Sam.
23
Aoû

MEDIAPART

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BOUGE TON FRIC ! (campagne de déplacement des finances)

L'affaire Cahusac le confirme. Preuve en mains : la corruption financière sert à stigmatiser et expulser les boucs émissaires de nos sociétés, chômeurs, surendettés, expulsés, sans-papiers, Rroms que fabriquent leurs profits bancaires et spéculatifs, profits toujours aussi indifférents aux droits et aux situations des personnes et des familles dans la population. Et, comble d'injustice ! les lois actuelles encouragent toujours les puissances économiques et tous ceux qui les servent, les protègent, les défendent... jusqu'à la course aux armements, aux systèmes de contrôles performants et ultra-sophistiqués, aux polices inféodées qui matraquent, blessent, enlèvent et torturent.

Ne payons plus leurs exactions !

Nous ne payons plus !Nous ne payons plus ! © Désobéissance civile de masse MuSiC et SoLiCi

http://citoyendumonde.org/stop-paying/

Retirons-leur leurs moyens !

Coupons-leur les bourses !

Déplaçons le peu d'argent qui nous reste vers des placements (plus) éthiques !

Récupérons nos propres fonds pour vivre enfin nos vies dans la dignité.

Remueve tu dineroRemueve tu dinero © Campaña

Voici ce qu'Enric Duràn propose en Catalogne, et qu'à quelques-uns bien organisés , nous pourrions adapter à notre pays.

Jean-Jacques M’µ

La campagne a commencé : Face à la Banque DÉPLACE TON ARGENT

par Enric Duran

Retire ton argent de :
BBVA, Groupe le Santander, La Caixa, Bankia, Banco Popular, Banc de Sabadell, Ibercaja, Kutxabank, NCG Banc(Banque), Unicaja, Catalogne Caixa, Liberbank, Banco Mare Nostrum, Bankinter, Banque March, Banc(Banque) de Madrid, de Citibank, de Barclays, de Deutsche Bank, d'ING

Si tu peux participer, clique ici : http://remuevetudinero.net/formulario-de-transferencia-de-depositos/

APPEL : Face à la Banque DÉPLACE TON ARGENT

Du 1er au 30 avril 2013, nous appelons à un mois de transfert de dépôts bancaires :
· La première action consiste à annuler nos comptes d'épargne, de fonds de placement ou / et de fonds de pension, à vendre nos actions.
· La deuxième action suppose de les déplacer et ouvrir de nouveaux dépôts dans la banque éthique et coopérative (Je Cautionnerai, Coop57, SomEnergia, CASX, Oikocrédit).

Cette proposition est aujourd'hui d'une particulière actualité, devant les faits arrivés en Chypre qui ont démontré jusqu'à quel point l'Union Européenne est capable d'imposer les mesures qui nuisent aux dépôts bancaires d'une partie de la population.
Notre Campagne prend naissance à partir d'un appel à l'action par la “Révolution Intégrale” et s'unit aux mobilisations réalisées antérieurement :
"un contre-sommet Européen par l'Europe des personnes et contre l'Europe des marchés", dans la réponse au "Sommet Européen" du 14 et 15 mars, qui continue d'avancer vers une union économique et bancaire.

La campaña ha empezado: Frente a la Banca REMUEVE TU DINERO

by Enric Duran

A sacar el dinero de:
BBVA, Grupo Santander, La Caixa, Bankia, Banco Popular, Banc de Sabadell, Ibercaja, Kutxabank, NCG Banco, Unicaja, Catalunya Caixa, Liberbank, Banco Mare Nostrum, Bankinter, Banca March, Banco de Madrid, Citibank, Barclays, Deutsche Bank, ING

Apuntate, si puedes participar en: http://remuevetudinero.net/formulario-de-transferencia-de-depositos/

Tous les commentaires

04/04/2013, 09:12 | Par la dame du bois-joli

euh ...Incertain faut en avoir du fric ! ... Rigolant

je veux bien bouger mon Q, mon bâton de marche, un meuble, et puis c'est tout

 

je me demande toujours comment on peut posséder des actions dans des entreprises et des banques et des fonds de pension et des assurances etc .. etc ... dont on ne sait pas où et dans quoi elles placent cet argent ?   et sans vouloir savoir .. Incertain

je suis, suite à la grève de Carland, en train de dire à mes potaux qui ont un compte au crédit mutuel ( un plus spécialement a plein d'argent placé comme on dit) de changer de banque et de mettre son argent dans une banque solidaire, et il ne pige tout simplement pas que tout actionnaire est complice de tout investissement douteux , et que tout client d'une banque doit savoir ce qui est fait de son pognon !!

bon courage aux espagnols ! et une bise pour toi

 

04/04/2013, 10:24 | Par JJMU en réponse au commentaire de la dame du bois-joli le 04/04/2013 à 09:12

Même sans fric, on peut déplacer son compte vers une banque plus solidaire des personnes et des associations : le Crédit coopératif, par exemple, ou la NeF (je ne me souviens plus le nom exact, mais ce n'est pas une banque, ce qui est encore plus éthique). Ça leur foutra la trouille. Même qi un seul pour-cent fait cette action, ils perdront des millions... Toujours ça qu'ils ne mettront pas à persécuter les gens déjà démunis.

Je te bise et te brasse tout plein itou pareillement de m’aime, La Dame.

Jean-Jacques M’µ

04/04/2013, 10:25 | Par JJMU

Le Offshore Leaks, scandale mondial ?

Quantcast

Offshore Leaks, les paradis fiscaux

Par Charles Carrasco avec Amandine Alexandre, correspondante à Londres

Publié le 4 avril 2013 à 08h21

Des millions de transactions financières dans des paradis fiscaux sont dévoilées jeudi par la presse.

L’INFO. C’est un séisme fiscal planétaire. Des millions de transactions « offshore » ainsi que des dizaines de milliers de noms de sociétés et de particuliers provenant de 170 pays dans le monde entier vont être dévoilés jeudi. Ces révélations proviennent du travail de 86 journalistes du monde entier (The Guardian, la BBC, le Washington Post, Le Soir ou encore Le Monde) sous la direction de l’International Consortium of Investigate Journalists (ICIJ) à Washington.

