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May

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Que personne ne dorme !...

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À cet amour du soleil levant dont on vole aujourd'hui une part d’aile,

j'ai de la force assez pour voler vers toi.

Nous vaincrons, nous vaincrons, nous vaincrons.

Je t'aime et je regrette d'être tenu si loin, trop loin de toi.

Ce qui t’est arraché est un tourment, le soleil revient,

L'hiver passera et je ferai pousser le printemps pour toi.

Crois-moi. Les beaux jours se construisent à mains nues.

Nous passerons les épreuves car je t’aime.

Aujourd'hui, pleure si tu veux, mais ne sois pas triste.

Nous viendrons à bout de ce qui t’est enlevé aujourd'hui.

Je te le rendrai au centuple.

À quoi servirait l’amour sinon à redonner la vie aux vivants.

Jean-Jacques M’µ

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...

Sincèrement touché de cette suspension du temps à mes mots, Dominique.

Il y a des mystères qui méritent de se taire. Vous qui traduisez l’avez très bien compris, ici, et je vous en remercie avec une émotion mal contenue, mais bénéfique, croyez-le. Nous viendrons à bout de ces horreurs.

Nous tiendrons, nous les dépasserons, malgré les mauvais coups reçus, nous n'en rendrons aucun : nous savons aimer.

Je vous salue avec une vraie sympathie partagée pour ce que vous avez su pressentir, et avec toute la chaleur que je sais, derrière l'écran de ces tristes nuits blanches.

Jean-Jacques M’µ

Gracias mile para tí.

Lo que me asusta mas es de quedarme solo, como hombre, con mi tristesa. Como si las mujeres fueran ùnicas para sentir la compasion frente a la enfermedad ?

Así viven los tíos ?

Brrrr !...

Pour ce qui est des mauvais coups du gouvernement inféodé aux dictatures économiques et financières, nous pouvons mobiliser les consommateurs les plus lucides pour ne pas consommer un jour ou un week-end :

GRÈVE GÉNÉRALE DE LA CONSOMMATION

une forte réduction de la grande distribution et des pompes à essence, un jour concerté, et leur système tremble !

(Chiche ?... les 12-13 novembre ?...)

Jean-Jacques M’µ

Paradoxalement cet appel à la grève générale de la consommation un jour ou un week-end, tout comme la signature de la pétition contre la dictature financière, me semble ne faire que conforter ce qu'il dénonce. Je pense que face à ces initiatives le système tremble effectivement, mais de bonheur, en voyant ces brindilles s'écraser lamentablement sur leur coque blindée.

Et que proposes-tu pour qu'on ne s'écrase pas comme des mouches face à cette immense machine ?...

Jean-Jacques M’µ

de s'approcher avec curiosité de cette puissante et épouvantable machine d'un battement d'ailes prudent mais confiant. De s'apercevoir que loin de n'être composée que par la poignée de ceux qui en impriment le mouvement général aussi bourrique que grinçant, la machine est en fait principalement formée d'une multitude de miroirs reflétant l'image d'autant de citoyens. D'en parcourir obstinément la surface jusqu'à se retrouver nez à nez avec sa propre image. De s'interroger alors de savoir si cette participation au vivre ensemble aux yeux de la société, est à sa juste place dans cette machine délétère et finalement malveillante. D'agir NON en retirant son image de la surface de cette machine, de la garder sous l'aile en attendant de pouvoir la placer dans une future machine dont on appelle de ses voeux la constitution. De savoir que la fraternité impose de continuer à suivre le mouvement de cette machine, et d'en rester proche pour envisager l'avenir grâce au mouvement de ceux qui s'en détachent avec bienveillance.

(je me rends compte que cette laborieuse réponse imagée ne répond finalement pas à ta question, mais le temps me manque et le devoir m'appelle... @+)

Je crois comprendre, et je me demande si tu m'autoriserais à mettre cet échange dans les Médiapartiennes que projette d'éditer, contenant les débats qui me tinennent à coeur.

