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Affaire Tapie : devoir de mémoire

J'en viens à me demander ce qui est le plus triste: l'affaire Tapie elle-même ou biens les commentaires auxquelles elle donne lieu? Comment ne voir là-dedans qu'un "effet Sarkozy"?

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Il est député de 1989 à 1996 (et destitué) ministre du 2 avril 1992 au 3 juin 1992 et du 26 décembre 1992 au 29 mars 1993 (gouvernement Pierre Bérégovoy)

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Avec le Curriculum Vitae qui était à l'époque le sien, parfaitement connu de tous, il n'aurait jamais dû accéder à la moindre fonction politique.

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Ce qui prouve que déjà, et depuis bien longtemps, la gauche était très malade.La vie politique était malade. L'opinion publique également.

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Je conseille de regarder le petit documentaire de 13 minutes de FR3 "Les ouvriers oubliés de Bernard Tapie" signalé par le site "http://www.bakchich.info/", et dont l'URL est :

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http://www.ina.fr/archivespourtous/index.php?vue=notice&id_notice=1713185001006

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jean-paul yves le goff

http://www.lelivrelibre.net

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"La gauche malade, l'opinion publique également, la vie politique malade" Bien sûr. Seul le vieux maire de St Etienne; "dans son vieux pardessus râpé", ayant vécu Dachau, avait tout compris! Exemplaire. Et aujourd'hui, si la gauche ne bouge pas (on peut dire ça comme ça!), c'est que rien n'a changé.

Oui, mais.. Qu'est-ce que "l'opinion publique" ? Comment se fabrique un semblant de consensus de surface, qui n'est pas je crois la crème sur le lait, mais une remontée du genre algues vertes...difficile à saisir. Je me suis souvent interrogée, en écoutant certains qui se classent dans les élites, s'exprimer ainsi : - les français souhaitent que... - les français pensent que - les français m'ont dit Ils n'en font donc pas partie ? Ils se situent où ? L'actuelle campagne , d'information/propagande, si onéreuse , doit probablement aussi viser à formater l'opinion. Merci à vous J.P.Y. Le Goff de contribuer à éclairer les esprits, et à encourager les critiques positives.

. Oui, l'opinion publique, c'est le coeur du sujet... . L'opinion publique, c'est qui, c'est quoi, c'est quand, c'est comment, c'est pourquoi ? . Tout à voir avec la démocratie... cette démocratie qui, n'en déplaise à Edwey Plenel, n'est pas seulement "inachevée", mais, pour le moins détournée, et, selon moi, en réalité impossible... . En tous cas, c'est, en effet, un travail que j'ai entrepris de tenter de comprendre comment cette opinion publique est formatée - c'est le mot exact, on peut dire aussi conditonnée - au sens le plus matériel, le plus industriel du conditionnement des conserves - et mon engagement politique, ce n'est pas de m'intéresser aux propositions des professionnels de la politique, c'est d'attaquer ce formatage. Sachant que ce désir est bien dérisoire, vu l'ampleur du phénomène. Il va de soi que l'émergence de Médiapart suscite un grand espoir. . Nous reparlerons de l'opinion publique et de son formatage. La plus grande difficulté, c'est que l'opinion publique formatée ne peut pas savoir qu'elle est formatée, parce qu'elle se pense elle-même à travers son formatage. Il en va de cela comme de la lumière ambiante. On ne voit pas la lumière ambiante, puisque c'est par elle que l'on voit. . jpylg

Nous sommes tous plus ou moins formatés cher JPYLG. Vous, écrivant ces lignes et moi vous répondant. L'inobjectivité nous conduit tous à penser qu'il y formatage lorsque que cela va à l'encontre de nos conceptions. Le formatage ne dure qu'un temps et le peuple l'est moins souvent qu'on le croit à priori même si je ne sous-estime pas les divers réseaux d'influence ( politologues, presse,sondages et autres) Preuves : cela n'a pas empêché Mitterrand de gagner en 81 alors qu'il n'avait pas, entre autres, la presse avec lui et encore moins la télé par exemple. Pourquoi ? Parce qu'il y avait un projet de société clair et qu'il n'y avait pas d'ambitions personnelles comme maintenant. Second exemple : le TCE en 2005.Toute la classe politique ou presque prône le oui , la presse s'y met aussi et que dire de la télé prévoyant un scénario catastrophe en cas de rejet. Or, c'est le non qui l'emporte. Le peuple peut avoir de la ressource, croyez-moi. Cordialement.

