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À l’autre bout du monde, mon aile de papillon contre tes tempêtes
14 Septembre 2011
Par
JJMU
你和我的兩端的世界
與我們 蝴的 蝶翅膀飛高於我們的風暴。
Attends-moi. J'arrive.
Je me prépare.
Je suis bientôt près de toi.
Et les orages finiront.
Jean-Jacques M’µ

Les 2 commentaires les plus recommandés
Ce billet est particulier. Il est pensé d'abord et surtout pour une personne qui se trouve seule au monde et que je me promets de rejoindre pour l’accompagner. Ce que vous répondrez, j’espère, devrait alimenter la force de se rejoindre. Votre énergie ajoutée à la nôtre nous donnera certainement juste ce qu'il faut d’élan pour entretenir la volonté de dépasser les difficultés et de traverser les pénibles épreuves qui nous attendent.
...
This post is special. It is designed first and foremost for someone who is alone in the world and I promise to accompany him to join.
I hope your answer should feed the strength to we join.
Add your energy to ours will help us, and will certainly give just enough momentum to maintain the will to overcome difficulties and to cross the difficult trials ahead.
Jean-Jacques M’µ
Ah ! aussi, ceux qui passent, même si vous n'avez rien à dire, pourriez-vous (s'il vous plaît) comme on ferme la lumière en partant, recommander juste mon commentaire (au moins) : vous savez ?... celui où je donne le programme du billet en traduisant en anglais... C'est aussi qu'il faut qu'Alicia, qui ne comprend pas le français et juste un peu l'anglais (plus que moi, tout de même, tout de m'aime), bref, il faut qu'elle puisse lire le message d'entrée, sinon, elle s'y perdra...
Une question de petits cailloux blanc pour le Petit Poucet, en quelque sorte.
Merci.
Jean-Jacques M’µ
Tous les commentaires
Les mauvais jours aussi...
Bonjour Anne, Y’avait longtemps !... Voyez, la beauté est dans la rue. Elle est de ce monde. C'est sympa que vous veniez ouvrir le bal avec ces mots. J'y suis sensible.
Jean-Jacques M’µ
Ce billet est particulier. Il est pensé d'abord et surtout pour une personne qui se trouve seule au monde et que je me promets de rejoindre pour l’accompagner. Ce que vous répondrez, j’espère, devrait alimenter la force de se rejoindre. Votre énergie ajoutée à la nôtre nous donnera certainement juste ce qu'il faut d’élan pour entretenir la volonté de dépasser les difficultés et de traverser les pénibles épreuves qui nous attendent.
...
This post is special. It is designed first and foremost for someone who is alone in the world and I promise to accompany him to join.
I hope your answer should feed the strength to we join.
Add your energy to ours will help us, and will certainly give just enough momentum to maintain the will to overcome difficulties and to cross the difficult trials ahead.
Jean-Jacques M’µ
When you're weary, feeling small
When tears are in your eyes
I will dry them all
I'm on your side Oh when times get rough
And friends juste can't be found
Like a bridge over troubled water
I will lay me down...
當你疲倦,感覺小
當眼淚在你的眼睛
我會幹所有
我就在你身邊哦,當次獲得粗糙
和朋友juste無法找到
像過水橋的困擾
我將為我失望... ...
Un pont qui enjambe l’eau trouble !...
Je n'y aurais jamais pensé quand je dansais ça à 20 ans !...
Si jeunesse savait !...
Jean-Jacques M’µ
*** Recommandé JJMµ
... Belle chance!
Oh ! Pas vu, Capucine.
Merci.
Jean-Jacques M’µ
When you're weary, feeling small
When tears are in your eyes,
I will dry them all
I'm on your side, oh
When times get rough
And friends just can't be found
Like a bridge over troubled water
I will lay me down
Like a bridge over troubled water
I will lay me down
When you're down and out
When you're on the street
When evening falls so hard
I will comfort you
I'll take your part, oh
When darkness comes
And pain is all around
Like a bridge over troubled water
I will lay me down
Like a bridge over troubled water
I will lay me down
Sail on silver girl
Sail on by
Your time has come to shine
All your dreams are on their way
See how they shine, oh
If you need a friend
I'm sailing right behind
Like a bridge over troubled water
I will ease your mind
Like a bridge over troubled water
I will ease your mind
Quand ta fatigue te rendra triste
Quand les larmes te monteront aux yeux,
Je les sècherai toutes
Je suis près de toi, oh !...
Quand les temps deviennent durs
Et les amis emportés par le vent,
Comme un pont au-dessus de l'eau trouble
Je m'allongerai
Lorsque tu seras au plus bas et hors de tout
Lorsque tu seras à la rue
Quand le soir tombe si rudement
Je te consolerai
Je soulagerai ton fardeau, oh !...
Quand tombera la ténèbre
Avec son cortège de souffrances
Comme un pont au-dessus de l'eau trouble
Je m'allongerai
Voile sur la fille d'argent
Voile par-dessus
Ton temps est venu de t'éclairer
Tous tes rêves sont en chemin
Vois comme ils brillent, oh !...
Si tu as besoin d'un ami
Je navigue juste derrière
Comme un pont sur l'eau trouble
Je vais apaiser ton esprit
Je vais calmer tes tourments
Comme un pont sur l'eau trouble.
Il est beau, votre billet...
Foncez, JJM’µ !
Merci à vous.
J'aime bien vos billets aussi.
Les événements des dernières semaines m'en avaient éloigné. Mais je suis content de renouer avec eux à travers ce petit lien.
Clin d'oeil chargé de grande estime, Anne, et à très bientôt.
Jean-Jacques M’µ
Pour regarder filer le (bon) temps... "Je ne mesure que les beaux jours"...
Arnaga (Cambo, pays basque) demeure d'Edmond Rostand.
A l'entrée :
"Toi qui viens partager notre lumière blonde
Et t'asseoir au festin des horizons changeants
N'entre qu'avec ton coeur, n'apporte rien du monde
Et ne raconte pas ce que disent les gens"...
Une maison où il est possible de trouver midi à quatorze heures
Google traduit :
"You who come to share our blond light
And sit at the feast of the changing horizons
To get somewhere with your heart, you leave of the futility worlds
And do not tell what this people are saying "...
"Los que vienen a compartir nuestra rubia luz
Y sentarse en el festín de los horizontes de cambio
Solo entran con el corazón, no toman nada del mundo
Y no se digan lo que dice la gente "...
Et les délires de Google en chinois :
“你來分發享我們誰輕金
而坐在改變視野盛宴
是否與你的心臟,並在世界上沒有什麼
不要告訴人們在說“... ...
...
(littéralement ):
«Nous aimons ce que vous êtes pour distribuer la lumière d'or
Alors qu'il était assis à changer la vision de la fête
Que votre cœur, et il n'y a rien dans le monde
Ne dites pas aux gens de dire "...
...
AU SECOURS !...
QUELQU’UN POUR M’AIDER ?
Jean-Jacques M’µ
...all we need is love ?....
On reste dans l'ambiance. Merci Corinne.
Dans l'immédiat, je n'ai pas le temps de visiter vos billets, les uns et les autres, mais je reviens ce soir, promis.
Enchanté de cette musique, elle nous va bien.
(frémissements)
Jean-Jacques M’µ
Ah ben mince alors. En créant ces quelques lignes pour Arnaga, Rostand ne savait pas qu'à la fin de l'envoi, il touche...
Chouette billet, très chouette billet...
Si vous en connaissiez l'histoire, vous en pleureriez.
Mais je me méfie de moi.
Catherine Klinsfield et Camille Laurent, chacune à sa manière, ont dénoncé le fait qu’Orphée préfèrerait largement ses chants à son Eurydice. Leur raisonnement tient, et je fais gaffe à ne pas trop me complaire dans l'amour de la chôze.
Au fait, il me faudrait traduire en anglais, voire en chinois ces échanges. Voyez dans quoi je me lance...
Si les uns ou les autres, en visitant, vous pouviez écrire bilingue, ça m'éviterait les délires de Google.
Salut à vous, Il Maschero !
Jean-Jacques M’µ à visage découvert
à traduire, ça, c'est facile.
On va s'en recopier des nombreuses, comme ça ?...
Jean-Jacques M’µ
Elle fait de chouettes photos, la Cathy Bernot !...
Bonne adresse.
Je garde en mémoire.
Jean-Jacques M’µ
Elle a demandé la suppression de la photo, qui, je ne l'avais pas vu, n'était pas libre de droit. Dommage, elle avait eu une petite publicité
Celle-ci est libre... Un espace pour le papillon...
Nous pourrons (enfin) y dessiner un mouton.
Et prendre notre envol.
Quand l'amour part par la porte, il rentre par la fenêtre.
