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Charte mondiale des Migrants : suite des mobilisations du 18 décembre

Évaluation collective de la journée mondiale d’action du 18 Décembre 2011 pour les droits des migrants, des réfugiés et des personnes déplacées.
Antécédents organisationnels de la journée mondiale d'action
Pendant le Forum mondial pour les migrations tenu à Quito en 2010, les organisations Arci, Comité Comité Promotor del Tribunal Internacional de Conciencia, Manifesto Euro-Africain, Migreurop e Miredes ont proposé un atelier intitulé “Pour une journée de grève mondiale pour les droits et la dignité des migrants, pour la justice et contre le racisme.”  L'initiative a voulu rassembler les expériences de luttes faites le 1er mai 2006 aux États-Unis et le 1er Mars en Europe : « une journée sans nous ».
Au cours du débat développé dans l’atelier, les participants ont reconnu l’utilité des discussions théoriques qui se développaient dans le Forum de la migration dont l’importance est de connaître et de se connecter avec d’autres organisations qui défendent les droits des migrants. Toutefois, il  est également souligné le manque d’initiatives mondiales de lutte qui permettraient à l’ensemble du mouvement des migrants et de ses soutiens à  se reconnaître et à s’affirmer davantage comme un mouvement transnational.
Ce besoin a connu des réponses dans le Forum mondial pour les migrations et il avait été alors voté à l’unanimité la création d’une mobilisation mondiale 
contre le racisme et une grève à la date du 18 Décembre 2011 pour les droits et la dignité des migrants, des réfugiés et des personnes déplacées.Une proposition similaire avait été présentée par l’organisation Boston May Day Comitée (États-Unis) dans le Forum Social des Amériques en 2008 au Guatemala et, précédemment, dans le Forum Social Mondial en 2007 au Kenya. Malheureusement, la proposition n’a abouti à rien.
Plus tard, lors du Forum mondial de Dakar qui s’est tenu en février 2011, la proposition de grève a été modifiée. Il a été reconnu collectivement un excès d’enthousiasme à l’idée d’une grève, dont les possibilités de réalisation sont encore faibles. Il a donc été décidé de réviser la proposition et d’organiser une journée mondiale avec différents types d'initiatives (expositions, manifestations culturelles, promenades, etc.).
Aspects positifs et négatifs de la journée
Globalement, nous considérons que la journée du 18 Décembre 2011 a atteint un seuil minimal d’objectifs importants. Nous commençons d’abord par souligner les aspects positifs que nous considérons :
1) d’après les informations que nous avons, la journée a eu un impact dans 27 pays. Certains pays ont organisé des initiatives dans plusieurs villes : en Allemagne, Autriche, Argentine, Belgique, Brésil, Bulgarie, Burkina Fasso, Cameroun, Canada, Equador, Espagne, États-Unis, Salvador, France, Guatemala, Hollande, Italie, Corée, Maroc, Mali, Mexique, Niger, Pérou , Suisse, Sénégal, Tunisie et Uruguay. Nous considérons que le résultat est positif, étant donné que c’était la première expérience. Les activités qui se sont organisées ont été très différentes entre elles : des événements, des conférences, des formations, des activités sportives et culturelles. Nous préparons une liste détaillée des initiatives, mais nous avons besoin des rapports.
2) Ce résultat a été rendu possible grâce au travail effectué au cours des années précédentes par plusieurs réseaux internationaux (tels que la radio 18/12 basée à Bruxelles, le Réseau national pour les droits des immigrants et des réfugiés aux États-Unis). Ces dernières années, ils ont mené des activités pour promouvoir la ratification de la « Convention internationale sur la protection des droits de tous les travailleurs migrants et membres de leurs familles » en vue de la journée du 18 décembre. Cependant, nous considérons qu’après avoir discuté en 2011 et voté sur la mise en œuvre de la journée internationale d’action dans des domaines tels que le Forum Mondial sur la Migration et le Forum social mondial, la création du site et le logo de la journée mondiale, l’organisation de rencontres internationales via Skype ont véhiculé les informations entre les différentes organisations au niveau international. Tous ces aspects ont permis un pas vers la mondialisation de la journée du 18 décembre et une grande dimension transnationale de la lutte du mouvement des migrants.
3) Un autre aspect que nous considérons méthodologique et important est la construction de la journée dans le respect des identités et des spécificités de chaque organisation. Les organisations qui ont construit la journée d’action sont très différentes les unes des autres. Certaines font partie de réseaux internationaux, et d’autres non. Les activités qui se développent sont très différentes. Nous considérons cet aspect comme une richesse, notamment par le fait que les contenu présentés dans chaque activité étaient très différents les uns des autres.
 