. @ Lézard. . C''est évident que nous sommes tous plus ou moins formatés, sinon nous ne nous comprendrions pas. La langue est un premier formatage. Il y a des idées qui ne s'expriment pas, parce que les mots n'existent pas dans la langue. Il y a des théories qui ne peuvent pas exister, parce que la culture ne leur permet pas d'exister. . Mais ne confondons pas la pensée en général, et ce qu'on appelle l'opinion publique qui est une pensée collective portant à la fois sur des faits et sur des valeurs et supposée être caractérisée par une "certaine unité" et une certaine cohérence, n'excluant pas absolument un certain degré de variété. C'est cette "certaine unité" qui est une forme et qui pose problème. Par qui, quand, comment, pourquoi se forme cette forme ? C'est cela mon questionnement. . Dit encore autrement, est-ce que l'être collectif que nous sommes dispose réellement de la liberté de penser? J'ai tendance à croire que, si elle existe cette liberté, elle est étroitement surveillée. Qui la surveille et comment ? C'est cela, le sujet. . jpylg

@ JPYLG Cet "être collectif" dont vous parlez a eu dans les deux exemples que j'ai cités la liberté de penser et a exprimé sa pensée. Ce que l'on surveille ce n'est pas votre liberté de penser. Qui le pourrait ? On surveille le fait que vous pourriez mettre en actes votre pensée et on vous empêche de le faire et de l'exprimer souvent. Les politiques par exemple ne surveillent pas votre liberté de penser ( la pensée de l'être collectif) ils empêchent bien souvent l'expression de cette pensée. Le traité de Lisbonne par exemple où tout a été fait pour empêcher l'expression de cette pensée de l'être collectif qu'est le peuple. En clair : un référendum n'était pas gagné pour la ratification dudit traité d'où la voie parlementaire. Cordialement.

. Nos désaccords que vous soulignez sont, plutôt, il me semble, de forme. Sur le fond, nos avis, souvent, se rejoignent . Je continuerai à dire que liberté de penser, en ce qui concerne l'être collectif, est étroitement surveillée. Tellement surveillée que, en dernière analyse, sa façon de penser (à l'être collectif) est induite; ou si j'emploie un terme plus expressif: formatée. . Peu importe ces nuances de terme, de même que les cas précis où cette règle (supposée)s'applique et, les cas où elle ne s'applique pas (ce qui l'invalide). Ma théorie, je la répète, c'est que quand on est dans l'opinion formatée, par définition, on ne s'en rend pas compte. . Je peux me tromper. Si je ne me trompe pas, alors ce qui m'intéresse, c'est de savoir qui est responsable de ce formatage et comment il est réalisé. De ce point de vue, je trouve que vous apportez un élément intéressant avec l'empêchement de l'expression de la pensée. Le non-dit compte autant, si ce n'est plus, que le dit. . Ceux qui ont la parole - il s'agit d'une minorité - taisent un certain nombre de choses qu'ils devraient dire. Non satisfaits de cet état de choses, ceux-là et d'autres, en empêchent d'autres de s'exprimer. . C'est cela, le grand intérêt de Médiapart. Supérieur encore à ses articles , ses enquêtes et ses révélations. ce sont les prises de position de ses lecteurs, dans leur variété. Un grand dommage serait qu'un conformisme majoritaire s'établisse. Nous l'avons vu, précisément, avec "l'affaire Tapie". Presque tout le monde est écoeuré. (Je suis dans ce cas, vous aussi). Je suis très heureux que le juriste somni ait défendu, d'ailleurs honorablement, un point de vue qui n'était pas fait pour déplaire à Sarko et Tapie eux-mêmes. Autre exemple, dernièrement, un certain Ben Bouktache a évoqué le départ d'Algérie d'une famille de harkis. On n'a pas souvent entendu les harkis s'exprimer, en France. Surtout directement. A propos des français d'origine magrhébine, on en a entendu deux ou trois s'exprimer une seule fois, lors de l'annulation du mariage de Lille. Je souhaiterais que de telles interventions soient beaucoup plus nombreuses. . Je vais vous dire mieux: je souhaiterais entendre des lepénistes sur Médiapart. J'ai la conviction que Le Pen s'est frayé sa place, dans les années 80, en se réservant de dire ce que la bienpensance taisait. Et son effondrement de 2007 tient au fait que Sarko lui a piqué son discours en l'édulcorant un peu, lui enlevant ainsi sa raison d'être. . (à suivre). . jpylg

