Sat.
26
May

MEDIAPART

Connexion utilisateur

Fermer

Les Messagers – Appel à souscription

LES MESSAGERS - Film documentaire en cours de réalisation

MogMog© Laetitia et Hélène

Synopsis |Teaser | Devenir souscripteur | Autour du film

 

Les Messagers - Appel à souscription

Les Messagers est un film documentaire (52') en cours de réalisation.

De Tanger à Rabat en passant par Oujda et Melilla, nous avons rencontré des dizaines de migrants et migrantes qui ont bien voulu partager avec nous leur histoire. Au fil des rencontres, la mort et les disparitions de migrants se sont progressivement immiscées dans nos échanges. Nous avons découvert que des migrants meurent tous les jours, en des lieux éparpillés - dans les blancs et les vides des cartes - déserts, mers et océans, sans que l'on puisse en garder la trace. Ils disparaissent dans la frontière.
Le film est construit à partir d'entretiens filmés et de photographies.

La souscription
Aujourd'hui, le projet est arrivé à maturité et recherche des soutiens. Nous nous tournons vers chacun de vous, structures ou particuliers, pour vous inscrire comme souscripteur du film Les Messagers.
La souscription nous permettra de finaliser la réalisation du film. Elle offre en contrepartie au souscripteur l'acquisition d'œuvres originales.

 

Synopsis
À partir de la question initiale où sont les corps ? se tisse une série de questions incontournables : Que deviennent- ils ? Par qui, et comment les corps échoués sur les plages, ou déposés dans les morgues, sont-ils identifiés ? Dans quelle mesure et par qui les familles sont-elles informées ? Comment et ou les corps sont-ils inhumés ? Enfin, comment le deuil est-il vécu par les familles ?

Sur le modèle de l'enquête, Les Messagers suit la trajectoire des migrants, du plus loin - le Sahara - au plus près de la frontière avec l'Europe - les enclaves de Ceuta et Melilla. Plus on s'approche des frontières européennes, plus les disparitions sont brutales et définitives. Ells sont parfois le fait d'exactions. Avec la disparition des corps, c'est aussi l'identification des disparus, la possibilité d'une sépulture et d'un deuil qui disparaissent. Qu'elles soient accidentelles ou concertées, les disparitions révèlent en fait un symptôme : celui d'un système rejetant "aux bords du monde" ceux qu'il ne veut pas voir.

Les Messagers, ce sont ces premiers témoins, ils nomment la mort, s'organisent pour retrouver un nom, un corps ou bâtir une sépulture. Par leurs actes, ils résistent à la déshumanisation.


Voir le teaser
Durée : 3'02

 

Pourquoi devenir souscripteur ?

Nous avons engagé ce film de manière indépendante et sur nos propres fonds afin de garantir le propos du film et sa forme artistique
.
Plusieurs diaporamas sonores ont déjà été réalisés et diffusés dans le cadre d'exposition et de festivals : Festival Circulation(s) (Fetart, Paris, 2011), Festival Migrant' Scene (La Cimade / Cartoucherie de Vincennes, Paris, 2010)...

100 souscriptions ont été ouvertes au tarif de 120 euros. Possibilité de paiement échelonné.

La souscription donne droit à :
- un tirage signé 22x30 cm, ou 23x23 cm sur papier d'art mat en coton, à choisir parmi une proposition de quinze photographies,
- et un livre d'artiste à tirage limité, composé de photographies et d'entretiens. Format fermé 20x22 cm, 20 pages + couverture.

Le livre d'artiste et le tirage porteront le même numéro, du n°1/100 au n°100/100. Ils pourront être retirés au bar Floréal (43, rue des Couronnes, 75 020 Paris) ou envoyés par la poste en octobre 2011.
Les soutiens seront tenus régulièrement informés de l'avancée du projet.

La sortie du film est prévue pour l'automne 2012.

Comment ?
Pour souscrire, télécharger la souscription et le bon de commande.

Paiement par chèque ou paiement en ligne par paypal.

 

Autour du film...
Ce projet a pu naître grâce à la participation active de personnes migrantes vivant au Maroc et dans différents pays d'Afrique, et plus particulierement Fabien Didier Yene - président de la Communauté des Camerounais Migrants au Maroc et auteur du livre Migrant au pied du mur, éditions Séguier - et Oumar Diao - travailleur social et président des Jeunes Sénégalais au Maroc.

En savoir plus sur les réalisatrices, Hélène Crouzillat et Laetitia Tura.

Sur la question du recensement des décès des migrants, voir le blog de Fortress Europe et le site du Gisti.


Contacts
Hélène Crouzillat + (33) 6 85 79 08 05
Laetitia Tura + (33) 6 75 13 43 81
laetihel@territoiresenmarge.fr

ico_contact.pngContact - Laetitia Tura & Hélène CrouzillatAccueil | Projets | Expo | Actu | Blog, images, frontieres, migrations | Parcoursico_rss.pngRSSVoir d'autres projets photos de Laetitia Tura | Informations légales | Crédits

Tous les commentaires

C'est mon appel du 18 juin.