Jean-Jacques M’µ
J'en ai d'autres si tu veux... En vacances je passe mon temps à chercher des espaces pour le mouton... (entrée libre pour les papillons, avec le double ciel, ils peuvent même voler la tête en bas !) ;-))
Oui, j'en veux bien d'autres.
Ça me rappelle une chose.
J'ai su que j'étais amoureux de celle qui deviendrait la mère de mes enfants quand moi, qui suis du sud, sensible aux couleurs et à la lumière des eaux méditerranéennes, j'ai aimé auprès d'elle, qui est normande, toutes les games de gris de la baie du mont Saint Michel au long des marées.
Ce n'est pas vrai qu'il faut accepter les différences, il faut se laisser gagner de l'intérieur par la différence.
Jean-Jacques M’µ
Là, ce sont mes Landes adoptives chéries...
Au bord de l'Atlantique, il y a plus de ciel qu'ailleurs...
Oui, je regrette que son nom reste.
Elle ne se rend pas compte du mal qu'elle se fait elle-même.
C'est en tout cas toi qui es vraiment chouette, Art Monica, d'avoir eu l'oeil sur cette image. Tu ne pouvais pas imaginer qu'il y a des empêcheurs de s'aimer en rond.
Merci à toi et honte à elle d'utiliser le droit contre les lois humaines, simplement humaines, des sentiments.
Jean-Jacques M’µ
JJ, dans ce billet, il est question de la problématique des "droits d'auteurs"...:
http://blogs.mediapart.fr/edition/internet-et-si-affinites/article/120911/la-bataille-du-libre
Bien !... Merci pour le lien !...
Dommage !... je me souviens qu'au début juin, au plus fort de l'affaire DSK, j'avais essayé d'attirer vers une conférence d'Albert Jacquart à ce sujet :
La propriété intellectuelle en question: l’esprit est subtil !...
06 Juin 2011Par JJMU
Rencontre le 10 juin à 19h autour du droit d’auteur ou comment protéger un bien qui vole?.. Débat public Albert Jacquart et Richard Stallman modéré par J-Pierre Archambault à la mairie du 2e arrondissement de Paris, 8, rue de la banque 75002.
Lire la suite
De Nathalie B. :
L’HOMME QUI PLANTAIT DES ARBRES (texte de Jean Giono, lu par Philippe Noiret) :
http://www.wat.tv/video/homme-qui-plantait-arbres-36e4d_35qat_.html
http://www.wat.tv/video/homme-qui-plantait-arbres-36fst_35qat_.html
.
aussi cette vidéo qui m'a bien emballée :
ALLELUYA AU CENTRE COMMERCIAL
ensuite j'arrête, promis, même si ... non non, j'ai promis, j'arrête ;-)
http://www.youtube.com/watch?v=SXh7JR9oKVE
Nathalie B.
C'est une histoire magnifique dont la mise en "mouvement" est une totale réussite.
Oui, je ne l'avais jamais oubliée : mes enfants et mes élèves y avaient eu droit.
Je cherche un CD regardable en chinois pour la lui envoyer.
Bizzz.
Jean-Jacques M’µ
Y'a une anedocte avec cette histoire de Giono : certains états-uniens, l'ayant lu et appréciée, sont venus en France pour constater les "résultats" de ces plantations... ne voyant rien de ce à quoi ils s'attendaient ils auraient décidé de porter plainte contre Giono, heureusement celui-ci plaida et réussi à convaincre du fait qu'il s'agissait d'une histoire "imaginaire"...
:o)
Cet été, au mois d'aoüt, je me trouvais sur les hauteurs de notre belle et rude Provence, un des paysages que je crois les plus beaux et les plus ingrats du monde, bien que je suis loin d'avoir tout vu, tout connu... Bref...
...
J'ai appris qu'au début du XXe siècle, les habitants, pour contrer les éboulis et les avalanches sur leurs maisons, ont planté des arbres. L'idée était judicieuse : les racines, en poussant, retenaient la terre et agrégeaient les pierres ; le sol se solidifiait à partir de là et fini les risques de glissement de terrain...
Le XXe siècle est passé.
En un siècle les arbres ont poussé. Giono est mort... Seulement, voilà !...
En proliférant, les arbres ont donné des forêts. Les forêts ont fait les futaies de plus en plus serrées, de plus en plus ombrées, de moins en moins herbacées autour... Du coup, moins de pâture, les plantes se faisant plus rares, la faune s'appauvrissant sous la feuillée, cette rude terre caillassée de Provence s'est asséchée et la lavande, la vraie lavande (je ne parle pas du lavandin que connaissent les citadins en dessous de 1 500 mètres), la vraie lavande est en train de disparaître !...
Il faudrait, à cette altitude, pouvoir couper des arbres pour laisser des surfaces notables d'éclaircies, mais, quelles finances enverraient, en PACA des bûcherons pour quelques brins de lavande véritable quand les parfumeurs de Grasse et de Digne font des fortunes avec ce qui pousse en prairie ?...
Je conclus, de la belle histoire de Giono, que ce qui est vrai et bénéfique à un moment donné de notre histoire ne doit pas être systématisé de manière aveugle et irréfléchie, sinon, on détruit le bénéfice même de ce que nos aînés avaient su découvrir en voulant bien faire pour les générations suivantes.
C'était mon quart d'heure de : « Soupirons, nous n'avons pas forcément raison même quand c'est bel et bon ! ».
Jean-Jacques M’µ
Et mon fils, Denis, 20ans, qui se la joue bourru en me disant qu'il ne comprend rien aux histoires des vieux, vient de me faire voir le film THE SOLOISTE qui est magnifiquement une transposition de ce que nous vivons.
C'est beau la vie.
Jean-Jacques M’µ
Ah ! aussi, ceux qui passent, même si vous n'avez rien à dire, pourriez-vous (s'il vous plaît) comme on ferme la lumière en partant, recommander juste mon commentaire (au moins) : vous savez ?... celui où je donne le programme du billet en traduisant en anglais... C'est aussi qu'il faut qu'Alicia, qui ne comprend pas le français et juste un peu l'anglais (plus que moi, tout de même, tout de m'aime), bref, il faut qu'elle puisse lire le message d'entrée, sinon, elle s'y perdra...
Une question de petits cailloux blanc pour le Petit Poucet, en quelque sorte.
Merci.
Jean-Jacques M’µ
Buenas noches, amigo y hermano... Duerme duerme negrito Que tu mama esta en el campo Negrito...
Ça alorsse !...
Mais tu es qui, Art Monica ?.. Tu es espagnole ?...
Jean-Jacques M’µ
Yo soy francesa, pero mis abuelos paternal (Dolores y Carlos) y maternal (Ramona y Felipe) nacían en Andalucía. - ¡ Buen día amigo, con la mariposa del amor!
¡ Ola ! qué casualidad !...
¡ Fíchate !...
Mi padre, José, es de Valle de Abdalajís, cierca de Antequerra.
Que los olivares son a los que lo trabajan...
Y mi madre, Pepita, de Badalona, cierca de Barcelona.
donde hablaba catalȧn... sin conocer la leña de l'Estaca...
Yo tambien nací in Francia : in Mazamet...
Donde aprendí el francès « Auprès de mon arbre »
Hoy, puedo decir con mis hijos y los del grupo « Autour de Lucie », La Chanson de l’Arbre :
.
« Enfoncé dans le sable,
Je suis à la même place,
L'endroit où tu m'as planté, depuis...
Des feuilles ont poussé au bout de mes mains.
J'ai vu tomber quarante années de pluie,
Et passer des armées en guerre,
J'ai mangé de la terre, mais je n'ai pas bougé.
J'ai des joies simples, des joies d'arbres,
Tu baisses les yeux quand tu passes...
Maintenant, j'ai de l'écorce, celle qui m'a fait défaut,
Celle qui m'a tant fait défaut,
Mais surtout que maintenant j'aime tant.
J'ai des joies simples, des joies d'arbres,
Tu baisses les yeux quand tu passes...
Tu baisses les yeux quand tu passes... »
(Album Faux mouvement, 2000)
.
Jean-Jacques M’µ
L'arbre enraciné dans la terre, s'élançant dans l'air vers le ciel, offert à la douceur ou à la violence du vent, recevant la pluie. - Abritant les nids d'oiseaux et leurs délicieux pépiements, les promenades alertes des écureuils mutins, la noble garde nocturne des hiboux... - Offrant son ombre fraîche au repos des humains, son tronc aux serments d'éternité des amants, ses fruits aux bouches avides de sucre...
J'imagine que c'est de toi ?...