Ces journalistes ont rassemblé durant quinze mois 2,5 millions de fichiers ainsi que les comptes de 120.000 sociétés offshore. La fuite informatique équivaut, rapporte Le Soir à 160 fois le volume des câbles diplomatiques, comme ceux de WikiLeaks en 2010.

Qui est mis en cause ? Ce que l’on sait c’est que les détenteurs de ces comptes « offshore » sont des riches et puissants du monde entier. Il y a des proches de Vladimir Poutine, le président russe, les filles du président de l’Azerbaïdjan, une collectionneuse d’art espagnole ou encore l’ancien ministre des finances de la Mongolie. A cette liste de VIP, il faut ajouter de nombreux quidams : des dentistes américains ou encore des villageois grecs qui échappent ainsi aux services fiscaux de leurs pays respectifs.

Les experts cités par The Guardian estiment que l’argent placé dans ces paradis fiscaux et qui échappe donc de cette façon au fisc est l’équivalent du Produit intérieur brut (PIB) des Etats-Unis et du Japon réunis ! On évoque des sommes colossales.

Un homme d’affaires français, Jean-Jacques Augier, l’un des trésoriers de la campagne de François Hollande, aurait bénéficié de cette industrie offshore, selon The Guardian. Il aurait investi en Chine en 2005 et il aurait bénéficié d’argent placé sur des comptes dans les îles Vierges britanniques pour réaliser cet investissement.

Source: http://www.europe1.fr/International/Le-Offshore-leaks-scandale-mondial-1470771/

Hashtag officiel sur Twitter: #OffshoreLeaks

Autres articles sur ce thème: Des données secrètes sont en main des journalistes
A l’ombre des cocotiers, de l’argent caché
Et maintenant, le « Offshore Leaks »

04/04/2013, 14:08 | Par vertige

Comment savoir si le Crédit coopératif est lui-même à la hauteur de son nom ? Je pensais déjà que le Crédit mutuel l'était, jusqu'à l'affaire de Carland.

Pour ce que j'en sais, soit pas grand'chose en fait, à n'y comprendre rien parce que je ne veux rien y comprendre, la Nef et les "produits solidaires" du Crédit coopératif ont une bonne mine... Mais peut-on juger sur la mine ? Ce serait la meilleure !!! Incertain Sans compter que mettre côte à côte "produit" et "solidaire" ne me plaît guère...

Déjà, il faudrait être spécialiste de ce que je ne suis pas.

Mais Stop paying comme Déplace ton argent, sont deux projets que je trouve opérationnels, pour autant qu'ils soient réalisés par un grand nombre de personnes... Seules, idolées, celles qui s'y risquent - en particulier pour Stop paying bien entendu - justement risquent... tout ! Ce n'est pas le but recherché.

A faire avancer, à suivre...

04/04/2013, 16:09 | Par JJMU en réponse au commentaire de vertige le 04/04/2013 à 14:08

C'est effectivement la solidarité locale qui doit pouvoir décider de la faisabilité de l'action ou pas.

Nous y travaillons.

Jean-Jacques M’µ

05/04/2013, 11:25 | Par pinso6091 en réponse au commentaire de JJMU le 04/04/2013 à 16:09

"..Sans compter que mettre côte à côte "produit" et "solidaire" ne me plaît guère..."  Oui en faisant une recherche sur internet "commerce équitable et solidaire" on trouve des associations qui ne veulent pas dire leur nom mais sont cathos, protestants et cela non merci ! Quand je mettais ma fille en garde à ce propos et qu'elle me trouvait un peu bornée elle en a fait l'expérience à propos d'une manif pour la Syrie la semaine dernière qui n'annonçait pas la couleur ... renseignements pris par elle-même à la fin de la manif auprès de l'organisatrice , association catho ... 

04/04/2013, 19:14 | Par JJMU en réponse au commentaire de vertige le 04/04/2013 à 14:08

SoLiCi - Solidarités Locales d'inicitatives citoyennesSoLiCi - Solidarités Locales d'inicitatives citoyennes © Désobéissance civile de masse MuSiC et SoLiCi

http://citoyendumonde.org/stop-paying/solici/

SoLiCi

En accompagnement de l’action STOP PAYING et de MuSiC, nous proposons la création d’un outil de référencement, de renforcement et de développement d’initiatives locales citoyennes et solidaires.

Nous avons travaillé à quelques-uns afin de vous présenter l’idée générale de ce que serait cet outil.SoLiCi (solidarités locales d’initiatives citoyennes)Nous sommes nombreux, nous sommes vivants, avec pour point commun d’être indignés par un système absurde non démocratique.
Nous voulons construire une réelle démocratie maintenant, ouvrir d’ autres possibles.

Nous, signataires de la pétition STOP PAYING, décidons de recenser et de contribuer à développer les initiatives citoyennes et solidaires locales afin de permettre à tous ceux s’engageant dans une perspective de désobéissance de masse de constuire dès maintenant une économie de la générosité.

Une multitude de solidarités locales d’initiatives citoyennes sont à référencer, à renforcer, à développer et à créer.
Quelques exemples (liste non exhaustive) :
– Éducation populaire et ouverture à la recherche (transdisciplinarité, circulation des savoirs, non brevetabilité du vivant, partages de données…).
– Projets de transitions alimentaires energetiques.
– Habitat coopératif.
– Logiciels libres.
– Sensibilisations à la liberté de circulation des personnes et des idées : réseau École sans frontières, passeport de citoyenneté universelle, droit de vote aux étrangers,…
– Défense et redéfinition du bien commun : accès aux droits, logement opposable, régies de quartiers, centrales d’achats groupés, échanges de services et de savoirs…
– Luttes sociales contre les menaces au tissu social

(oppositions…

  • à la chasse aux migrants, Rroms, sans-papiers,
  • aux abus de pouvoirs,
  • aux expulsions,
  • au logement non décent, insalubre ou dangereux,
  • aux licenciements,
  • à la souffrance au travail, aux dérives libérales, administratives et judiciaires diverses…).

