Il suffit de consulter les votes de M. Bayrou à l'Assemblée Nationale pour s'en convaincre. Vous me direz: le PS est aussi de centre-droit. Je vous donnerai raison.
. " Je ne suis pas "fan" de jpylg, mais je trouve qu'il oblige à penser hors de ce "bain" dans lequel la quasi-totalité des intervenants baignent gentiment... "... une abonnée . L'abonnée est trop bonne ! . J'aimerais nuancer... je n'oblige pas à penser... je n'invite même pas à penser... . Que fais-je ? je pense (comme je peux) et je dis ce que je pense... puisqu'il paraît que c'est à cela que Médiapart invite ses abonnés... . Apparemment, il y en a que ça gêne. Je ne me suis pas fait faute de dire et de répéter que me lire n'était pas une obligation. En vain. . Je n'invite pas à penser, je n'invite pas à me lire, j'invite à ne pas me lire ceux qui sont satisfaits de leur pensée. . jpylg
jpylg a un nombril surdimensionné et Etoile 66 est fascinée par celui de Francois Bayrou. Les nombrils se portent bien.
Vos "arguments" sont de poids... quel débat d'idées, quel débat démocratique. Cela fait pitié...
Cher JY, Vous êtes assez coutumier des grands écarts. Et, comme tous les équilibristes, vous vous éblouissez vous même de votre effarante capacité à rester debout, alors que vous vous mettez, tout seul, dans des situations impossibles. Telle cette analyse. Ainsi, dans ce texte vous mélangez allègrement les genres. Mediapart, comme courant du PS? Et Mediapart condamné, de ce fait Mediapart est clairement dans l'opposition au pouvoir. Mais est-il de gauche? Je n'en sais rien. La position, telle que je la reconnais ici, défend une certaine idée de la communication, de l'exercice du pouvoir, et on la trouve à gauche, mais aussi en face. Il existe une droite démocrate, heureusement. Sarkozy l'a détruite dans sa représentation, mais sarko n'est pas le seul exemple d'homme politique qui ne soit pas de gauche. Que ceux qui commentent se partagent allègrement tout l'éventail de l'espace politique, à gauche, des ségolistes, au aubrystes, en passant par la lorraine, et le rouge vif, voire le noir libertaire, sûrement. Mais il s'agit des commentateurs, des blogueurs, pas du media à part. Quelqu'un de droite se ferait-il lyncher systématiquement ici? Non, pourvu qu'il défende des idées claires, et argumentées. Si les sarkoziens se font dépouiller allègrement, c'est parce qu'ils sont nuls, tout simplement, à défendre l'indéfendable. Mais le courant centriste, ou centre droit semble s'exprimer, et sans trop de souci. Bien sûr, lui-même est aussi anti-sarko. Ce qui rapproche. Alors, qu'est-ce qui fait le socialisme de ce média, ses sujets? Ils sont d'actualité. Au niveau du centre, qu'est-ce qui fait la confidentialité du Modem? C'est qu'il ne fait pas nombre, justement, et ne pèse donc pas dans l'actualité comme il le faudrait, mais peut-être cela tient-il aussi à sa nature. Il est un peu bâtard, sans vouloir être méchant, ni droite, ni gauche, la position est difficile, quand tant de gens à droite et à gauche n'ont plus les dents si pointues, et brouillent les limites. Cependant, rien, dans Mediapart, ne permet de penser qu'une cabale particulière soit engagée contre le Modem. Pas plus qu'un autre parti minoritaire. Mais si les sujets sont d'actualité, et si les journalistes qui les traitent peuvent se retrouver avec le qualificatif de rosé, le journal ne fait pas acte d'esprit vraiment partisan. Marianne, en son temps a absolument détruit Ségolène en campagne, comme il n'était pas sarkozyste, on déduit le reste. Aujourd'hui, on le reconnaît d'opposition, mais pas socialiste. Ce rosé propre à Mediapart, donc, ne fait pas la rose PS, mais plutôt cet esprit de l'ancien et vieux, et regretté le Monde. A l'époque où Mitterand cherchait la route de l'Elysée. On y retrouve quand même beaucoup de mesure, et de tempérance dans les propos, en général, je veux parler des journalistes, les commentaires, c'est autre chose. Donc, cher JY, vous vous tromperiez, pour moi, deux fois. La première en étiquetant Mediapart socialiste, la seconde en méconnaissant l'originalité d'une position du site qui ne reflèterait pas la position des commentateurs. Mais il y a une troisième erreur. C'est qu'il est bien certain que dans l'espace médiatique actuel, il manque un organe socialiste, ou marqué tel. Et que s'y inscrire installerait, une bonne fois, Mediapart, s'il en faisait le choix. Ce serait réglé, un positionnement définitif dans cette opposition là, garantit le public. C'est la position choisie par la rédaction qui est intenable. Celle de la tentative, et de la tentation, du plus d'honnêteté intellectuelle. Et celle de s'inscrire dans la contestation de l'oppressive, et agressive, poussée sarkozélote dans notre société. Médiapart a choisi un camp, mais ne l'a pas défini comme certains le voudraient, c'est dur. Mais c'est honorable. Alors, merci à Mediapart, de vous donner la parole, de me la prêter, et de faire que quelques uns ici trouvent un espace de gauche, d'autres, un espace du centre, et peut-être d'autres encore, une possibilité d'exprimer une autre droite que celle de sarkozy. Ce n'est pas l'idéal, et c'est le chemin le plus difficile, voilà ce qui pourrait tuer ce media, et pas sa gauchitude, marquée dans je ne sais quel courant que vous subodorez, parce qu'ici, franche est l'opposition, mais moins de gauche, que démocrate, face à l'autocratie en marche. Ceci dit, merci, et continuez à nous interpeller tous, il n'est rien de plus dangereux qu'un consensus sans vraies fondations, et pour le trouver, il faut les éprouver.
Cher (chère) pfsim, A vous lire, j'ai l'impression que vous ne m'avez pas vraiment comprise :-( . Vous confirmez plutôt par votre écrit ce que j'écrivais plus haut, notamment en écrivant: Ce rosé propre à Mediapart, donc, ne fait pas la rose PS, mais plutôt cet esprit de l'ancien et vieux, et regretté le Monde. . Je connais plein de gens qui s'étaient désabonnés du Monde parce qu'ils ne supportaient plus ce "parti pris" bien-pensant... qui tournait autour de son axe satisfait mais qui ne satisfaisait nullement l'exigence démocratique. . La preuve d'ailleurs, l'ineffable éditorial intitulé "L'impératif démocratique" le vendredi soir avant le premier tour des présidentielles. Je vous invite à lire les quelque 487 réactions à cet article qui résume pas mal de choses sur l'état de la presse en France... . Je vous invite aussi à prendre un bon verre et à lire l'excellent article de Marie-Anne Kraft sur les médias ainsi que les commentaires que j'y ai ajoutés, qui montrent qu'autre chose est possible que ce que nous vivons en France qui me semble très, très étriqué. . Alors bien sûr que Mediapart est une extraordinaire aventure, mais la tête penchant du côté PS risque de lui nuire sur le long terme. . Il faut voir le nombre d'articles - et non seulement de commentaires - sur le congrès du PS pour s'en faire une idée véritable, alors que juste quelques jours avant il y avait la Conférence nationale du Mouvement Démocrate et que là, très peu de lignes y ont été consacrées, malgré le nombre de participants et des intervenants... Vous pensez que c'est de sa faute parce qu'il n'aurait pas de voix pour le soutenir. Détrompez-vous, l'électorat et l'audience dans le pays tourne autour des 15 -20%, mais dans les médias, silence et bouche cousue... après les gens disent "On ne l'entend pas". . Regardez dans les autres pays d'Europe, mis à part la Russie, comment sont fixées les règles pour la protection du pluralisme démocratique dans les médias (commentaires sur l'article de Marie-Anne Kraft). Une chose qui n'existe nullement dans la France d'aujourd'hui et que je souhaiterais beaucoup pour mon pays... . Mais... si vous êtes satisfait et pensez que tout va le mieux du monde à ce niveau en France, alors, on ne peut pousser personne à son bonheur... continuez donc dans ce système qui vous empêche de penser librement... . .