4) Coordination de la journée : un autre aspect que nous considérons important est, malgré l’absence totale de financement des activités, la coordination a pu se réaliser avec dignité. Les réunions ont été assistées sur Skype. Il est possible d’élargir et d’aménager le travail de prise de contact avec d’autres organisations et réseaux.
Limites de la journée mondiale d’action :
1) Difficultés de communication : nous sommes conscients du fait que les militants sont surchargés de travail (un travail souvent bénévole), mais nous croyons important un effort pour améliorer la communication et l’échange. Jusqu'ici, nous avons seulement reçu des rapports, des photos et vidéos des activités du 18 décembre de l’Italie, de la Tunisie, de l’Allemagne, de la Hollande, de la Bulgarie, de l’Espagne (Barcelone et Andalousie), du Pérou, de la Suisse, du Cameroun et du Salvador. Nous attendons que les autres envoient leurs matériels et nous espérons que le bilan de la journée pourra être un moment collectif.
2) Dimension de la journée mondiale d'action : dans certaines localités, nous avons pu noter que la journée a eu une dimension internationale et l’effort a été loin de rester isolé à un seul pays. Certains camarades ont insisté pour avoir des liens avec d’autres pays pour diffuser le sens de la journée internationale. Nous avons beaucoup à apprendre de ces initiatives. Le logo de la journée d’action est l’élément fédérateur des activités. La présence (ou l’absence) de cet élément pourrait contribuer à donner une dimension plus transnationale de l’action. Espérons que la vidéo apportera une nouvelle contribution.
3) Bien que reconnaissant l’aspect positif de la variété des revendications, il manquait cependant un élément revendicatif unitaire. Exiger la ratification de la Convention relative aux droits de tous les travailleurs migrants et de leurs familles pourrait être un facteur en ce sens. Nous demandons à d’autres pays de se manifester sur ce sujet. La ratification de la Convention est particulièrement nécessaire en Europe, aux États-Unis et au Canada, et nous y invitons les autres pays qui n’ont pas encore adhéré. Car, même dans des pays comme le Mexique où la convention a été signée, les droits des migrants en transit provenant d’Amérique centrale vers les États-Unis (mais pas seulement) sont violés de manière flagrante.
4) il est important de noter que, malheureusement, beaucoup d’organisations qui ont signé les accords de Quito et de Dakar n’ont pas participé à la mise en œuvre de la proposition, ou bien ils y ont participé d’une manière très limitée. Sans doute est-ce une leçon à prendre en compte et qu’à l’avenir, ils sauront reprendre leur part d’enthousiasme initial lorsque de nouvelles propositions se présenteront dans les instances internationales comme le Forum social.
5) En résumé, nous considérons que la journée mondiale d’action a été couronnée de succès et nous croyons qu’il est important de travailler à consolider cette première expérience.
Certes, le prochain Forum Social Mondial des Migrations (2012) et le Forum continental régional qui se développeront dans les mois à venir pourront être des moments de réflexions collectives sur l’expérience que nous avons eu à construire ensemble.
Comme nous avons écrit sur le site, la journée mondiale d’action vise à être un lieu de convergence des luttes afin que toutes les organisations se développent pour protéger les droits des migrants, des réfugiés et des personnes déplacées ; un espace qui nous permette de nous reconnaître comme un mouvement mondial ; une plate-forme à partir de laquelle nous diffuserons au niveau mondial et global toutes nos revendications.
Après le 18 décembre 2011, nous sommes plus que convaincus que l’organisation d’une journée mondiale d’action pour les droits des migrants, des réfugiés et des personnes déplacées est possible. Même si la réalité nous a montré que la proposition d’une grève internationale des immigrants et leurs partisans, est un objectif lointain, la mobilisation annuelle devrait servir de véhicule pour construire cette possibilité.
Dans cette perspective, nous croyons qu’il est important de travailler pour avoir le soutien des syndicats, des mouvements des travailleurs, des paysans, des étudiants, des femmes et des peuples autochtones, afin de nous assurer que la journée n’appartiendra pas seulement aux migrants et antiracistes, mais à tous les mouvements sociaux.
En avant vers la deuxième journée mondiale d’action pour les droits des migrants, réfugiés et personnes déplacées et contre le racisme dans le monde le 18 décembre 2012 !
Edda Pando (ARCI Italie)
Sergio Reyes (Boston Comitée May Day)