Territoires en marge.

L'homme sur l'image dit : « Vous avez tué mon fils. Je ne peux pas vous laisser, jamais !... »

Jean-Jacques M’µ

Enquête européenne sur la disparition de migrants Kosovars – La Mission de l'Union européenne au Kosovo (EULEX) a ouvert lundi une enquête sur la disparition de seize citoyens kosovars qui se seraient noyés dans le fleuve Tisa en essayant de passer clandestinement la frontière entre la Serbie et la Hongrie.
"Cette enquête porte sur le trafic de migrants et concerne un total de 19 personnes du Kosovo, dont 16 ont apparemment péri lorsque le bateau qui les transportait vers la Hongrie a chaviré dans le fleuve Tisa", a indiqué EULEX.
Selon les médias kosovars, un seul homme aurait survécu au naufrage et l'accident se serait produit entre le 14 et le 16 octobre. La Mission européenne a ajouté que le procureur d'Eulex chargé de l'enquête se trouvait "actuellement en Hongrie avec des policiers kosovars afin de réunir des informations supplémentaires".
Les autorités kosovares ont annoncé vendredi qu'elles avaient également ouvert une enquête sur cet accident. Elles ont indiqué que de nombreuses familles les avaient contactées, évoquant des proches qui avaient quitté récemment le pays sans donner de nouvelles depuis.
"L'enquête est actuellement centrée sur l'identification des personnes vivant à l'étranger qui étaient en lien avec les organisateurs du trafic et qui étaient chargées de faciliter le transit des personnes par la frontière", a indiqué EULEX. Chaque immigrant aurait payé entre 6.000 et 8.000 euros aux organisateurs du trafic, ajoute EULEX. (belga:ca)

26/10/09 15h34

Migrants en EuropeMigrants en Europe© MigrEurop

LAMPEDUSA :

Tunisie : Disparition en mer d’une embarcation avec 68 clandestins à bord.

(20 mars 2011)

GISTI – Groupe d’information et de soutien des immigrésDes centaines de boat people meurent en Méditerranée. Le Gisti va déposer plainte contre l’OTAN, l’Union européenne et les pays de la coalition en opération en Libye
par GISTI

GISTI – Groupe d’information et de soutien des immigrés(France)

Le Gisti va déposer plainte contre l’OTAN, l’Union européenne et les pays de la coalition en opération en Libye

Dimanche 12 juin 2011

Des centaines de boat people meurent en Méditerranée. Le Gisti va déposer plainte contre l’OTAN, l’Union européenne et les pays de la coalition en opération en Libye
par GISTI

Face aux centaines de naufrages mortels en Méditerranée, peut-on se contenter de dénoncer le silence assourdissant dans lequel des vies disparaissent à nos portes ? Doit-on se résoudre à l’impuissance devant des politiques migratoires auxquelles on ne pourrait rien changer ? Ces noyé·e·s ne sont pas les victimes de catastrophes naturelles, mais de décisions politiques mises en œuvre par des exécutants dont les responsabilités doivent être pointées. Devant ces atteintes au droit le plus fondamental – le droit à la vie – il faut que des procédures soient engagées et que justice soit rendue. Il faut mettre fin à cette hécatombe.

Le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) a dénombré à la fin de mai quelque 1 500 victimes de noyade parmi les boat people qui, depuis février dernier, s’efforcent de gagner l’Europe à partir des côtes du Maghreb et du Machrek.

Ces drames ne font que s’ajouter à tous ceux qui se déroulent, dans l’indifférence, depuis plus de vingt ans ; Fortress Europe enregistre 17 317 décès documentés depuis 1988. Mais combien d’autres victimes invisibles de la politique européenne de lutte contre l’immigration qu’elle appelle illégale ?

De ces naufrages, des épaves transformées en cercueils flottants d’hommes, de femmes et d’enfants morts d’épuisement, de faim et de soif après de longues dérives en mer, l’opinion a pris l’habitude. Elle a pu croire à leur caractère inéluctable. Elle a pu ignorer que les équipements anti-migratoires de l’agence européenne Frontex étaient forcément les témoins de nombre de ces drames, en Méditerranée comme ailleurs…

Mais la donne a changé depuis qu’une coalition internationale et les forces de l’OTAN interviennent en Libye. Aujourd’hui, awacs, drones, avions, hélicoptères, radars et bâtiments de guerre surveillent tout ce qui bouge en Méditerranée. Ils ne peuvent pas ne pas voir les bateaux des exilés originaires d’Afrique subsaharienne qui cherchent à fuir la Libye. Ils ne peuvent pas ne pas voir lorsque, de Tunisie, du Maroc ou d’Algérie, des jeunes sans espoir s’entassent dans une embarcation fragile pour gagner l’Italie ou l’Espagne.

En n’intervenant pas, ils se rendent coupables de non-assistance à personne en danger. Ceci ne peut rester impuni.