Chère Etoile, merci pour le lien, Si je ne vous ai pas comprise, vous en êtes une autre. Je parlais d'un autre le Monde, celui d'avant 81. Quand il y avait encore des idoles à abattre, et de la foi en l'avenir. Bon, aujourd'hui, rien n'a changé, si ce n'est la distribution du spectacle, et le nombre des actes à jouer. Cependant, tout de même, il ne s'est pas rien passé depuis 28 ans, on sait plus, et mieux, mais a-t-on encore du courage? C'est le sens de vos appels, maintes fois réitérés, qui demandent à réagir, à se relever, à se redresser, en cherchant exemple dans des ailleurs qui vous semblent meilleurs. Pour ma part, je suis vieux, vieux et sage un peu, mais fou toujours. Puisque, si avant je ne craignais point, par inconscience de tout ce qu'il y avait à perdre, aujourd'hui je crains encore moins, par la conscience de tout ce qu'il y a à gagner. Seulement voilà, l'exhortation, la récrimination, ou les prières les plus ferventes ne valent plus, ni ne suffiront. Il faut du calme, de la patience, de l'intelligence, et peut-être aussi un brin d'humour, pour l'amusement et le bonheur du cœur, comme de l'esprit, ce qui fera la nouvelle conviction, et donc la possibilité réelle d'un autre monde, aux antipodes de celui que nous promet un sarkolarron. Nous n'avons rien à attendre, encore moins à réclamer. Enfin, regardez, qui fait les lois, qui tient tout? Comment espérer que celui qui est à la table du festin va se lever, pour vous la laisser? La vérité est ailleurs, et, fondamentalement, elle se trouve dans une autre façon de regarder, de croire, et d'agir. Ce mouvement s'est mis en place il y a longtemps, avec les premiers écolos, ceux qui ignoraient la politique, pour ne penser qu'au biologique, il continue aujourd'hui dans une nouvelle jeunesse, qui ne sait plus lire, mais qui sait voir l'appétit, et l'œil brillant de ceux qui veulent la croquer. Nous sommes vieux, vieux et sages un peu, et fous aussi, il faut en laisser à ceux qui suivront, qu'ils fassent leur part, après que nous ayons fait la notre. Mediapart n'est qu'un rendez-vous de plus à nos rassemblements...Un feu de camp avant la bataille.
. Médiapart n'a pas d'avenir s'il devient ce à quoi il ressemble chaque jour un peu plus, un fourgon du PS. . Médiapart n'a pas d'avenir,dans ce cas, car le PS n' a pas d'avenir. L'avenir du PS s'est arrêté en 1981, où sa fin a commencé qui n'en finit pas de finir, mais qui finira un jour. . Le PS ne sera pas rénové. Il sera liquidé. Il sera remplacé. . Ce n'est pas une tranche de l'agonie du PS qu'il faut analyser. Ce ne sont pas les coups d'état permanents qu'il faut disséquer (même pas les 577 coups d'état quotidiens des 577 usurpateurs professionnels que j'ai signalés). Ce qu'il faut analyser, c'est l'illusion démocratique en des termes tels que nous puissions un jour de ce mirage tirer quelque inspiration pour moins nous détester. . Médiapart aurait-il un avenir comme lieu d'apprentissage du débat (et du combat) d'idées ? Je suis moins optimiste que l'an dernier...Du pessimisme qui est le signe sous lequel je vais démarrer cette seconde année, ce n'est pas la rédaction que je rends responsable, c'est 99% des abonnés. . jpylg
ce n'est pas la rédaction que je rends responsable, c'est 99% des abonnés. Là, vous dépassez un peu la ligne jaune - ou blanche. 99% c'est exagéré. Mais je dirais une majorité assez importante.
. " Là, vous dépassez un peu la ligne jaune " ... une abonnée . Mais je n'entends que ça, que je dépasse les bornes ... . L'abonnée ne comprendra-t-elle donc jamais que les bornes, je les emmerde ? Je VEUX les dépasser ! . jpylg
Oui mais quand les bornes sont franchies...
Re-salut, JY, Pardon, mais je ne vois pas de bornes dépassées. Ni de 99% d'abonnés concernés par vos vues. Vous tournez autour d'un nombril socialiste tel que vous le ressentez. Mais le monde est vivant. C'est à dire changeant. Ce qui est acté, aujourd'hui, c'est l'extraordinaire méfiance contre les politiques, au cœur même de leurs partis,en même temps que le caractère désabusé, et découragé, de la plupart des gens. La majorité, c'est celle de tous ceux qui n'ont plus confiance. Or pour affronter les défis, les vrais, pas les jeux de pouvoirs et de fortunes personnelles, on aura besoin de toutes les énergies. Le premier écueil, et ce n'est pas le moindre, c'est le système sarko. Une fois balayé, il faudra construire. Mais avec qui? Les squatters habituels du pouvoir sont tous disqualifiés, c'est donc vers la jeunesse qu'il faudra se tourner. Mais quelle jeunesse? Les doutes des vieux ne feront que suivre leurs enterrements. Et au lieu de trépigner, devant l'impossibilité de faire une moisson valable, il faudrait peut-être mieux se mettre à semer. Et Médiapart, à ce titre, me fait plus penser au semoir, qu'à la moissonneuse batteuse. Bien sûr, il y aura toujours des gens qui veulent se voir arrivés avant d'être partis.
Et Médiapart, à ce titre, me fait plus penser au semoir, qu'à la moissonneuse batteuse. Bien sûr, il y aura toujours des gens qui veulent se voir arrivés avant d'être partis. . Que c'est bien dit :-) . Je ne pense pas qu'il faille diviser la société en vieux et jeunes, en droite et gauche, en bons et méchants, intelligents et stupides, gens des villes et des champs... . Il faut plutôt davantage de COHESION SOCIALE dans ce pays. Autour d'idées simples et justes pour construire tous ensemble. Car les jeunes ont besoin des vieux et vice-versa, les gens des villes de ceux des champs et vice-versa....
Etoile vous êtes désolante, les idées simples sont rarement justes. Si non ça ce saurait. Quant à l'arche de Noé, tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil ... à part quelques séniles cyniques du vatican qui ne prêchent que pour leur propre confort ...
les idées simples sont rarement justes. Si non ça ce saurait. Il se trouve que vous ne le savez peut-être pas, mais ces idées "simples" fonctionnent très bien. J'en reparlais pas plus tard que ce matin avec un ingénieur rencontré au sport. Originaire du Languedoc, il travaille en Allemagne et me demandait pourquoi les Français se comportaient ainsi? Lui aussi, il voit que les choses "simples" fonctionnent... Apparemment votre "ça se saurait" totalement neutre et généralisateur, n'est pas du tout crédible, il se base sur l'ignorance d'autres possibilités que celles que vous connaissez depuis toujours. . Personne n'a parlé d'Arche de Noé, ni de "tout le monde il est beau", bien au contraire, si vous aviez lu mon blog, vous saurez que je suis pour le débat musclé, ouvert et franc, le face à face dans le débat DEMOCRATIQUE. Et là, il s'agit d'échanges d'IDEES et de FAITS, mais surtout pas de sentiments comme "beau" ou "gentil". Il faudrait arrêter ces sensibleries et ces affrontements ridicules qui rendent un pays malade, et en font le plus gros consommateur de psychotropes et d'antibiotiques en Europe. .