J'aime bien cette idée, qu'on retrouve aussi dans le Qi chinois (le souffle ou l'énergie) et dans le Qi gong (la recherche du haut et du bas, du ciel et de la terre, ou comme disent les juifs, des racines et des ailes)... C'est universel, ça, et j'y entends des résonnances avec les correspondances baudelairiennes...
L'idée du nid qui abrite les amours et se transmet à travers les générations, c'est aussi quelque chose qui me touche et la promenade que tu évoques me rappelle mes émois d'ados, surtout en retrouvant sur la Toile, il y a quelques mois, le fameux Chemin des noisettes chanté par la sensuelle et si distinguée Nicole Croisille.
J'aime décidément la tournure de ces échanges, ça pacifie quand on pense à ce qui voudrait nous être imposé par ces systèmes qui cherchent à nous metre en codes, en barres, en tôle et en cadre...
À bientôt.
Jean-Jacques M’µ
Ce sont mes petites pensées du matin, suscitées par ton poème et ta délicatesse
Je voulais coller un papillon sur ma fenêtre, je n'y suis pas arrivée.
Deux choses que j'entends là.
Le poème de Jacques Prévert qui se rit du Cantique des Cantiques en disant qu'au marché aux esclaves il a cherché des chaînes mais qu'il n'y a pas trouvé son interlocutrice.
Et puis, voulant échapper à la tentation de l'insoutenable légèreté de l'être qui nous menace tous, je veux prendre un duo d'amour (quand j'en suis, du moins), comme un réel engagement pour l'avenir, et ne surtout pas tenir compte de l'horrible fin que je connais chez la plupart des humains ou dans ce sublime mais si tragique opéra :
VIENI LA SERRA, le duo d'amour dans “Madame Buterfly”, de Rossini, filmé par Frédéric Miterrand.
C'est bon, hein, de savoir écrire ce qu'on pense au fond de soi ?...
Je ne connais rien de tel, comme apaisement, que l'accord entre les paroles, les actes et les pensées.
Pour ça, Internet a une fonction pacifiante. C'est sans doute un véritable effet bénéfique, à préserver, à perpétuer... Seulement, aussi, il faut juste prendre garde à ne pas rester enfermé dans la systématisation derrière l'écran. Nos gouvernements et leurs industries affairistes adoreraient sans doute qu'une grande partie d'entre nous restassent sans bouger à leurs claviers pendant qu'une minorité d'activistes entretiendraient l'amusement et les émotions. L'action par procuration, et le désenchantement au bout.
Pour éviter la sclérose, on a intérêt à être de plus en plus nombreux à multiplier les actions pour les concentrer, non pour les éparpiller. Ce qui fait que toi, moi, les autres, nous pouvons parvenir, chacun, chacune et ensemble à renouveler nos actes, nos pensées et nos paroles.
Que chaque part nourrisse les autres.
Allez !
Je me propose de dégourdir mes jambes cet après-midi en allant rejoindre les Indignés à la Bastille ce soir, samedi 17 septembre [2011], histoire de leur parler de l'Appel européen contre la dictature financière.
Jean-Jacques M’µ
Et par la Grande Mercedes Sossa (que j'ai vue au Théâtre de la Ville il y a... long long temps !...)
Et une première, en chinois version Google :
睡眠,睡眠,
小黑人孩子
你母親在田裡工作
小黑人孩子
睡眠,睡眠,
小黑人孩子
你的母親去了外地工作
小黑人孩子 *
它會帶來鵪鶉
這將帶來豐富的水果
她將帶來的豬。
它會為你帶來很多東西。
但是,但如 小黑人孩子不睡觉
白色惡魔來了
和BAM!他會吃手
Chacapumba,chacapún ...!
睡眠,睡眠,
小黑人孩子
你的母親殺死自己的在田裡工作,
小黑人孩子...
它的工作原理,
它的工作沒有停止,仍在工作
它的工作原理,他們不交,但它仍然有效
它通過咳嗽,不停止
這是一個悲哀的工作,她是在哀悼
對你來說,黑色小的孩子,它仍然是有效的
對於你,我的孩子,但仍存在
仍在工作,仍然在工作
而雇主不交,她繼續咳嗽,有
雖然穿著哀悼。
睡眠,睡眠,
小黑人孩子
你母親是工作在田間地頭,
小黑人孩子...
(阿塔瓦爾帕 Yupanqui錄於 1969年在巴黎版,反映了不同的表現,而不是原)
*
在他們的版本,這個詞 NEGRITO,丹尼爾 Viglietti,取而代之的是梅塞德斯索薩:“MALPILLO”或“Negritos”
其他藝術家將微小的變化,並不顯著。
...lu et recommandé, donc... :o)
Merci merci, ça c'est des copines.
Jean-Jacques M’µ
...de la lavande fine, bien sûr... :o)
Ola, Corinne, votre image est lumineuse !
La lavande que j'aime est celle qui pousse à 1 500 mètres et plus.
Un dernier carré reste encore sur les hauteurs de Nice où je me trouvais au début août. Il fallait attendre le pssage des abeilles, parce que les abeilles, en polennisant, permettent à la flore de se régénérer. Il en a été cueilli alors une quantité suffisante pour notre consommation en la distillant : huile essentielle et eau florale...
L'huile essentielle est bonne pour les articulations et pour la digestion. Une goutte suffit sur sa cuillère de miel au matin.
Et l'eau florale ?... L'eau florale ne se boit pas, bien sûr. Quelques gouttes dans l'armoire protègent durablement votre linge, mieux que les produits du commerce. Et quelques gouttes encore, juste pour le plaisir, sur mes oreillers avant de m'endormir, ça a un effet apaisant bénéfique pour mon sommeil.
Bon matin, ce matin !...
Je vais aller à mes affaires, qui sont rudes, mais saines.
Jean-Jacques M’µ
eh bien il y a encore quelques années, y'en avait aussi vers le Contadour... (près de Banon, 800-900 mètres) j'en ai cueilli des brassées et des brassées odoriférantes... la Haute-Provence, un pays qui pique et qui sent bon, entre le thym, la sarriette, la sauge et la lavande... au coeur de l'été, avec les distilleries qui entraînent loin les odeurs des plantes distillées... :o)
La Provence est une terre rude, Corinne, où il ne fait pas si bon vivre que le croient les touristes : le mistral assèche tout, emporte tout, défait tout. Les espérances ont vite fait de sécher au soleil. Les orages sont des colères passagères et imprévisibles, qui peuvent mettre le feu au travail d'une année, et n'irriguent pas suffisamment les sols, où l'eau est coûteuse, car elle coule chichement et qu'il faut aller la chercher parfois très loin, parfois très profond.
...
L'accent immortalisé par Pagnol fait de ce pays un coin typique. En réalité, il y a tant de corps courbés sur cette terre qu'elle les avale tous, au final, sans qu'ils aient eu pu respirer un peu d'air. Tout ça, sous le tympanon froufrouteux des grillons, des cigales et des sauterelles.
Et pour tout vous dire, c'est là, qu'après tout, moi qui ait peu voyagé dans le monde, mais qui y ai vécu mes vingt ans, c'est là l'endroit au monde où j'aimerai m'allonger pour en sentir les saveurs et goûter la chaleur épaisse du soleil quand il tombe sur nous. Fermer les yeux en prenant ça en soi, à travers sa peau, ce serait gagner un peu de paradis sur l'enfer de nos vies.
Jean-Jacques M’µ
Moi aussi j'aime énormément ce "pays"... j'y ai vécu, nous y avions de la famille... oui, rude... pas question d'imaginer pour cause de soleil d'y avoir un jardin potager et de fleurs luxuriant... l'eau y est rare est précieuse... il faut y passer l'hiver aussi, pour apprécier sa sobre noblesse... et le ciel la nuit... la voie lactée dans toute sa splendeur... un des ciels les plus purs d'Europe dit-on...
(cliquer pour agrandir :o)
Ah, oui, ses nuits !...
Vous avez raison, Corinne, ce sont ses nuits que je préfère. C'est vrai. Ce ciel étoilé au-dessus de nos têtes, et tous les bruits environnants, de la fête. J'ai oublié d'en parler, et ces nuits-là, de l'été provençau, réconcileraient bien avec la rigueur du climat et la froidure des hivers où il faut patienter. Je me promets août l'an prochain pour m'en rapprocher et retrouver cet air-là.
Jean-Jacques M’µ
"l'eau est coûteuse, car elle coule chichement et qu'il faut aller la chercher parfois très loin, parfois très profond."
C'est pour ça que le vin de Suzette est si bon : les racines obstinées doivent se frayer un chemin sur des centaines de mètres pour trouver leur aliment...
Un petit vignoble sans prétentions, qui tourne le dos au Gigondas... Un environnement d'une beauté stupéfiante...