Je serai d'accord avec la démarche telle que tu l'exposes joliment ici..

Je ne vois pas en quoi elle serait si contradictoire avec les actions telles que l'Appel contre la dictature fiancière ou une grève générale de la consommation.

Jean-Jacques M’µ

"je me demande si tu m'autoriserais à mettre cet échange dans les Médiapartiennes que projette d'éditer" : bien sûr que tu peux ! Et d'ailleurs au risque de paraître encore plus obscur, je préciserai que je classerai précisément la promotion immédiate et la plus rigoureuse possible d'une culture libre et le rejet tout aussi immédiat et le plus rigoureux possible de cet oxymore carcan de la "propriété intellectuelle" dans la catégorie des actions citoyennes qui me semblent les plus efficaces pour conbattre cette machine dénoncée, plus efficace qu'une quelconque grève ou pétition car porteur d'une révolution réaliste car individuelle... Le temps me manque pour mieux expliquer ce gloubi boulga, mais cela n'enlève en rien l'intérêt pour moi de ces discussions, et cela renforce même l'intérêt d'en synthétiser le contenu comme tu te proposes de le faire !

En général, je me méfie des gens imprévisibles... (je me suis fait parfois très mal à leur faire confiance)... Pour le moment, je suis plutôt favorablement ouvert à l'imprévu avec toi...

Pourvu que ça dure !...

J'ai presque envie de finir sur un "amitié", mais en général, on attend encore un peu, histoire de se mieux connaître.

En tous cas, le dialogue semble agéablement contradictoire, avec toi. Ça promet !

À bientôt, donc.

Jean-Jacques M’µ

eh eh :)

Ce qui est certain c'est que l'enrichissement mutuel des nos opinions et de notre culture grâce à l'autre n'impose aucune reconnaissance préalable d'un lien d'amitié, même s'il a toutes les chances d'être observé plus tard, à la manière d'une évidence qui s'imposera d'elle-même ;)

C'est effectivement un ressort, chez moi : l'évidence.

Continuons, nous verrons bien !

Jean-Jacques M’µ

"À quoi servirait l’amour sinon à redonner la vie aux vivants.".

Merci cher Jean-Jacques de finir ma journée sur cette note exquise.

Ça franchement, Pierre-Maël, je suis très agréablement surpris !... Quel plaisir de te trouver là !...

Voici ce que je m'apprêtais à lui écrire (pour situer : on lui a arraché aujourd'hui le lotus qui grandissait dans son cœur, elle est à l'autre bout du monde, m'a prévenu trop tard pour que je puisse m'organiser, et j'attends un signe de l'hôpital ou de nos amis sur place...) :

.

 

重建

 

尽管有这些黑暗的日子

我们会发现在你的心脏的鸟

旅游歌曲

 

我们准备过冬夜

要返回地球,一个新的春天

我们将穿越邪恶蓬勃发展的阳光下

 

此外,我的眼睛会让你的微笑

而我们的爱将飞

在海洋和山脉

 

我们会一起唱歌

我们将通过舞蹈的痛苦

我们会比疼痛强

 

因为我们是恋人

 

 

Reconstruction

 

En dépit de ces jours sombres

Nous allons retrouver les oiseaux de ton cœur

Et des chansons nouvelles de terres lointaines

 

Nous sommes prêts pour la nuit d'hiver

Et revenir à la terre au nouveau printemps

Nous traversons le mal pour fleurir sous le soleil

 

Là, mes yeux rendent la fleur de ton sourire

Et notre amour pourra s’envoler

Par-dessus l’océan et les montagnes

 

Viens, chantons ensemble

Nous danserons à travers la douleur

Nous serons plus forts que la douleur

 

Parce que nous nous aimons

 

Jean-Jacques M’µ

C’est beau. De petits pieds fragiles qui marcheront un jour grâce à la protection de ce qui se fait de plus en plus grand tout autour, à l’envelopper, le réchauffer, le protéger, lui faire de l’espace...