Pourquoi il se pourrait que jean_paul_yves_le_goff ait de l'avenir... parce qu'il raisonne comme Mitterand en termes de pouvoir et de calculs politiques. Ainsi à Rocard qui premier ministre proposait déjà un grand Paris argumentant de la rationalisation administrative, financière et de justice sociale, de répondre, "ainsi vous aimeriez en assurer la présidence". On ne se refait pas surtout quand on évoque les années Miterrand au lieu de leur contenu: "Je n'appartiens pas à la gauche telle que Mitterrand l'a dénaturée. Or, le problème du PS d'aujourd'hui, c'est encore, c'est toujours Mitterrand. Je ne crois pas à la rénovation de cette gauche-là par ceux qui ont permis à Mitterrand de prospérer, l'ont corrompue avec lui, en ont profité avec et après lui." Cette gauche là c'était tout le monde ne vous en déplaise du citoyen au militant de base qui votait et revotait pour la gauche, c'est à dire un modèle de redistribution sociale dont personne ne voulait voir que les mesures prises le rendaient impotent. Maintenant la question posée à la gauche est toute autre, ceci acté, faut-il proposer un développement à la suédoise basé sur le libéralisme et une gestion de l'état confiée au privé mais assurant l'éducation, la formation et le travail afin d'assurer l'insertion, l'emploi, la santé et les retraites de tous les citoyens selon ses mérites dans un constant souci de dialogue social, ou faut-il plus d'état, plus d'impôts et plus de répartitions quitte à freiner et la production et le libre échange? La question du projet, plus que celle du pouvoir qui cherché comme tel ne fait plus recette auprès de l'électorat populaire est d'actualité et la regénération d'acteurs politiques au service de tous passe par les débats de fond sur les questions économiques, institutionnelles et de politique étrangère sur lesquelles tout esprit responsable s'essaye à en comprendre les mécanismes. De ce point de vue que Mediapart en soit un laboratoire d'idées et de courants, n'est pas une gêne, d'autant qu'il est ouvert au plus grand nombre. L'incroyable surdité de la direction du PS à ce mouvement d'idées, son incapacité à le structurer et le formaliser en projets concurrents démocratiques se traduisant par des courants, laisse l'électorat de base dépourvu de solutions responsables à la merci de n'importe quel charlatan démagogue, et soyez-en sûr il ne va pas dire merci lors des prochaines consultations électorales que Mediapart et/ou ses bloggeurs mobilise à tout va. Après tout la révolution au nom des libertés ne s'est dessinée qu'après qu'un projet social ait pris corps et non l'inverse même si et surtout si de grands penseurs les défendaient individuellement depuis longtemps, y compris Montesquieu qui vivait d'actions de compagnies esclavagistes.
Cela me désespèrerait presque... Y a-t-il un espoir de sortir de ce tourbillon de pensée unique ?
Le premier qui a voulu sortir du tourbillon, c'est Lucifer, et qu'en est-il advenu ? Prudence !
Lucifer est un personnage imaginaire, je n'ai pas de références religieuses, je m'en suis débarrassée, car elles mettent aussi des oeillères qui masquent les réalités ou les déforment.
Mais les personnages imaginaires ont parfois une plus grande influence sur nos vies que bien des personnes réelles. Ne croyez-vous pas ?
kairos Car il y a toujours une part d'imaginaire dans la réalité et une part de réalité dans la fiction?
"Lucifer" était "celui qui porte la lumiére. "Eternellement veut le mal et éternellement fait le bien" dit (à peu prés, je n'ai pas le livre sous la main) un poéme de William Blake. C'est le "diabolos", qui divise, un ange déchu, tombé sur terre, englué dans la matiére. Quelque chose comme les contradictions du capitalisme dont parle Marx. Karl Marx d'ailleurs curieusement absent de vos discussions sur "la gauche". Mais pardon, je m'immisce encore...
– Qui es-tu donc, à la fin ? – Je suis une partie de cette force qui, éternellement, veut le mal, et qui, éternellement, accomplit le bien Faust de Johann Wolfgang von Goethe On trouve cet extrait de Faust au début de "Le Maître et Margueritte" de Mikhaïl Boulgakov
Mais les personnages imaginaires ont parfois une plus grande influence sur nos vies que bien des personnes réelles. Ne croyez-vous pas ? ça, c'est votre problème... si vous préférez suivre des chimères... En ce qui me concerne, je préfère les réalités et les faits avérés et laisse les chimères à ceux qui s'y accrochent pour vivre. Je préfère le pragmatisme.
Négliger l'imaginaire des gens, c'est bien peu pragmatique.
Je ne néglige nullement l'imaginaire, bien au contraire, l'imagination est force de progrès. Mais ici nous parlions de tout autre chose, vous avez amené votre "Lucifer" selon votre bon plaisir, qui n'avait RIEN à voir avec le sujet. Par contre, des arguments pour réfuter ou conforter les arguments que j'émets, point.
Vous voilà un peu sûre de vous, là (pour changer). Il n'est point de domaine où le sieur Lucifer, génial touche à tout, se laisse facilement considérer comme n'ayant rien à dire. . Quant à réfuter ou conforter les arguments que vous émettez, point, il ne faut pas trop en demander à une pauvre bourrique. Néanmoins, puisque vous insistez, je vais faire un effort. Ce soir. Ou demain. Avant le 1er avril en tous cas. Au sujet de la Révolution française, vous avez un avantage sur moi, vous avez visiblement lu Burke et Rivarol, moi pas; (Mais je reconnais que l'ignorance n'est pas un argument). . Je vois que nous sommes d'accord sur la nécessité de tenir le plus grand compte de l'imaginaire des gens. C'est déjà quelque chose, dont on peut partir pour progresser.
Aucun espoir pour vous, chère Etoile66, car vous interprétez à peu près tout ce qui ne dit pas la même chose que vous à la "lumière"de vos propres obsessions : vous y trouvez donc forcément ce que vous croyez être le problème. On pourrait appeler cela un diagnostic auto-réalisateur. C'est assez drôle. Mais un peu lassant.
Vous n'êtes pas obligé de me lire cher ami :-) Contrairement à ce que vous écrivez, je me suis constamment remise en question depuis des années et ai évolué au fur et à mesure de la pertinence des arguments qui m'étaient exposés. Pour le moment, je ne vois guère d'arguments dans votre contribution...
Comment dans une société individualiste peut-on être de gauche? That is the question Et non pas comment peut-on rester Marxiste façon Trotski, façon Facteur, ou Socialiste façon Jules Guesde, façon Guy Mollet. Il faut chercher ailleurs et l'on ne se bouscule pas dans les officines politiques spécialisées. Dans une société individualiste la liberté prend une saveur nouvelle. Internet offre un espace de liberté absolument révolutionnaire et je suis enchanté de pouvoir partager ce luxe avec des gens intelligents qui réfléchissent et savent garder leur esprit critique. Est ce que la liberté est de gauche? Ca se discute, c'est une bonne question... il y en a d'autres...
Est ce que la liberté est de gauche? En posant cette question vous apportez déjà la réponse. Ce terme de "gauche" est tellement rabougrissant... hémiplégique, se réfère à la place qu'avaient certains dans une Assemblée. Aujourd'hui - n'en déplaise à Farid qui en écrirait tout un livre - ce terme ne veut plus rien dire en France. Car la "gauche" a montré qui elle était et ce qu'elle savait faire. La "droite" aussi d'ailleurs. Il est temps de penser autrement, d'ouvrir une autre voie, résolument en phase avec la vie et les faits d'aujourd'hui... fascinante aventure... merci à médiapart de permettre cet échange.