– Reconquête des services publics, réappropriation des solidarités sociales…
– Créations de monnaies complémentaires locales.
– Développements de médias indépendant.
– Recherches sur les nouvelles formes de travail, d’activités, de services, et remise en question de la relation actuelle entre emploi et richesse. Réflexion et étude comparée entre Autonomie inconditionnelle de dignité pour tous et Revenu universel d’existence minimum.
– Marchés pour rien, ou autres alternatives de même nature sur le mode de la gratuité.

Bref, c’est de la sollicitation à l’émancipation Citoyenne et Démocratique

04/04/2013, 16:15 | Par Gilbert Pouillart

Comment le Crédit Coopératif paie-t-il son (indispensable) personnel? Sa direction est-elle élective, tout déposant ayant une voix?

Voilà déjà deux points sur lesquels je suis dans le flou...

04/04/2013, 16:19 | Par JJMU en réponse au commentaire de Gilbert Pouillart le 04/04/2013 à 16:15

Hello, Gilbert... As-tu consulté leurs pages "Qui sommes-nous ?" sur leur site ?...

Le Crédit Coopératif, c'est 120 ans de banque coopérative, et une vocation : favoriser le développement d’une économie à forte plus-value sociale. Au Crédit Coopératif, les sociétaires co-construisent leur outil bancaire. Ils font banque ensemble.

Le Crédit Coopératif a des clientèles d‘élection : associations, organismes d’intérêt général, mutuelles, fondations, coopératives et PME-PMI groupées, entreprises sociales, entreprises socialement responsables et des particuliers qui en sont proches.

Ils veulent agir pour une société où l’homme et son environnement priment sur le capital.  Pour ses clients,  le Crédit Coopératif exerce tous les métiers de banque, dans une logique de mise en œuvre de la responsabilité sociale propre à une banque coopérative.

Le Crédit Coopératif s’appuie sur un grand groupe coopératif décentralisé, le groupe BPCE , et fédère un ensemble d’établissements qui, avec lui, constituent le Groupe Crédit Coopératif.

Dans un souci de transparence avec ses clients-sociétaires et ses partenaires, de cohérence de son évolution avec sa vocation, le Groupe Crédit Coopératif a formalisé ses principes et engagements dans une Déclaration de Principes et une Charte de Gouvernement.

Pour en savoir plus sur le Crédit Coopératif, vous pouvez consulter la brochure de présentation en cliquant ici.

04/04/2013, 16:17 | Par JJMU

Le revenu de base est un revenu inconditionnel, versé dès la naissance et cumulable avec tout autre revenu.

L’allocation universelle est un don nécessaire Opinions 4 avril 2013 Dominique Temple


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Dominique Temple, chercheur indépendant, spécialisé dans l’économie de réciprocité, nous livre son analyse de l’allocation universelle (autre nom du revenu de base). Pour lui, l’allocation universelle doit être considérée comme un don qui implique la réciprocité.

Les analyses concernant l’allocation universelle peuvent être séparées en deux groupes : selon qu’elles envisagent l’allocation universelle au sein de la production pour l’échange ou pour libérer la créativité du donataire au sein de la production pour la réciprocité.

L’allocation universelle dans le cadre de l’échange

Dans le cadre de l’échange, chaque partie n’agit vis-à-vis de l’autre que dans son intérêt propre. Il est logique de penser que dans ce rapport de force, l’allocataire tente de recevoir le plus possible en cédant le moins possible, et que le “donateur” cherche à lui imposer un travail en contrepartie. Ainsi, on peut voir dans l’allocation universelle :

une avance sur les potentialités d’échange des citoyens, une sorte de crédit sur les capacités de production ou de travail pour l’échange[1].

L’argument repose sur l’idée de transformer en emplois salariés des services assurés préalablement par le don dans la sphère de la réciprocité, et de substituer la valeur d’échange aux valeurs éthiques engendrées par la réciprocité des dons. Dans cette perspective, le salaire n’est pas considéré comme seulement le prix de la force de travail mais comme la reconnaissance sociale de l’utilité du travail.

Dès lors que toute réciprocité est ainsi interprétée comme un échange, la revendication du lien social s’exprimera en termes de “redistribution du travail”. Du point de vue social, l’allocation universelle devient une aide à la réinsertion sociale en l’attente d’un travail salarié puisque les hommes ont droit au travail[2]. Mais la quantité de travail rémunérable ne cessant de décroître, la réinsertion n’est possible que si du travail est libéré par les salariés. Les salariés poursuivent donc la lutte pour que soit compensée l’aliénation du travail par une juste redistribution, et puisque le travail salarié devient rare, pour son partage.

Cependant, partager le travail rémunéré quand augmente le chômage conduit à la réduction des salaires ou à la précarisation des conditions du travail. La thèse sociale est devant l’aporie d’un travail salarié qui prétend être activité désirable mais qui, faute d’être possible pour tous, doit être partagé avec une telle réduction de salaire qu’il cesse d’être désirable. Les forces sociales qui se mobilisent pour la redistribution des fruits du travail devront reconnaître que :

L’émancipation des individus, leur libre épanouissement, la recomposition de la société passent par la libération du travail. C’est grâce à la réduction de la durée du travail qu’ils peuvent acquérir une nouvelle sécurité, un recul par rapport aux “nécessités de la vie” et une autonomie existentielle qui les porteront à exiger leur autonomie croissante dans le travail, leur contrôle politique de ses buts, un espace social dans lequel puissent se déployer les activités volontaires et auto-organisées [3].

Autonomie, donc, mais le temps libéré du travail salarié ne doit pas être revendiqué pour instaurer une société fondée sur le principe de l’intérêt-pour-soi, il doit être revendiqué pour instaurer une société sur le principe de l’intérêt-pour-autrui, c’est-à-dire le principe de réciprocité.

L’allocation universelle dans le cadre de la réciprocité

La réciprocité permet de relativiser l’intérêt de chacun par celui d’autrui pour engendrer un sentiment commun d’humanité[4]. Elle oblige à assurer à l’autre ses conditions d’existence. Le don devient le moteur de la production humaine.

