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BONNES RÉVOLUTIONS 2013 : Solidarités d'initiatives citoyennes, Mutualisation et... Refus de payer LEURS dettes et LEUR crise !
- Lorsqu’on est conscient que le système dans lequel on se trouve est malsain et nous emmène à la ruine, comment peut-on continuer à y coopérer (au-delà du strict nécessaire) ? L’inconscience semble la seule excuse valable. (Jean-Paul Nuñez, La CIMADE, 2012)
Vous pouvez rejoindre la campagne d'action et l'infléchir selon votre vision de l'accès à la démocratie réelle maintenant.
Indignés parisiens, groupés en un atelier de cogitation depuis la fin octobre, nous avons conçu le plan de campagne d'une série d'actions directes qu’on pourrait appeler BONNES RÉVOLUTIONS 2013 (ce serait une campagne à trois structures simultanées, indépendantes et solidaires à la fois, campagne fondée sur le refus d'obéir à un système inique en engageant une économie du don – c-à-d : l’éradication des précarités par une justice solidaire).
Exposé de l'idée appelée "BONNES RÉVOLUTIONS 2013".
Nous imaginerions trois structures complémentaires les unes avec les autres. Trois structures autonomes entre elles, mais solidaires au cas par cas.
- 1. Une première structure est une structure de mobilisation générale, mais pacifique, sans armes (c’est une action de désobéissance civile de masse : engagement à refuser de payer, selon les sensibilités de chacun, tout ou partie de ce qui est scandaleux de payer : eau, électricité, transport, TVA, impôts, CSG, loyers…), C'est une structure d'actions de principe, prémices de possibles articles constitutionnels, une fois créée la nouvelle république... Cette première structure de type pétitionnaire, est non contractuel : chacun peut revenir sur sa parole selon l’évolution de son avis. On appelle cette 1ère structure : STOP PAYING !... C'est la première étape de notre campagne, lancée le 31 décembre 2012.
- 2. La deuxième structure est une structure de construction locale, c'est un regroupement d'organismes ancrés dans la solidarité aux niveaux de nos quartiers, de nos cités, de nos entreprises... (groupements d'achats, droit au logement, associations de chômeurs et précaires, intermittents du spectacle, régies de quartiers, SEL, AMAP, souveraineté alimentaire, permaculture, cafés-repaires, etc., liste non exhaustive). Nous appelons ce genre de concentrations au niveau des villes : des "SoLiCi" (solidarités d'initiatives citoyennes)... sigle qui fait à la fois référence à la Puerta del Sol, à Madrid où a été lancé le mouvement 15M, le 15 mai 2011, et à la fois au caractère ancré dans les lieu ("ici")... – la solidarité ici.
- 3. Et la troisième structure est la mutualisation de ces SoLiCi (MuSiC), comme nous sommes en région parisienne, nous lançons MuSiC depuis Paris. Une fois inscrite en préfecture comme une association à but non lucratif et d'intérêt public – susceptible de recevoir des dons et des dotations – MuSiC fonctionnera en caisse coopérative d'utilisateurs et d'usagers, c'est un pari sur la révolution (si la situation est vraiment révolutionnaire, alors 1 € de chacun de nous rejoindra cette caisse et en permettra le fonctionnement. Sinon, ce sera le flop). L'idée est simple : pour changer la société, chaque adhérent volontaire donne 1€, un seul euro (fixe, pour l'année) au titre de son adhésion, et à partir de là, il y aura deux cas de figure : – ou bien peu adhèreront, et alors, pas la peine d'imaginer autre chose que d'avoir perdu un euro de plus... – ou bien, au contraire, nous serons très très très nombreux, et alors, si seulement 1% des personnes qui se disent révoltées donnent, alors, il y aura en caisse plusieurs dizaines de milliers d'euros... La caisse fonctionnera au service des causes révolutionnaires : payer des avocats, des tracts, des salles de réunions, des masques à gaz pour les manifestations, des soutiens aux SoLiCi et aux STOP PAYING persécutés par les contrôleurs, percepteurs, flics et vigiles...). Au-delà de 100 000 € d'adhésions, nous pouvons même envisager des fonds d'investissement (louer des locaux, acheter du matériel lourd, des véhicules, financer des concentrations...).
