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Violences institutionnelles : après le suicide d’une enseignante

Actes de feux, lettres en fuméesActes de feux, lettres en fumées© Inconnu

 

Message des enseignants du Lycée Jean Moulin de Béziers

Notre collègue du lycée Jean-Moulins à Béziers qui s’est immolée est décédée. Nous sommes tous bouleversés voire traumatisés. Nous sommes en AG depuis deux jours et avons refusé d’accueillir les élèves en classe, et décidé une grève illimitée jusqu’à ce que les responsabilités soient établies.
Voici notre programme :
Lundi 17, matin 8h AG, après-midi marche blanche silencieuse avec un bandeau noir à Béziers
Mardi matin AG, 14H départ pour une manifestation académique au rectorat de Montpellier
Mercredi 19 : obsèques ?
Jeudi 10h : débrayage, commémoration de ce drame dans tous les établissements de France.
Nous souhaitons une mobilisation générale pour que la souffrance au travail cesse et que de tels drames ne se renouvellent plus.
PS : Lise a dit en s’enflammant : « Je le fais pour Vous »
Luc Chatel a menti, elle n’était pas suivie médicalement, ni fragile, mais consciencieuse, compétente, aimant son travail et courageuse.

 

http://www.midilibre.fr/2011/10/14/beziers-l-enseignante-qui-s-etait-
immolee-par-le-feu-est-decedee,402372.php

 


Pour la défense des personnels confrontés aux risques psycho-sociaux (collectif d’enseignants toulousains)

D’année en année, la situation des publics scolaires et des personnels s’aggrave, donnant lieu désormais à des faits dramatiques : tentatives de meurtre, suicides... Cette crise, alimentée par un dispositif de réformes destructrices et par la montée réactionnelle des violences au niveau des publics, est accentuée par les états de fait
suivants :
Pas d’évaluation ministérielle de la souffrance au travail (à la différence de l’entreprise France Télécom, par exemple)
Comportement aléatoire des personnels d’encadrement, qui peuvent soutenir le/la collègue en difficulté ou l’incriminer pour des manquements en matière d’autorité
Pas de prise en compte de la féminisation de la corporation comme facteur de vulnérabilité psycho-sociale
Isolement des personnels mis en difficulté : pas de prise en charge par la MAIF-Autonome de solidarité de la grande majorité des cas de violence (seuls sont pris en compte les faits passibles de peines, par exemple sous forme de violence physique); prise en compte insuffisante de cette problématique par les syndicats
Récupération de ce déficit par SOS Education, association proche de l’extrême-droite.
La défense syndicale des personnels en difficulté passe entre autres par la réalisation des objectifs suivants :
Accueil et écoute des personnels; conseil sur les démarches administratives, médicales, juridiques...à mener
Défense des personnels auprès des autorités administratives : suivi de leur carrière, souvent bloquée de ce fait (phénomène de la « double peine »)
Constitution et large diffusion de statistiques sur l’évolution du phénomène
Interpellation régulière des pouvoirs publics, dans le sens du strict respect des prérogatives et de l’autorité des personnels enseignants et d’éducation, de l’application à l’Éducation nationale des procédures concernant la souffrance au travail dans les entreprises (France Télécom...) et de la promotion d’une politique
éducative active en matière de citoyenneté et de parité.

 

 

Professeur : la profession la plus exposée au suicide... (par SUD-Education)
Face au malaise grandissant chez les enseignants, le syndicat Sud-Education 29 va mener une enquête en partenariat avec l’UBO pour « ouvrir la parole » dans l’Éducation nationale. Les profs sont les plus exposés au suicide, 39 pour 100 000, assure Olivier Cuzon, de Sud-Education 29, qui se base sur une étude de l’Inserm. Des suicides qui font moins de bruit qu’à France Télécom, d’autant que perdure le
cliché du prof heureux, toujours en vacances.

 

« En l’absence de lieu de parole dans l’Éducation nationale, nous avons organisé des rencontres tout au long de l’année avec Cyril Labous, psychologue au CHU de Brest. Le compte rendu est édifiant », s’inquiète Sébastien Menes.