L’allocation universelle est un don : elle est inconditionnelle, en aucun cas elle ne donne lieu à un travail forcé en échange. Ce don est médiatisé par L’État : la redistribution par l’État doit être réinterprétée comme une organisation de la réciprocité. Ce don est un dû : si l’on suit l’argument de Paine[5], lorsque la société prive ses membres des moyens naturels de leur existence (le droit de propriété de tous sur la terre), la société doit en offrir au moins l’équivalent. On peut ajouter que le travail des générations passées a produit un patrimoine commun de l’humanité qui ne peut être privatisé par le Capital.

L’allocation universelle n’est donc pas seulement un don. Elle est un don nécessaire, elle est un dû. Elle est implicitement prescrite par la Déclaration universelle des droits de l’homme, en particulier dans ses deux articles 23 et 25, l’article 23 définissant le droit au travail libre, l’article 25 le droit aux conditions minimum d’existence.

Le don est inconditionnel, mais la réciprocité obligatoireCette obligation est l’obligation morale produite par la structure de réciprocité.

Cependant, l’allocation universelle doit être un don des moyens de produire le don car sinon elle satisfait la conscience du donateur mais fait perdre la face au donataire. Or, un don des moyens de production du don permet au bénéficiaire de re-donner selon ses capacités à qui de droit. Alors il est évident que du travail, il y en a pour tous[6], et l’allocation universelle devient le meilleur moyen de l’intégration à la société humaine.

Bien qu’elle ait pour elle la morale, cette thèse se heurte à l’indifférence des économistes du libre-échange qui répondent que pour satisfaire la liberté de donner selon ses capacités il faudrait imaginer des machines qui délivrent l’homme des travaux pénibles en produisant gratuitement les biens nécessaires. Mais c’est justement ce que permet d’envisager la technique moderne !

Marx prédisait déjà dans les Grundrisse que, grâce à la technique, le travail salarié cesserait d’être la source de la richesse, et que le temps de travail ne serait plus la mesure de celle-ci [7]. Pour les salariés d’aujourd’hui, il ne s’agit plus d’opposer les intérêts des faibles aux intérêts des forts, les intérêts de la totalité aux intérêts de la majorité ou d’une minorité, mais d’opposer à l’intérêt le “contraire de l’intérêt”. La réciprocité des dons doit être reconnue comme un droit universel sinon les privilégiés poursuivront l’exploitation des plus faibles, non sans se réserver un domaine privé pour la réciprocité (famille, corporation, patrie).

  • L’allocation universelle permettra au salariat de négocier avec le patronat sans être contraint d’accepter ses conditions.
  • Elle sera pour les exclus la fin du désespoir, un rempart contre la tentation du terrorisme.
  • Elle donnera à chaque être humain la liberté de choisir une activité qui épanouisse ses dons et sa créativité au bénéfice de la société entière.
  • Elle commandera à ses bénéficiaires de répondre selon le principe de réciprocité.

Les hommes, pourvus du nécessaire, auront toujours le choix de produire pour accumuler ou pour donner. Mais la grande majorité des hommes a davantage soif de produire pour donner que de produire pour accumuler.

La réciprocité est le moteur d’une part importante non inventoriée de la production actuelle mais occultée. Lorsqu’un donateur a affaire à quelqu’un qui ne prend en compte que son intérêt, il est certes obligé de se défendre. Cette contrainte généralise le système de libre-échange. La mondialisation des intérêts ne pourra donc être maîtrisée que lorsque sera reconnue l’interface de système entre l’échange et la réciprocité.

La limite du profit est cette interface qui libère la territorialité du don réciproque. Dès que la société disposera de cette territorialité, elle supprimera aussitôt la pauvreté matérielle dans le monde et engendrera la richesse spirituelle.


Article initialement publié sur le site de l’auteur

Crédit photo PaternitéPas d'utilisation commercialePas de modification par ash-s et PaternitéPas d'utilisation commercialePartage selon les Conditions Initiales  stanjourdan

[1] BRESSON, Yoland. “Le revenu d’existence : réponses aux objections”. In La revue du M.A.U.S.S., n° 7, 1er semestre, Paris, 1996.

[2] FERRY, Jean-Marc. “Revenu de citoyenneté, droit au travail, intégration sociale”. In La revue du M.A.U.S.S., n° 7, 1er semestre, Paris, 1996.

[3] GORZ, André. Métamorphose du travail : quête du sens. Paris : Galilée, 1988.

[4] Cf. TEMPLE, D. & M. CHABAL. La réciprocité et la naissance des valeurs humaines. Paris : l’Harmattan, 1995.

[5] PAINE, Thomas. “La justice agraire opposée à la loi et aux privilèges agraires”. In La revue du M.A.U.S.S., n° 7, op. cit.

[6] Cf. CHABAL, Mireille. “Qu’est-ce que le travail humain ?”. Communication au Colloque LUPASCO, Bulletin du C.I.R.E.T. n° 13,n 13 mars 1998.

Pour aller plus loin : Philippe VAN PARIJS,
- Qu’est-ce qu’une société juste ? Paris : édition du Seuil, 1991.
- “Vers un revenu minimum inconditionnel ?”. In La revue du M.A.U.S.S., n° 7, 1er semestre, 1996.

[7] Cf. TEMPLE, D. “Marx et la réciprocité”. (1998).

06/04/2013, 00:23 | Par pinso6091 en réponse au commentaire de JJMU le 04/04/2013 à 16:17

"Le CIRET favorise l'action en réseau avec des groupements amis comme l'Association pour le Dialogue entre Science et Théologie en Roumanie (ADSTR) ."   ???

04/04/2013, 18:12 | Par JJMU

http://www.bastamag.net/article3014.html

Coupes budgétaires : 

Comment les plans d’austérité dégradent la santé des Européens

Par Rachel Knaebel (4 avril 2013)

Hausse généralisée des suicides et des troubles psychologiques, retour de maladies bannies comme la malaria, menace sur la santé des enfants des familles populaires… Tel est l’alarmant constat sur la santé des Européens que dresse une étude choc publiée par la revue médicale britannique The Lancet. En cause : l’orthodoxie économique et les plans d’austérité prônés dans toute l’Europe. L’étude dénonce également le silence des ministres de la Santé.

