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“Les yeux vont où ne peuvent aller les mains” : WOMEN ARE HEROES, film de JR
http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19182937&cfilm=173723.html
C’est la dernière séance à Paris. 18h au cinéma Brady, et 19h à l'Entrepôt. Il reste la banlieue : Anthony, et même, mardi prochain, près de Guingamp, et là ce sera en 3D !...
Le sujet ?... Se dresser contre les violences. Ensemble ou isolé. Souvent parce qu’on n’a plus d’autre ressource que soi. La peur et la honte ne pèsent plus, parce qu’on doit vivre debout, en avançant, à chaque jour, chaque heure qui vient... Ce cheminement sinueux porté par les bonnes volontés se déplie comme un long serpent qui va dérouler la figure immense d’une nouvelle naissance. http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19182941&cfilm=173723.html Date de sortie cinéma : 12 janvier 2011 Réalisé par JR Long-métrage français . Genre : Documentaire
Durée : 01h25min Année de production : 2010
Distributeur : Rezo Films Synopsis : "Woman are heroes" se déroule aux quatre coins du monde et plus particulièrement au Brésil, en Inde, au Kenya et au Cambodge. Le film commence dans les favelas brésiliennes, où l’on reconnaîtra d’immenses affiches de JR et les réactions qu’elles suscitent chez les femmes. Puis en Inde, où nous découvrirons des femmes prises entre des coutumes ancestrales et une modernité quotidienne. Puis le Kenya où, là encore, les femmes doivent vivre dans un contexte plus que chaotique et instable. Enfin, au Cambodge, nous serons confrontés à la violence de l’expropriation ultra violente faite aux foyers tenus par un système matriarcal qui tente de résister face aux mastodontes de l’immobilier...Chacune de ces femmes nous étonnera par son courage et sa foi.http://www.womenareheroes.be
Women Are Heroes
Et réservons demain, mercredi 2 mars 2011, car ce sera CORRESPONDANCES, à partir d'ateliers d'écritures de femmes du Mali, à Montreuil et à Bamako.

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Ici, ailleurs, organisons nous aussi, hommes et femmes confondus, pour dire NON à l'ignoble, au quotidien !
N'attendons rien des partis politiques et de leurs représentants, car il n'y a rien à en attendre. Chaque citoyen peut se lever et dire NON ! Nous sommes nombreux, chaqu'un de nous fait le nombre.
WOMEN ARE HEROES
Le film est beau. C'est un mystère. Un ensemble de mystères. Celui du réalisateur : JR. Énigmatique. Deux productions télévisuelles lui ont accordé leur confiance : Canal+ et Arte.
Mystère de sa rencontre avec les gens : des personnes ordinaires, prisonnières de vies qu’elles n’ont pas souhaitées, au Brésil, au Cambodge, au Libéria, à Nairobi, en Inde... de ces femmes, de ces filles qu’on a fait naître et grandir entre des polices militaires ou des caïds armés.
Mystère de ces images captivantes de rues où les enfants jouent à la guerre, où les bâtiments se détruisent à coups de masses et de pelleteuses, où les décharges d’ordures sont la dernière ressource pour survivre au matin levant...
Mystère de ces yeux, des yeux de femmes, qui défilent et qui s’exposent dans l’immense musée en plein air d’où sortent les clameurs de ceux qui accueillent le train de ravitaillement.
Mystère de rencontres où les analphabètes, les illetrés, ceux qu'on a arraché à leur enfance pour casser les cailloux avant de les livrer à des hommes de quarante ans leurs aînés qui les menacent de les asperger d’essence pour les brûler vifs ; ceux qui se sont échappé ; ceux qui se sont battus le couteau à la main à l’arrivée des violenteurs ; ceux qui ont ramassé les morceaux de leurs enfants répandus dans les poubelles... tous ceux-là signent un livre de dignité, de paix et de partage.
Mystère de regards qui refusent le voyeurisme.
CORRESPONDANCES
« Passeurs d’images ». Le film est celui d'une production audacieuse. Rédiger des lettres filmées. La cinéaste a accepté cette contrainte en levant la difficulté des stéréotypes liés à la condition de la femme africaine en traitant le thème du travail et en multipliant les témoignages, élargis à tous les milieux possibles du corps social.
On y entend une jeune infirmière dire la lettre qu'elle n'aura jamais su envoyer à sa mère retournée à la terre natale et trop effrayée du chemin d'indépendance de sa fille.
On y voit le plafond de verre du racisme affectant une cadre musulmane qui sera la seule à ne pas se montrer devant la caméra.
Tant d'autres témoignages. Et la cinéaste, racontant, après la projection, qu'une de ces femmes, au Mali, ne pouvait pas choisir au montage entre deux images d'elle, pour que l'équipe entière s'avise un peu plus tard que la vue de cette femme était si basse qu'elle ne pouvait distinguer que très peu le monde autour d'elle. Ce qui est la métaphore, peut-être de la situation trouble, ô combien trouble, faite aux êtres des continents surendettés de notre monde.
Un film peut clarifier quelques données. C'est à l'élucidation de cette situation qu’ont à porter tous les efforts, dsésormais. Ainsi voudrais-je entendre le message transmis.