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Demain, dans le monde entier, parution, en dix huit langues, du 2ème tome du Jésus de Nazareth de Benoît XVI
Toute la presse en parle, à l'exception de MEDIAPART :
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DEMAIN, paraîtra dans le monde entier, en dix-huit langues le deuxième tome du Jésus de Nazareth de Benoit XVI
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Le service de presse du Vatican a déjà fait savoir que le pape s'exprimait en tant que personne,- le théologien qu'il est - , et non en tant que pape, le chef de l'Eglise Catholique Romaine. C'est une façon de dire, sans le dire, que le principe de l'infaillibilité n'est pas engagé.
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Il vaut mieux, car, pour le peu que je connais du contenu, il n'est pas difficile de démontrer combien son point de vue est subjectif et combien, quand il évoque l'histoire (plus précisément les problèmes de chronologie), il ne sait pas comment résoudre les difficultés autrement qu'en les évitant.
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J'ai déjà signalé l'événement avant-hier dans ma revue de presse hebdomadaire (cliquer ici) ; j'ai, d'autre part, fait un premier commentaire avec les quelques informations dont, il y a 48 heures, je disposais. (Cliquer ici) . Je vais en faire un second plus tard dans la journée ; et d'autre part, je vais faire un complément dans la revue de presse, pour signaler quelques uns des sites et journaux qui signalent l'événement.
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jpylg


Tous les commentaires
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Etant donné que les liens ne marchent généralement pas sur le message initial des fils que je créée, si l'on veut accéder aux URL, il suffit de les recopier et les coller dans les barres d'adresse :
1) la revue de presse (qui sera complétée aujourd'hui) :
http://www.lelivrelibre.net/revue_de_presse/sem10_2011.html
2) le premier commentaire sur le livre de Benoît XVI (qui sera suivi aujourd'hui d'un second) :
http:www.lelivrelibre.net/sommaire3.html
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Vos commentaires seraient les bienvenus.
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jpylg
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Bonjour jpylg
Il me semble que l'usage des mots à des fins magiques (au sens "agir sur le symbolique pour infléchir le cours d'évènements") est au plus efficace lorsque sont réunis le sentiment d'impuissance (chez les cibles) et la gestion (par une élite) de l'ignorance (des cibles). La période est propice.
La recherche de Pouvoir en est l'objectif, et l'usage du mot-qui-conjure n'est donc sans doute pas loin. Tout comme la ré-écriture de l'histoire, qui est à la fois un élément fondateur et un objectif poursuivi.
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Cà craint...
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Bonjour, samines
Merci pour votre commentaire ; il y a, en effet, un problème de vocabulaire qui est tout à fait essentiel dans la manipulation de l'histoire, à laquelle se livrent non seulement le christianisme mais également bien d'autres religions.
L'échantillon de la prose de Benoit XVI (dans son second tome) qui est à notre disposition est, en effet, farcie de cette terminologie absconse qui permet d'affirmer un peu n'importe quoi en rendant la contradiction extrêmement difficile, parce qu'il est impossible d'accéder au sens réel de l'assertion. "agir sur le symbolique pour infléchir le cours d'évènements", comme vous le signalez est un bon exemple ; mais il y en a beaucoup d'autres, et l'assimilation à une sorte de langage magique, presque incantatoire, est pertinente. Cela ne date pas d'hier. Saint Augustin est un grand maître en la matière et, en outre, cela, de nos jours, a largement dépassé le cadre des religions. Toutes les sciences humaines en France, depuis les années 1960, ont recours à une espèce de langage magique. (On pourrait parler aussi d'amphigourisme).
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Mais il n'y a pas que le problème du vocabulaire. Une véritable méthode est utilisée, fondée sur le tri : on sélectionne un certain nombre d'éléments et on raisonne à partir de ceux-là, et ceux-là seulement en ignorant systématiquement d'autres qui dirigeraient le raisonnement dans un sens inverse.