Là, Dianne, tu serais en pays bordelais que tu ne me surprendrais guère.
Jean-Jacques M’µ
Non-non : c'est Suzette en Provence, à quelques encâblures de Vaison la Romaine !
Vue imprenable sur les dentelles de Montmirail en montant à l'assaut du vignoble par des chemins enchanteurs...
Bon, je note le nom. Tout un programme, ce nom-là.
Suzette !...
Suzette !...
Quand je me souviens avoir été amoureux à Vaison d'une pas Romaine, j'aurais dû savoir, ça m'aurait affranchi.
On en restera là.
Toujours la même antienne.
C'est jeune, ça sait pas. C'est vieux, ça peut pas.
Pas le genre Taureau devant Libellule, mais n'empêche, difficile de ne pas faire le rapprochement, sans vouloir gâcher l'ambiance.
On ne se méfie jamais suffisamment de soi quand la nature semble vouloir reprendre... sinon ses droits, du moins les réflexes des habitudes transmises par son éducation.
Jean-Jacques M’µ
Je suis plus frénétique que jamais, assez excité, ces temps-ci, comme un papillon qui se heurterait aux carreaux des fenêtres sans pouvoir trouver d'issue.
Il me faudrait trouver quelqu'un, quelqu'une à qui dire en face je t'aime, je veux vraiment dire "en face" : physiquement !...
J'ai un besoin plus concret que jamais de me donner matériellement, avec toute ma chair, ma sueur, mon souffle, mon énergie... et mes mains ne touchent que le clavier, mes yeux ne voient que des représentations, des images. Nous vivons une époque à côté de nous-mêmes, l'époque où mort et vie se passent hors de notre présence, car là où j'ai mes deux pieds, il n'y a que moi et ma solitude.
Ma solitude et moi.
...
Car si j'interviens sur les choses, c'est par pétition électronique interposée, c'est par forums interposés, c'est en recevant des nouvelles du monde, de mon monde, de mes familiers, sans les voir directement, ou si peu, si peu souvent...
En même temps, je joue avec cette dématérialisation pour parler aux autres êtres humains de notre condition.
Aujourd'hui, nous vivons l'époque de l'amour de loin, l'époque où la mort, encore au loin, se rapproche; d'abord virtuellement; mais de plus en plus concrètement, de chacun de nous...
Brrrrrr !...
...
Et Drupal fait des siennes : je ne peux même pas aller à la ligne comme je le souhaite.
Bah !...
Allez, je retourne me coucher.
...
Jean-Jacques M’µ
... vous habitez où ?... :o)
J'habite Drancy. Pourquoi ?...
Et elle, Taïpei, à Taïwan...
Et vous ?...
...
J'ai vu ma fille, aujourd'hui. Elle venait de Toulouse. Nous nous sommes vus, calinés, et j'ai pu tenir ma petite fille dans mes bras : à six mois, ça babille, ça regarde tout, c'est un plaisir.
Et puis voilà... La visite est passée. Il faut se séparer.
Et je retourne derrière mon écran pendant que les systèmes se renforcent et que les individus s'isolent encore davantage.
Un nouveau jour se lève et j'aurai quelques affaires à régler. M'organiser. Préparer mon année.
Chaque point est tellement isolé des autres, tellement indépendant, tellement décousu...
Les Indignés n'étaient même pas à la fête de l'Huma, et personne ne pense à Hervé Brueil en grève de la faim pour sauver l'action du Lavoir moderne au quartier de la Goutte d'Or, ville de Paris ; personne ne pense voter pour la même personne ; tout le monde se plaint, personne ne s'unit aux autres ou par un point ténu, quelques visites, un passage à Bastille, une incursion à l'Huma, un câlin à un enfant, un repas avec des amis à l'esprit libertaire farouchement indépendantiste et autonome; ce qui intimide d'autant plus, une conférence à entendre où on nous laisse parler sans répondre à nos arguments, une soirée avec une connaissance pas vue depuis longtemps...
...
Cette succession de poussières qu'on n'arrive pas à relier ensemble, et on se dit "humains" !... Je croyais que l'humain, c'était pouvoir partager quelques expériences un peu tenues ?... Elles sont devenues si ténues, ces expériences, que chacun s'encoconise au lieu de se développer en chenille devenant papillon.
On va nous clouer les ailes contre un carton.
Et on nous admirera, on dira de nous : c'étaient des gens formidables, ils ont joliment écrit, ils avaient vu ce qui nous arriverait, ils n'ont pas pu l'éviter...
Jean-Jacques M’µ
... eh bien, en réponse à votre "cri" matinal, si j'avais habité pas loin, je vous aurais proposé un "hug", en tout bien tout honneur, oeuf corse.... "dire aux gens qu'on les aime"... very important, mais bon, ça ne sera pas possible, j'habite à côté de Bordeaux... tant pis, parfois, l'intention peut suffire à rasserener...
... il est difficile de lutter contre un rouleau compresseur, les forces dominantes ont beaucoup de pouvoir(s), obtenu(s) par l'argent qui domine le monde, et qui non pas lésiné sur les moyens de préserver, maintenir, leur pouvoir, notamment en terme de propagande, très active et pénétrante...
...tout ça pour dire que je me sens moyennement responsable de l'état catastrophique où en sont les choses maintenant ; maintenant que je suis un peu plus au courant (grace en grande partie à Internet, qui, soudain, a "éclairé" le monde), je lutte en servant de relais aux informations qui peuvent aider mes "frères et soeurs" à prendre conscience de leurs "chaines" pour les briser ("ils ne sont grands que parce que nous sommes à genoux", quelque chose comme ça...), j'essaie de militer en fonction de mes moyens et de ma santé, qui sont ce qu'ils sont... mis à part une catastrophe "globale", je crains qu'il faille du temps pour une prise de conscience "globale" qui remettrait profondément le système en cause, mais je me trompe peut-être... des indices de ce que devait devenir Hitler avaient été détectés, des gens avaient "alerté", mais ça n'a pas suffit...
Bon, je n'aime pas faire trop long, je préfère parler qu'écrire (question de temps...), ne vous découragez pas ! je sais, c'est loin Taïwan...heureusement les moyens modernes de communication vous permettent de garder le contact, sans doute, même s'il n'est pas physique...
bon début de semaine,
et vive les papillons ! :o)
Corinne
Ça fait du bien Internet, c'est vrai.
Avec Internet, j'ai un traducteur en chinois/français, et on se débrouille à l'écrit, avec les réserves à la communication qu'on pourrait presque faire pour ceux qui parlent la même langue.
Avec Internet, comme chacun, chacune ici, on a des informations, des définitions, des précisions, des nuances... Et il nous arrive même de côtoyer la beauté et l'intelligence à la fois, ce qui ne gâche rien et procure un bien fou en nous insufflant assez d'énergie pour la suite.
Avec Internet, on choisit dans le monde qui défile devant nos yeux là où l'on préfèrerait vivre le reste de son âge. J'ai peu voyagé : New York est trépidant, saoûlant, superficiel, indifférent, l'Espagne ressemble à partout ailleurs au monde, et partout ailleurs au monde ressemble aux citys anglaises...
...
Taïwan a une campagne tranquille, il y a très très peu d'obèses, les nonagénères que j'ai rencontrés font de la marche et ils sont beaux et simples, les amis que j'ai sont artistes ou sensibles aux cultures étrangères, ouverts aux découvertes, et ma curiosité est toujours surprise ; leur capitale est la capitale mondiale des médecines alternatives, et il se trouve que, paradoxalement, je me suis entiché là-bas d'une qui concentre dans sa petite personne toutes les difficultés que je combats ici, mais que je combats ici de manière générale, alors que je les combattrai là-bas, avec elle, de manière concrète, physique, personnelle, en, m'engageant de manière directe. Et j'ai besoin de me donner directement. Au vrai.
Vrai.
Ici, les êtres et les évenements, ça glisse, c'est sans aspérité, sans suite, sans prises. Ici, les actions succèdent aux actions sans lendemains.
Là-bas, je reçois de plein fouet ce qui m'arrive et que je vois, et ils reçoivent mes réactions, ils entendent ce que je leur dis et réagissent, ils me répondent. Il y a une écoute dans la population que je n'ai jamais connue dans notre pays.
Internet, avec ses qualités anesthésiantes, ne me suffit plus : je préfère la rudesse et la friction des épreuves individuelles à dépasser et des obstacles à faire tomber. Matériellement.
Jean-Jacques M’µ
La page de Pet de Nonne est très belle, et, bizarrement, elle écrivait, voilà trois ans, un peu de ce qui m'est arrivé le dimanche 8 mai au soir devant le théâtre national de Taipei où j'étais en train d'écrire en attendant la sortie de l'actrice avec qui je collaborais, quand cette femme, gracile inconnue aux yeux ronds comme l'innocence m'a demandé en espagnol ce que je faisais : j'écrivais.