Bonjour, Tout à fait d'accord sur la possibilité que nous offre ce site pour l'expression plurielle de divers points de vue qui, personnellement, me comble et fortifie mon instruction. Ce qui m'étonne chez vous mais que je respecte c'est votre non participation au vote qui est une forme d'expression ( pas la seule bien sûr). J'ai l'impression que vous vous auto-censuré vous-même. Vous déplorez l'empêchement de l'expression et vous y contribuez quelque part. Compte tenu de ce que je lis de vous par ailleurs je comprends qu'aucun homme (ou femme) politique ne trouve grâce à vos yeux. Mais, entre deux mots ( pour ne pas dire maux) ...... Nous sommes souvent condamnés à choisir le moins pire et je pense qu'il faut le faire : trop de gens se battent de par le monde pour pouvoir voter et donc s'exprimer. Ne ratons pas l'occasion même imparfaite que nous avons. Ce n'est qu'un point de vue et bien sûr je peux me tromper. C'est la raison qui me pousse à vous dire cela mais au fond de moi je sens quelque part que je ne peux pas être en total désaccord avec vous sur ce point: c'est complexe. Enfin, pour moi. Cordialement.

J'avais cru comprendre que Mitterand avait été élu parce que Chirac l'avait voulu, pour contrer Giscard, qu'il détestait ; il aurait demandé à son électorat de voter Mitterrand !? Mais je me trompe peut-être.

(dacor): “J'avais cru comprendre que Mitterrand avait été élu parce que Chirac l'avait voulu, pour contrer Giscard, qu'il détestait; il aurait demandé à son électorat de voter Mitterrand!? Mais je me trompe peut-être.” En effet, il y a bien eu un appel, à peine sous-entendu, à mots suffisamment clairs pour être compris par de nombreux électeurs de droite qui sinon auraient voté Giscard, mais qui ont mis un bulletin Mitterrand dans l'urne, en se pinçant le nez, rien que pour faire échouer Giscard. Toutefois je ne sais pas si c'est eux qui ont fait passer Mitterrand. Peut-être Mitterrand serait quand même passé de justesse sans cette "aide" de Chirac?
C'est une pratique qui a lieu de temps en temps. Pure politique sans morale, à son niveau le plus détestable. Le dernier exemple en date est récent: Municipales 2008, triangulaire de Pau. Urieta (UMP) est déjà certain de sa défaite car il a trop de retard sur Lignières-Cassou (PS) et Bayrou (MoDem). Mais au lieu de se retirer, il se maintient (sur ordre de $arkozy pour qui la défaite de Bayrou à Pau est d'une importance capitale non seulement pour l'Assemblée et sa puissance d'opposition, mais aussi pour la course de 2012 qui est déjà lancée), et non seulement Urieta se maintient, mais il laisse passer le même genre de messages sous-entendus, à l'attention de son électorat de droite, comme quoi sans un "petit coup de pouce" à la candidate PS, Bayrou l'emporterait puisque la triangulaire est si serrée qu'il ne lui manque que 300 ou 350 voix. Ainsi Lignières-Cassou, qui a finalement remporté Pau, doit sa victoire en partie à un "vote utile sarkozien" de quelques centaines de mercenaires UMPistes.
Ah on est bien loin de l'intérêt général et de la représentation des citoyens...:-( Et à Pau on ne peut même pas se consoler en se disant que quel que soit le vainqueur, ça aurait fait trop de perdants puisque la victoire aurait été trop ric-rac, puisque si Bayrou l'avait emporté, il n'aurait pas rempli la mairie de gens uniquement de son camp: il aurait bel et bien, lui, car c'était justement toute sa ligne de campagne, installé au Conseil trois tiers bien représentatifs des Palois.