Liberté de circulationLiberté de circulation© GISTI

Les États puissants de la planète se sont mobilisés militairement pour, disent-ils, empêcher le massacre de populations civiles et mettre en œuvre « la responsabilité de protéger » dont l’ONU est garante. Mais la responsabilité de protéger ne passe-t-elle pas aussi par le respect du droit maritime, des conventions internationales en matière de sauvetage en mer et des textes sur la protection des réfugiés ?

Nous ne pouvons plus contempler les images de corps ramenés à terre après des naufrages, ou apprendre par des survivants combien de personnes étaient à bord d’un bateau disparu en mer. Nous voulons savoir qui sont les responsables de ces morts : l’Union européenne ? l’agence Frontex ? l’OTAN ? les États de la coalition formée en Libye ?

C’est pourquoi le Gisti s’apprête à lancer – avec ceux qui voudront s’associer à cette démarche – une campagne de plaintes, sur la base d’éléments recueillis auprès de victimes et de témoins de ces drames. À l’heure des révolutions arabes, les États européens ne peuvent plus continuer à considérer les boat people comme des vies sans valeur. La Méditerranée doit cesser d’être le champ de bataille de la guerre aux migrants pour redevenir un espace de droits et de solidarités.

GISTI

La migration est toujours un deuil : deuil du pays d'origine, deuil de la présence des proches qu'on laisse au pays, deuil d'une partie de soi. Ce deuil est d'autant plus long que le migrant, confronté aux impératifs de survie, ne peut s'abandonner à la tristesse, et par conséquent "faire" son deuil. Le travail de deuil est sans cesse repoussé, refouler pour assurer la lutte quotidienne sur une terre d'accueil sans merci pour le sans-papier ; mais sans nul doute, l'angoisse de mort est à l'oeuvre.

La mort cruelle des naugragées, abandonnés sans vergogne (peut-être même sciemment condamés) par l'UE, est une terrible métaphore du deuil impossible (faute de corps, de nom, de témoins).

 

Curieux, moi, fils de migrants, je n'avais jamais tellement pensé à la migration, pas même à l'exil, et surtout pas en termes de deuil. À vrai dire, le mot “deuil” est un mot que je ne comprends que concrètement : dans ma tête, on n’a le deuil que de ce qui est mort. Mort physiquement. Le deuil est ce qu'on porte, une marque qui garde la mémoire visible de celui qui est décédé. Sans doute est-ce parce que je vivais, tout petit, dans un microcosme d’après-guerre où les femmes étaient vêtues de noir, et, quand nous sortions, ce qui était rare, c'était pour rejoindre au matin des cortèges au monument aux morts dans ces jours de fêtes où l'on ne pouvait manger et danser qu'après avoir célébré ses morts pour la patrie.

Le sens psychanalytique du deuil est un sens qui me révolte spontanément. J'ai beau l'entendre chez tous, y compris chez mes enfants maintenant adultes, je ne peux supporter l'idée qu'on aurait à porter le deuil d'une personne encore vivante. Quand, durant ces terribles années du divorce, les personnes pourtant bien intentionnées de mon entourage me proposaient de porter le deuil de mon ex-épouse qui était bel et bien en vie, c'était comme si on me demandait d'enterrer mes sentiments pour elle, elle, bien vivante. Pas question ! Ces dernières années, nettement plus apaisées entre nous, dans le couple, la famille et le voisinage, où chacun, chacune de nous vit sa vie en aimant ce que l'autre fait, en le soutenant, même, parfois, en passant des moments ensemble, en discutant nos désaccords, et ils sont nombreux, ne sont pas des années de deuil, pour moi, mais de vie. Bien entendu, pas question, ni pour elle ni pour moi, de coucher avec l'autre, mais nous nous accompagnons pour tout ce qui nous convient, et ça n'a rien à voir, selon moi, avec un quelconque deuil, même si, autour de moi, quand je le dis, je sens bien un petit sourire, en face, qui semble convaincu du contraire. Chacun sa langue. Mais les projets de faire des choses avec les autres, ça ne meurt que si l'autre meurt ; tant que nous sommes vivants, nos projets, nos illusions, nos regrets sont bien vivants, vivaces !... et, vivre avec les contradictions, c'est toujours vivre.

Le deuil, c'est l'ensevelissement, voilà. En terre, dans la mer, ou par le feu, c'est le corps qui nous est ôté à jamais. Voilà, je sens mieux ce que je pense de tout ça.

Je soutiens le projet de ce film parce qu'il parle des gens qui voulaient ou qui veulent encore et toujours vivre, ou de ceux qui, comme la mythique Antigone, veulent porter le deuil de leurs disparus, mais je n'ai jamais pensé le soutenir pour porter un deuil. Au contraire !... Ce concept que je considère si morbide, ou si mortifère, et qui, je crois, est si bien intégré par tous mes contemporains, est un concept qui m'est une étrangeté, une monstruosité aussi scandaleuse que celle de l'identité qu'on voudrait tant nous voir appliquer pour justifier nos actes, nos places dans la société, ou, même, notre état-civil. Mais, je déplace le propos, là.