Chère Etoile, "n'en déplaise à Farid qui en écrirait tout un livre". Un livre ? Pouah... c'est répugnant ! Un truc d'intellectuel pas en phase "avec la vie et les faits d'aujourd'hui" (la formule est mignonne, je la garde pour un prochain livre...). "Il est temps de penser autrement, d'ouvrir une autre voie" qui, puisqu'elle ignore la droite et la gauche, risque de se perdre, non ? Ah, ces chemins qui ne mènent nul part ! Une voie de garage, peut-être ? La voie lactée d'étoiles constellées ? effectivement, ça risque d'être l'aventure, ça peut même être bien aventureux. "Car la "gauche" a montré qui elle était et ce qu'elle savait faire. La "droite" aussi d'ailleurs". Et Bayrou, notre agrégé de lettres, il n'a pas déjà un peu montré ce qu'il savait faire ? avec la droite, celle de Balladur et celle de Chirac. De 1993 à 1997 ! Quelle performance ! Son maintien à l'Education en dit d'ailleurs assez long sur la flexibilité de son échine. Ou peut-être était-il au centre de Balladur et de Chirac à l'époque ? Voyez comme on est toujours au centre de quelque chose. A propos d'Education, il est un peu responsable du système éducatif que vous n'avez de cesse de démolir, non ? 4 ans, quand même! C'est vrai que ça date de l'époque où il était "un jeune conformiste, et formiste est sans doute de trop" comme il le dit lui-même. Mais l'âge ne fait rien à l'affaire pourrait-on lui répondre malicieusement. Il faut quand même mettre à son crédit d'avoir mis dans la rue un ou deux millions de manifestants, si si, rappelez-vous, l'abrogation de la loi Falloux. Ensuite, plus rien. Bref, si vous disqualifiez droite et gauche sur leur passé, il faut, en toute rigueur, appliquer le même traitement à votre poulain, si j'ose dire. Si vous souhaitez un débat d'IDEES (j'utilise ici vos majuscules), vous ne pouvez pas vous borner à égratigner Farid au détour d'un commentaire. Pour ma part, sans être d'accord avec Bayrou, j'écoute ce qu'il dit avec intérêt et n'utilise aucun des arguments mentionnés plus haut dans un débat sérieux. Si vous optiez pour la même attitude, il pourrait y avoir débat. Mais je doute que vous y parveniez puisque vous préférez marteler plutôt que convaincre. "La gauche, ça ne veut plus rien dire en France. Car la "gauche" a montré ce qu'elle savait faire. La droite aussi d'ailleurs". Ça sonne comme un slogan jeté à la foule dans un meeting mais admettez que pour ouvrir un débat, c'est un peu faiblard. Si l'on vous suit, plus rien n'existe en France dans le champ politique. A part Bayrou, qui même seul, échoue au sommet et à... Pau. Je vois d'ici votre objection, les français gnan gnan gnan gnan gnan et les média gnan gnan gnan... Mais on ne peut pas changer le peuple chère Etoile et si Bayrou ne l'a pas encore compris...mais je crois que lui, l'a compris. "Quand on a des amis comme ça, on a pas besoin d'ennemis", c'est peut-être aussi l'un des (nombreux) problèmes de Bayrou. Aussi, vous devriez peut-être changer votre manière de débattre pour ne pas lui nuire.
Farid, je me doutais bien que vous viendriez me répondre. Mais je suis vraiment déçue que vous ressortiez les ritournelles apprises par coeur que l'on peut lire sur tant de sites. Si à 57 ans, vous n'avez pas plus évolué qu'à 30 ans, je vous plains sincèrement. Un être normalement constitué se remet toujours en question. . Les tranchées que vous voulez absolument maintenir en France, sont en train de s'effondrer depuis longtemps. Triste que vous ne le voyiez pas. . Et puis, je vais vous dire une chose une fois pour toute afin que ce soit clair. Bayrou, c'est pas ce qui m'intéresse. Que ce soit lui ou quelqu'un d'autre, ce n'est pas le point principal. Il pose juste les bonnes questions, remet les pendules à l'heure, car il est cultivé et féru d'Histoire et connaît les territoires de notre pays, contrairement à l'hôte de l'Elysée. . Il se trouve qu'il est juste le "porte-voix" de millions de Français qui n'avaient personne - ni Royal, ni Besancenot, ni l'UMP - pour exprimer leur souhait d'une autre voie que celle que les médias ont voulu imposer en effaçant tout ce qui se mettait en travers de leur bulldozer UMP-PS. Le summum a été l'article de Colombani dans le Monde à la veille de l'élection: "L'impératif démocratique". Dans aucune vraie Démocratie on n'aurait vu cela. En France oui, c'est possible. Cela se rapproche davantage de la Russie que d'une démocratie. . J'ai moi-même été effacée des dizaines de fois sur les médias pendant les présidentielles, car cette opinion n'avait pas à exister. . Assez ! Nous faisons entendre notre voix et ce n'est pas vos ritournelles apprises et répétées comme un chapelet qui nous fairons taire. Bayrou ou pas, ce n'est pas le problème, c'est la DEMOCRATIE qui est en jeu, ni plus, ni moins. . Que vous ne le voyiez pas m'inquiète sur votre discernement.
"Farid, je me doutais bien que vous viendriez me répondre. Mais je suis vraiment déçue que vous ressortiez les ritournelles apprises par coeur que l'on peut lire sur tant de sites. Si à 57 ans, vous n'avez pas plus évolué qu'à 30 ans, je vous plains sincèrement. Un être normalement constitué se remet toujours en question". 1/ Vous me citez, il est normal que je vous réponde. 2/ Je ne sais pas à quel site internet vous faites allusion et, ce n'est parce que cela circule sur internet que c'est faux. 3/ Je suis encore très loin de mes 57 ans, aussi je ne peux vous dire dès maintenant si "j'évoluerais" et dans quel sens : la vieillesse peut aussi être un naufrage. Peut-être n'ai-je pas 30 ans ? Vous n'en savez absolument rien. 4/ Selon les médecins, je suis normalement constitué mais sans doute allez-vous les réfuter et faire un autre diagnostic en ligne. "Il se trouve qu'il est juste le "porte-voix" de millions de Français qui n'avaient personne -" Ne peut-on pas écrire cela de n'importe quel candidat-e ? Il a manqué des voix à Bayrou parce que Royal et Sarkozy portent les voix d'un nombre supérieur d'électeurs. "J'ai moi-même été effacée des dizaines de fois sur les médias pendant les présidentielles, car cette opinion n'avait pas à exister". je ne sais pas à quoi vous faites allusion mais, il faudrait peut-être vous demander si ce n'est pas votre manière d'intervenir qui pose problème (à moins que vous ne soyez pas "normalement constituée"? D'autant que ce n'est pas la première fois que vous déplorez avoir prêché dans le désert). "Assez ! Nous faisons entendre notre voix et ce n'est pas vos ritournelles apprises et répétées comme un chapelet qui nous fairons taire. Bayrou ou pas, ce n'est pas le problème, c'est la DEMOCRATIE qui est en jeu, ni plus, ni moins". Je ne souhaite pas vous faire taire. Vous pouvez soutenir Bayrou ou un autre, je m'en moque. Le problème, c'est que vous vous attachez plus à démolir ses adversaires politiques qu'à nous démontrer l'intérêt de son programme. Il pose les bonne questions, peut-être, mais a-t-il le début du commencement d'une réponse ?, c'est ce qu'il vous appartient de démontrer. Et pour l'instant, je n'ai rien lu de la sorte sous votre plume. L'invective ne peut tenir lieu de programme. Ce n'est parce que j'écris qu'Etoile 66 est dépassée, qu'elle l'est. Encore faut-il le démontrer. Pour le clivage droite/gauche, c'est pareil. Par ailleurs, la démocratie, c'est une manière non violente de résoudre les conflits qui sont inhérents à toute société et en ce sens, le clivage lui est indispensable. Nier les conflits sociaux, s'unir derrière un chef en marchant main dans la main en ne concevant que des idées simples, s'apparente moins à la démocratie qu'au fascisme. "Que vous ne le voyiez pas m'inquiète sur votre discernement".