Merci @xel de votre réponse! . Oui, la poltique pratiquée de cette façon est nauséabonde, et je comprend mieux aujourd'hui le parti-pris abstentioniste de jpylg!

Concernant la dernière élection municipale à Pau : je ne pense pas que M. Urieta soit à ce jour encarté à l'UMP, puisque c'est un ex-PS...!
Par ailleurs, vous constaterez que ce genre de manœuvres ne réussissent pas toujours, telle qu'en témoigne la réélection du député (MoDem) Jean Lassalle en Juin 2007, au terme de la seule triangulaire du pays (UDFMoDem-PS-UMP).

Je ne sais pas si Urieta a déjà pris sa carte à l'UMP, mais c'est un "rallié" tout comme Kouchner & Co, qui se présentait pour la droite et spécialement pour $arkozy, contre son ancienne collègue PS Lignières-Cassou et contre Bayrou. Quant à la triangulaire des Pyrénées Atlantiques que Jean Lassalle avait remportée en 2007, je ne me souviens pas avoir eu connaissance de telles manoeuvres comme celles de Pau, soutenues par non moins que le Président lui-même, en mission personnelle pour son parti au lieu de représenter la France?

Vous n'êtes pas sans savoir que le Président de la République hante les Conseils Nationaux de l'UMP : si il a été prévu, par celui-ci lui-même, de retirer le candidat UMP contre M. Bayrou aux législatives pour prétendre qu'il avait été élu artificiellement, rien n'était en revanche mis en place pour favoriser la réélection de Jean Lassalle... Bref, ne nous noyons pas dans un verre d'eau !

. J'avais cru comprendre que Mitterand avait été élu parce que Chirac l'avait voulu dacor. . C'est ce que l'on dit en effet, et c'est vraisemblable. A ceci près que Chirac était convaincu que le Programme commun se casserait la gueule très rapidement et que Mitterrand démissionnerait. D'où la possibilité pour lui, Chirac, d'être élu. Cela se ferait dans les deux ans. Il n'avait pas prévu que Mitterrand se mettrait à faire la politique de Giscard et de Barre et qu'ainsi il faudrait patienter 14 ans avant de se retrouver à l'Elysée. . jpylg

@ jpylg . P...n ! 14 ans! (aurait pu dire sa marionette dans "les guignols" de C+). . Chirac a fait de nombreuses "boulettes", une de mes préférées fut celle de la dissolution de l'Assemblée Nationale (je ne me rappelle plus l'année exacte), où il se retrouva avec une majorité de "gauche", mais comme il y avait un précédent, il accepta la cohabitation plutôt que de démissionner, comme Mitterand, dont je pense qu'il aurait dû démissionner quand il perdit sa majorité à l'Assemblée Nationale ; les "années Mitterand" ont, je pense, durablement perverti et faussé l'image de la gauche dans l'esprit des citoyens français.... .

Je vais jouer à l'iconoclaste une fois de plus mais je ne crois pas que la dissolution de l'Assemblée Nationale par Jacques Chirac ait été une boulette. Redonner le pouvoir au camp adverse en gardant un fauteuil où, apparemment, on est bien assis, c'est faire peser l'impopularité sur les autres qui sont en charge de la basse politique souvent contraignante tout en se réservant le droit de dire que les mesures sont injustes ou inappropriées pour flatter le bon peuple dans le sens du poil et récupérer par exemple dix points aux sondages d'opinion pour une victoire française en coupe du Monde de football. Je sais, c'est navrant... mais c'est comme ça! Et, à terme, c'est assurer sa réélection pour cinq ans. Par ailleurs, je ne suis pas sûr que les Français veuillent majoritairement reprendre la parole mais cherchent plutôt un "bon maitre" qui assurera leur subsistance sans trop les embêter. Que voulez-vous? Mille ans d'Ancien Régime, ça marque! Et, en tout cas, on n'efface pas un instinct grégaire en une ou deux décennies.