Il s'agissait donc pour moi de soutenir concrètement, physiquement, un projet de film bien vivant au sujet de personnes qu'on tue, ou qu'on laisse mourir, ce qui revient au même, quand elles veulent échapper aux fatalités du sort que leur dictent les institutions internationales. Je soutiens des projets de vie, de vivre ensemble, de vie autre part, et je soutiens les combats contre ce qui tue, qui avilit, qui exclut. Du coup, voyez, je comprends mieux pourquoi je signe des pétitions, je répercute des actions, et pourquoi je me détache d'autres, qui vivent moins dans ma tête de fils d'immigrés en exil.

Jean-Jacques M’µ

Ce lien entre migration et deuil est complexe, car il s’agit en effet du deuil d’une réalité absente mais bel et bien vivante.
Pour reprendre l’expression du sociologue Abdelmalek Sayad le migrant exposé au sentiment de « double absence » : il ne se sent ni « d’ici » et plus de « là-bas ». Rester « ici », c’est renoncer à soi ; mais en même temps, « là-bas »… il est presque un étranger. C’est une réalité cruelle que découvre le migrant, lorsqu’il revient au "pays" : il ne reconnaît plus rien (le monde à changé) et il n’est plus regardé comme quelqu’un de là-bas. On le remarque chez les migrants qui sont plus réactionnaire ici, que ne le sont les gens de « là-bas », qui vivent ici avec une idée passéiste de leur pays d’origine (par exemple les cités où les filles ne portent pas de jupes, alors qu'elles en porte à Alger). Ou encore chez le migrant qui de retour au pays s’aperçoit qu’on le traite plus comme on le faisait avant. Les enfants de migrants, né en France, ou ayant grandit en France, font non moins cruellement l’expérience de n’être pas vraiment d’ici (à cause de la discrimination) et pas de là-bas non plus.
Le processus de deuil n’est pas un processus purement négatif de « perte » ? Le psychiatre Jean-Claude Métraux (qui n’est pas spécialement d’obédience psychanalytique, et qui en Suisse dirige un service qui reçoit les migrants), dans un texte intitulé « La connaissance, arrière-petite-fille de la reconnaissance mutuelle », rappelle que le deuil passe par trois phases : « La phase de fermeture marquée par le refus de la perte ; une phase d’ouverture caractérisée par la reconnaissance de l’irréversibilité de la perte et un afflux d’affects dépressifs ; une phase de souvenir définie par la capacité de solliciter le souvenir. » Il parle de « fossilisation du deuil » du migrant largement déterminée par son contexte de vie où son psychisme est accaparer par la nécessité de lutter pour la vie : « Une ‘‘fossilisation’’ peut cependant survenir aux phases de fermeture et d’ouverture, et le deuil peut dès lors devenir interminable. » Toute l’énergie est consacrée à « fossiliser » le deuil, à s’interdire de le vivre, à empêcher qu’il ne se fasse.
Pour sortir du deuil et s'autoriser vivre, il faut, au migrant, accepter la « perte » irrémédiable de ce qu’il n’est plus "quelqu’un de là-bas", qu’il est devenu "quelqu’un d’ici", mais qui peut devenir un intercesseur entre ici et là-bas.
Dans le cas d’un divorce, il est question d’ « accepter la perte » irrémédiable que ce l’on n’est plus le conjoint de la personne qu’on aimait, ce qui ne va pas sans souffrances, puis de réintégrer ce qu’il y avait de positif dans la relation pour pouvoir reconstruire un autre lien avec cette personne qui n’est plus un conjoint.
Ce travail – je suis passé par là – est douloureux comme l’est un deuil. Il me semble qu’une part de la violence contre les femmes, en particulier celle des ex-conjoints, vient d’une incapacité à faire le deuil d’une relation possessive. Savoir faire un deuil n’est pas mortifère, c’est justement aller dans le sens de la vie.

La situation des migrants qui meurt en mer peut sembler différentes, car ils ne semble pas avoir vécu pleinement la migration. C'est oublier qu'ils sont bien souvent des migrants intérieurs (des ruraux qui ont recemment migrés vers les villes) et des migrants intra-africain, avant de tenter le passage vers l'Europe.

C'est bien pourquoi le projet du film de remonter jusqu'au point de départ du migrant me semble très important.

 

Sayad, A., (1999) La Double Absence. Des illusions de l’émigré aux souffrances de l’immigré, Paris : éd. du Seuil.
Métraux, J.-Cl., (2007) « La connaissance, arrière-petite-fille de la reconnaissance mutuelle » in Les Politiques sociales, 3 et 4, Bruxelles, p. 60-78.