À partir de ce moment dont je n'ai jamais su percer le mystère, nous avons traversé Modigliani, Chagall, Monet, Mucha par le regard de quelques dynasties chinoises.
C'est une curieuse impression, à la lecture de quelqu'un qui a eu des années d'avance sur nous, cette impression que, décidément, les rencontres se font aussi par les mots : là est la merveille d'Internet.
Merci de cette mise en relation, Corinne.
Jean-Jacques M’µ
:o)
Je ne connaissais pas ZONE;
Il faudra m'y pencher de plus près : j'ai du mal à lire les petits caractères. Mais le concept est dans la dynamique que je cherche. Cet éloge de la "propaganda", comme réponse aux méfiances idéologiques est à méditer. J'y reviendrai certainement.
Jean-Jacques M’µ
...Il y aussi le livre du couple Pinçon-Charlot disponible à la lecture, la version de l'année dernière...
http://www.editions-zones.fr/spip.php?id_article=116&page=lyberplayer
je pense que vous devez avoir la possiblité d'agrandir la taille des caractères de votre écran tout en bas à droite (au moins avec internet explorer...) sinon, copier le texte et le coller dans un traitement de texte où vous pourrez agrandir la police...
contente de vous avoir fait découvrir cet espace sur le net... bonne journée ! :o)
J'ai fait, oui, merci.
Et je vais me retirer un peu de l'ordi : beaucoup de lectures en chantier, ça finit par nous disperser. Et j'ai quelques affaires en cours.
C'est sympa, tout ça.
Lire et vivre.
Jean-Jacques M’µ
(j'ai mon imprimeur du côté de Bordeaux, à Mérignac, il va me falloir aller le voir, je pourrai vous voir pour vous donner quelques exemplaires de ce que je publie).
... ah ben ça oui ! :o) ... pour le hug de l'amitié !... j'habite d'ailleurs à Mérignac même... vous publiez ?... écrivez-moi en mp le moment venu :o)
Moment of grace !!!
Le moment de grâce est autour de l'événement. Ou de la situation créée de fait. Quand il est 9 heures le matin, ici, en France, il est trois heures de l'après-midi là-bas, à Taïwan.
Je me suis mis au chinois, c'est plus facile que je ne croyais. Le moment de grâce est là, aussi, à dépasser les obstacles qu'on croyait insurpassables.
Rassembler mes forces, tenir, tenir, tenir, lui envoyer des signes tous les jours, essayer d'apaiser un peu ses souffrances, multiplier les contacts là-bas pour la rassurer, pour l'accompagner depuis ici, où je me sens si retenu, si contenu, et puis, enfin, pouvoir partir la rejoindre au plus tôt et lui montrer que c'est possible, que nous l'avons accompli, et que la vie vaut la peine d'être vécue.
Moment de grâce... à suivre et à tenir, coûte que coûte, vaille que vaille.
Jean-Jacques M’µ
Un moment de grâce pour moi, cet été, la rencontre de l'actrice Sun Li Tsuei, avec Alain Leroux, son traducteur, qui passait par hasard rue des Teinturiers, à Avignon, au moment où elle faisait la parade de présentation de son spectacle : LA LUNE SOUFFLE...
Jean-Jacques M’µ
Les moments de grâce sont précieux!
Prenez soin de ce privilège , enfouissez-le au fond de vous, pour mieux le protéger de la banalisation et pouvoir ainsi le transcender avec l'être choisi !!!
(Voir plus bas avec R. Char)
La poésie ne se déclame pas , elle se vit ...
Merci de nous la faire partager .
Gentil de me rassurer...
J’ai conçu ce billet ici comme d'autres autrefois dans les salons baroques du XVIIe siècle, en cherchant à réunir les mots, les images, les traits d'esprits pour encourager quelqu'une en situation de grande détresse dans la mer de Chine où les cancers fleurissent depuis le printemps.
Loin de moi de penser à autre chose que de réunir ce florilège pour apaiser les douleurs et les angoisses d'une femme seule à l'autre bout du monde, et qui m'a aimé et que j'aime encore.
.
...
Je préfèrerais être près d'elle. La soudaineté de sa situation m'empêche d'accourir, les barrières de la langue m'empêchent de dépasser ses dénégations, et il me faut m'accommoder de son refus affiché de me recevoir dans l'immédiat ; ne veux pas être un fardeau pour elle ; il y a son logement insalubre et l'hôpital qui l'accaparent ; sans compter son incapacité à se soucier de personne au monde que de dépasser la souffrance, l'opération et ses séquelles...
Vos commentaires, les uns et les autres, permettaient de calmer nos tensions et nos inquiétudes.
J'aurais voulu davantage de paroles masculines pour soutenir ces quelques offrandes qui se succèdent ici... C'est aussi la découverte, pas si surprenante, et un peu affligeante, que nous vivons dans un univers très cadré, très divisé masculin/féminin, en dépit des déclarations sur la déconstruction des genres qu'on peut lire çà et là.
Ce jour aura été un des plus tristes de cette année.
Je crois bien n'avoir parlé à personne, n'avoir vu personne. Et lu des choses toutes plus affligeantes les unes que les autres. Je ne voudrais pas me coucher sur ces tristes considérations...
Merci à vous.
Je vais poser trois gouttes d'eau florale de lavande sur mon oreiller, et m'allonger... Minuit est passé, et là-bas le jour se lève... J'ai regardé la météo : il y aura du soleil pour eux...
Sous le soleil, exactement...
http://www.youtube.com/watch?v=Jno4bwQn_V8
Jean-Jacques M’µ
Merci de m'avoir fait redécouvrir cette superbe vidéo, qui m'avait déjà émue dans le passé..
Tout le plaisir est pour moi, chère Dominique.
Et je voudrai pouvoir visionner le film de POL sur la grotte Chauvet. En s'organisant entre nous tous, dans une salle parisienne, je reste convaincu que nous parviendrions à créer un événement d'un haut niveau culturel.
Jean-Jacques M’µ
" J'ai marché sur le miroir d'une rivière pleine d'anneaux de couleuvre et de danses de papillon . J'ai joué dans les vergers dont la robuste vieillesse donnait des fruits . Je me suis tapi dans des roseaux , sous la garde d'êtres forts comme des chênes et sensibles comme des oiseaux ... "
Provence perdue ...
" La sorgue
La Sorgue
Rivière trop tôt partie, d’une traite, sans compagnon, Donne aux enfants de mon pay le visage de ta passion.
Rivière où l’éclair finit et où commence ma maison, Qui roule aux marches d’oubli la rocaille de ma raison.
Rivière, en toi terre est frisson, soleil anxiété. Que chaque pauvre dans sa nuit fasse son pain de ta moisson.
Rivière souvent punie, rivière à l’abandon.
Rivière des apprentis la calleuse condition, Il n’est vent qui ne fléchisse la crête de tes sillons.
Rivière de l’âme vide, de la guenille et du soupçon, Du vieux malheur qui se dévide, de l’ormeau, de la compassion.
Rivière des farfelus, des fièvreux, des équarisseurs, Du soleil lâchant sa charrue pour s’acoquiner au menteur.
Rivière des meilleurs que soi, rivière des brouillards éclos, De la lampe qui désaltère l’angoisse autour de son chapeau.
Rivière des égards au songe, rivière qui rouille le fer, Où les étoiles ont cette ombre qu’elles refusent à la mer.
Rivière des pouvoirs transmis et du cri embouquant les eaux, De l’ouragan qui mord la vigne et annonce le vin nouveau.
Rivière au coeur jamais détruit dans ce monde fou de prison, Garde-nous violent et ami des abeilles de l’horizon.
René Char
Ça alors !...
Quelle merveille !
Qui êtes-vous, "Pseudo" ?... C'est si beau, ce texte, c'est si beau !
J'en tombe le cul par-terre !
C'est au mot près ce que nous ne cessons de dire ici.
C'est si visionnaire, si imprévisible d'avoir prévu ces échanges, là....
Je suis troublé.
Vraiment.
Qui êtes-vous ?...
Jean-Jacques M’µ
Une piste de réponse à ma propre quesiton en googélisant ?...
____
Vendredi 21 janvier 2011521/01/Jan/201117:14
DESSUS LE MIROIR
DESSUS LE MIROIR
« J’ai marché sur le miroir d’une rivière pleine d’anneaux de couleuvre et de danses de papillons. » (René Char, Suzerain)
...
J’ai en ai-je fait des choses en poésie
Marché tel ce mime mimant sa marche contre le vent
Sur le clair gris des trottoirs
Le long des visages et sur le
Miroir - Jésus se vit-il marcher sur le miroir des eaux ?