JPY Le Goff n'a toujours pas fait son deuil des années Mitterand. Il avait, sans doute ,trop investi. Mitterand n'a jamais été socialiste, ni même un homme de gauche. Tout juste un arriviste,disciple de Machiavel, formaté par les jésuites. Son utilisation du dérisoire Tapie n'avait qu'un but: se débarasser de Rocard et cela a marché. Quand on voit les dérives du dit Rocard et ce qu'il est devenu on ne va pas pleurer. N'empêche que Tapie et Sarkozy sont dans le même bateau. Petite barque qui nous mène au désastre.

. J'ai pas fait mon deuil de tonton ? Peut-être... çà se discute...En tous cas, je peux vous dire que je m'en suis désintéressé dès 1983 quand il est devenu clair que le Programme Commun était inapplicable, comme ses adversaires le lui disaient du temps où il le concoctait. J'ai pensé à ce moment que Mitterrand aurait dû rendre son tablier, plutôt que de faire du barrisme. . Il est certain qu'il m'a ensuite, au long des deux septennats encore réservé pas mal de surprises comme à tout le monde. Mais dès 1983, c'était réglé. Non seulement je n'attendais plus rien, mais cela invalidait toute la critique qu'il faisait de la Vème République, depuis 1965 et même depuis 1958. . Mais, vous avez raison, je n'ai pas fait mon deuil en ce sens que j'ai l'impression que le mitterrandisme vit encore à travers les complices qui essaient de s'arracher les morceaux d'héritage. Quand je dis qu'il vit, en réalité, j'espère bien qu'il agonise. . jpylg

"Quand j'ai compris en 83 que le programme commun était inapplicable". En 83 seulement ? Durant la campagne électorale, je m'amusais en expliquant que les promesses PS-PC revenaient à dire qu'on pouvait transformer un "deuche en une Formule 1". Pour le reste du commentaire, je partage et le déplore.

Bonjour, quelques remarques pour relativiser votre propos. Vous parlez de l'opinion publique comme d'une chose unique, uniforme, je ne crois pas que cela soit ainsi. Dans une élection, la bascule doit se faire avec quelques milliers (dizaine de milliers?) de voix. Un pincée de votes extrème droite, une pincée pour les "vieux", une pincée pour ceux là... et cela suffit. . D'autre part vous imaginez que la politique se conduit comme un hors-bord. Berluscozy, oui, pilote comme sur un hors-bord, mais les français, c'est un super tanker, vous ne le faites pas slalomer, la poignée dans le coin. Berluscozy est là depuis un an, ne condamnons pas celles et ceux qui ont espéré, faussement, le super tanker va virer d'une façon ou d'une autre, même avec speedy gonzales dans le bateau pilote...