Dedans, Dehors, de Sophie BessisDedans, Dehors, de Sophie Bessis© Éditions Elyazad

Pffffuit !... Eh bien !... Chapeau, l'ami !... Belle présentation de cette complexe affaire de la perte. Ce qui est dit des deux auteurs, Abdelmalek Sayad et Jean-Claude Métraux me plairait assez. J'avais déjà entendu expliquer le deuil avec ces trois phases-là, sans savoir qu'il s'agissait de lui. Bon, historiquement, ça ressemble assez à ma propre expérience, oui, au plan des étapes (ce serait trop compliqué d'entrer dans les nuances de l'avant et de l'après chacune de ces étapes, bien moins évidentes que ce bref résume ne le laisserait entendre, mais, bon, l'esprit y est, et je le comprends, je l'entends, et je préfère admettre que nous ne placerions pas tout à fait les mêmes notions derrière les mêmes mots, tout en restant globalement d'accord sur les principes et les pratiques.).

Pour la migration, il est important de distinguer comme vous le faites, celui qui est arraché à sa terre de celui qui en part volontairement, ou de celui qui naît en terre étrangère. Autant d'incompréhensions avec l'écart des années, de l'évolution des populations. Je me demande même (et c'est une réflexion qui me vient en rapprochant ces deux mots, de deuil et d'exil), je me demande même si le migrant n'est pas pétrifié dans le souvenir de son âge d'or aujourd'hui disparu. Je me demande s'il n'y a pas une mécanique de l'ordre de la régression chez le migrant. Sous couvert de respect des origines, de mémoire des disparus, le temps s'immobiliserait pour eux (comme pour la mythique Galathée, superbe construction, idéale, mais figée, immuable et contre-nature face à la nécessité de métamorphose qu'imposent nos existences.).

Bon, je me fais long, et je dois retourner à mes occupations.

Jean-Jacques M’µ

Il y a sans doute des différences entre migrants et exilés, notamment parce que les premiers mettent du temps à se poser la question du deuil car pendant longtemps ils vivent persuader de revenir bientôt et triomphalement dans le pays d’origine ; alors que l’exilé sait que son retour au pays ne dépend pas de lui. Mais il ne fait pas établir de différences trop nettes, car des migrants savent assez tôt qu’ils ne reviendront jamais et des exilés – pour en avoir parler avec des Chiliens – peuvent être travaillés par une nostalgie insupportable.
Le regard de JC Métraux – comme celui du psychiatre J. Achotegui (mais ces travaux sont disponibles en espagnol et en anglais) – c’est aussi celui du refus de la psychiatrisation : on tôt fait de coller sous antidépresseur un migrant, au lieu de le laisser élaborer sur son sentiment de perte ; alors qu’aucun médecin ne collerait sous antidépresseur celui qui viendrait en disant « je suis triste parce que j’ai perdu ma mère. » Etre mal quand on subit une perte, c’est normal ! J. Achotegui montre même qu’au paroxysme de certaines situations de désarrois extrême (liées aussi à l’extrême précarité) des migrants peuvent présenter des signes de confusion : difficulté à s’exprimer car les mots de la langue maternelle et ceux de la langue du pays d’accueil s’emmêlent si bien que c’est lorsqu’il parle français c’est le mot de la langue maternelle qui leur vient à l’esprit et les empêchent de retrouver le mot en français. Comme cela vient avec des mots usuels, ils se sentent idiots, gênés... La confusion apparaît aussi au niveau des souvenirs : il commence une histoire qui s’est passée en France et au beau milieu ils se demandent si cette histoire est vraie car ils leur semble qu’elle contient aussi des souvenirs d’évènements qui se sont produits dans le pays d’origine. Avec ce genre de difficultés et d’incohérences, des psychiatres hâtifs ont « diagnostiqué » des migrants schizophrènes, les ont ensuite collé sous antipsychotiques et hospitalisés...
La migration est toujours porteuse de traumatismes – d’où, pour en revenir à d’anciens fils de discussion, le côté « inhumanité stupide » d’un Finkielkraut qui ne voit que de la « victimisation. » Cela dit, la souffrance n’excuse rien : il y a des migrants qui se conduisent mal et du fait de ce côté « pétrifié dans le souvenir de son âge d'or aujourd'hui disparu », certains migrants tentent de justifier l’infamie de rapports de domination hommes-femmes, des brutalités, le sectarisme...
Achotegui, J., (2004) « Immigrants Living in Extreme Situation: Immigrant Syndrome with Chronic and Multiple Stress (the Ulysses Syndrome) », Journal of the Spanish Association of Neuropsychiatry, 7(21), p. 39-53.

PS : JC Métraux utilise cette description du deuil en 3 phases mais je ne suis pas sûr que ce soit lui qui ait proposé le premier cette définition là. D'autres auteurs compte d'autres phases comme celle de la colère contre l'être disparu et de la culpabilité d'avoir été en colère contre lui.

C'est assez prenant ce que vous décrivez des difficultés de la tristesse chez le migrant !... Je vais enregistrer vos sources. Je me laisse convaincre de la nécessité de nuancer ma position, jusqu'alors vigoureusement fermée à ce type d'analyse. C'est un réel plaisir d'échanger de la sorte.

Merci à vous.

Jean-jacques M’µ

Si le scénario est déjà rédigé, et non encore publié, je veux bien envisager d'étudier les conditions d'une publication à compte d'éditeur, pourquoi pas ? (mais vous préfèrerez sans doute quelqu'un de mieux installé dans le circuit de diffusion ?.. car mon entreprise n'a pas une année d'expérience).