D’une ancienne folie ce miroir une
Rivière à vouivres à romances sans paroles
Pleine de violons à gigues
D’anneaux voués aux rivières et aux fleuves anneaux
De ces mains coupées qui glissent dans l’eau
Couleuvre comme c’est joli cet écho de la rivière
à la couleuvre
Et qui semblent tapoter
De vieilles
Danses les jadis ainsi vieillement dansent
De folles figures à
Papillons masques éphémères.
Patrice Houzeau
Hondeghem, le 21 janvier 2011
Oh ...
Alors là , je suis super déçue !
Vous voulez , vous aussi me faire le coup de l'arnaque !
C'est misérable !
Vous ne méritez ni René Char ni mon intervention !
Surtout ce soir , vous êtes insensible et petit tout petit !
Que parlez -vous d'arnaque ?...
Où voyez-vous insensibilité de ma part ?... Je ne comprends pas votre déception.
Que se passe-t-il "surtout ce soir" ?... et pourquoi "moi aussi" ?...
Je ne comprends pas.
Et je serai petit, mais à cause de quoi, à la fin ?... Qu'ai-je donc fait ?...
Le ciel me tombe sur la tête : en quoi est-ce que je mériterais cette charge soudaine et impossible à prévoir ?...
...
J'adore ce texte que vous nous avez présenté et je n'ai fait qu'essayer de le retrouver sur la toile pour répondre à ma question du Qui êtes-vous Pseudo ?...
Je suis à mille lieux de penser arnaque ou quoi que ce soit d'autre, et je croyais que vous étiez un homme, ce dont je me réjouissais d'avance car je me rendais compte que le fil de commentaires restait presque exclusivement féminin (pour des images presque exclusivement masculines, on pourra le noter)...
Désolé de vous avoir irritée. Je ne comprends pas où serait l'arnaque que vous croyez que j'aurais cherchée... On ne peut pas créer un mythe autour de quelque chose que je n'ai ni pensé, ni voulu, ni imaginé, ni effectué de fait. On revient à l'échange direct, s'il vous plaît ?... Je ne sais pas si les propos des gens sur les blogs sont transparents et sincères, mais les miens oui, car j'ignore le second degré, les arrière-pensées et les procès d'intention.
...
Vous m'avez fait un réel plaisir par ce texte.
Je vous en prie, ne le gâchons pas, ce plaisir, par un emportement qui n'a rien à voir avec ce que j'ai dit ou fait.
S'il vous plaît.
Jean-Jacques M’µ
Arrétez votre cinéma !
Mais quel cinéma, à la fin ?...
Jean-Jacques M’µ
Papillons dans la lavande
.
http://www.labyrinthiques.net/2009/05/01/la-sorgue-rene-char/
[Edit : j’ai rajouté le poème lu par l’auteur, cliquez sur le lien ci-dessous et démarrez le lecteur]
La Sorgue lu par René Char
Rivière trop tôt partie, d’une traite, sans compagnon,
...
Il n’est vent qui ne fléchisse à la crête de tes sillons.
Rivière au coeur jamais détruit dans ce monde fou de prison,
Garde-nous violent et ami des abeilles de l’horizon.
René Char, extrait de Fureur et mystère, 1948, © Éditions Gallimard
Et merci JJMU merci encore !
Grâce à vous , je vais pouvoir quitter Médiapart sans un regret !
Grâce à vous et à votre mépris .
J'aimerais mais j'aimerais tellement effacer ces mots de René Char que vous ne méritait pas . Quel dommage , quelle tristesse , ils sont si mal , là ... sur votre blog .
Il y a beaucoup de mauvaises nouvelles, vous ne trouvez pas ?...
Troy Davis sera exécuté demain, mercredi.
La librairie La Lucarne des Écrivains à Paris tente désespéremment de ne pas crever.
Hervé Breuil continue de faire la grève de la faim dans l'indifférence totale pour défendre le travail artistique et culturel du Lavoir Moderne Parisien au quartier de la Goutte d'Or à Paris.
Les cancers prolifèrent au Japon et dans les pays autour de la Mer de Chine et personne n'arrête le nucléaire. Pareil en France, mais une poignée de fous continuent la prolifération nucléaire.
17 000 signataires de l'Appel européen contre la dictature financière attendent une répercussion dans les médias et auprès des organes politiques et syndicaux : et, en face, rien, rien, rien !... le vide absolu !...
Les Rroms sont toujours raflés et expulsés, on utilise des trams pour ça, et personne ne s'en émeut plus que ça, les mères Rroms sont séparées de leurs enfants au nom de la protection de l'enfance et aucune force de police n'attaque le système mafieu, et les centres de rétentions continuent de s'ouvrir, de retenir enfermées illégalement et indignement des personnes qu'on a plongées dans l'illégalité en leur interdisant le droit de circuler dans notre pays.
Les CRAT sont à côté de chez nous, aucun élu ne proteste, quand une seule plainte contre les "gens du voyage" (sic) provoque des bulldozers.
DSK reste un taureau, et, face à lui, les libellules doivent être irréprochables pour pouvoir porter plainte au pénal et au civil contre lui, tout le monde le sait, tout le monde le déplore, et ça fait des millions dans la crécelle des organes de presses Dassault et Lagardère qui fabriquent encore plus de propagande, et surtout encore plus d'armes et de réseaux de ventes d'armes.
L'Afrique continue d'être à feu et à sang et nous, sans aucune considération pour eux, nous continons de vivre en pillant ce continent tous les jours par nos achats dans la grande distribution.
Kakadoundiaye veut quitter le site.
Vous aussi, avec des éclats que je ne comprends pas, sincèrement, et qui m'affligent.
Tout se délite à ce point, aujourd'hui ?
J'en oublie, j'en oublie, et, vous viendrez ajouter à cette liste de mauvaises nouvelles et d'injustices votre départ.
Pas une seule nouvelle qui nous sauve de cette chienne de vie ?...
Pas une, quand en plus, je ne sais ni qui vous êtes, ni ce que vous avez voulu, ni ce que vous me reprochez au vrai (et surtout pas une soit-disant recherche d'arnaque que je n'ai jamais conçue)...
Une perte de confiance et tant d'animosité contre un je ne sais quoi dont je serais coupable sans avoir rien prémédité ni voulu ? Allons bon !...
C'est trop injuste.
Et ce bel état de grâce soudain détruit par je ne sais quel emportement de votre part que je ne parviens pas à m'expliquer !...
Je suis sans ironie.
C'est vraiment injuste.
Jean-Jacques M’µ
Re...
« j'aimerai m'allonger pour... sentir les saveurs et goûter la chaleur épaisse du soleil quand il tombe sur nous. Fermer les yeux en prenant ça en soi, à travers sa peau, ce serait gagner un peu de paradis sur l'enfer de nos vies. »
Fermer les yeux.
C'est exactement ça.
Fermer les yeux...
Exactement. Là.
La paix, bon sang : la paix !...
Jean-Jacques M’µ
« Rivière au coeur jamais détruit dans ce monde fou de prison,
Garde-nous violent et ami des abeilles de l’horizon. »
René Char,
...
et ami des abeilles de l'horizon !...
Jean-Jacques M’µ
Reconstitution cinématographique : un marché de nuit provençal au XIXe siècle (Extrait du film L'Orsalher (le Montreur d'ours), 1980, avec Marcel Amont dans le rôle du libraire parisien).
Jean-Jacques M’µ
Troy, je te dédie ma journée en serrant les poings pour toi. 21 Septembre 2011Par JJMU
Déclin
Allez, c'est dit :
UNA VOCE POCO FA (Maria Callas chante la cavatine de Rosina, dans le Barbier de Séville, de Rossini)
C'est vrai, c'est si peu, une voix.
Mais, sacré nom d'une pipe en bois, ce que ça peut faire et nous faire faire !...
Peu de chose sans doute, oui, mais, c'est aussi...
... La dernière chose qui reste quand on a tout perdu.
Jean-Jacques M’µ
« Je me demande ce qu'elle fait, maintenant ? »
Jean-Jacques M’µ
Réponse :
« Toujours vivante !... »
Et, avec ou sans rose blanche, qui est fleur d’innocence, mais toujours pour Troy Davis, s’il vous plaît, restez vivants !... (Staing’ alive, par les Bee Gees)*
* je sais, c’est ringard, mais je n’ai rien trouvé de mieux pour le dire en image et avec des sons….
Et puis, c’est le 100e commentaire de ce billet dédié à une dame lointaine, qui mérite tous les messages possibles d’encouragement et qui nous permettent de tenir, tenir, tenir !...