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En avril 2012, un retraité grec de 77 ans se suicidait en plein jour sur la place Syntagma d’Athènes, devant le Parlement. Le pharmacien à la retraite avait laissé une note : sa pension était devenue misérable et il ne voulait pas être réduit à fouiller les poubelles pour se nourrir. Son acte est devenu le symbole de l’explosion des suicides dans le pays. Leur nombre a augmenté de 40% en un an ! Plans d’austérité, baisse de revenus et chômage mèneraient-ils au suicide ?

« Une hausse du chômage de plus de 3% dans un temps relativement court est associée à une augmentation d’environ 5% du taux des suicide et des blessures auto-infligées », estime, froidement, le dernier rapport de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), publié début mars et consacré à l’Europe [1] En Grèce, le chômage a augmenté de 10% en seulement deux ans, pour atteindre 26,4% fin 2012...

Il n’y a pas que les suicides. Dans son rapport « Crise financière, austérité et santé en Europe », publié le 27 mars, la revue médicale britannique The Lancet [2], dresse un constat alarmant : la santé des européens se dégrade, en particulier dans les pays frappés de plein fouet par les politiques d’austérité. Et confirme la hausse générale des suicides dans l’ensemble de l’Union européenne, dont la courbe s’envole depuis 2007, après une période de sept années de baisse constante.


En Grèce : suicides, sida, malaria et dengue

Selon les analyses du Lancet, les nouvelles infections au VIH chez les usagers de drogues par injection ont aussi explosé en Grèce ces deux dernières années. Avant l’austérité, sur la période 2007-2010, le pays comptait 10 à 15 nouvelles infections annuelles dans cette catégorie de population. Le chiffre est passé à 256 nouvelles infections en 2011 et à 314 pour les huit premiers mois de 2012 [3] ! Soit vingt fois plus !

En cause : le recul de la prévention, avec, par exemple, l’arrêt des programmes d’échange de seringues depuis 2008. Le directeur de l’étude menée par The Lancet, Martin Mac Kee [4], signale même « la réapparition de la malaria et l’émergence de la dengue en Grèce ».

 

En Espagne : la santé des enfants menacée

Car les plans d’austérité mis en œuvre sous l’impulsion de la Commission européenne en Grèce, au Portugal, en Espagne et en Irlande ont touché de plein fouet les systèmes de santé. Le forfait à la charge des patients grecs a par exemple augmenté de 3 à 5 euros par consultation. Et le pays a supprimé 2 000 lits dans les hôpitaux publics. « En Grèce, la troïka (Commission européenne, Fonds monétaire international, Banque centrale européenne, ndlr) a demandé à ce que les dépenses de santé ne représentent pas plus de 6% du PIB, notent les auteurs de l’étude, créant ainsi un précédent dans l’UE de prise du contrôle sur le système de santé national d’un État membre. »

En Espagne, le gouvernement a adopté en 2012 un plan de réduction des dépenses de santé de 7 milliards d’euros sur deux ans. Le pays a ainsi exclu les sans papiers du système de soins, sauf pour les urgences. Et il a fermé ou privatisé des dizaines d’hôpitaux et de centres de santé. Les enfants ne sont pas épargnés : la proportion d’enfants vivant dans des familles sans emploi a été multipliée par trois en Catalogne [5], avec des conséquences certaines sur leur santé.

 

Portugal et Irlande : baisse de la couverture santé

Au Portugal, l’accord conclu en 2011 entre Lisbonne et la troïka prévoit une coupe de 670 millions d’euros dans la santé. Le reste à charge des patients a doublé – de 2,25 à 5 euros – pour une consultation en ville et jusqu’à 20 euros pour une visite aux urgences. Seuls les patients à bas revenus, les malades chroniques – si la visite est en lien avec leur maladie – et les personnes handicapées en sont exemptés. En Irlande, la couverture santé a été réduite pour les plus de 70 ans et même les bas revenus doivent maintenant payer un ticket modérateur.

> D’autres pays ont réduit leurs dépenses de santé à l’occasion de la crise. En plus de la Grèce et du Portugal, la Lettonie, la Slovénie et le Danemark ont accéléré la restructuration de leur secteur hospitalier. Et les professionnels de santé ont vu leurs salaires réduits en Grèce, au Portugal, en Irlande, mais aussi à Chypre, en Lituanie et en Roumanie.

 

L’Islande en meilleure forme

« De telles répercussions de la crise sur la santé ne sont toutefois pas inévitables », note la revue britannique, qui prend l’Islande en contre-exemple. Le premier pays touché par la crise financière « a rejeté l’orthodoxie économique qui se faisait l’avocate de l’austérité, a refusé d’être comptable de l’irresponsabilité de quelques banquiers et a investi dans son peuple », et a pu maintenir à niveau ses politiques de santé.

Ailleurs, là où les services publics sont sacrifiés sur l’autel des économies budgétaires, la véritable ampleur des conséquences sur la santé des citoyens ne seront visibles que dans plusieurs années. Alors que les données financières sont mises à jour à la semaine près, il faut environ deux ans pour obtenir les données sanitaires des populations, notamment le suivi du taux de mortalité. Du coup, « l’analyse des effets immédiats de la crise sur la santé » est « impossible », soulignent les auteurs de l’étude.

« Des ministres de la Santé bien silencieux »

À leurs yeux, « les voix des responsables de la santé publique sont restées inaudibles dans le débat sur la réponse à apporter à la crise. Nombre de ministres de la Santé sont demeurés silencieux. Le directeur général chargé de la santé et de la protection du consommateur à la Commission européenne a l’obligation légale d’examiner les conséquences des politiques européennes sur la santé. Il ne l’a pas fait pour la politique d’austérité de la troïka. Au lieu de cela, il s’est limité à conseiller les différents ministères de la Santé des pays membres sur comment ils pouvaient couper dans leurs budgets ». Pendant ce temps, les gouvernements ont les yeux rivés sur le moindre point de croissance.