La liberté était de gauche en 1789, c'est même elle qui est à l'origine de la création de cette catégorie, la gauche. A-t-elle cessé de l'être, "de gauche" ? Moi je prétends que non, jamais. D'autres sont d'un autre avis... Pour moi la gauche naturelle, généreuse et voluptueuse, est nécessairement du côté de la liberté pour tous.
La liberté était de gauche en 1789 Vous avez bien appris la leçon... . Un coup d'oeil sur un excellent commentaire d'Edwy Plenel sur ce fil, http://www.mediapart.fr/comment/reply/35826/121284 vous permettra peut-être de voir les choses de manière plus différenciée. . Je me permets de rajouter le commentaire que j'écrivais au même internaute sur le même fil: . N'avez-vous pas constaté que ce que vous appelez Révolution et décrivez avec de si beaux mots a remis immédiatement au pouvoir une caste qui en profite jusqu'à ce jour? . Elle a remis quelques années plus tard un empereur sur le trône dont on peut suivre la trace sanguinaire dans toute l'Europe... jusqu'aux bords de la Baltique qui n'avait vraiment RIEN demandé. . Le charnier de soldats français que leur empereur avait emmenés mourir en 1812 à Vilnius, dans le froid et les poux, en témoigne presque à lui seul, à peine une génération après cette "révolution"... (Une des fosses communes où leurs corps ont été sommairement ensevelis a été mise au jour par l’équipe des archéologues et des scientifiques, dirigée par le docteur Rimantas Jankauska, pathologiste à l’université de Vilnius. Il en ressort que les soldats ne sont pas morts au combat, mais de froid, de privation et de maladie.) . Comme quoi, on peut se gargariser de mots, de concepts... la réalité est tout autre...
Je vous assure qu'aux dires des historiens le mot "Gauche" a été inventé à Versailles, pendant la belle saison 89, par les secrétaires du bureau de l'Assemblée, pour désigner les députés assis à droite, et partisans de "la Liberté", et les distinguer de la Droite, assis à gauche, et partisans de la résistance monarchique à ce mouvement. Je ne vois pas bien ce que les tristes exploits de Talonnette II, digne émule de Talonnette Ier et précurseur de notre Talonnette III, viennent faire là-dedans.
Dommage ! Après une trop brève accalmie au cours de laquelle Etoile66 écrivait des commentaires intéressants, lisibles, parfois pertinents, plutôt ramassés donc plus efficaces, la voici qui retombe dans ses tics rhétoriques automatiques, alignant les formules toutes faites, sans explications, sans arguments en tirant soigneusement parmi les faits ceux qui servent ses petites manies dialectiques récurrentes. Sans oublier la dévalorisation préalable du contradicteur, socle de son système controversationnel : "Vous avez bien appris la leçon !" Même les vieux cocos n'emploient plus ce procédé complètement éculé ! On a beau lire et relire les philippiques d'Etoile66, on n'en retire strictement rien d'autre que "les Français gnagnagni", ou encore "Machin truc a écrit cela" (on cherche parfois vainement le lien avec le sujet) etc. Etoile66 enfonce des portes ouvertes à force de truismes et de "scoops historiques" cent fois ressassés : on le sait parfaitement que bien plus de grognards sont morts de froid que sous les balles ennemies. Commentaires après commentaires, Etoile66 redécouvre le fil à couper le beurre. Et elle réussit cet exploit qu'après avoir lu sa logorrhée, on a complètement perdu de vue le sujet du débat. Etoile66 conclut son commentaire du 10 mars à 11 heures 19 : "Comme quoi on peut se gargariser de mots, de concepts... la réalité est toute autre..." Ce pourrait être une lucide remise en cause d’elle-même. Hélas...
Je ne crois pas que les gens que vous citez étaient marxistes (sauf Trotski, et peut-être pas tout le temps). Quant à "socialiste", c'est un terme polysémique, il faut à chaque fois préciser (Milosevic se disait socialiste, la Junte birmane aussi à une époque...). Le terme "individualisme" lui-même fait problème; cela dépend à quoi on l'oppose et dans quel domaine. . Gauche et liberté sont étroitement liées au départ. Si cette proximité a disparu, j'aimerais bien qu'on me dise quand.
. " je suis enchanté de pouvoir partager ce luxe avec des gens intelligents qui réfléchissent et savent garder leur esprit critique.".... un abonné . Voilà un optimiste ! Votons pour lui ! . jpylg
C'est quand même bien le web, on fait partie de complots sans même le savoir, on pense tous la même chose mais on ne le sait pas, on est à 99% au PS mais on ne le sait pas, qu'elle aventure étonnante!
" on le sait pas, on le sait pas, on le sait pas " , dit un abonné . On a 577 usurpateurs à l'Assemblée qui font 577 coups d'état par jour, on le sait, et on vote pour eux ! . Oui, nous sommes étonnants ! . jpylg
Votre argument est faux...! Premièrement, parce que Mediapart ne se constitue pas convenablement pour hisser une équipe, en ordre de bataille, comme première alternative à Nicolas Sarkozy ; en second lieu, je ne vois pas quel leader mènerait le soit-disant "courant" dont vous parlez. Edwy Plenel est, à mon sens - comme beaucoup d'autres journalistes (ou anciens journalistes !...) - bien meilleur journaliste que stratège.
Je vous trouve bien outrecuidant pour dire à l'Horloge que son argument est faux. "Quel leader ?" Mais l'Horloge, voyons. Il nous méprise tous, tant les nonante-neuf que le un pour cent. Il est donc déjà bien installé dans la solitude du chef. "Seigneur, vous m'avez fait puissant et solitaire..." Plenel est un excellent analyste (*), c'est déjà quelque chose, non ? . (*) Quoique... pas forcément exhaustif; mais il n'y prétend pas.
Installé dans la solitude du chef, ou statufié dans une posture introuvable. Les socialistes sont nuls, les électeurs sont nuls, les abonnés sont nuls... Où est monsieur Le Goff? A gauche, à droite, au centre, où à l'ouest? Ou peut-être nulle part. Il devrait faire attention à lui. J'aimerais lire de sa part des arguments politiques ou, à tout le moins, sociologiques, scientifiques plutôt que de le lire répandre son mépris sur tout et tous... Attention au syndrome paranoïaque de "gauche". Hitler était National-Socialiste, enfermé dans des certitudes méprisantes et haineuses. Et puis tout ce débat... Et si tout se passait comme cela se passe si souvent... Une crise plus violente que les autres, une guerre civile, et le plus malin qui s'installe, avec son parti, c'est à dire ses partisans, sur le siége vacant du pouvoir... Qui, soit dit en passant, se trouve plutôt dans les couloirs de la Grosse Commission, à Bruxelles, que dans le luxe clinquant des palais parisiens. Quant à l'imaginaire, oui certes... Mais vous ne semblez avoir conscience que de plus en plus de gens se demandent comment ils vont faire pour vivre demain, leur imaginaire est surtout plein d'images fallacieuses créées par la publicité que d'autres choses. Beaucoup sont encore persuadés qu'ils ne peuvent vivre sans automobile, par exemple, n'est-il pas? (Je le dis sans mépris.) C'est juste un fait.