Quai de l'Exil, à Toulouse, novembre 2010Quai de l'Exil, à Toulouse, novembre 2010© ABC’éditions

Ne manquez surtout pas de me tenir au courant. Je connais (un peu) le travail de Marie-Rose Moro, notamment à Bobigny, entre 2005 et 2008 : à mes yeux, ça reste encore et toujours passablement discutable, mais je reconnais que j'ai perçu un bien meilleur rapport, cependant, sur le plan des échanges humains, que tous les conseilleurs du monde psychiatrique ou ethnopsychiatrique (ou lacanien) que j'ai eu pu fréquenter, avant, pendant et après.

Quant au travail d'écriture, je pratique les ateliers et le théâtre-image selon les méthodes d'Augusto Boal, avec l'Opprimé, ce qui exige un suivi très précis des récits de vie, avec un retour rigoureux de la représentation des situations, et un accompagnement adapté aux partenaires concernés, c'est un long travail d'introspection en direction des groupes de réflexion, et je serai assez favorable à échanger les approches. Je rêve de créer un village communautaire sur ces bases.

On pourrait y réfléchir hors blog ?...

Jean-Jacques M’µ

www.abceditions.net

ExpulsionExpulsion© RESF

Merci beaucoup de cette info. Je vais voir si je peux. Parce que si tout le monde met un peu, on va pouvoir se dire qu'on a fait quelque chose. Autre chose que le lire dans les journaux (et encore...) et se donner bonne conscience, parce qu'on pleure un peu, et le lendemain, on se désole sur le sort de DSK.

SAETA

¿Quién me presta una escalera, para subir al madero, para quitarle los clavos a Jesús el Nazareno?

Saeta Popular

¡Oh, la saeta, el cantar

al Cristo de los gitanos, siempre con sangre en las manos, siempre por desenclavar!

¡Cantar del pueblo andaluz, que todas las primaveras anda pidiendo escaleras para subir a la cruz!

¡Cantar de la tierra mía que echa flores al Jesús de la agonía, y es la fe de mis mayores!

¡Oh, no eres tú mi cantar! ¡No puedo cantar ni quiero a ese Jesús del madero, sino al que anduvo en el mar!

Antonio Machado
Chanté par Joan Manuel Serrat

(La saeta est une forme de chant andalou)

SAETA (LA POINTE)
Qui me prête une échelle
pour monter sur la planche, lui enlever les clous, à Jésus de Nazareth?


Populaire Saeta

Oh, le boulon, le chant
au Christ des Gitans
toujours avec du sang sur les mains
toujours pour tirer le clou !
Chanson du peuple andalou
qui à tous les printemps
va demandant des échelles
pour monter à la croix !
Chant de mon pays
qui jette des fleurs
au Jésus de l'Agonie,
et la foi de mes aînés !
Oh, ce n’est pas toi ma chanson !
Je ne peux pas chanter et je ne veux pas
de ce Jésus de bois,
sauf quand il marchait dans la mer !

(Le poète ne chante pas Jésus crucifié, symbole de souffrance et de martyre, mais celui qui marchait dans la mer, image qui évoque beaucoup plus de liberté.)

Tiens ?

Encore une idée commune : http://blogs.mediapart.fr/blog/elisa13/260411/la-passion-en-decale-la-saeta

(je sais, les liens en ce moment ne fonctionnent pas, il faut copier/coller Furieux)

Je viens de voir que tu es passé ce matin ? Je l'avais mis en lien ? Pfff.... je perds la tête... Clin d'oeil

Oui, mais je me demande : tu as quelque chose à voir avec l’Espagne ?

Jean-Jacques M’µ

Pas vraiment. Juste mon meilleur ami qui est d'origine catalane. C'est lui qui m'a fait découvrir ce magnifique poème. En plus, nous sommes lui et moi totalement incroyants...

Ah, je vois. Ma mère est catalane et catalaniste. Mais ni mon père, Andalou, ni ma mère ne connaissaient ce poète ou ce poème, cette chanson ou ce chanteur... C'est dire si les mots justes savent atteindre les oreilles les plus lointaines.

Jean-Jacques M’µ

Les catalans sont en général catalanistes ! Rire

Tu dois certainement savoir parler catalan !

 

Catalanistes, les Catalans ?... sans doute. Mais s'il n'y en a un qui ne le serait pas, ce serait moi, hé hé hé !...

 

Première partie de la réponse. Par l'absurde. Du point de vue officiel, selon cette façon de voir, la France serait donc française, puisque avec la langue française ?... Ouai ?... C'est nettement moins vrai quand on s'avise des grandes différences de compréhension entre corps de métiers, ou de l'incompréhension quasi-totale entre classes sociales (quoi qu'on en dise, les classes sociales existent encore, et ça se traduit par le langage, par les grands écarts entre le sens et la valeur que chacun donne aux mots depuis son statut qui le coupe des autres, ces autres qui, derrière leurs guichets respectifs, de systèmes ou d'humanité, possèdent pourtant la même langue a priori.)... et c'est nettement moins vrai, encore, quand on se penche derrière son président. Non ?...