« Une petite lueur d’espoir vient des organisations de la société civile européenne, dont les professionnels de santé, qui se sont prononcées sur les effets néfastes des coupes budgétaires en matière de santé et de dépenses sociales. La question est : quelqu’un les écoute-t-il ? », conclut l’étude. Le président du groupe des socialistes et sociaux-démocrates au Parlement européen, l’Autrichien Hannes Swoboda, a vite réagi à l’étude britannique. « Tous les rapports de la Commission devraient porter le label “L’austérité tue” », a-t-il déclaré le 27 mars. Sera-t-il entendu ?

Rachel Knaebel

Photo : Pedro Armestre

Notes

> [1] Chez les moins de 65 ans. Source : “The European health report 2012 : charting the way to well-being”, p 78.

> [2] “Financial crisis, austerity, and health in Europe”, disponible ici.

> [3] Voir l’étude “European Centre for Disease Prevention and Control. Risk assessment on HIV in Greece”.

> [4] À écouter ici.

> [5] De 3,7% à 11,2% entre 2005 et 2010.

04/04/2013, 19:40 | Par JJMU

4 novembre 2011

Un appel de Mikis Theodorakis

Si les peuples d’Europe ne se lèvent pas, les banques ramèneront le fascisme

Mikis THEODORAKIS

 

Alors que la Grèce est placée sous tutelle de la Troïka, que l’Etat réprime les manifestations pour rassurer les marchés et que l’Europe poursuit les renflouements financiers, le compositeur Mikis Theodorakis a appelé les grecs à combattre et mis en garde les peuples d’Europe qu’au rythme où vont les choses les banques ramèneront le fascisme sur le continent.

Interviewé lors d’une émission politique très populaire en Grèce, Theodorakis a averti que si la Grèce se soumet aux exigences de ses soi-disant « partenaires européens », c’en sera « fini de nous en tant que peuple et que nation ». Il a accusé le gouvernement de n’être qu’une « fourmi » face à ces « partenaires », alors que le peuple le voit comme « brutal et offensif ». Si cette politique continue, « nous ne pourrons survivre (…) la seule solution est de se lever et de combattre ».

Résistant de la première heure contre l’occupation nazie et fasciste, combattant républicain lors de la guerre civile et torturé sous le régime des colonels, Théodorakis a également adressé une lettre ouverte aux peuples d’Europe, publié dans de nombreux journaux... grecs. Extraits :

Notre combat n’est pas seulement celui de la Grèce, il aspire à une Europe libre, indépendante et démocratique. Ne croyez pas vos gouvernements lorsqu’ils prétendent que votre argent sert à aider la Grèce. (…) Leurs programmes de « sauvetage de la Grèce » aident seulement les banques étrangères, celles précisément qui, par l’intermédiaire des politiciens et des gouvernements à leur solde, ont imposé le modèle politique qui a mené à la crise actuelle.

Il n’y pas d’autre solution que de remplacer l’actuel modèle économique européen, conçu pour générer des dettes, et revenir à une politique de stimulation de la demande et du développement, à un protectionnisme doté d’un contrôle drastique de la Finance. Si les Etats ne s’imposent pas sur les marchés, ces derniers les engloutiront, en même temps que la démocratie et tous les acquis de la civilisation européenne. La démocratie est née à Athènes quand Solon a annulé les dettes des pauvres envers les riches. Il ne faut pas autoriser aujourd’hui les banques à détruire la démocratie européenne, à extorquer les sommes gigantesques qu’elles ont elle-même générées sous forme de dettes.

Nous ne vous demandons pas de soutenir notre combat par solidarité, ni parce que notre territoire fut le berceau de Platon et Aristote, Périclès et Protagoras, des concepts de démocratie, de liberté et d’Europe. (…)

Nous vous demandons de le faire dans votre propre intérêt. Si vous autorisez aujourd’hui le sacrifice des sociétés grecque, irlandaise, portugaise et espagnole sur l’autel de la dette et des banques, ce sera bientôt votre tour. Vous ne prospérerez pas au milieu des ruines des sociétés européennes. Nous avons tardé de notre côté, mais nous nous sommes réveillés. Bâtissons ensemble une Europe nouvelle ; une Europe démocratique, prospère, pacifique, digne de son histoire, de ses luttes et de son esprit. Résistez au totalitarisme des marchés qui menace de démanteler l’Europe en la transformant en Tiers-monde, qui monte les peuples européens les uns contre les autres, qui détruit notre continent en suscitant le retour du fascisme.

http://www.centpapiers.com/theodorakis-si-les-peuples-d%e2%8...

URL de cet article 15037
http://www.legrandsoir.info/si-les-peuples-d-europe-ne-se-levent-pas-les-banques-rameneront-le-fascisme.html

04/04/2013, 23:14 | Par poppie en réponse au commentaire de JJMU le 04/04/2013 à 19:40

Les banques ramèneront le fascisme, la police est déjà prête à l'appliquer

http://tempsreel.nouvelobs.com/vu-sur-le-web/20121010.OBS5143/la-police-grecque-accusee-de-tortures-par-des-militants-antifascistes.html

L'appel de Mikis Théodorakis est à relayer largement, il vaut pour nous tous.

 

05/04/2013, 12:31 | Par JJMU en réponse au commentaire de poppie le 04/04/2013 à 23:14

Pour ma part, je l'avais édité, l'an dernier, avec une traduction en espéranto dans l'ouvrage collectif NOUS, INDIGNÉS... OCCUPONS LE MONDE ! (pages 60 à 89)

Jean-Jacques M’µ

05/04/2013, 16:56 | Par poppie en réponse au commentaire de JJMU le 05/04/2013 à 12:31

L'ouvrage en question, je ne l'ai toujours pas lu (je me doute à peu près de ce qu'il peut contenir).  Est-il encore trouvable? probablement aux éditions ABC?   Une occasion de se faire entendre, je crois que c'est pour bientôt

http://www.mediapart.fr/journal/france/050413/melenchon-appelle-manifester-le-5-mai-pour-une-vie-republique

Une occasion pour eux de rectifier la trajectoire, mais??  