...
And, with or without white rose, flower of innocence, but for Troy Davis, please stay in alive! ... (Staing 'Alive by the Bee Gees).
I know, it's corny, but I have nothing better to say it in pictures with sound.
That is 100th comment of in this post dedicated at distant to a lady who deserves all messages who can give courage. To go hold, hold, hold !...).
...
有或沒有白玫瑰,純真的花,但特洛伊戴維斯,請留活著!...(Staing A live“, 由比吉斯活著,
我知道這是老生常談,但我沒有什麼更好的說,在有聲的圖片,那麼,
這是專100門發表評論遠處
我獻給這個信息銘修羽,我的愛。
這是音樂,圖像和希望的信息。它將穿越海洋和山脈。而它帶給我們在一起的精神。
所有的消息可以給勇氣和誰可.
Jean-Jacques M’µ
Un vieux billet sur le sujet
http://jmplouchard.wordpress.com/2009/05/20/playing-for-change/
Oouhaou !...
Belle collection !...
Si tous les chants du monde...
Jean-jacques M’µ
Avec… des chanteurs de rue, ou d’ailleurs, du monde entier, auxquels se mêlent quelques têtes d’affiches comme Bono ou Manu Chao…
On peut encore rêver parfois !
Faites-vous une idée par vous-même sur
www.playingforchange.com
Playing for Change is a multimedia movement created to inspire, connect, and bring peace to the world through music. The idea for this project arose from a common belief that music has the power to break down boundaries and overcome distances between people. No matter whether people come from different geographic, political, economic, spiritual or ideological backgrounds, music has the universal power to transcend and unite us as one human race. And with this truth firmly fixed in our minds, we set out to share it with the world. (…)
Together, we will connect the world through music!
Bon allez, la révolution, ce sera pour demain !
(JM Plouchard)
Puisqu'elle est apparue, la voici: "L'étrangère"
Aragon-Ferré.
Et cette phrase qui m'est présente depuis longtemps:
"Où la belle jeunesse s'use à démêler le tien du mien"
http://www.youtube.com/watch?v=ObBKKv13F2E
C'est d'une très haute tenue, HL, un plaisir réitéré et renouvelé. Merci. Je vais tenter une traduction du poème en chinois googelisé (aï aï aï !... si quelqu'un peut empêcher le massacre, qu'il intervienne ici, ou se taise à jamais !...).
Je suis ému de cette beauté.
Quel dommage, jamais Xiu Yu n'en sentira la force...
C'est si bon !...
Jean-Jacques M’µ
Les chemins sont imprévisibles.
On marche sur le bord, la mémoire dans la pluie, on traîne les pieds, on agace même, et c'est ainsi qu'apparaissent parfois des pépites surgies d'entre les gouttes...
Bien à vous.
L'icone sourire ne fonctionne pas.
Bon : alors je vous adresse un sourire.
Sourire.
Tant qu'on y est : deux !...
Jean-Jacques M’µ
Et d'abord : sa trancription :
Léo Ferré
L'ÉTRANGÈRE
Aragon - L. Ferré
Il existe près des écluses un bas quartier de bohémiens
Dont la belle jeunesse s'use à démêler le tien du mien
En bandes on s'y rend en voiture ordinairement au mois d'août
Ils disent la bonne aventure pour des piments et du vin doux
.
On passe la nuit claire à boire on danse en frappant dans ses mains
On n'a pas le temps de le croire il fait grand jour et c'est demain
On revient d'une seule traite gai sans un sou vaguement gris
Avec des fleurs plein les charrettes son destin dans la paume écrit
.
J'ai pris la main d'une éphémère qui m'a suivi dans ma maison
Elle avait les yeux d'outremer elle en montrait la déraison
Elle avait la marche légère et de longues jambes de faon
J'aimais déjà les étrangères quand j'étais un petit enfant
.
Celle-ci parla vite vite de l'odeur des magnolias
Sa robe tomba tout de suite quand ma hâte la délia
En ce temps-là j'étais crédule un mot m'était promission
Et je prenais les campanules pour les fleurs de la passion
.
À chaque fois tout recommence toute musique me séduit
Et la plus banale romance m'est l'éternelle poésie
Nous avions joué de notre âme un long jour une courte nuit
Puis au matin bonsoir madame l'amour s'achève avec la pluie
Avec sa gueule de métèque... tout une éternité d'amour pour vivre à en mourir...
Le Métèque
Avec ma gueule de métèque De Juif errant, de pâtre grec Et mes cheveux aux quatre vents Avec mes yeux tout délavés Qui me donnent l'air de rêver Moi qui ne rêve plus souvent Avec mes mains de maraudeur
De musicien et de rôdeur Qui ont pillé tant de jardins Avec ma bouche qui a bu Qui a embrassé et mordu Sans jamais assouvir sa faim
Avec ma gueule de métèque De Juif errant, de pâtre grec De voleur et de vagabond Avec ma peau qui s'est frottée Au soleil de tous les étés Et tout ce qui portait jupon Avec mon cœur qui a su faire Souffrir autant qu'il a souffert Sans pour cela faire d'histoires
Avec mon âme qui n'a plus La moindre chance de salut Pour éviter le purgatoire
Avec ma gueule de métèque De Juif errant, de pâtre grec Et mes cheveux aux quatre vents Je viendrai, ma douce captive Mon âme sœur, ma source vive Je viendrai boire tes vingt ans Et je serai prince de sang Rêveur ou bien adolescent Comme il te plaira de choisir Et nous ferons de chaque jour
Toute une éternité d'amour Que nous vivrons à en mourir
Et nous ferons de chaque jour Toute une éternité d'amour Que nous vivrons à en mourir
Et en musique
Ouai ! on est encore dans l'étrange étrangeté des êtres.
Ouai...
Jean-Jacques M’µ
Et dans le chef-d'oeuvre intemporel accessoirement. C'est beau comme du Baudelaire...
CHARLES BAUDELAIRE : LES FLEURS DU MAL
SPLEEN ET IDÉAL
XVII
LA BEAUTÉ
Je suis belle, ô mortels ! comme un rêve de pierre,
Et mon sein, où chacun s'est meurtri tour à tour,
Est fait pour inspirer au poëte un amour
Éternel et muet ainsi que la matière.
Je trône dans l'azur comme un sphinx incompris ;
J'unis un cœur de neige à la blancheur des cygnes ;
Je hais le mouvement qui déplace les lignes,
Et jamais je ne pleure et jamais je ne ris.
Les poëtes, devant mes grandes attitudes,
Que j'ai l'air d'emprunter aux plus fiers monuments,
Consumeront leurs jours en d’austères études ;
Car j'ai, pour fasciner ces dociles amants
De purs miroirs qui font toutes choses plus belles :
Mes yeux, mes larges yeux aux clartés éternelles !
...
(version Poulet-Malachi, de 1861)
Vers 13, dans la version de 1857 :
« De purs miroirs qui font les étoiles plus belles : »
Ce matin, lundi 26 septembre, à 7h quand je me suis réveillé, le ciel était rose.
Il était alors 13h à Taïpei. J’ai pensé à elle, et, depuis, j’y pense toujours.
Roses ou pas, il y a des arches par-dessus le monde.
Qu’elle me le pardonne si le monde l’entend, le voit et le lit, mais je l’aime, je l’aime, je l’aime encore.
Jean-Jacques M’µ
誰飛的男人 (A 2)
Les Hommes volants (générique A 2 par Jean-Michel Folon)
The Flying men (generic A 2 by Jean-Michel Folon)
開幕
黎明 Matinale
上午 Naissance du jour
我們是天生的 Nous arrivons / Birth of both worlds / Vengo a tí
Ouverture
Opening
Apertura
Dis, quand reviendras-tu ?