Bref :
- STOP PAYING est un outil offensif, pour affaiblir les pouvoirs en place.
- MuSiC est un programme mutualiste (solidaire, coopératif) qui doit pouvoir devenir le plus vite possible un outil financier pour la lutte.
- Et les SoLiCi sont, partout où ils sont implantés, des outils pour renforcer les actions sur le terrain et impulser la convergence des luttes, en reproduisant ce qui s'est passé avec la ZAD de NDDL.
Nous souhaitons que le fonctionnement de ces trois structures ne soit possible qu'avec (et par) trois structures électroniques rigoureusement distinctes. Parallèles, d'accord, oui, mais avec des personnes différentes dans les postes de responsabilité : il faut trois sites indépendants entre eux, dirigés par trois webmasters qui ne se connaissent pas, et pour chacune de ces trois structures, 5 trésoriers de sorte que les opérations de sortie d'argent ne puissent jamais se faire sans au moins trois signatures conjointes sur les cinq. Quoi qu’il en soit les décisions de sorties d’argent sont prises par les AG, les trésoriers signent les chèques et il ne devrait pas y avoir de retrait en liquide, du moins pour MuSiC.
Jean-Jacques M’µ

Tous les commentaires
Ci-dessus : "méthodologie" proche : la campagne IMPOSONS NOUS, lancée en soutien aux sans papiers à l'initiative de Jean-Paul NUNEZ de la CIMADE, avec l'argument central identique : "commençons par arrêter de coopérer"
(une vidéo exprime très clairement le propos) http://www.imposons-nous.org/
Jean-Jacques M’µ
Cette idée-là me plaît tout particulièrement!
Et comment qu'on va les leur reprendre ces sous qu'ils nous piquent pour faire le sale boulot! Et volontiers!
J'ai déjà pour principe de mettre tout ce que je peux dans plusieurs associations qui aident des gens qui en ont besoin. C'est une vieille habitude ( On disait dans ma famille "Que ceux qui ont des sous payent!" Il n'y a pas besoin d'en avoir des masses pour ça : on mange à notre faim, on se soigne, on se chauffe... on peut aider un peu ceux qui n'ont pas ce nécessaire-là, après on verra bien...)
Il y a au moins ça de possible (pour l'instant! Un jour, ils vont vouloir la supprimer cette "niche fiscale" sans doute avant de s'attaquer aux paradis fiscaux) Donner le moins possible pour les fiestas de tout ce beau monde et tout ce que je peux là où c'est utile. Là où moi je pense que ça sera utile! Et
tant mieuxtant pis, si ça en enquiquine certains que ça serve à soigner des petits Africains (ou des grands) et à faire manger-ceux- qui- viennent- toucher-nos-allocations!Pour les mêmes sommes de taxes et impôts, on aurait tellement envie de les répartir autrement...
Oui, Poppie.
Question de trésorerie. De gestion de son portefeuille en fonction de sa conscience solidaire.
Quant à moi, qui suis saisi sans cesse depuis un an maintenant par la trésorerie, tantôt sur mon salaire, tantôt sur mon compte en banque, ce qui ne me permet aucune lattitude financière avec pourtant un revenu dont je ne vois qu'en début de mois quelques centaines d'euros que je m'empresse de reprendre à ma banque dès que je le peux, je ne peux jamais avoir sur moi de quoi donner de l'argent pour les autres... alors qu'Amnesty International, Peuples solidaires, Mèdecins sans Frontières, Vétérinaires sans Frontières, la Cimade, Utopia, et tant d'autres que j'oublie ici auraient tant besoin des quelques centaines d'euros par mois qui me sont prélevés pour les refus de paiements et autres pénalités de retard.
Jean-Jacques M’µ
Très sincèrement, on aimerait pouvoir donner bien davantage! Si on pouvait...