. Il est difficile de se faire comprendre...je reconnais mal mes positions dans ce que vous évoquez... . Je passe sur la politique que je verrais "conduite comme un hors-bord"... . L'opinion publique, j'y reviens, car ce sujet m'est cher... oui, je la vois, en effet, (on peut le dire, même si ce n'est pas exactement l'expression que j'ai employée) comme "une chose unique", il n'en résulte pas que cette chose unique soit "uniforme". . L'unicité (et non pas l'unité) est plutôt à la fois dans le concept lui même et dans le sens global, la direction générale, afférente à ce concept; c'est ainsi que l'on peut dire, comme l'a signalé au début du fil Jana : . - les français souhaitent que... - les français pensent que - les français m'ont dit . Je suis, à l'occasion de ce fil, qui n'était pas au départ destiné à parler particulièrement de l"opinion publique, en train de livrer des réflexions brutes, suite à des remarques faites par différents lecteurs. Je ne suis pas en train de faire une théorie de l'opinion publique; ce que j'aimerais faire, d'ailleurs, si j'en avais le temps et la capacité. . Ce sur quoi j'ai saisi l'occasion pour insister, c'est sur la notion de "formatage" de l'opinion publique. Cette notion de formatage est liée à celle de majorité. Et c'est en cela que l'opinion publique m'intéresse, car la démocratie aussi est fondée sur la notion de majorité et vous avez pu voir, peut-être, que la démocratie m'intéresse. . Ce que j'aurais tendance à dire, au stade actuel, c'est que l'opinion publique est formatée pour produire de la majorité. La majorité n'exclut pas en son propre sein diverses composantes et n'exclut pas , à l'extérieur, des courants opposés. Ce qui se passe, c'est que l'on désigne, usuellement, la majorité de l'opinion publique comme "l'opinion publique". De même que le président de la République est le président des Français et non pas d'une partie des Français. Or, cette assimilation de la majorité de l'opinion publique à l'opinion publique exclut de l'opinion publique les minorités qui ne trouvent aucune possibilité d'expression, donc aucune possibilité de participer à une éventuelle évolution de l'opinion publique. En d'autres termes les minorités de l'opinion publique sont exclues de l'opinion publique,et, pour être encore plus radical, je dirais que là où l'on prétend voir de la démocratie, à tort ou à raison, je crois voir un mécanisme totalitaire. . L'opinion publique en tant que telle, c'est-à-dire comme peut la voir, scientifiquement un sociologue, par exemple, n'est que la toile de fond de ma recherche. Au delà de l'approche sociologique, je suis dans une recherche politique : mon hypothèse, c'est qu'il y a formatage, il y a conditionnement de l'opinion publique et mon questionnement est (je me répète) : par qui, quand, comment, pourquoi...je crains de trouver parmi les responsables du formatage des individus et des groupes qui se croient partisans et artisans de la liberté. . Merci de m'avoir donné l'occasion de préciser. . jpylg

Bonjour, Je me suis mal expliqué, l'opinion publique ( "les français sont des veaux, des serfs") n'existe pas en tant que tel (à mon avis) Il y a des groupes fluctuant d'intérêts et l'élection de berluscozy alias Carlito, est passé avec un ou deux plus ou moins petits groupes. J'ai essayé d'expliquer que un an de carlito, c'est un peu court pour faire bouger un super tanker. Là où vous voyez formatage, je vois des personnes fatiguées, ne pouvant analyser (à cause des médias, mais pas seulement) la complexité des évènements, et ayant du retard à l'allumage. . Il est, à mon avis, un peu facile de se considérer dans le peloton de tête et de critiquer le gros du peloton, qui n'irait pas assez vite, ne serait pas assez doué, des boeufs, quoi!

Merci Bonne-√oglie, tout comme nous avons besoin de certains "coups de pied au cul" impatientés par les pesanteurs (voire plus profond) dans les mentalités, nous avons aussi besoin de vous qui croyez au peuple et à "l'étincelle de liberté" qui ne s'éteint jamais complètement. Merci de nous redonner espoir: ce que vous dites fait relativement sens aussi. :-)

@ Bonne-voglie . Il est, à mon avis, un peu facile de se considérer dans le peloton de tête et de critiquer le gros du peloton, qui n'irait pas assez vite, ne serait pas assez doué, des boeufs, quoi! . Si c'est ce que vous entendez dans mes messages, une critique venant du "peloton de tête" (ou ce qui se considère comme...) et visant "le gros du peloton" (pas doué), le mieux est que vous laissiez tomber. Ou, au moins, que vos commentaires s'adressent à n'importe qui d'autre que moi, car je ne perdrai pas mon temps à vous expliquer qu'il y a peut-être autre chose que ce que vous y trouvez. . jpylg