Merci Uncas, c'est vraiment chic tout ce qui se dit ici.

Ça m’apprend des choses sur ce que je suis en train de faire et de dire et de penser.

Merci, vraiment, ça fait chaud au coeur.

Jean-Jacques M’µ

La fenêtreLa fenêtre© Li Wei

Magnifique!

Et il faut voir sa production sur Google : il y en a des kilomètres.

Que du bonheur.

Jean-Jacques M’µ

Mais qui est ce donc?

Amitiés

Lui ?... Li-Wei ?... C'est un photographe chinois qui s'amuse à composer des images sur le thème de la recherche des équilibres, notamment entre hommes et femmes, mais pas seulement.

Je ne le connais pas depuis longtemps, mais je l'aime bien.

Jean-Jacques M’µ

Dis, quand reviendras-tu ?

Jean-Jacques M’µ

VA PENSIERO

(air des esclaves dans Nabucco, de Verdi)

Traduction littérale

Va, pensée, sur tes ailes dorées ;
Va, pose-toi sur les pentes, sur les collines,
Où embaument, tièdes et suaves,
Les douces brises du sol natal !

Salue les rives du Jourdain,
Les tours abattues de Sion ...
Oh ma patrie si belle et perdue !
Ô souvenir si cher et funeste !

Harpe d’or des devins fatidiques,
Pourquoi, muette, pends-tu au saule ?
Rallume les souvenirs dans le cœur,
Parle-nous du temps passé !

Ô semblable au destin de Solima
Joue le son d’une cruelle lamentation
O que le Seigneur t’inspire une harmonie
Qui nous donne le courage de supporter nos souffrances !

Texte italien

Va, pensiero, sull’ali dorate ;
Va, ti posa sui clivi, sui colli,
Ove olezzano tepide e molli
L’aure dolci del suolo natal !

Del Giordano le rive saluta,
Di Sionne le torri atterrate...
Oh mia patria si bella e perduta !
O membranza sì cara e fatal !

Arpa d’or dei fatidici vati,
Perché muta dal salice pendi ?
Le memorie nel petto raccendi,
Ci favella del tempo che fu !

O simile di Solima ai fati
Traggi un suono di crudo lamento,
O t’ispiri il Signore un concento
Che ne infonda al patire virtù !

ÉclatsÉclats© Li Wei

Allez, c'est dit :

UNA VOCE POCO FA (Maria Callas dans la cavatine de Rosina, dans le Barbier de Séville, de Rossini)

C'est vrai, c'est si peu, une voix.

Mais, sacré nom d'une pipe en bois, ce que ça peut faire et nous faire faire !...

Peu de chose sans doute, oui, mais, c'est aussi...

... La dernière chose qui reste quand on a tout perdu.

Jean-Jacques M’µ

Cosi Fan tutte (1996) - Dorabella & Guglielmo...

http://youtu.be/K8PPvpjiNKI

 

et Dorabella 2nd aria...

http://youtu.be/eNkI3wk-ylU

 

Rainer Trost - Ferrando "Un aura amorosa"...

http://youtu.be/i0afXvjPhVI

 

Fiordiligi aria...

http://youtu.be/p2vHfUMxOSM

Sur cette idée du cœur à prendre et à sauver, les soupirs restent encore ce que je sais de plus authentiquement fidèle dans le combat qui se mène entre soi et les autres.

La constance à l'épreuve des vœux et des tentations.

Jean-Jacques M’µ

Un autre monde...

 

Billet et fil remarquable. Merci à tous et à toutes.

 

Une contribution que vous trouverez peut-être hors sujet, mais c'est ce qui m'est venu à l'esprit à la fin de la lecture de ce fil. Et je ne crois pas au hasard.

Bon, évidemment le machin orange ne fonctionne pas (Furieux).