Y sont cons, les gens, s'pas ? C'est ce que pense aussi le Bouffi.
. Une abonnée a écrit : " Il faudrait arrêter ces sensibleries et ces affrontements ridicules qui rendent un pays malade, et en font le plus gros consommateur de psychotropes et d'antibiotiques en Europe. . Cette abonnée a raison ! . Il faut arrêter ce oui-ouisme qui fait croire que 99% des abonnés de Médiapart sont, grosso modo, d'accord, alors qu'ils ne s'entendent absolument sur rien et ne s'entendent pas entre eux, à commencer par le sens qu'ils donnent aux mots. . Il faut arrêter cet infantilisme politique qui autorise les 577 coups d'état par jour de 577 usurpateurs professionnels de démocratie. . jpylg .
Cet abonné a raison de dire que cette abonnée a raison. C'est du moins mon opinion, et je la partage.
Ca recommence! Je suis un abonné qui pense que l'Abonné a tort de penser que l'abonné donne raison à l'abonné parce que l'abonné dit oui à l'abonnée. Il a peur des noms, Lui, l'Abonné suprême? Il est à gauche mais pense que ceux qui ne pense pas exactement comme Lui sont, à 99%, des cons? Attention! Gaffe! Il a peur que l'abonné nommé lui donne nommément tort? A 99%?
Cet abonné n'a pas tort de penser que c'est à tort ou à raison qu'un abonné dit qu'un autre abonné a raison ou a tort de dire qu'une abonnée n'a pas tort. Enfin, à nonante pour cent. Gaffe, nommément.
C'est un plaisir de vous savoir dans le coin à contrarier l'Abonné d'élite auto-désigné. Je peux partir rassuré. Merci.
. Sur un autre fil où il est question du coup d'état touristique du couple présidentiel au Mexique, une abonnée dit à un autre abonné : . -Vous vivez dans quel monde ? sur quelle planète ? Vous êtes confondant de naiveté. on ne saurait que trop vous conseiller la lecture des articles d'Edwy Plenel sur notre Arturo Ui. . Napoléon III, Poutine, Ceaucescu, Arturo Ui, je me demande quelle est la bonne référence... ? . On comprend que l'on soit un peu désorienté sur la vraie nature de l'hyperprésident balladeur (Mexique, Iran,...etc) si l'on approfondit encore, la réflexion qui s'ébauche entre deux abonnés (toujours sur le même fil), en ces termes : . - Menteur, vulgaire, méprisant, minable et cancre dissimulateur... Un personnage sinistre et insignifiant à éradiquer au plus tôt! dit l'un. . - Effectivement. Il y a déjà eu des menteurs, des vulgaires, des méprisants, des minables, des incultes etc... Mais il n'y avait encore jamais eu de président de la République qui cumule l'ensemble de ces qualités... répond l'autre. . La suite demain, grâce au troisième article d'une immortelle série. . jpylg
. --- Tiens voilà la réflexion d'un abonné que je colle dans mon bon 1% (C'est sur le fil "une impatience partagée avec nos abonnés) . Ne serait ce pas la aussi toute la diversité de notre monde que de faire de l'anti sarkozysme primaire ? Faut il être un intellectuel "primaire" pour avoir le droit de commenter ? Il me semble que la vulgarité est un des visages de notre monde, que la pauvreté de réflexion fait parti de notre pays, même si celle ci n'est pas plaisante à lire et ne fait pas avancer le débat, elle existe et a elle aussi le droit de s'exprimer, n'en déplaise à certains ! (j'irais même jusqu'à dire que Sarkozy a été élu grâce à cette pauvreté intellectuelle, et que Sarkozy a su en jouer lors de sa campagne électorale ! ) 10/03/2009 11:51Par llps . Merci à cet abonné de vouloir éclairer 99% des autres. C'est ça, la participation ! . jpylg
A part citer (en tronquant, ce qui est tricher) d'autres abonnés, ressasser le coup des 577 coups d'états, parler du diamètre de son nombril, de se poser en victime de la bassesse et de la vulgarité et donner des satisfecit ou des blâmes au gré de ses humeurs, quelqu'un aurait-t-il (ou elle) détecté quelle est la contribution du philosophe chrétien autoproclamé aux débats de Médiapart ?
Ce débat est la preuce flagrante que Médiapart n'est pas prêt de disparaïtre . Où pourrait il exister ?Pour moi le PS n'existe plus , dans cette forme en tous cas . Médiapart a le mérite de permettre à tous d'exprimer leur ras le bol et leurs craintes quant à l'avenir . Trouverons nous une solution ? avec qui ? La série de E.Plenel est excellente et j'attends la suite avec impatience.
Vous confondez "Mediapart" et web.
La question n'est pas de savoir s'il se pourrait que Médiapart n'ait pas d'avenir, mais de savoir s'il se pourrait que Médiapart ait un avenir. Ce qui rend Médiapart intéressant, c'est l'aspect novateur du media, l'aspect collaboratif, le mélange de contributions de journalistes et d'abonnés. Ce qui limite l'intérêt de Médiapart, c'est le dogmatisme d'une large partie des commentateurs habituels, l'intolérance qui va à l'encontre de ce qui devrait être un esprit ouvert de débat. C'est, indépendamment de savoir qui en est le bénéficiaire, le fait que certains voient dans Mediapart une plateforme de propagande politique. C'est le fait que le contenu soit souvent ésotérique et nombriliste, avec des querelles de chapelle et des animosités personnelles, des campagnes de dénigrement au lieu de discussions. C'est aussi l'autosatisfaction qui est le corollaire du dogmatisme et de l'intolérance. Ceci fait que les vocations à l'abonnement sont très largement inférieures à ce qui est nécessaire pour la rentabilité de Mediapart. L'absence d'autocritique, de réflexion en symbiose avec le lectorat actuel et potentiel ne démontrent pas des signes positifs qui changeraient cette situation.
Cher Georges, Ce qui limite l'intérêt de Médiapart, c'est le dogmatisme d'une large partie des commentateurs habituels, l'intolérance qui va à l'encontre de ce qui devrait être un esprit ouvert de débat.
Il me semble que c'est une question de verre à moitié vide ou à moitié plein. Sur ce point, Médiapart me semble moins mauvais que pas mal d'autres site participatifs.ou présumés tels. Le débat ouvert est possible ici, même si l'ancrage philosophique est majoritairement "à gauche" (la définition même du terme étant en elle-même sujet à débat). On pourrait certainement avoir le même genre de débat dans un site ancré "à droite". Toute la subtilité résidant dans la différence entre le "à gauche / à droite" et "de gauche / de droite". Il y a beaucoup d'abonnés "de gauche" ici, mais ce site n'est pas à mon avis comparable à un organisme de diffusion politique "de gauche".
Tout à fait d'accord! Et j'ajouterai que "La vérité est symphonique" pour reprendre le titre d'un livre de Urs von Balthazar.