Rêves d’amours
http://www.youtube.com/watch?v=rw7sCNtYOd0&feature=related
Lui : Je ne savais pas que tu m'aimais. - Elle : En es-tu sûr maintenant? Lui : Un anneau d'or me l'a dit. - Elle : Il doit y avoir un sort sur nous. Ensemble : Mais qu'allons-nous faire avec tant de bonheur? Que ce soit vu - ou garder le secret? Ensemble, nous ferons de notre vie - ce que d'autres n'ont jamais pu faire. Notre amour sera une légende. - Et nous allons vivre longtemps dans les mémoires. Mais qu'allons-nous faire avec tant d'amour? Que ce soit vu - ou garder le secret? Nous allons faire tout ce qui est interdit ... Nous irons ensemble au snack-bar. Nous irons fumer une pipe en secret. Nous allons faire des trucs en gâteau! Mais qu'allons-nous faire avec tant de joie? La vie est pleine d'irréel ! - Nous ferons tout ce qui est interdit. Nous irons ensemble à la cafétéria. Nous irons fumer une pipe dans le secret. Nous allons nous faire des trucs en gâteau ! - Mais qu'allons-nous faire avec tant de joie ? La vie est pleine d'irréel ! Nous allons avoir un grand nombre d'enfants ... ... et vivre heureux pour toujours. ... He : I knew not that you loved me. – She : Do you know it now? He : A golden ring told me so. – She : There must be a spell on us. Together : But what will we do with so much happiness? Let it be seen – or keep it a secret? Together we will make our life – like others have never been able to do so. Our love will be a legend. – And we will live long in memory. But what will we do – with so much love? Let it be seen – or keep it a secret? We'll do whatever is forbidden... We'll go together to the snack bar. We'll smoke a pipe in secret. We'll stuff ourselves on cake! But what will we do – with so much joy? Life is full of it! – We 'll do whatever is forbidden. We 'll go together to the snack bar. We 'll smoke a pipe in secret. We 'll stuff ourselves on cake! – But what will we do with so much joy? Life is full of it! We 'll have a great many children... ...and live happily ever after. (Saisie approximative de PEAU D’ÂNE, de Jacques Demy) Jean-Jacques M’µ
Passer les frontières de l'expression par les langues :
LE MANIFESTE DE PRAGUE POUR L’ESPÉRANTO
(http://hades-presse.com/langues/manifeste-de-prague.shtml)
Un grand merci à Dominique Couturier.
Jean-Jacques M’µ
Limelight, Charlie le Charlot !... Limelight !
Il y a encore plus certain que mourir : vivre, vivre, vivre !...
Jena-Jacques M’µ
Ne cherche plus longtemps de fontaine, toi qui as besoin d'eau...
Jean-Jacques M’µ
(soufflé par DONA FLOR) :
Le caillou mort d’amour par Charles Cros17062011
Histoire tombée de la Lune.
Le 24 tchoum-tchoum (comput de Wéga, 7e série), un épouvantable tremblement de lune désola la Mer-de-la-Tranquillité. Des fissures horribles ou cbarmantes se produisirent sur ce sol vierge (1) mais fécond.
Un silex (rien d'abord de l'époque de la pierre éclatée, et à plus forte raison de la pierre polie) se hasarda à rouler d'un pic perdu et, fier de sa rondeur, alla se loger à quelques phthwfg (2) de la fissure A. B. 33, nommée vulgairement Moule-à-Singe.
L'aspect rose de ce paysage, tout nouveau pour lui, silex à peine débarqué de son pic, la mousse noire du manganèse qui surpIombait le frais abîme, affola le caillou téméraire, qui s'ar rêta dur, droit, bête.
La fissure éclata du rire délicieux, mais silencieux particulier aux Etres de la Planète sans atmosphère. Sa physionomie en ce rire, loin de perdre de sa grâce, y gagna un je-ne-sais-quoi d'exquise modernité. Agrandie, mais plus co quette, elle s'emblait dire au caillou : « Viens-y donc si tu l'ose !… »
Celui-ci (de son vrai nom 8KKJRO (3) jugea bon de faire précéder son amoureux assaut par une aubade chantée dans le vide embaumé d'oxyde magnétique.
Il employa les coefficients imaginaires d'une équitation du quatrième degré (4). On sait que dans l'espace éthéré on obtient sur ce mode des fuges sans pareilles. (Platon, liv. XV, § l3).
La fissure (son nom sélénieux veut dire « Au gustine ») parut d'abord sensible à cet hommage. Elle faiblissait même, accueillante.
Le caillou, enhardi, allait abuser de la situation, rouler encore, pénétrer peut-être …
Ici le drame commence, drame bref, brutal, vrai.
Un second tremblement de lune, jaloux de cette idylle, secoua le sol sec.
La fissure (Augustine) effarée se referma pour jamais, et le caillou (Alfred) éclata de rage.
C'est de là que date l'âge de la Pierre éclatée.
Charles Cros.
(1) Nous ne pouvons pas tenir compte des infâmes calomnies qui ont circulé sur ce sol.
(2) Le phthwfg équivaut à une longueur de 37 mille mètres d'iridium à 7° au-dessous de zéro.
(3) Ce prénom, banal dans la Planète, se traduit exactement « Alfred ».
(4) Le texte lunaire original porte «du palier du quatrième étage». Erreur évidente du copiste.
DIS ! QUAND REVIENDRAS-TU ?
(Barbara, 1964)
1. Voilà combien de jours, voilà combien de nuits...
Voilà combien de temps que tu es reparti !
Tu m'as dit Cette fois, c’est le dernier voyage,
Pour nos cœurs déchirés, c’est le dernier naufrage.
Au printemps, tu verras, je serai de retour.
Le printemps, c’est joli, pour se parler d’amour :
(Version Femme : Je ne suis pas de cell’s qui meurent de chagrin,)
Nous irons voir ensemble les jardins refleuris,
(Je n’ai pas la vertu des femmes de marins.)
Et déambulerons dans les rues de Paris !
...
REFRAIN :
Dis ! Quand reviendras-tu ?
Dis ! au moins le sais-tu ?
Que tout le temps qui passe
Ne se rattrape guère...
Que tout le temps perdu
Ne se rattrape plus !
...
2. Le printemps s’est enfui depuis longtemps déjà,
Craquent les feuilles mortes, brûl’nt les feux de bois...
À voir Paris si beau en cette fin d’automne,
Soudain je m’alanguis, je rêve, je frissonne...
Je tangue, je chavire, et comme la rengaine ;
Je vais, je viens, je vire, je tourne, je me traîne...
(Je ne suis pas de cell’s qui meurent de chagrin,)
Ton image me hante, je te parle tout bas...
(Je n’ai pas la vertu des femmes de marins.)
Et j’ai le mal d’amour et j’ai le mal de Toi !
Dis ! Quand reviendras-tu ?
Dis ! au moins le sais-tu ?
Que tout le temps qui passe
Ne se rattrape guère...
Que tout le temps perdu
Ne se rattrape plus !
...
3. J’ai beau t’aimer encor, j’ai beau t’aimer toujours.
J’ai beau n’aimer que toi, j’ai beau t’aimer d'amour...
Si tu ne comprends pas qu’il te faut revenir,
Je ferai de nous deux mes plus beaux souvenirs...
Je reprendrai la rout’, le Monde m’émerveill’.
J’irai me réchauffer à un autre Soleil...
(Je ne suis pas de cell’s qui meurent de chagrin,)
Je ne suis pas de ceux qui meurent de chagrin...
(Je n’ai pas la vertu des femmes de marins.)
Je n’ai pas la vertu des Chevaliers anciens.
Dis ! Quand reviendras-tu ?
Dis ! au moins le sais-tu ?
Que tout le temps qui passe
Ne se rattrape guère...
Que tout le temps perdu
Ne se rattrape plus !
John William
CHANSON D’ORPHÉE
Paroles: F. Llenas, musique: Luiz Bonfa,
1959
Matin, fais lever le soleil
Matin, à l'instant du réveil
Viens tendrement poser
Tes perles de rosée
Sur la nature en fleurs
Chère à mon coeur
Le ciel a choisi mon pays
Pour faire un nouveau paradis
Où loin des tourments
Danse un éternel printemps
Pour les amants
.
Chante chante mon coeur
La chanson du matin
Dans la joie de la vie qui revient
.
Matin, fais lever le soleil
Matin, à l'instant du réveil
Mets dans le cœur battant
De celui que j’attends
Un doux rayon d’amour
Beau comme le jour
Afin que son premier soupir
Réponde à mon premier désir
Oui, l’heure est venue
Où chaque baiser perdu
Ne revient plus...
Oui, l’heure est venue
Où chaque baiser perdu
Ne revient plus.
.
Chante chante mon coeur
La chanson du matin
Dans la joie de la vie qui revient
也許,也許,也許
(由奧斯瓦爾多 Farres,古巴,1947年寫的)
每當我問
什麼時候,如何及在何處
你總是回答我
也許,也許,也許
因此天通
而我,絕望
而你,你的答案
也許,也許,也許
你在浪費你的時間
思考,思考
所以,你想了解更多
多長時間?
多長時間?
因此天通
而我,絕望
而你,你的答案
也許,也許,也許
你在浪費你的時間
思考,思考
所以,你想了解更多
多長時間?
多長時間?
因此天通
而我,絕望
而你,你的答案
也許,也許,也許
La grande Cesare Evoria vient de s'éteindre... Nous pouvons nous pencher au-dessus de son chevet : une belle carrière, digne et belle, belle et digne du monde dont nous rêvons.
http://www.comparonet.com/s/cesaria-evora.htm
Jean-Jacques M’µ