D'accord Mitterand fut un traitre. Elu pour faire une politique de gauche il nous imposa du Barrisme. A mon avis Mitterand n'avait aucune idée de la différence entre une politique de gauche et une politique de droite. Son seul objectif, être au pouvoir, fut atteint, par hasard, grace a un parti de gauche, mais dans d'autres circonstances,un parti de droite eut aussi bien fait l'affaire. En ce sens c'est le frère de Chirac. Les vrais traitres ,pour moi, sont Delors et Rocard. Mais bon, ceux là sont intouchables. Après les services rendus par eux au capitalisme on ne va pas demander à une presse aux ordres, de dresser un bilan équitable. Il est vrai, qu'au sein du P.S l'héritage de Mitterand est encore invoqué. Sans doutes par ceux qui ne sont pas plus socialistes que lui ou par ceux qui ,hors de toute analyse ne retiènent que l'ivresse d'un pouvoir long de deux septennats. Ceci dit de Gaulle ,au niveau de la traitrise n'est pas en reste. Elu, après un coup d'Etat, basé sur la promesse d'une Algérie Française (Je vous ais compris) il signe Quatre ans plus tard les accords d'Evian. Ceci n'empêche pas, la aussi, les complices de tenter de s'arracher les morceaux d'héritage.Une bonne solution: se débarrasser du président et pendant qu'on y est, se débarasser de tous les présidents qui pullulent dans notre pays.

kairos Autant que je me souvienne, lorsqu'il est devenu minsitre, Bernard Tapie n'avait pas encore mauvaise réputation, bien aucontraire! Il représentait l'entrepreneur, le capitaine d'industrie jeune et conquérant... il fonçait! Il voulait que la France s'adapte enfin à la "nouvelle donne économique" (oui, déjà! sauf que le terme de "mondialisation" n'était pas encore dominant). De plus, lui seul , ou presque, avait mis Le Pen par terre dans un débat télévisé; il ne transigeait pas sur la racisme, pour être homme d'affaires, il n'en restait aps moins humaniste avant tout... Et puis, il était "pote" avec Coluche, avec Jack Lang, avec à peu près tout ce qui brille dans l'air du temps ... Pour ne rien dire de ses succès sportifs, Hinault et Lemon dans le Tour, et l'épopée Européenne de l'OM... Une marche triomphale de l'ancien vendeur Darty! La réussite incarnée! pour quelqu'un qui ne sortait pas d'une grande école et venait tout droit d'un milieu populaire; un rêve de gauche en quelque sorte... Et tout à coup, à partir d'un match truqué, l'image s'inverse: l'or se change en plomb, puis en boue; le carosse redevient citrouille... La foule brûle ce qu'elle adorait, c'est même toujours un peu pour ça qu'elle adore... Alors, sous le masque du Prince, le Monstre se revèle. Un terrible déballage sans pitié (tiens, il faudrait relire l'Idiot internationnal de Jean Edern Hallier, la férocité entre "fils" miterrandiens) où c'est toute l'époque elle-même qui se déchire, au pied de la statue vacillante du Commandeur... C'est aussi une des première séquence du meurtre médiatique en direct; un roi du petit écran mis à mort par ses présentateurs mêmes... Mais bon, nous vivons en démocratie, sous les oripeaux de la société du spectacle, ce n'est que du jeu, la victime se relève et reprend son rôle...

a kairos avec qui je suis d'accord, étant iconoclaste moi-même. Si j'ai parfois pris la défense de B.Tapie, ce n'est pas parce que je l'admire ou que c'est un ami... je ne le connais pas, mais je n'aime pas l'esprit "lynchage" qui règne dans notre société... qui a tendance à faire partie du "formatage" de nos concitoyens. Il faut avouer, qu'il est nécessaire de nos jours d'avoir un certain courage ou même inconscience pour défendre l'esprit de neutralité dans la Justice ! >/STRONG> rien que cela : la neutralité. Mais non il a été désigné "coupable" forcément coupable... vous comprenez il n'est pas du "sérail"; Ah ! cet esprit de caste.. il n'y a pas qu'en Inde, en France votre naissance aussi vous colle à la peau... regardez tous ces admiratifs de certains "héritiers" qui nous gouvernent soit au gouvernement, soit en coulisse dans la haute finance, la haute administration... ils en arrivent à se coopter... Bref ! B;Tapie a sans doute fait des erreurs mais si il s'était appelé "baron Seillière"... je n'ose y penser ( lisez donc le dernier Challenges !). Le formatage existe, la presse étant en majorité des titres au service du "sérail" des grandes fortunes françaises, n'en déplaise aux journalistes qui essaient de nous faire croire qu'ils sont indépendants ! c'est un leurre. Dans ma vie j'ai beaucoup lu, j'ai toujours voulu voir derrière un décor, me suis toujours souvenu du favori de la tsarine Catherine de Russie qui présentait des "décors" pour faire croire une vérité qui n'existait pas ! Je doute toujours d'une soi-disant "vérité", j'aime bien la confirmer et c'est souvent à ce stade que l'on s'aperçoit que ce n'est pas si simple, si évident ! Saint Thomas en somme ! Il faut être curieux et douter ! Et éviter l'outrance