Pour ma mère et sa mère, c'est sûr, elles sont Catalanes ET catalanistes. Pour mes deux soeurs aînées, c'est encore sans doute un peu vrai, oui, mais surtout côté français, et plus nuancé face à la Catalogne barcelonaise ou aragonaise. Quant à ma petite soeur et moi-même, c'est nettement plus en désaccord. En rupture, même, en ce qui me concerne.

Deuxième partie. Par une tentative d'érudition (ô combien superficielle et rapide). Thèse de Yolaine Cultiaux à l'institut d'études politiques d'Aix-en-Provence :

Le Nationalisme comme différentialisme intégrateur : le catalanisme face à l'État espagnol et à la construction européenne, [sans date] probablement 1999, – ou, encore :

Le Nouveau Statut d'autonomie de la Catalogne : acte II de l'État des Autonomies, 2007.

Sur le catalanismeSur le catalanisme© CAIRN infos, 2007

(Serait-ce un effet d'une lecture trop rapide de ma part ? mais il me semble percevoir une forme d’européocentrisme chez cette éminente chercheuse grenobloise, dont l'essentiel des argumentaires reste limité autour des objectifs d'une allégeance européenne qui, elle, continue cependant de négliger les incidences désastreuses des positions du marché européen sur la plus grande partie du monde : industrie agro-alimentaire extrêmement nocive pour les populations et pour l’environnement, prépondérance du financier sur toute autre considération, culturelle, sociale, professionnelle, État-providence soumettant la production aux subventions-chantages de l'intensif ou de l'extensif…)

Le catalanisme profite aux industries du textile (un textile qui pille les champs de coton du monde, en Asie et aux Amériques) ; il profite au commerce et aux banques (qui n'ont jamais été sociales, ou alors on nous aurait trompé ?...) ; il profite à l'affairisme financier qui soutient (et qui est soutenu par) les politiques les plus ultra-libérales du libre échangisme, grâce à un discours leurre qui abuse démagogiquement ceux qui ne veulent pas voir les conséquences de ces décisions.

Bref, à titre personnel, je suis à peu près aussi hostile au catalanisme qu'à toutes ces théories trompeuses autour des identités, qu'elles soient locales, régionales ou nationales. D'autre part, je comprends (globalement) le catalan parlé, je le lis assez bien, mais je ne le parle pas, et je ne l'écris qu'avec la traduction électronique, c'est-à-dire, très incertaine.

Jean-Jacques M’µ

à Élisa,

Oui, les revirements de l'opinion, les oublis, ça existe chez nous tous, chez nous toutes. Nous avons besoin d'émotions IN MEDIA RES, sur le moment, spontanées, et nous avons ensuite, aussi, besoin de réflexion, de recul, pour prendre la mesure de ce qui nous avait ému précédemment. Parfois, il arrive qu'on se ravise en se disant qu'on s'était trompé, parfois on accepte de nuancer, parfois, on passe à d'autres choses, plus essentielles. Tout le monde fonctionne comme ça. Et, jour après jour, la vie glisse, avec son flot d'ingratitudes, de désinvoltures, de négligences... Qui ressurgissent parfois sans qu'on s'y attende. Bon. J'aime vivre.

Allez, j'ai encore du boulot, j'y retourne.

Jean-Jacques M’µ

 

L’affairisme s’inquiète de la réelle démocratie maintenant !

 

 

« Depuis le début de la crise financière en 2008, nos gouvernants ont décidé de mettre à genoux les peuples au lieu de faire payer les banques. Les démocraties européennes ont été séquestrées par les marchés financiers internationaux. Nous sommes pris à la gorge par les plans d’austérité qui se multiplient partout en Europe. Le chômage a explosé et plonge dans la précarité et la misère des millions de personnes. La crise touche tout le monde. En France, alors que les profits du CAC 40 ont doublé, le chômage des jeunes atteint 25 %. En Espagne, c’est 40 % des moins de 35 ans qui sont sans emploi.

Face à cela, le peuple espagnol s’est soulevé. Depuis le 15 Mai, ce sont des dizaines de milliers d’espagnols qui occupent les places jour et nuit. Le mouvement Democracia Real Ya ! (Une démocratie réelle maintenant !) s’organise autour de deux axes de revendications : régénération démocratique du système politique et défense d’une politique sociale. Il s’agit d’une véritable mobilisation citoyenne totalement indépendante et autogérée.

Suite aux rassemblement de solidarité organisés par les Espagnols résidant en France, nous citoyens nous reconnaissons dans les aspirations du peuple Espagnol. Nous appelons chacun à devenir acteur de cette dynamique de changement. La révolte des pays arabes a traversé la Méditerranée. Le réveil du peuple espagnol envoie un message clair à tous les européens, à nous de saisir cette opportunité.