Le jour s'est levé (Téléphone).

Merci.

Les paroles touchent juste à la situation, pour cette aube aux doigts de rose.

Une renaissance ?...

On le veut.

Ça se fera.

On le veut.

Jean-Jacques M’µ

J'ignorais.

Cette sensibilité, ici, c'est délicat et plein de discrétion, tout en pudeur légère et tendre attention.

Je suis confondu.

Jean-Jacques M’µ

Rêves d’amours

Lui : Je ne savais pas que tu m'aimais. - Elle : En es-tu sûr maintenant?
Lui : Un anneau d'or me l'a dit. - Elle : Il doit y avoir un sort sur nous.
Ensemble : Mais qu'allons-nous faire avec tant de bonheur?
Que ce soit vu - ou garder le secret?
Ensemble, nous ferons de notre vie - ce que d'autres n'ont jamais pu faire.

Notre amour sera une légende. - Et nous allons vivre longtemps dans les mémoires.
Mais qu'allons-nous faire avec tant d'amour?
Que ce soit vu - ou garder le secret?
Nous allons faire tout ce qui est interdit ...
Nous irons ensemble au snack-bar.

Nous irons fumer une pipe en secret.
Nous allons faire des trucs en gâteau!
Mais qu'allons-nous faire avec tant de joie?

La vie est pleine d'irréel ! - Nous ferons tout ce qui est interdit.

Nous irons ensemble à la cafétéria.
Nous irons fumer une pipe dans le secret.
Nous allons nous faire des trucs en gâteau !
- Mais qu'allons-nous faire avec tant de joie ?
La vie est pleine d'irréel !

Nous allons avoir un grand nombre d'enfants ...
... et vivre heureux pour toujours.

...



He : I knew not that you loved me. – She : Do you know it now?
He : A golden ring told me so. – She : There must be a spell on us.
Together : But what will we do with so much happiness?
Let it be seen – or keep it a secret?
Together we will make our life – like others have never been able to do so.
Our love will be a legend. – And we will live long in memory.
But what will we do – with so much love?
Let it be seen – or keep it a secret?

We'll do whatever is forbidden...
We'll go together to the snack bar.
We'll smoke a pipe in secret.
We'll stuff ourselves on cake!
But what will we do – with so much joy?
Life is full of it! – We 'll do whatever is forbidden.
We 'll go together to the snack bar.
We 'll smoke a pipe in secret.
We 'll stuff ourselves on cake!
– But what will we do with so much joy?
Life is full of it!
We 'll have a great many children...
...and live happily ever after.


(Saisie approximative de PEAU D’ÂNE, de Jacques Demy)

Jean-Jacques M’µ

Passer les frontières de l'expression par les langues :

LE MANIFESTE DE PRAGUE POUR L’ESPÉRANTO

(http://hades-presse.com/langues/manifeste-de-prague.shtml)

Un grand merci à Dominique Couturier.

Jean-Jacques M’µ

Draconides - Nuit des étoiles filantes du 8 au 9 octobre 2011Draconides - Nuit des étoiles filantes du 8 au 9 octobre 2011© Inconnu

Je pense à nous qui regardons haut vers le ciel.

Jean-Jacques M’µ

à toi, Hsiu Yu, qui dors peut-être ?..

À nos insomnies, à nos jours sans soleils, à nos nuits sans étoiles, à des lendemains pleins de ce qui file et ne revient pas.

Jean-Jacques M’µ

(soufflé par DONA FLOR) :

Le caillou mort d’amour par Charles Cros17062011

Histoire tombée de la Lune.

grosplandelaface7f4528.jpg

Le 24 tchoum-tchoum (comput de Wéga, 7e série), un épouvantable tremblement de lune désola la Mer-de-la-Tranquillité. Des fissures horribles ou cbarmantes se produisirent sur ce sol vierge (1) mais fécond.