05/04/2013, 23:57 | Par JJMU en réponse au commentaire de poppie le 05/04/2013 à 16:56

Oups, pardon... Quand nous nous verrons, je te le porterai.

Jean-Jacques M’µ

04/04/2013, 20:48 | Par ribouldingue

Bravo et merci JJ.

Que de bonnes infos à faire tourner et de bons combats.

Y a ça aussi que j'ai signé: 

http://basicincome2013.eu/ubi/fr/

http://www.chaquesignaturecompte.com/

04/04/2013, 21:21 | Par JJMU en réponse au commentaire de ribouldingue le 04/04/2013 à 20:48

Initiative citoyenne européenne pour le revenu de base inconditionnel

Le revenu de base: un droit humain !

Le 14 janvier 2013 la Commission européenne a enregistré notre Initiative Citoyenne Européenne pour le Revenu de base inconditionnel, lançant une campagne d’un an à travers toute l’Union Européenne.

Nous devons dès lors, avec votre aide, récolter 1 million de signatures de soutien parmi les 500 millions de citoyens de l’Union Européenne, et de telle manière que 7 pays au moins aient recueilli leur quota minimum respectif de signatures. D’ores et déjà des citoyens de 15 États membres sont mobilisés pour cette initiative au sein du Comité de Citoyens Organisateurs et de groupes locaux, nationaux et transnationaux.

Une fois que les organisateurs de cette Initiative Citoyenne Européenne auront rassemblé plus d’un million de signatures de soutien, la Commission européenne sera tenue d’étudier en profondeur cette initiative au sein du Parlement européen, en auditionnant le Comité de Citoyens Organisateurs.

Signez maintenant!

Ce message est également disponible en: Danois, Néerlandais, Anglais, Allemand, Italien, Espagnol, Tchèque, Finnois, Grec moderne, Hongrois, Luxembourgois, Polonais, Portugais - du Portugal, Roumain, Slave, Slovène, Suédois

04/04/2013, 23:27 | Par poppie en réponse au commentaire de ribouldingue le 04/04/2013 à 20:48

C'est fait aussi (avec conviction)

04/04/2013, 21:38 | Par JJMU

 7 April: We are not leaving, they kicked us out #NonosVamosNosEchan  is now a global event, even in Mexico!

  • 13th April [France] anniversary of French revolution, proposal to make this one International

05/04/2013, 12:33 | Par JJMU

Veuillez trouver ci-dessous un communiqué de l'Association pour une Constituante. Il est, par ailleurs, sur le site www.pouruneconstituante.fr  
Cordialement

André Bellon
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Combien de Jérôme Cahuzac faudra-t-il, combien de poussées du Front national, pour qu’on pose enfin la seule question qui vaille : comment refonder la démocratie ? L’affaire Cahuzac serait en elle-même banale si elle ne révélait la nature du système politique et institutionnel dont la République est prisonnière. Quels sont les mécanismes, qui ont fait de JC un ministre du budget, étoile montante de son parti ? Quels sont les critères de « compétence » ?, qui les définit ?, qui est chargé de les appliquer ? C’est la réponse à ces questions qui peut permettre de mieux définir la démocratie. La première « compétence » d’un homme politique est sa capacité à représenter effectivement les citoyens et de prendre des décisions d’intérêt général en leur nom et sous leur contrôle.

 

La démocratie est aujourd’hui prise en étau entre la litanie des affaires et la démagogie de l’extrême-droite dans une logique infernale qui conduit à la destruction de la République. La refondation de la démocratie s’impose à l’évidence. Seule l’élection d’une assemblée constituante le permet car elle piège les extrêmes en portant le débat sur le fond.

André Bellon

05/04/2013, 14:33 | Par JJMU

De Daniel Arti :

Le slogan « nous ne payerons pas leur dette » est juste dans l'absolu, mais comment le rendre plus concret ?

Les banques ont dû être renflouées car elles investissaient n'importe comment afin de se faire toujours plus d'argent, au mépris du réel, du raisonnable et de la morale. Les Etat actuels révèlent leur nature de défenseur des intérêts de la classe dangereuse, euh , de la classe dirigeante. Ils sont donc endettés, alors que nous, en tant que travailleurs, créons pleins de richesses, qui nous sont de moins en moins restituées dans notre salaire (nous perdons du pouvoir d'achat) et dans nos allocations (on dérembourse à la Sécu, on transforme les agents CAF ou Pole-Emploi en flics qui diminuent nos droits). L'Etat se proclame pauvre car il ne prend pas les moyens de taxer les riches, qui peuvent envoyer leur argent dans les paradis fiscaux (Chypre, Suisse, Bahamas ou Caïman, ...).

C'est le problème principal : les richesses que nous créons ne construisent pas notre société mais des intérêts privés ou ceux de l'Etat. La richesse mutualisée depuis 1945 (grâce aux cotisations obligatoires - les "charges") dans la Sécu est réduite, et le reste nous passe sous le nez. ON peut transformer cela en slogan. Et ne pas oublier qu'il faut s'attaquer aux bons ennemis.

(Daniel Arti)

05/04/2013, 14:40 | Par JJMU en réponse au commentaire de JJMU le 05/04/2013 à 14:33

La faillite morale d’un homme éclaire celle du système auquel il appartenait. Un monde de connivence qui unit des amis de l’argent sans odeur à travers tous les partis du système officiel ! Une longue chaine de cyniques unis par le mensonge relie les Le Pen à Cahuzac (http://www.dailymotion.com/video/xyqpwk_du-balai_news#.UV5-scrkVmo), et un proche du Président, son trésorier de campagne, boucher- libraire qui trafique avec un comparse chinois pour ouvrir des comptes offshore !

L’issue pour notre pays déshonoré par ces mœurs est dans le peuple. C’est à lui de définir la règle du jeu démocratique qui permettra de restaurer la République vertueuse à laquelle il aspire.

Pour l'Assemblée Constituante ! Pour la 6e République ! Rejoignez-nous le 5 mai prochain pour une grande marche citoyenne !