Face à cette oligarchie politique qui détient tous les pouvoirs, revendiquons la convocation d’une Assemblée Constituante pour rappeler à nos gouvernants que le seul souverain, c’est le peuple !
Face à la poignée d’ultra riches qui parasitent notre société, exigeons une nouvelle répartition des richesses !

Système dénoncéSystème dénoncé© démocratie réelle maintenant !
Nous appelons donc partout en France à l’organisation de rassemblements et d’occupations pacifiques des places publiques. C’est en nous réappropriant l’espace public que nous déciderons ensemble des revendications et des moyens d’action (culturels, artistiques, politiques et citoyens).
La seule limite à l’exploitation, c’est la résistance à l’exploitation ! »

Voté à l’unanimité par l’Assemblée Générale de Paris,
Place de la Bastille,
Dimanche 22 Mai 2010

http://reelledemocratie.fr /

Toujours en Méditerranée, encore et toujours cet affrontement entre la volonté de libération des populations d’un côté, contre les menaces de répression militaire de l'autre :

 

Flottille pour Gaza : le bateau français appareillera samedi 18 au matin à Marseillevendredi 17 juin 2011, par La Rédaction AL-LOUFOK

La flottille internationale doit se rassembler avant de voguer vers Gaza le 25 juin.
"Alors que dans le monde arabe les choses bougent, il nous faut accompagner Israël pour que ce pays ne reste pas le seul de la région arcquebouté à des valeurs guerrières", a déclaré à l’AFP Jean-Paul Lecoq, député PCF du Havre.
Le député a prévenu de sa présence à bord le ministre des Affaires étrangères français Alain Juppé, qui avait demandé début mai aux Français voulant participer à cette initiative d’y renoncer.

« Alain Juppé ne doit pas se faire le porte-parole (du Premier ministre israélien Benjamin) Netanyahu mais au contraire s’inscrire dans les valeurs de la République française qui nous invitent à rompre ce blocus », a ajouté Jean-Paul Lecoq.
Membre de la commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale, Jean-Paul Lecoq s’est déjà rendu dans la bande de Gaza, mais par voie terrestre, en février 2009, juste après l’opération "Plomb durci" menée par l’armée israélienne.

(Vendredi, 17 juin 2011 - Avec les agences de presse)

Le G20 agricole vient de se terminer sans prendre les décisions qui s'imposent pour prévenir une nouvelle crise alimentaire. Il reste 4 mois pour signer et faire signer la pétition "Ne jouez pas avec notre nourriture" !

Si vous ne l'avez pas encore fait, c'est le moment d'agir sur :

http://www.peuples-solidaires.org/ne-jouez-pas-avec-notre-nourriture/

download?mid=1%5f1306637%5fAKOxktkAALHbT

Merci de diffuser ce message très largement !


Le "G20 Agricole", sommet des ministres de l'Agriculture des 20 pays les plus puissants du monde, vient de se terminer.

Agrocarburants, taxe sur les transactions financières, accaparements de terres, financiarisation des marchés, spéculation sur les produits agricoles, commerce équitable… aucune des décisions qui s'imposaient n'a été prise sur ces dossiers essentiels qui engagent la vie de millions de personnes.

"En 2009, le G20 a sauvé les banques. Malheureusement, il n'a aujourd'hui pas la volonté de sauver des millions de vies en empêchant la crise alimentaire qui nous menace et qui frappera les plus démunis" a résumé Adriano Campolina, directeur d'ActionAid Brésil.

Les militant-e-s de Peuples Solidaires / ActionAid ont pour leur part participé, avec ceux d'autres mouvements issus de nombreux pays, à une contre-manifestation rassemblée derrière le slogan "Ne jouez pas avec notre nourriture !".

download?mid=1%5f1306637%5fAKOxktkAALHbT

« G20, j’ai faim »,

« La vie, pas la bourse »,

« La planète est dans la rue »...

... ont scandé les manifestant-e-s réuni-e-s au jardin des Tuileries pour une contre - manifestation active et festive.

Il reste quatre mois pour nous mobiliser avant le sommet des chefs d'Etat qui se tiendra à Cannes en novembre.

Pour en savoir plus : http://www.peuples-solidaires.org/allo-le-g20/

Solidairement,

L'équipe de Peuples Solidaires

Cliquez ici si vous souhaitez ne plus recevoir de messages relatifs au G8 /G20


www.peuples-solidaires.org

Contact : 10 quai de Richemont - 35000 Rennes (02 99 30 60 53)

Souveraineté alimentaire, dignité au travail, droits des femmes : la fédération Peuples Solidaires soutient les femmes et les hommes qui, partout dans le monde, luttent pour leurs droits économiques, sociaux et culturels. Elle appuie les organisations de la société civile au Sud, en mobilisant les citoyen-ne-s, en informant le public, en alertant les médias, et en faisant pression sur les décideurs. Peuples Solidaires rassemble 70 groupes locaux, 11 000 membres individuels et est associée au réseau international ActionAid (www.actionaid.org)

Newsletter
Je m'identifie