Un silex (rien d'abord de l'époque de la pierre éclatée, et à plus forte raison de la pierre polie) se hasarda à rouler d'un pic perdu et, fier de sa rondeur, alla se loger à quelques phthwfg (2) de la fissure A. B. 33, nommée vulgairement Moule-à-Singe.

L'aspect rose de ce paysage, tout nouveau pour lui, silex à peine débarqué de son pic, la mousse noire du manganèse qui surpIombait le frais abîme, affola le caillou téméraire, qui s'ar rêta dur, droit, bête.

La fissure éclata du rire délicieux, mais silencieux particulier aux Etres de la Planète sans atmosphère. Sa physionomie en ce rire, loin de perdre de sa grâce, y gagna un je-ne-sais-quoi d'exquise modernité. Agrandie, mais plus co quette, elle s'emblait dire au caillou : « Viens-y donc si tu l'ose !… »

Celui-ci (de son vrai nom 8KKJRO (3) jugea bon de faire précéder son amoureux assaut par une aubade chantée dans le vide embaumé d'oxyde magnétique.

Il employa les coefficients imaginaires d'une équitation du quatrième degré (4). On sait que dans l'espace éthéré on obtient sur ce mode des fuges sans pareilles. (Platon, liv. XV, § l3).

La fissure (son nom sélénieux veut dire « Au gustine ») parut d'abord sensible à cet hommage. Elle faiblissait même, accueillante.

Le caillou, enhardi, allait abuser de la situation, rouler encore, pénétrer peut-être …

Ici le drame commence, drame bref, brutal, vrai.

Un second tremblement de lune, jaloux de cette idylle, secoua le sol sec.

La fissure (Augustine) effarée se referma pour jamais, et le caillou (Alfred) éclata de rage.

C'est de là que date l'âge de la Pierre éclatée.

Charles Cros.

(1) Nous ne pouvons pas tenir compte des infâmes calomnies qui ont circulé sur ce sol.

(2) Le phthwfg équivaut à une longueur de 37 mille mètres d'iridium à 7° au-dessous de zéro.

(3) Ce prénom, banal dans la Planète, se traduit exactement « Alfred ».

(4) Le texte lunaire original porte «du palier du quatrième étage». Erreur évidente du copiste.

croscharles.jpg

À quoi servirait l’amour sinon à redonner la vie aux vivants.

Sourire

Paulette

Et dans toutes les langues sur LE MUR DES JE T'AIME : http://www.lesjetaime.com/lemur.html

Oh que c'est sympa !... J'ignorais qu'un tel mur existait. Je suis heureux qu'on me le présentât... Je ne sais pas comment je vais faire pour en informer l'autre bout du monde, mais je vais y réfléchir. Les questions d'amour sont faites pour y répondre.

Merci à vous.

Jean-Jacques M’µ

Comme toi, pierre légère... (poème de Léon Felipe, récité par lui-même yourself et mis en musique par Paco Ibanez)

DAVID LINX/DIEDERIK WISSELS | DO SOMETHING
auteur : B.GREEN/S.STEPT
album : ONE HEART THREE VOICES
[E.MOTIVE | 2005]

Et surtout surtout surtout... ce magnifique duo de vocalises entre David Linx et Maria Joao : Mati Mati !...

http://www.youtube.com/watch?v=hGuEpXNviPE

C'est doux et bon, suave, chaud et généreux. Une voix que j'ignorais, grave et enrobante, élevée, qui convient admirablement aux cuivres de l'ensemble orchestral.

Et ce soir, à la BnF nous avons entendu François Cheng nous dire que la beauté était une rencontre. Quel visionnaire !...

Oui, la paix est de ce monde, et nous l'avons rencontrée. Nous pouvons la démultiplier. Il ne suffit que de nous.