Bon ça va trop vite, preuve que l'Abonné sait au moins PROVOQUER les débats. Mon acquiescement précédent s'adressait à Georges de Furfande
Concernant le rôle négatif de Mitterand sur le présent et l'avenir de la gauche, je partage les vues de Mr Le Goff. En revanche, n'étant inscrite ni au PS ni dans la pensée mitterrandienne, je ne ressens pas Mediapart comme l'instrument du PS post mitterrandien. Si tel était le cas, je n'y serais pas, tout simplement. . Mediapart est un média ouvert à plusieurs pensées politiques, de l'extrême-gauche au Centre en passant par les courants de la gauche socialiste. Son tropisme est à plutôt à gauche, globalement. Et très nettement anti-sarkozyste, sans ambiguïté. J'ai cru comprendre qu'Edwy Plenel ne serait pas opposé à voir s'y exprimer des personnes de la droite (cf ses interventions récentes sur les new-yorkais de la Gueulante ou sur JF Coppé). Pourquoi pas ? Il y aurait matière à débats... Et ouverture commerciale du lectorat de Médiapart. . La faiblesse de Mediapart est peut-être liée à son côté novateur: la coexistence de la partie Journal et de la partie Blog. Comme le disent plusieurs abonnés, les interactions des abonnés sont lassantes. On assiste parfois soit à d' interminables querelles politiques récurrentes et décourageantes, soit à des batailles d'égos et de leadership (inévitables dans tout groupe humain), soit à des échanges claniques nombrilistes qui font plaisir à leurs participants et relèvent du private joke, soit à des détournements de Fils. Tant que cela reste marginal, cela ne gêne personne. Si cela se répétait trop, ou devenait dominant, nous nous découragerions. . Le défi est de dépasser ces conflits récurrents, ces règlements de comptes personnels, pour élever un peu les débats, dans tous les domaines et sur tous les tons. Il est très important que les Blogs puissent continuer à distiller leurs messages artistiques, ludiques, voluptueux, bref qu'ils puissent défendre la vie sous toutes ses formes. . Donc, oui, Mediapart a un avenir, mais il est entre nos mains. .
Enfin ! bravo et merci Art. J'avais peur d'être tombé dans un nombril.
Encore d'accord avec Art. Et comme le dit un lecteur malgache, qui doit voir cela avec stupeur, l'étalage de ce luxe, si ça lasse, on peut toujours faire autre chose, la vraie vie est ailleurs. et puis on y revient parce que c'est quand même passionnant.
Si Médiapart était un lieu de débat de tendance du PS. Je n'y serais pas. Ou c'est un lieu de débat du PS et que j'y suis, c'est que je suis un idiot. En tout notre avenir est toujours entre nos mains pas seulement à Médiapart. La question de la construction des instruments de notre avenir est une question difficile. Médiapart a l'intérêt d'exister, et je trouve que c'est une expérience amusante, intéressante qui me permet de relier quelques neurones de mon cerveau. Que demande le peuple.... d'un organe de presse, d'informer et faire réfléchir, de distraire, interpeller et alerter. Comme vigie, je trouve que Médiapart c'est excellent. Pol
100% d'accord avec POL !
99% d'accord.
Et en plus il y a des alerteurs indépendants qui pointent le doigt vers les alertes journalistiques qui dépassent les bornes (dans les systèmes référentiels des alerteurs indépendants).
577 coups d'Etat par jour ! Une simple extraction de racine carrée nous persuade que cela fait 24 coups d'Etats (et des poussières) par heure. Quel rythme ! Pas étonnant que l'Horloge soit détraquée. . Sur les courants politiques présents sur Mediapart: seuls sont exclus ceux qui ne sauraient se conformer à la Charte éditoriale: l'extrême-droite et tous ses dérivés (y compris certains ultra-gauches égarés dans le "socialisme des imbéciles"). La droite républicaine aurait sa place, mais existe-t-elle encore ? On ne l'entend guère.(On entend "la gueulante", en revanche, mais elle n'a pas encore réussi à forcer notre respect) Quant au GMGNG&V, il est en pleine structuration.
Y a plus simple que l'extraction de la racine carrée, Baudet : une simple division par 24 fait l'affaire. C'est pure coïncidence si le nombre de députés en France est égal au carré du nombre d'heures dans un jour + 1.
. Pourquoi Médiapart n'aurait pas d'avenir ? . Parce que s'il existait un club participatif SANS modération, je veux dire un club réel et non un club fictif, comme depuis un an, cela équivaudrait à quitter le journal le soir, en laissant ouvertes portes et fenêtres. . Ce n'est pas possible. J'aimerais bien me tromper. Malheureusement avec la démonstration d'intolérance et de malhonnêteté des oui-ouistes depuis plusieurs semaines, j'ai bien peur que ce soit tout vu. Mais attendons. . jpylg
Qu'entendez vous par "club réel"? Un club fermé? Un cercle, où l'on tourne en rond? Je n'arrive pas à comprendre votre position, monsieur Le Goff: vous voulez un modérateur, ou pas? Une cooptation, ou pas? Filtrer les entrées, ou pas? Un videur, comme dans les boites de nuits et les clubs privés, ou pas? Que craignez-vous? Moi, quand je vois une tache de vomi, je passe mon chemin et basta... Je ne dis bien sur pas ça pour vous, je pense juste à certains sites web où se déversent des choses insanes. Il suffit de ne pas répondre, ce n'est que du virtuel.
Je me demandais si j'avais mis un commentaire, mais non, ouf!
Personnellement, je ne suis pas plus PS que Modem par les temps qui courent, et qui viseraient à passer à "moins pire", sans trop s'illusionner, mais enfin, une parade quelconque vient à l'esprit, ou bien on est mort. Plutôt de gauche en théorie, ça oui, mon porte-monnaie me met à gauche plutôt qu'à droite. Il est vrai que comme tout semble mélangé pour nous berner, on peut toujours dire "tous pourris", allez au diable, je m'en fous. Le fait est que Médiapart réunit plus de contestataires que de béni oui-oui du gouvernement en place. Je m'en félicite (à titre personnel), sinon je me désabonnerais. Les socialistes sont les premiers rivaux désignés, qu'est-ce qu'on a d'autre de crédible actuellement ? La Nouvelle Gauche ? Elle concurrencerait le PS pour l'heure, il faudrait qu'elle le dépasse, cela reste à faire, on peut rêver... Plus à gauche, les petits partis sont trop peu nombreux et disparates pour faire le poids face à qui vous savez. Il est permis de ne pas croire du tout en nos bulletins de vote, de dire "UMP et PS, tout ça c'est pareil". Des portefeuilles bien garnis par leur pluralité de mandats, certes... Mais de deux maux choisissons le moindre, tant mieux si nous sommes nombreux sur ce site, à opter pour le PS, c'est bien faute d'autre opposition crédible sous la main, en tous cas à l'instant T !
Oh là là, Luciole, si étoile vous lis, vous allez passer un mauvais quart d'heure! (mais non, étoile, ayez de l'humour, je plaisante, encore que) Luciole, en tout cas vous avez raison, les temps ne sont plus à la tièdeur!
Et c'est pour les mêmes raisons qu'il se pourrait bien que Médiapart ait un avenir...
