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Syrie: Agir maintenant ou être complice

Armée japonaise / Armée syrienneArmée japonaise / Armée syrienne© anonymes

Collectif Urgence Solidarité Syrie. Communiqué du 16 août 2O1. L’intensification de la répression à l’encontre de la population syrienne, par le régime du Président Bachar El Assad, est l’illustration de la totale inefficacité de la dernière « déclaration » du Conseil de Sécurité de l’ONU condamnant la répression contre les manifestants.

Le Collectif Urgence Solidarité Syrie avait considéré cette déclaration, non contraignante, comme une autorisation de tuer en toute

impunité ; les faits nous donnent cruellement raison.

 

Jeudi prochain [24 août 2011], le Conseil de Sécurité de l’ONU doit, à nouveau, se pencher sur la situation en Syrie. Dans une lettre ouverte aux Présidents de la République Populaire de Chine et de Russie, nous les exhortions à ne pas utiliser leur droit de veto à une résolution claire, demandant au Procureur de la Cour Pénale Internationale de se saisir de la situation humanitaire en Syrie, afin de poursuivre tous les responsables des crimes au sein de la population civile.

 

Chaque jour apporte son lot de morts, de disparitions, d’arrestations et de tortures. La qualification de « crimes contre l’Humanité » est établie par les organisations de défense des droits de l’Homme, comme Amnesty International et Human Rights Watch.

Au-delà des déclarations d’intention de la part des diplomates, ce sont des actes forts qui sont attendus.

Agir maintenant ou être complices de fait de crimes contre l’Humanité, telle est l’une de ces deux alternatives que les responsables politiques et diplomatiques de la Communauté internationale doivent choisir.

Ils ne peuvent plus dire : « Nous ne connaissions pas la réalité du martyr du peuple syrien se battant dignement pour sa liberté ».

Contact presse : urgencesyrie@gmail.com

Tél : 06 87 56 94 53

Répression en SyrieRépression en Syrie© Collectif

Tous les commentaires

Et encore !... J'avais traîné parce que je l'ai oublié en m'occupant d'autres choses.

La rentrée va me sabrer !...

Jean-Jacques M’µ

Hélas !...

J'aurais préféré que l'histoire me dispensât d'y revenir. Qu'à la suite de Kadhaki, celui-ci aussi terminât enfin son œuvre de mort.

Pleurs

Jean-Jacques M’µ

Syrie: à Paris, violences contre les manifestants

27 Août 2011

Par albert herszkowicz

Les "chabbiha" et autres voyous syriens à l'œuvre à Paris. Dans la soirée du vendredi 26 août, sur la Place du Châtelet à Paris, alors qu'une manifestation de soutien à la révolution syrienne se déroulait comme toutes les jeudis, vendredis et samedis , une dizaine de perturbateurs partisans du président Bachar Al Assad se sont infiltrés parmi les manifestants, les défiant, les injuriant et frappant certains d'entre eux. Au cours de la bagarre qui s'est ensuivie, plusieurs personnes des deux camps ont été blessées. La police est intervenue pour séparer les protagonistes, emmenant avec elle pour enquête l'ensemble des agresseurs et trois des animateurs de la manifestation.

Les Français et Syriens désireux d'apporter leur soutien aux justes revendications de la population syrienne, dans son combat pour la liberté et la dignité, pourront participer, samedi 27 août, à partir de 17h30, à un nouveau rassemblement sur la Place du Châtelet.

 

Les policiers ont été surpris de constater que six des neuf contre-manifestants qui avaient agressé les participants étaient porteurs de passeports diplomatiques syriens. Conformément aux règles en usage, ils ont été contraints de les remettre en liberté. Selon des opposants, il s'agissait pour la plupart de membres de la famille Jad'an. Originaire de Deïr al Zor, la famille Jad'an est étroitement apparentée au clan présidentiel, via le mariage de Manal Jad'an avec Maher Al Assad.

Lorsque les trois manifestants, deux jeunes gens et une femme, ont été relâchés à leur tour, ils ont été à nouveau agressés. Ils ont été entraînés dans une rue secondaire proche du commissariat par les passagers de deux voitures de l'ambassade de Syrie à Paris, auxquels se sont joints d'autres voyous appelés par eux en renfort. Sévèrement passés à tabac, ils souffrent de blessures plus ou moins graves. Elles ont nécessité l'hospitalisation des deux jeunes gens.

Ce n'est pas la première fois que le régime syrien montre chez nous son savoir-faire en matière de perturbation des manifestations hostiles à son endroit. Au début des années 1980, alors qu'une manifestation de protestation contre les crimes commis dans la ville de Hama se déroulait sur le boulevard Saint Germain, l'ambassade de Syrie avait lancé contre eux des dizaines de casseurs, dont certains appartenaient aux tristement célèbres "Brigades de défense" de Rifaat Al Assad. Armés de bâtons, de couteaux, de chaînes et même pour certains d'armes à feu, ils avaient fait des dizaines de blessés.