Sur le blog de Jean-Luc Mélenchon :
> http://www.jean-luc-melenchon.fr/2013/04/05/que-diriez-vous-dune-marche-pour-la-sixieme-republique-le-5-mai-prochain/?utm_source=twitterfeed&utm_medium=twitter

L'appel à la marche du 5 mai à la matinale de France Info :
> http://www.dailymotion.com/video/xyr8g8_j-l-melenchon-a-la-matinale-da-france-info-le-05-04-2013_news#.UV58o8rkVmo

L'appel à la marche du 5 mai sur TF1 :
> http://www.dailymotion.com/video/xyrgb5_j-l-melenchon-jt-de-13h-de-tf1-05-04-2013_news?start=31#.UV61htel3yN

Sur le site du Parti de Gauche :
> http://www.lepartidegauche.fr/actualites/communique/le-5-mai-pour-la-6eme-republique-22174

Sur le site du PCF :
> http://www.pcf.fr/38312

05/04/2013, 16:39 | Par Dominique C

... Supren!!!
Et au fait, j'ai écrit un truc hier...

 

05/04/2013, 16:46 | Par BobLobLaw

ca changera rien, ils feront comme au Japon en récupérant cet épargne via l'augmentation de la masse monétaire remplaçant le role de l'épargne mais créant de l'inflation. L'exemple US de ces dernières décénies est éloquent sur cette technique de spoliation.

au pire ils prendront tout via des taxes et impots à la chypriote. Depuis 2008, il a été acté au niveau européen que l'ensemble des dettes sera remboursée par l'épargne. (merci Sarko et Pébereau)

dépensez tout c'est plus malin. épargner ne sert à rien lorsque l'inflation est supérieure aux taux d'intérêts.

Le problème central est systémique: l'inflation régule tout. Il faut donc supprimer les conséquences nuisibles d'un tel système en supprimant la monnaie.

06/04/2013, 00:28 | Par pinso6091

 

 

ADSTR ... association amie du ciret ? Rigolant

galaxy_1y.JPG

06/04/2013, 10:44 | Par JJMU en réponse au commentaire de pinso6091 le 06/04/2013 à 00:28

???

06/04/2013, 10:46 | Par JJMU

Offshore Leaks: "Les journalistes ne trouveront que des noms bidons"

Raphaël Meulders

Mis en ligne le 06/04/2013

"Le fait de connaître la logique ne veut pas dire que je l’applique. Je suis moralement contre l’évasion fiscale."

Pierre Bocquet est l’un des noms belges cités dans le "offshoreleaks". L’homme a tenu à réagir à certains propos parus dans la presse. "Je ne suis pas "Monsieur évasion fiscale belge", comme le laissent entendre certains. Le fait de connaître la logique ne veut pas dire que je l’applique. Je suis moralement contre l’évasion fiscale", explique-t-il.

Mais qui est exactement Pierre Bocquet et pourquoi son nom revient dans plusieurs sociétés créées à Singapour ? L’ingénieur de formation n’est pas inconnu du grand public belge. Il fut engagé, il y a plus de dix ans, comme "manager de crise" par Tractebel, à l’époque mal embarqué au Kazakhstan (le Kazakhgate). "Ils m’ont demandé de jouer le rôle de Monsieur Propre, de remettre de l’ordre. Mais j’ai vite remarqué que les saletés ne venaient pas du Kazakhstan, mais de Bruxelles. Et cela n’a pas plu." S’ensuit une bataille judiciaire avec Tractebel. Accusé de malversation. M. Bocquet est finalement "lavé de tout soupçon par la justice".

Aventurier financier, M. Bocquet s’est intéressé dès la chute du mur de Berlin, aux privatisations faites en Europe de l’Est. Il crée sa société, Lancaster dans cette optique de participation et arrive au Kazakhstan en 1997. De là part la piste à Singapour. "Je suis ami depuis des années avec trois hommes d’affaires kazakhs (NdlR : dont le ministre Nurlan Kaparov) qui voulaient réunir leurs activités pour entrer en Bourse." Problème : leurs participations ont été placées dans des sociétés "offshore" "par la banque suisse UBS". Ce qui interdit toute entrée en Bourse. "Ils m’ont demandé de nettoyer tout cela, de sortir du offshore. J’ai passé deux ans à le faire. Après je leur ai suggéré d’avoir une société holding à Singapour - de droit singapourien et non une fiduciaire incorporant des sociétés dans des paradis fiscaux - qui détiennent des participations dans chacune des sociétés kazakhes". Reste que les dividendes à Singapour sont moins taxés qu’au Kazakhstan. "C’est de l’optimisation fiscale pas de l’évasion. Ce n’est pas illégal. Moralement, je ne suis pas contre, du moins, quand les taux de taxation dans un pays sont confiscatoires. On passe dans les trous de chaque législation."

M. Bocquet explique avoir déjà "démonté" plusieurs sociétés offshore. "Donc forcément, je sais comment en monter une, mais je ne l’ai jamais fait". Pierre Bocquet a touché "d’importantes commissions" pour ce travail de consultant, "parfaitement légal". Selon le financier, le "battage publicitaire" du "offshore leaks" "va vite s’estomper." On passerait, d’après lui, à côté des "gros poissons". "Les journalistes peuvent faire toutes les démarches qu’ils veulent, ils ne trouveront que des noms bidons. Les "actionnaires" qui apparaissent dans la plupart de ces sociétés offshore sont des hommes de paille." Il existe toutefois un document signé déclarant "qui est le propriétaire ultime" de la société, mais ce document "n’est jamais divulgué". Selon l’Ucclois, les grandes sociétés, tout comme de nombreuses grosses fortunes belges utilisent les paradis fiscaux "à plein pot". "On ne les retrouve pas car ils ont assez de conseillers pour faire des montages et avoir des prête-noms. Par contre, le petit fraudeur veut être près de son argent. Il le placera au Luxembourg. Cacher de l’argent, ce n’est pas difficile, il faut juste trouver la bonne juridiction."

Selon M. Bocquet, même si de "fortes pressions" existent pour que la Suisse et le Luxembourg changent leurs législations, d’autres paradis fiscaux apparaissent, "comme Dubai". "La souris trouvera toujours un autre fromage où se cacher face au chat qui le poursuit", conclut-il.

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