Jean-Jacques M’µ

 

 

http://www.youtube.com/watch?v=ppoqUVlKkBU

 

 

Richard Strauss Quatre derniers Lieder et la voix de Renee Fleming

 

In abendrot

Wir sind durch Not und Freude Gegangen Hand in Hand, Vom Wandern ruhen wir [beide]1 Nun überm stillen Land. Rings sich die Täler neigen, Es dunkelt schon die Luft, Zwei Lerchen nur noch steigen Nachträumend in den Duft. Tritt her, und laß sie schwirren Bald ist es [Schlafenszeit]2, Daß wir uns nicht verirren In dieser Einsamkeit. O weiter, stiller Friede! So tief im Abendrot, Wie sind wir wandermüde -- Ist [das]3 etwa der Tod? -- A travers détresse et joie, Nous sommes allés, main dans la main: De notre chemin tous deux nous nous reposons Maintenant au-dessus du pays calme. Tout autour les vallées s'inclinent, Déjà l'air s'assombrit Deux alouettes encore s'élèvent Dans les parfums annonçant la nuit. Viens là, et laisse les voleter, Il est bientôt temps de dormir, Ne nous égarons pas Dans cette solitude. O grande et silencieuse paix! Si profonde au coucher du soleil, Comme nous sommes fatigués de marcher - Est-ce un peu comme ça, la mort?

Josef Karl Benedikt von Eichendorff (1788-1857)

 

 

Résistant au doux scandale de ces torpeurs qui vont languissamment sur le chemin de l’abandon de soi aux éléments, je voudrais pouvoir en appeler à la belle voix d’une autre Ève, qui, bien au-delà de sa mort prématurée, en appelait encore et toujours « au-delà de l’arc-en-ciel » :

OVER THE RAINBOW, par Éva Cassidy (1963-1996).

Jean-Jacques M’µ

 

Content de faire la connaissance d'Eva Cassidy.

 

Et ce miracle de l'enregistrement qui comme une machine à remonter le temps, nous transporte en un temps et un un lieu où on n'était pas, où on aurait pu être.

 

Voix captivante!

C'est simple, simplement beau, sans chichi ni tralala. Pour des intonations pareilles, on aimerait connaître la langue, histoire de se faire une idée de ce qui habite en commun les rencontres entre les gens, longtemps, longtemps, longtemps après que les poètes ont disparu...

(une valse ?...)

Jean-Jacques M’µ

http://www.youtube.com/watch?v=xwtW8jCkONE

La Chanson d'Eve Gabriel Fauré

C'est le premier matin du monde, Comme une fleur confuse exhalée de la nuit, Au souffle nouveau qui se lève des ondes, Un jardin bleu s'épanouit. Tout s'y confond encore et tout s'y mêle, Frissons de feuilles, chants d'oiseaux, Glissements d'ailes, Sources qui sourdent, voix des airs, voix des eaux, Murmure immense, Et qui pourtant est du silence. Ouvrant à la clarté ses doux et vagues yeux, La jeune et divine Eve S'est évillée de Dieu, Et le monde à ses pieds s'étends comme un beau rêve. Or, Dieu lui dit: "Va, fille humaine, Et donne à tous les êtres Que j'ai créés, une parole de tes lèvres, Un son pour les connaître". Et Eve s'en alla, docile à son seigneur, En son bosquet de roses, Donnant à toutes choses Une parole, un son de ses lèvres de fleur: Chose qui fuit, chose qui souffle, chose que vole... Cependant le jour passe, et vague, comme à l'aube, Au crépuscule, peu à peu, L'Eden s'endort et se dérobe Dans le silence d'un songe bleu. La voix s'est tue, mais tout l'écoute encore, Tout demure en l'attente, Lorsqu'avec le lever de l'étoile du soir, Eve chante. Très doucement, et comme on prie, Lents, extasiés, un à un, Dans le silence, dans les parfums Des fleurs assoupies, Elle évoque les mots divins qu'elle a créés ; Elle redit du son de sa bouche tremblante ; Chose qui fuit, chose qui souffle, chose qui vole... Elle assemble devant Dieu Ses premières paroles, En sa première chanson. Charles van Lerberghe (1861-1907)




Combien tout ceci est automnal, cher, chère Sinoué, combien tout ceci est atonal !...