(laforest vous pouvez encore éditer ce >/strong> en </strong> :-))
Sinon, bon, comme on a déjà dit, ce n'est PAS Bernard Tapie le problème. On veut bien qu'il rembourse ses dettes (il a fait de la prison, ça devrait suffire je pense?) et qu'il lui reste de quoi finir ses jours à l'abri du besoin (sa retraite de ministre peut–être?), non, le problème ce n'est bien sûr pas Tapie, le problème c'est les 400 millions d'euros qui sortent de nos poches pourtant déjà bien vides, et qui auraient pu financer l'éducation, l'hôpital etc puisqu'on nous dit qu'ils manquent de fonds. Le problème, c'est aussi que le Président de la République, qui est censé nous représenter, se sert de la justice pour arranger les affaires d'un ami, et pour aussi arranger ses petites stratégies et calculs politiciens personnels de renvois d'ascenseurs.
Vous n'aimez pas le lynchage? Nous non plus, mais justement, là il n'y a pas lynchage, pas le moins du monde. Le seul qui parle de lynchage, c'est Tapie lui-même, pour vous mener en bateau et vous faire oublier ce qui se passe, pour faire passer toute l'histoire et vous mettre de son côté encore par-dessus le marché.

Je persiste dans le terme lynchage... pourquoi ne parlez vous pas de Monsieur Bon qui était à la tête de France Telecom et qui a fait 20 Milliards d'Euros de trou en se gourant complètement dans sa gestion et qui a été condamné à 10.000 Euros... que nous payons aussi ! En cherchant on pourrait trouver d'autres affaires similaires... mais suivant que vous appartenez au sérail ou non... il n'y a qu'à voir le scandale de la caisse noire de la sidérurgie pour être fixé ! les enjeux sont beaucoup plus importants mais les "voyous" en l'occurence sont des gens du monde ! Que la justice fasse son boulot... on verra si cela sera fait avec la même célérité, sévérité et si on continuera à nous prendre pour des GOGOS ! Mais ceux-là, je doute fort qu'il y est un quelconque lynchage .... mais je vous laisse à vos dires.

Vous avez parfaitement raison, tous ces escrocs devraient être punis mais surtout empêchés de profiter de nous par des copains complaisants qui se trouvent occuper des postes politiques. Votre accusation de ces Monsieur Bon n'est pour moi pas un lynchage mais une mise en lumière de ce que j'appelle camoufler le vol en apparente incompétence, faillite ou autre.
Tapie n'est pas le seul voleur, il y en a bien d'autres. Que vous vous soyez entiché spécialement de ce voleur-là, c'est votre problème, et comme vous avez déjà lu tout ce qui se disait mais persistez à croire que c'est à Tapie qu'on en veut (alors que c'est $arko notre problème, et le système de la corruption à la française) je ne vois pas comment on peut continuer à discuter?
Une bonne semaine à vous!

J'ai dû m'enticher de Tapie.. OK puisque vous le dites ! C'est comme les chiens battus, j'ai horreur que l'on frappe un chien et j'aurais tendance à frapper son maître pour faire cesser la chose, c'est viscéral ! je m'en excuse , j'ai horreur des outrances écrites, verbales, physiques. Comme j'ai horreur de la soumission à une quelconque autorité non librement consentie Comme j'ai horreur des idées préconçues... et j'essaye de toute mes forces de lutter contre le formalisme, la routine, les habitudes qui nous empêchent de voir, de découvrir d'autres idées, d'autres cultures, de nous remettre en question.... je répondais à kairo sur son billet tout simplement !

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