Je ne prétends pas du tout à l'auréole Ni aux breloques qu'on distribue ... d'abord à ceux qui font rentrer des sous dans les caisses (certains du monde du spectacle par exemple) Même que j'ai répondu un peu vivement à un de mes voisins qui se mêle de politique et me disait que je l'aurais ma médaille (parce que je l'engueulais de faire la chasse aux pauvres)! Pas grave, qu'ils ricanent...
Il y a des fois où on peut faire des économies (et où elles font particulièrement plaisir) Je cite un "truc" car je m'aperçois que peu de gens le pratiquent. La carte bancaire, c'est pratique, on peut payer beaucoup d'achats avec ça, n'importe quand et presque n'importe où, mais les banques les facturent bien trop cher.
Certaines cartes "magasin" existent en version "master card", elles ont rigoureusement les mêmes possibilités que les cartes des banques traditionnelles... sauf que la cotisation est de 12 euros par an (parce que ça vient d'augmenter, c'était 9 les années précédentes) Allez trouver ça au Crédit Agricole ou à la Caisse d'Epargne...
Les magasins (où on n'est pas obligés d'aller plus souvent pour autant!) les établissent ... en espérant vous faire utiliser leur crédit. On fait un dossier comme si on voulait demander un prêt (ils veulent savoir si on est solvables) mais- si on a cette possibilité immédiatement- il ne faut jamais utiliser ces cartes à crédit!! ( ce qu'ils appellent le "crédit revolving", c'est-à-dire renouvelable en permanence, le piège absolu. des taux proches de l'usure, à peine au-dessous pour rester dans la légalité) Non, il faut choisir systématiquement l'option "comptant". On paye alors en différé ( on note toutes ses dépenses, ils prélèvent la somme globale 1 mois plus tard environ) c'est en fait une facilité de trésorerie et une facilité tout court. Pour peu que l'on aille à l'occasion dans l'un de leurs fichus magasins (Auchan ou Carrefour à ma connaissance, les 2 font ça), les remises faites en payant avec leur carte à eux... ont très vite remboursé la carte et au-delà. Parce que, de toutes façons, un jour ou l'autre, il faut bien finir par y aller dans les hypers, le petit commerçant du coin ne vend pas tout... Ce qui est rigolo c'est de payer le concurrent avec leur carte à eux...
Si on fait gaffe, on ne les engraisse pas les banquiers. Et là alors, j'y fais vraiment attention!
Oui, c'est une question de conscience responsable (je ne l'ai eue que récemment, et trop tard, visiblement, le mal était fait !...). Une question de discipline personnelle aussi. Et, enfin, d'éducation... De culture. Nous ne parlons pas suffisamment de ces questions autour de nous.
Bon dimanche.
Jean-Jacques M’µ
je fais un copier/coller pour le blog de Yves Besançon où nous sommes assommés par un certain troll libéral.
et je vais relayer sur mon blog (pas mal lu). - pas celui d'ici l'autre
Merci. Je suis tellement pris par la lutte sur place, que je n'ai pas le temps de diffuser l'information.
Bises.
Jean-Jacques M’µ
j'ai fais un copier/coller dans facebook, demain parait le premier morceau après-demain le 2è sur mon blog, ils seront twitté, google+ et fassebouqués à chaque parution. J'ai signé. Enfin quoi je diffuse
Tu es un amour.
Jean-Jacques M’µ
http://www.revue-lebanquet.com/reposoir/docs/c_0001222.html
« Une grande partie de l'activité des investisseurs consiste à transférer les risques liés à leurs placements vers d'autres acteurs qui ne sont pas en mesure de leur résister : salariés, épargnants, retraités, pays émergents ».
http://www.sol-violette.fr/
Ce site a pour vocation de recueillir et diffuser toute l'information sur l'expérimentation en cours d'une monnaie éthique sur Toulouse et son agglomération.
A l'initiative de Jean-Paul Pla, Conseiller Municipal délégué à l'économie sociale et solidaire de la ville de Toulouse, ce projet a par objectif d'experimenter et de rendre compte à la municipalité de la possibilité d'instaurer une monnaie complémentaire visant à satisfaire les nécessités humaines de Toulouse et son Agglomération dans le respect d'un développement économique solidaire.