Tout demeure-t-il donc en l’attente, comme dit le poème lyrique ?...

Oui...

« Lorsqu’avec le lever de l’étoile du soir,

Ève chante. »

Jean-Jacques M’µ

Irma Kolassi, magnifique. Mais la diction peut dater, si on n'est pas habitué à cette difficile prononciation de la langue Française quand elle est chantée.

 

Il y a une version tout aussi magnifique, plus moderne et accessible, mais surtout parfaitement prononcée et pourtant, c'est une chanteuse hollandaise. Sa diction est parfaite et son chant idéal, c'est Elly Ameling. Pas trouvé la Chanson d'Eve, mais ici "l'Automne", ça tombe bien

 

http://www.youtube.com/watch?v=VGYCFVzWwS8&feature=related

 

Automne au ciel brumeux, aux horizons navrants. Aux rapides couchants, aux aurores pâlies, Je regarde couler, comme l'eau du torrent, Tes jours faits de mélancolie. Sur l'aile des regrets mes esprits emportés, -Comme s'il se pouvait que notre âge renaisse!- Parcourent, en rêvant, les coteaux enchantés, Où jadis sourit ma jeunesse! Je sens, au clair soleil du souvenir vainqueur, Refleurir en bouquet les roses deliées, Et monter à mes yeux des larmes, qu'en mon coeur, Mes vingt ans avaient oubliées!

Armand Silvestre

 

Une très belle version aussi d'une Américaine que j'affectionne beaucoup, Jan DeGaetani. Sa voix est sublime, chaude, enveloppante, riche de timbre, un petit accent, mais cela fait partie du charme. Ici dans les Chansons madécasses de Ravel.

 

http://www.youtube.com/watch?v=1coZbOCR2pY 

Et enfin pour cette chanson d'Eve, Gérard Souzay, diction parfaite, magnifique respiration, une perfection, même si la voix est particulière, pas vraiment belle, mais son chant est magnifique. Ici le dernier chant de la Chanson d'Eve, presque le plus beau. Il est encore plus automnale, en plein solstice d'hiver...

http://www.youtube.com/watch?v=SZOlkbBK-7g

 


Ô mort, poussière d'étoiles, Lève-toi sous mes pas! Viens, ô douce vague qui brilles Dans les ténèbres; Emporte-moi dans ton néant Viens, souffle sombre où je vacille, Comme une flamme ivre de vent! C'est en toi que je veux m'éteindre, M'éteindre et me dissoudre, Mort où mon âme aspire! [ Dieu fort qu'elle attend Avec des chants et des rires d'amour.]1 Viens, brise-moi comme une fleur d'écume, Une fleur de soleil à la cime Des eaux, [ Que la nuit effeuille, que l'ombre efface, Et que l'espace épanouit.]1 Et comme d'une amphore d'or Un vin de flamme et d'arome divin, Epanche mon âme En ton abîme, pour qu'elle embaume La terre sombre et le souffle des morts.

Van Lerberghe

Curieux : « automnal / atonal »...

deux lettres font passer de l'automne à l'atone. Deux seules lettres : M et U

Bizarre. Comme c'est bizarre !...

Jean-Jacques M’µ

 

http://farm2.static.flickr.com/1075/731130253_8fe0ad4e3b_z.jpg?zz=1

 

Automnal, atonal.

 

Mais quel oeil avait Mondrian! Magnifique!

 

 

 

 

DIS ! QUAND REVIENDRAS-TU ?
(Barbara, 1964)

1. Voilà combien de jours, voilà combien de nuits...
Voilà combien de temps que tu es reparti !
Tu m'as dit Cette fois, c’est le dernier voyage,
Pour nos cœurs déchirés, c’est le dernier naufrage.
Au printemps, tu verras, je serai de retour.
Le printemps, c’est joli, pour se parler d’amour :

(Version Femme : Je ne suis pas de cell’s qui meurent de chagrin,)

Nous irons voir ensemble les jardins refleuris,

(Je n’ai pas la vertu des femmes de marins.)