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C'est cela dont je vais parler à propos du livre de Benoît XVI, si j'ai suffisamment de temps cet après-midi.
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jpylg
Je vous remercie pour votre réponse, jpylg.
"Toutes les sciences humaines en France, depuis les années 1960, ont recours à une espèce de langage magique"
Vi vi vi.
Je ne trahirai, je pense, aucun secret en signalant incidemment que les cursus universitaires, et plus particulièrement les Sciences Sociales sont le cursus désormais privilégiés par les entreprises de médias (un certain Edwy PLENEL faisant partie de cette catégorie de journalistes issus des sciences sociales, je crois). Quelques données supplémentaires sur le "profil professionnel" des journalistes sont ICI si cela vous intéresse.
Il semblerait qu'il se soit créé des "sous-champs de spécialisation journalistique", et en particulier celui du "journalisme d'investigation", chargé en particulier de suivre des "affaires" aux caractéristiques le plus souvent politiques. D'où le très grand intérêt de cet article sur " la construction médiatique des malaises sociaux" (ICI). Long mais pas dense, se "parcourt" assez bien.
Pourquoi je vous dis tout çà ?
Parce que tout le monde étudie la restitution de l'information, mais beaucoup moins s'intéresse à sa collecte.
Beaucoup, sans doute, vont s'intéresser à comment le Benoit XVI s'est exprimé, mais combien vont se questionner sur "d'où lui viennent ces informations ?" et en particulier "aurait-il laissé des éléments de coté ?".
Il existe les mêmes "virtuoses" dans les Sciences dites exactes. Pas de monopole, donc. Le même problème partout, même si 4 milliards de chrétiens concernés, çà fait une belle audience...
Benoit XVI inaugure peut-être une orientation journalistique du discours Papal.
Comment se fait-il que je fasse un tel parallèle ?
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J'ai jeté un coup d'oeil aux liens ; c'est, effectivement, éloquent.
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Le parallèle vient, peut-être, de ce que dans les deux cas, information générale et histoire des religions, on manipule l'opinion à des fins que l'on croit bonnes.
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jpylg
que l'on croit bonnes.
C'est bien là que j'ai un - gros - doute.
Je pense plutôt qu'il s'agit de matérialiser un ordonnancement des choses (et je suis l'une des choses) plutôt que faire le Bien. La primauté du Concept Pensé sur le Vécu Sociétal.
Si le Bien est une conséquence, alors tous les alibis sont possibles.
Tiens il parait que Benoit XVI a récemment décidé que je n'étais pas responsable de la mort de Jésus Christ.
Comme en plus il combat la pédophilie ecclésiastique il ne doit pas être si mauvais bougre que ça.
Cordialement
Tiens il parait que Benoit XVI a récemment décidé que je n'étais pas responsable de la mort de Jésus Christ.
Il ne vous reste plus qu'à accomplir quelques miracles et vous pourrez prétendre à une canonisation.
Vous vouslez que la Saint Boddisatva se fête à quelle date ?
Contre une honnête rémunération détaxée, un passeport diplomatique du Vatican, un compte à la banque Ambrosiano, et un accès au duty free shop du Vatican, je suis prêt à me consacrer à l'éradication de la pédophilie dans l'Eglise.
Cordialement
Je ne dispose, hélas, d'aucune forme de bénédiction en bonne et due forme dont je pourrais vous faire bénéficier.
Un accord entre notre monarque et et SSB16 pourrait peut-être faire renaitre l'Ordre du Temple, moyennant la révision de menus détails. Après tout, puisque la bourse fabrique des bulles, le Pape pourrait s'y mettre aussi.
Si vous ouvrez une pétition dans ce sens, soyez assuré de mon soutien.
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@ Boddi
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Je pense que si vous arriviez à démocratiser Médiapart, ce serait déjà un plus pour votre béatification.
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jpylg
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Vous mettez la barre très haut, là, jpylg.
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Béatification immédiate si vous y arrivez, à mon avis, Boddistava.