Traduction en français revue par Jean-Jacques M’µ

http://globalmigrantsaction.org/index.php?mysection=Francais

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Un lieu dont je rêverai, pour accueillir des échanges de pratiques artistiques :

Selon le Figaro (je vous passe le couplet sur les voleurs, fêtards et autres squatteurs (sic) :

Le hameau de Courbefy, en Haute-Vienne, est à vendre pour 330.000 euros. Il reste dix jours pour acquérir l'ensemble, abandonné depuis 2008.coeur-.gif

C'est une mise en vente pour le moins suprenante que dévoile ce mardi Le Parisien . Un hameau entier, celui de Courbefy, sur la commune de Bussière-Galant dans la Haute-Vienne, cherche un aquéreur. Situé à 40 km de Limoges, l'ensemble aujourd'hui déserté comprend 19 bâtiments et des installations sportives dont un terrain de tennis, des box pour chevaux, une piscine... 330.000 euros nécessaires à son acquisition mais pour le moment, personne ne s'est manifesté.

Le lieu, habité jusque dans les années 1970, s'est progressivement vidé sous l'effet de l'exode rural. Transformé par la suite en une sorte de village de vacances, il a accueilli touristes et colonies. Les derniers propriétaires du site, un couple venu du Gers dans les années 1990, ont échoué dans leur tentative de développer un complexe d'hôtellerie restauration. Aujourd'hui à l'abandon et envahi par la végétation, il n'est plus visité que par des voleurs, fêtards et squatteurs... Au grand dam des habitants de la région qui souhaiteraient voir ressusciter le hameau qui leur rappelle tant de souvenirs.

Plus que 10 jours pour acquérir le hameau

Voir leur village devenir fantôme est véritablement un crève-coeur pour nombre d'habitants du coin, comme Jean-Pierre Château, qui se souvient de «cette ambiance de l'ancien temps» et des «fêtes votives qui étaient organisées jusqu'à la fin des année 1960». Le passé du site fut même prestigieux, à en croire la chapelle toute proche ou les ruines d'un château du XIIIème siècle. A cette époque, le village aurait même compté jusqu'à 2000 âmes!

La communauté de communes des Monts de Châlus «a bien étudié la possibilité de se porter acquéreur mais il faut être objectif, nos petites communes n'ont par les moyens de se lancer dans un tel projet de réhabilitation qui coûterait au moins aussi cher que le rachat du hameau», a déploré Bernard Guilhem, maire délégué de Saint-Nicolas-Courbefy à Europe 1.Mis aux enchères lundi dernier par le tribunal de Limoges, le village n'a pu trouvé acquéreur. Il ne lui reste plus que 10 jours pour trouver un repreneur, faute de quoi il restera définitivement la propriété du Crédit Agricole.

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