D'une génération à l'autre les choses en Syrie ne changent décidément pas. Le régime de Bachar Al Assad paraît soucieux de démontrer que, à l'intérieur de ses frontières aussi bien qu'à l'extérieur, il a repris les méthodes à l'honneur du temps son père, et qu'en réponse aux demandes pacifiques ou aux mouvements de protestation, il ne sait, ne peut ou ne veut avoir recours qu'à un seul et unique moyen : la force brutale.

Cette agression devrait contribuer à ouvrir les yeux de ceux qui, niant l'évidence, persistent à affirmer que les forces de l'ordre n'interviennent en Syrie que "pour porter secours aux populations victimes de groupes terroristes islamiques"...

(Information d'après l'excellent site http://syrie.blog.lemonde.fr/)

 

Une fois de plus, nous posons la question: qu'attendent les organisations et associations françaises de défense des droits de l'homme pour organiser des initiatives de soutien au peuple syrien?

voir aussi Halte au massacre du peuple syrien !

Actualisation post-scriptum: lors du rassemblement de ce samedi 27 août Place du Châtelet, forte présence des manifestants syriens très combatifs, mais à nouveau quasi-absence de soutien français. Qu'attendent donc les partis et associations?

Halte au massacre du peuple syrien ! 05 Juin 2011

Par albert herszkowicz

L'histoire se répète tragiquement : face à d'immenses manifestations, face aux massacres perpétrés à l'arme lourde, face à la dictature, les gouvernements assistent sans réagir au massacre du peuple syrien.

Lire la suite

« Je n'entends pas sa voix.

Cet alphabet, que dit-il ?

Le poète doute des forêts qui s'étalent sur ses champs
et fait descendre sur lui ses foudres

***
Amour
sujétion qui librement s'écoule
des jarres de l'éternité...

Amour
Astre qui mendie l'espace... »

(Adonis : Commencement du corps, fin de l'océan est un chant. Traduit de l'arabe par Vénus Khoury-Ghata)

De son vrai nom Ali Ahmed Saïd Esber, Adonis naît dans le nord de la Syrie et
commence à travailler dans les champs très jeune. Mais son père refuse de voir
son fils se contenter de l'agriculture et l'incite à apprendre la poésie. En 1947, alors qu'il n'a que douze ans et que ses parents s'y opposent, il s'échappe pour rejoindre la ville voisine. Le président syrien s'y trouve et Adonis souhaite intégrer l'assemblée des poètes locaux, venus le célébrer. Écarté, il décide tout de même de s'imposer et
parvient à se faire entendre. Le gouvernement, comme la foule, est ébahi par la
prose de l'enfant et tombe sous son charme. Le président décide d'ailleurs de lui offrir une bourse pour ses études. Il sort diplômé en 1954 avec une licence de philosophie. En 1955, son appartenance et son combat pour le Parti national syrien lui valent six mois de prison. Une fois libéré, il s'enfuit à Beyrouth et fonde avec le poète Youssouf al-Khl le magazine Chi'r, revue subversive et controversée. Mais peu à peu, Adonis abandonne le nationalisme militaire pour le panarabisme, mouvement visant à réunifier les peuples arabes. La littérature prend aussi une plus grande place dans sa vie et il commence à traduire en arabe de grands
poètes
comme Baudelaire. En 1980, Adonis doit fuir le Liban à cause de la guerre civile. Il se réfugie à Paris en 1985 et devient le représentant de la Ligue Arabe à l'UNESCO.
Influent, autodidacte et talentueux, Adonis est l'un des plus célèbres poètes arabes.

Rédigé par Cecile Mazin, le lundi 29 août 2011 à 10h20 Adonis, poète d'origine syrienne, vient de recevoir le prix Goethe de la ville de Francfort, devenant ainsi le premier auteur écrivant en langue arabe à obtenir le plus prestigieux des prix d'outre-Rhin.

Le jury a récompensé Adonis pour ses idées modernes et sa pensée critique à l'égard de la culture arabe. En puisant dans les images poétiques des classiques de la littérature, il a fondé un imaginaire puissant et résolument européen, a expliqué le jury.

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Âgé de 81 ans, le poète Adonis a reçu son prix ce dimanche au Goethe-Institut de Francfort. Il réside aujourd'hui à Paris. Le prix Goethe représente une dotation de 50.000 €, est n'est attribué que tous les trois ans.
En parallèle de ce prix, plusieurs auteurs ont également été récompensés : John Le Caré, Adam Michnik ainsi que la réalisatrice Ariane Mnouchkine ont reçu la Médaille Goethe, offerte aux artistes qui soutiennent la langue allemande.
Rappelons aussi que, selon un sondage, l'écrivain Goethe est la personnalité la plus emblématique de l'Allemagne, selon nos voisins d'outre-Rhin.

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