Je peux être béatifié de mon vivant ? Et Benoit à deux chiffres a juste dit que les juifs ne sont finalement pas déicides, il n'a pas parlé de béatifier ceux d'entre eux qui trollent sur "Mediapart".
Cordialement
Je peux être béatifié de mon vivant ?
Que je sache cela ne s'est jamais fait. Procédure trop longue, en quelque sorte.
Mais toute règle a ses exceptions.
il n'a pas parlé de béatifier ceux d'entre eux qui trollent sur "Mediapart".
Ce sera sans doute dans son prochain ouvrage : "L'encyclique et ses claques : Chroniques de Médiapart"
Bon alors béatification post mortem mais auparavant je me propose comme successeur de Benoit (je propose comme pseudonyme Silvio 1er), le job a l'air juteux et puis il y a les bonnes soeurs.
Cordialement
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STOP !
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Finie, la récré !
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Je disais donc que B16 mélange allègrement l'histoire et la théologie.
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jpylg
*raclement de gorge*
Sans vouloir me faire l'avocat du Diable (ce qui, dans le cas présent, serait un comble), l'Histoire est interprétation de narrations écrites ou orales. La Théologie n'est-elle pas une des façons d'écrire l'Histoire ?
Un des filtres possibles. Erroné parce qu'incomplet (à mon avis), mais reçevable si cette narration est honnête (je veux dire sans falsification notoire).
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La Théologie n'est-elle pas une des façons d'écrire l'Histoire ?
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On peut le dire, si on veut. Mais si on part de l'étymologie, c'est la science de Dieu. Dans les trois monothéismes, cette science s'appuie sur la Révélation. Dieu lui-même est à la base de ce que l'homme sait de lui.
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C'est cette révélation qui, selon les cas, serait objet de l'histoire. Mais s'agit-il d'une histoire rigoureusement exacte, et par conséquent, soumise à l'établissement de la preuve, comme l'exige le christianisme catholique (et beaucoup moins la branche protestante et la branche orthodoxe) ou bien plutôt d'une mémoire où la légende se mêle à l'histoire, sans qu'on puisse les départir, comme c'est le cas, aujourd'hui, du judaïsme ?
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Donc, je dirai que : non, la théologie n'est pas à proprement parler une façon d'écrire l'histoire ; mais il y a une théologie (la théologie catholique) qui veut s'appuyer sur une histoire rigoureusement exacte et d'autres théologies pour lesquelles ce qu'on appelle, aujourd'hui, la mémoire collective suffit, sans qu'une exactitude particulière par rapport aux faits soit nécessaire.
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jpylg
C'est cette révélation qui, selon les cas, serait objet de l'histoire. ../.. la légende se mêle à l'histoire, sans qu'on puisse les départir, comme c'est le cas, aujourd'hui, du judaïsme ?
Je vais me permettre de continuer mon parallèle.
Soit un journaliste qui a une intuition/révélation. Il Comprend. Soit il part à la recherche de preuves qui démontrent ce qu'il sait (avec la part d'erreur dans cette démarche même, due au fait qu'il risque de surtout de ne chercher que ce qui lui donne raison), soit il crée une rumeur/légende/histoire, dont le poids et la pérennité - en terme de réputation - sera lié à l'acceptabilité de l'histoire.
La théologie serait alors à l'Histoire des Religions ce que la Sociologie de l'Information serait au Journalisme.
Et au même titre que la Vérité est dans le stylo du Journaliste sincère, La Foi est dans l'âme du convaincu.
Je vais me permettre un avis sans preuve. Tant que B16 est sur le registre de la preuve, il manquera à son Disccours au moins une dimension : celle des tripes.
Celui qui sait convaincre n'a pas besoin de preuves, surtout quand il dispose de 2000 ans d'inconscient collectif. Dans un Discours sans tripes, il plane toujours une ombre de mauvaise foi.
(le jeu de mot n'était pas prévu).
Et celui qui veut Discourir cherche surtout à assujettir.