Bonsoir à toutes et tous Je suis nouvellement inscrit sur Médiapart, et j'aimerai vous dire pourquoi j'ai décidé de m'inscrire. Aujourd'hui, dans une France de plus en plus cloisonnée dans le bi-partisme, il est difficile de s'y retrouver sans verser dans les extrêmes ou d'essayer de se faufiler entre les obus. C'est vrai, je suis de gauche, ancien adhérent de la Fédération Anarchiste, votant pour le PS depuis des années, et ayant souffert du score de république bananière de Chirac face à le pen (oui, sans majuscule). Mais ce n'est pas pour ça que je me suis inscrit. J'ai décidé de devenir adhérent parce qu'il reste si peu d'îlots de démocratie que le moindre oasis de communication et d'échange est à protéger. Et si le temps semble de plus en plus revenu à la lutte et à la fin de la tiédeur, je suis persuadé que ce n'est pas en s'insultant, en étant condescendant ou insultant entre partisans de la vérité que les choses avanceront. Au delà des pseudo-clivages créés par les médias, inventeurs des mots "bobo","rive gauche" et bien d'autres qui ne servent qu'à former artificiellement des clans pour diviser afin de mieux régner ( il vaut mieux se battre contre plusieurs fractions qu'avoir à lutter contre une vraie masse homogène), je suis persuadé que l'avenir de Médiapart est assuré pour peu que, justement, une masse se lève, s'éveille ensemble, et dépasse ces divisions basées essentiellement sur de la sémantique!! Cordialement
Je suis venue à Médiapart parce que dans la presse écrite, je ressentais que la plupart des journaux étaient très orientés à droite, et ceux-là ne me conviennent pas; pour ceux qui étaient considérés comme de gauche, j'ai eu l'impression que leur rôle était devenu très ambigu; même Le Monde me semblait moins objectifs qu'ils ne l' avait été....L'éviction de Genestar de Paris-Match, les bruits qui couraient sur l'évolution de la direction de Libération, du Monde, les riches amis de Sarko qui détenaient l'essentiel de toute cette presse de droite, mais aussi celle dite de gauche... je n'avais plus confiance dans cette presse trop liée au pouvoir... A part le Canard Enchaîné pas tendre avec le PS, Marianne, plutôt ambigu avec le PS, plus tard Siné Hebdo...peu de journaux m'inspiraient confiance. Médiapart est arrivé à point. Edwy Plenel et son équipe, étaient aussi en réaction contre ce manque de liberté de la presse...émanant ici d'un gouvernement de droite; la proposition de faire un journal indépendant des finances,un journal objectif, me convenait. Elle a forcément convenu à des personnes de gauche, comme moi , qui s' inquiétaient de cette main-mise d'un gouvernement sur les médias. Les enquêtes de Médiapart portent souvent sur les atteintes de ce gouvernement à l' éthique, à la liberté, aux abus de toutes sortes... et il y a fort à faire. Il est évident que ce n' est pas la démarche de journaux de droite. Heureusemnt qu'il y a au moins un journal qui ose vraiment critiquer le pouvoir et qui semble en général objectif . Je me suis fachée récemment, je l' avoue, en considérant à propos d' un article, que la charge était forte contre S Royal en particulier, à partir d' une info non vérifiée et j'ai soupçonné Médiapart de faire aussi du tord au PS en général, à travers elle. Cette impression de lynchage s'ajoutant à ce qui se fait déjà en général dans le reste de la presse m' a fait réfléchir à chaud sur mon réabonnement à venir... selon moi, un journaliste digne de ce nom ne doit pas orienter politiquement les lecteurs sinon' à partir de faits avérés, et je m' attendais pas à ce genre d'article dans Médiapart... Les articles assez critiques vis à vis du PS sont assez nombreux dans Médiapart, pour qu'on ne soupçonne pas l' équipe de Médiapart d' être ouvertement orienté. Les lecteurs de droite ont suffisamment de choix de journaux qui leur conviennent depuis longtemps, et la tonalité de critique du gouvernement de Médiapart ne doit pas leur convenir. Les personnes "plus à gauche" sont peut-être génés par le côté élitiste qu' on peut trouver au fait que c' est un des rares journaux payants sur internet. Mais comment faire autrement pour avoir un journal vraiment indépendant ? Après ce raisonnement quasi mathématique, je trouve logique que la plupart des commentateurs de médiapart soient socialistes! Et puis c' est tant mieux . Dans quel autre journal un socialiste ne se sent-il pas aggressé? Il en fallait bien UN.
Le ton de ces échanges me rappelle un peu le regretté Coluche : "Dans les milieux autorisés, on s'autorise à penser... " Il n'est peut-être pas interdit d'imaginer que ce "club Médiapart" puisse un jour s'essouffler faute de combattants, finalement écrasés par tant de prolixité autorisée. Mais que l'avenir de Médiapart en soit pour autant compromis ! Un peu de modestie. Combien d'abonnés ne remarqueraient même pas la disparition de cette rubrique ?
" Combien d'abonnés ne remarqueraient même pas la disparition de cette rubrique ? . questions: la participation est elle réelle ou fictive ? en quoi la liberté modérée est elle autre chose qu'une liberté surveillée, en quoi la liberté surveillée est elle la liberté ? . jylg
Le débat autour de l'ALM me semble attirer un intérêt qui n'est pas mérité. Surtout avec les questions que posent les oui-ouistes. La vraie question serait, si elle devait être traitée non pas, comme l'ALM fonctionnera mais comment l'ALM a été créée. Cela étant, c'est du symbolique. Le symbolique, c'est important, mais cela ne doit pas faire oublier le réel. . Le réel, il tient dans un chiffre donné récemment par Edwy Plenel : Médiapart compte, un an après le début de son existence 12 000 abonnés. C'est grosso modo, le chiffre qui devait être atteint après trois mois d'existence, d'après les prévisions des porteurs du projet. . Quant à la participation, c'est un leurre, consistant en un habile système d'affichage qui fait croire à un club complètement fictif, tandis que l'accès au club réel est réservé à quelques initiés. La réalité de la participation, c'est 1%, environ. C'est l'aspect quantitatif. L'aspect qualitatif, c'est: injures ou congratulations. Or, Médiapart se présentait comme un projet de journalisme participatif. . Est-ce pour autant qu'il faut considérer que Médiapart n'a pas d'avenir ? Je ne le crois pas. Je crois, au contraire que c'est le journalisme de papa qui n'a qu'un passé; lequel passé, d'ailleurs, contient de fort belles pages. . L'avenir, il est dans ce que cherche Médiapart, même si pour la première année c'est râté. Et si, ce qu'à Dieu ne plaise, Médiapart devait disparaître, Médiapart aurait aidé à construire les systèmes informatifs à venir qui seront, en effet, à base de participation, mais de participation réelle et non fictive. . Ce qui est terminé, c'est le rôle exclusivement actif du rédacteur et le rôle exclusivement passif du lecteur. L'un donnait, l'autre recevait. Dans le système de demain, le rédacteur et le lecteur, l'un et l'autre, tour à tour donnent et reçoivent. Ils échangent. Comme, normalement, il doit y avoir une valeur ajoutée plus grande, il doit y avoir, pour rétablir l'équilibre, une rééquilibrage grâce à l'échange d'argent. Le pari de départ de Médiapart est juste. ., Les résultats médiocres de cette première année tiennent sans doute au fait que le concept n'est pas au point et que les acteurs ne sont pas préparés; par "acteurs", j'entends les rédacteurs et les lecteurs. On ne fait pas de journalisme participatif avec des journalistes qui ne veulent pas participer. On n'en fait pas non plus avec des lecteurs qui crient comme des vierges effarouchées parce qu'ils lisent des opinions différentes des leurs, des opinions non formatées. . Je voudrais signaler une fois encore la responsabilité des grands intellos de Médiapart qui représentaient, une force d'attraction et publicitaire très grande s'ils avaient voulu participer. Leur participation s'est résumée à mettre en ligne tel ou tel article paru il y a deux ou trois ans dans des revues, ou telle communication à un colloque passé ou à venir. . Si la très faible qualité des résultats a pour cause le fait que le concept n'est pas au point, ce n'est pas en transformant quelques groupies en évangélistes, dans une structure appelée ALM ou autrement, que ça marchera mieux. . Si, d'autre part, le projet de journalisme participatif, camouffle en réalité, je ne sais quelle démarche politico-idéologique marginale - soit dit en passant, je respecte les marginaux, j'arrive même au prix d'un grand effort, c'est vrai, à respecter les majorités, - si c'est ça la vérité de Médiapart ça ne marchera pas davantage. . jpylg