 

Et le syndicaliste de poursuivre en dénonçant « l’accroissement du surmenage, de la charge de travail, de la paperasserie, des successions de réformes, des classes surchargées ». Bref, une accumulation de contraintes, « sans compter les suppressions de postes », qui fragilise les enseignants.


« Ce ne sont pas les enseignants qui sont fragiles mais l’organisation, de plus en plus calquée sur celle des entreprises, qui les rend malades », rectifie Géraldine Lebagousse.


« Quand les profs osent enfin exposer leurs problèmes, la hiérarchie leur reproche de manquer d’autorité. Et, de plus en plus, les licencie pour "insuffisance professionnelle". Ils ont le sentiment qu’on leur fait porter la responsabilité de l’échec scolaire », déplore Michel Boury.
Source = http://www.gauchemip.org/spip.php?article10933

 

Liste de discussion nationale permet, entre deux AG nationales, de mettre directement en contact les différents départements en lutte : diffusion des informations au niveau national (CR AG Départementales, articles de presse nationale, événements importants...) ; mutualisation des documents (textes intéressants ; diaporamas; affiches...) réflexion collective sur la mobilisation pour
un service public d’éducation de qualité pour tous...
Pensez à signer et faire signer la pétition École en Danger sur:
www.ecoleendanger.org
Pour s’inscrire: agnationaledescollectifs-subscribe@yahoogroups.com

Tous les commentaires

Merci de ces informations.

J'ajouterai à cette liste que ce qui met l'éducation et les enseignants en danger, c'est l'abandon de la société à une tyrannie de la TV, de la publicité, de la satisfaction immédiate des désirs, etc... avec dévalorisation de la plupart des outils émancipateurs qui ont forgé plusieurs générations de citoyens: lecture, notamment.

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Lise Bonnafous (c'était son nom) a commis l'irréparable, mais peut-être a-t-elle pensé au résultat de l'immolation de ce jeune Tunisien, Abdelassem Trimech... une révolution!

Dans cet article de Tunivisions, on peut lire à propos des divers suicides par le feu:

"Copie ou coïncidence ?

Pourquoi avoir choisi de se suicider par le feu, manière atroce pour mourir ? La réponse la plus évidente- et non moins la plus satisfaisante- reste ce besoin d’attirer l’attention par un acte certes horrible mais surtout spectaculaire. A défaut de n’avoir pas été entendu, de n’avoir pas été pris au sérieux ou considéré comme un être humain, la seule manière de garantir une attention de l’autre pour être enfin entendu s’avère être l’immolation."

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Cela fait des années que des enseignants et des éducateurs attirent l'attention sur le rôle délétère de la télévision et de certains de ses programmes, par exemple... Mais nombre de "psychologues" ou autres "spécialistes" (sociologues etc...) leur ont opposé un déni réitéré, jusqu'à ce que, plus récemment, de nouvelles études viennent démentir les "optimistes".Faire des hypothèses, les examiner, les contester, les confirmer, c'est une démarche nécessaire, mais quand il s'agit de la formation des Humains de demain, on devrait, comme en ce qui concerne le nucléaire, appliquer un principe de précaution. Le même genre de déni a été opposé, dans les années 70-80 à ceux qui mettaient en garde contre la pollution et la société de consommation. On s'est gaussé d'eux. Maintenant, les faits leur donnent raison!!!!

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Le seul obstacle au bon sens citoyen, c'est toujours le même: l'avidité pour le pognon, le désir de puissance de ceux qui se croient des "élites".

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Mais quand l'Humanité se donnera-t-elle le moyen de réduire au silence et à l'impuissance ces tendances infantiles? Le pourra-t-elle seulement avant de disparaître???????

 

 

Merci, cher Jean-Jacques.

 

Ce n'est pas un hasard si les candidats aux concours d'enseignants se raréfient...

 

Le burn out des enseignants:

http://www.lexpress.fr/actualite/societe/education/pres-d-un-professeur-sur-cinq-au-bord-du-burn-out_1042359.html

Merci JJMU,

 

Ta contribution tombe vraiment "étonnament à pic". Je sors (enfin hier soir, plutôt) d'une conférence animée par l'ARFTLV et l'ONISEP sur l'éducation et l'orientation (en milieu scolaire).