Pour proposer votre inscrition à cette expérimentation :
Cette expérimentation qui a démarrée le 6 mai 2011 a eu son premier bilan le 1er decembre 2011 en montrant des encourageants resultas : vous pouvez trouver la syntheses du bilan au lien suivant : http://minilien.fr/a0mxpp
Pour 2012, elle est en cours d'être élargiée à tout Toulouse et les territoires porteurs de cette dynamique.
Résolument participatif, prioritairement tourné vers les citoyens les plus démunis, cette expérimentation s'appuit sur votre participation. N'hésitez pas à vous inscrire, à participer un groupe de travail ci-dessus, à participer aux forums et aux évènements sur la droite. Nous comptons sur vous !
Toute l'actualité 2012 sur le Blog Presse : http://sol-violette.blogspot.fr/
La terre et les hommes vous remercient,
Frédéric Bosqué, coordinateur : 06 82 26 68 19
Andréa Caro, chargée de Mission : 06 50 48 85 53
02/01/2013
http://lesactualitesdudroit.20minutes-blogs.fr/archive/2013/01/02/je-vous-souhaite-une-sante-aussi-bonne-que-celle-du-cac-40.html
Je vous souhaite une santé aussi bonne que celle du CAC 40
Chères amies, cher amis, la crise est finie : on se tape des taux de croissance qui vont faire pâlir les Chinois, et les Etats-uniens vont passer de la dépression à la mélancolie. Ce n’est pas le succès de la marinière ou du Bleu de Bresse, mais… de nos grands groupes industriels et de services, qui ont appris à conquérir le monde.
Le CAC 40 explose toutes les prévisions, avec un gain annuel de 15 %. C’est le lupanar ! C’est la seule info qui aurait dû circuler ce 1° janvier, alors que nous avons assisté au défilé attristant de nos brochettes de cafards locaux. Il n’y a plus de gouvernement, il n’y a plus de parlement, il n’y a plus d’opposition, mais il reste des grands groupes français qui brassent fric à la pelle à partir de leur réussite économique.
En 2010, le CAC 40 avait reculé de 2,15 %, et en 2011, de 17,9 %. Il a pratiquement tout rattrapé en un an. Surtout, nous sommes sur une courbe majestueuse : le CAC 40 était par terre en juin, et il a gagné 25 % en six mois.
Bien sûr, tout ceci est dû à la vaillante politique du glorieux leader minimo, qui a repris l’agenda de Sarko en faisant Rungis et un service d’urgences pour les fêtes de fin d’année, plutôt que d’acheter normalement des cartes postales à Bormes-les-Mimosas avec la femme de sa vie.
Euh… En fait, on m’explique que cette réussite ne doit rien à Monsieur Gochmole et doit tout au discours de la fin juillet de Mario Fraghi, président de la Banque Centrale Européenne, ancien de la Goldman Sachs, annonçant que la banque achèterait en tant que de besoin les emprunts des États européens en difficulté.
Voilà où nous en sommes... Des gouvernements incompétents et diaphanes, et des grandes entreprises qui dominent le monde dès qu’elles ont un banquier.
Vous n’aimez pas les patrons du CAC 40 ? Moi non plus ! Mais eux au moins n’ont pas fait comme les dirigeants politiques qui ont dépensé l’argent qu’ils n’avaient pas. Ca ne joue pas que pour l’Etat : les collectivités locales dépensent à tout va pour leur gloire.
Le jeu politique est devenu un divertissement, et les choses sérieuses se passent dans les grands groupes. Ca plait ou ça plait pas, mais c’est comme ça. Voter Nicolas ou François, qui font la même politique, alors tout dépend des décisions du patron de la BCE ? Ouvrons les yeux et regardons les faits.
Tiens, par exemple : le SMIC a bénéficié ce 1° janvier d’une hausse socialiste de 0,3%, ce qui correspond à un peu plus de 3 centimes socialistes de plus par heure normale.
Bonne année, bonne santé !