Et déambulerons dans les rues de Paris !

...

REFRAIN :

Dis ! Quand reviendras-tu ?
Dis ! au moins le sais-tu ?
Que tout le temps qui passe
Ne se rattrape guère...
Que tout le temps perdu
Ne se rattrape plus !

...

 

2. Le printemps s’est enfui depuis longtemps déjà,
Craquent les feuilles mortes, brûl’nt les feux de bois...
À voir Paris si beau en cette fin d’automne,
Soudain je m’alanguis, je rêve, je frissonne...
Je tangue, je chavire, et comme la rengaine ;
Je vais, je viens, je vire, je tourne, je me traîne...

(Je ne suis pas de cell’s qui meurent de chagrin,)

Ton image me hante, je te parle tout bas...

(Je n’ai pas la vertu des femmes de marins.)

Et j’ai le mal d’amour et j’ai le mal de Toi !

Dis ! Quand reviendras-tu ?
Dis ! au moins le sais-tu ?
Que tout le temps qui passe
Ne se rattrape guère...
Que tout le temps perdu
Ne se rattrape plus !

...

 

3. J’ai beau t’aimer encor, j’ai beau t’aimer toujours.
J’ai beau n’aimer que toi, j’ai beau t’aimer d'amour...
Si tu ne comprends pas qu’il te faut revenir,
Je ferai de nous deux mes plus beaux souvenirs...
Je reprendrai la rout’, le Monde m’émerveill’.
J’irai me réchauffer à un autre Soleil...

(Je ne suis pas de cell’s qui meurent de chagrin,)

Je ne suis pas de ceux qui meurent de chagrin...

(Je n’ai pas la vertu des femmes de marins.)

Je n’ai pas la vertu des Chevaliers anciens.

Dis ! Quand reviendras-tu ?
Dis ! au moins le sais-tu ?
Que tout le temps qui passe
Ne se rattrape guère...
Que tout le temps perdu
Ne se rattrape plus !

John William
CHANSON D’ORPHÉE
Paroles: F. Llenas, musique: Luiz Bonfa,
1959

Matin, fais lever le soleil
Matin, à l'instant du réveil
Viens tendrement poser
Tes perles de rosée
Sur la nature en fleurs
Chère à mon coeur
Le ciel a choisi mon pays
Pour faire un nouveau paradis
Où loin des tourments
Danse un éternel printemps
Pour les amants

.

Chante chante mon coeur
La chanson du matin
Dans la joie de la vie qui revient

.

Matin, fais lever le soleil
Matin, à l'instant du réveil
Mets dans le cœur battant
De celui que j’attends
Un doux rayon d’amour
Beau comme le jour
Afin que son premier soupir
Réponde à mon premier désir
Oui, l’heure est venue
Où chaque baiser perdu
Ne revient plus...
Oui, l’heure est venue
Où chaque baiser perdu
Ne revient plus.

.

Chante chante mon coeur
La chanson du matin
Dans la joie de la vie qui revient

也許,也許,也許
(由奧斯瓦爾多 Farres,古巴,1947年寫的)

每當我問

什麼時候,如何及在何處

你總是回答我

也許,也許,也許

因此天通

而我,絕望

而你,你的答案

也許,也許,也許

你在浪費你的時間

思考,思考

所以,你想了解更多

多長時間?

多長時間?

因此天通

而我,絕望

而你,你的答案

也許,也許,也許

你在浪費你的時間

思考,思考

所以,你想了解更多

多長時間?

多長時間?

因此天通

而我,絕望

而你,你的答案

也許,也許,也許

J'ai rendez-vous avec vous© Georges Brassens
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