 

Je te le fais en résumé : Le monde change mais tout va bien puisque tout est sous contrôle.

 

Je te laisse, j'ai ma séance de punching-ball.

C'est quand la révolution ?

C'est quand qu'on va se lever ?

J'ai pas la date, moi !

Faut attendre ?

Mais si ça continue comme ça un de ces matins, j'arriverai peut-être pas à me lever, trop peur de croiser un miroir sur mon chemin.

Quand ?...

Faites passer le mot : si nous ne sommes que 10 % de consommateurs à refuser d'acheter durant le week-end du 12-13 novembre 2011, les pompes à essence et la grande distribution tousseront... Si nous sommes 20 %, ils s'enrhumeront... Si nous reproduisons le phénomène un mois plus tard (Noël, Noël !...), nous l'enrayons... Si notre mouvement s'amplifie et s'accélère, les places boursières seront tenues d'entendre nos revendications.

Et ça ne nous aura rien coûté. Nous aurons touché là où ça leur fait mal : le porte-monnaie.

Jean-Jacques M’µ

email envoyé aux 5186 signataires de la pétition
P1994 - MADELEINE A BESOIN DE VOUS !
http://resf.info/P1994
Madeleine ne sera pas expulsée ; elle va pouvoir rester en France !
Aujourd'hui mercredi 19 Octobre, Madeleine a été reçue en préfecture. Nous étions 2 à l'accompagner : Stéphane Haar, président de la JOC et Odile du RESF (réseau éducation sans frontières). Daniel du CEFY (Collectif Etrangers Français en Yvelines) n'ayant pas pu venir.
Elle a reçu un récépissé avec autorisation de travailler valable 3 mois.
Cette première victoire est bien sûr d'abord la victoire de Madeleine mais elle a été permise grâce au soutien de vous tous ( environ 10 000 signatures dont 5146 en ligne et les autres sur papier), ainsi qu'aux nombreuses personnalités qui sont intervenues auprès du Préfet des Yvelines.
Pour beaucoup d'entre vous, en signant la pétition pour Madeleine vous avez fait connaissance avec le RESF http://www.educationsansfrontieres.org/
Tous les jeunes, toutes les familles avec enfants scolarisés qui sont en danger d'expulsion n'ont malheureusement pas le même soutien que celui dont Madeleine a pu profiter. Chaque jour, ce sont des vies brisées, ds familles démantelées, des personnes que l'on renvoie dans des pays où ils n'ont plus aucune attache, où certains n'auront pas les soins nécessaires, où d'autres seront en danger.
Leur expulsion est aussi injuste
Si vous voulez les soutenir, n'hésitez pas à aller régulièrement voir :
http://www.educationsansfrontieres.org/petitions
Nous connaissons Madeleine depuis plusieurs années. Daniel l'a, dès 2006, accompagnée dans ses démarches en préfecture.
Madeleine a rejoint notre réseau en 2008 ; elle a participé à toutes les réunions regroupant d'autres jeunes en danger comme elle http://www.resf78.ouvaton.org/
Nous vous tiendrons au courant dès que Madeleine recevra son titre de séjour
un grand MERCI à TOUS

Même si la France compte près d'un million d'enseignants, l'Etat n'a que peu d'informations et de statistiques concernant la santé de son personnel. En effet, il n'existe pas de médecine du travail pour les enseignants. Mais une étude menée auprès de plus de 2000 enseignants par Georges Fotinos (ancien inspecteur général) et José-Mario Horenstein, médecin psychiatre) a de quoi susciter quelques craintes.

Ce document, dont les résultats viennent d'être révélés par Le Monde, donne 17 % d'enseignants du secondaire touchés par le burn-out alors qu'ils ne sont « que » 11 % dans le privé. Le lieu d'exercice joue mais ce sont surtout les jeunes enseignants qui sont touchés. Et 30 % des enseignants interrogés pensent souvent à quitter le métier. Cette étude paraîtra prochainement au sein d'un rapport dénommé La qualité de vie au travail dans les lycées et collèges. Le burn-out des enseignants, rapporte l'AFP.

Par Victor de Sepausy, le jeudi 20 octobre 2011 à 07:44:14

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