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Dis Mamie, tu me prètes ton gode ?
Ouais, il y a de drôles de godes, et de drôles de rebonds en ce moment, comme me le confiait récemment un ami ping-ponguiste, ex goachiste, reconverti il y a quatre ans au sarkozysme, puis mea cuplabilisant qu'il a toujours été néanmoins goachiste et revenant vers les épines.
Mais bon(d), le rebond devant faire prochainement, l'objet d'une nouvelle théorie physique, je ne m'y attarderai pas plus aujourd'hui.
Mais sur le gode si ! Et pas sur le gode Michelin, si sur celui de la route, mais sur le gode civil.
Bref ! J'ai lu hier avec un certain étonnement que la Cour de cassation avait cassé - c'est d'ailleurs pour cela qu'on l'appelle ainsi - les jugements autorisant Médiapart et Le Point a publier les enregistrements de l'affaire Bettencourt. Ceux-ci constituant "une atteinte à la vie privée" qui "ne légitime pas l'information du public".
Etrange séparation de la sphère du privé de celle du public, en cette affaire, où les deux semblent bien pourtant très intimement mêlées.
Etrange jugement, alors que ces enregistrements sont aussi entre les mains d'autres juges. Cela signifie-t-il, à terme, qu'ils ne pourront pas les exploiter ?
Cela signifie-t-il que, chut ! Circulez, y a plus rien à voir ! Plus rien à entendre ! Et j'ajouterais, plus rien à sentir !
Comme aurait pu le dire Molière, cachez ces comptes que je ne saurais voir… Mais il a préféré parler de seins.
Bref ! Le privé et le public…
L'an dernier, un peu partout dans la presse, l'on pouvait voir une jolie photo d'une certaine mamie posant fièrement, à côté d'une table sur laquelle, parmi quelques objets hétéroclites, figurait une chose plutôt inattendue sur la photo… une bite d'assez belle proportion, et pas en toc, mais semble-t-il en or (massif, je ne sais pas).
Cela avait d'ailleurs bien fait rire les invités du Petit Journal de Canal+.
D'où une petite question que je me pose, l'objet figurant sur la photo fait-il partie de la sphère du privé ou, ayant été révélé par la presse, fait-il aujourd'hui partie de celle du public ?
Madame Bettencourt va-t-elle demander réparation, dommages et intérêts pour une telle exposition publique de (sa bite privée, pardon) son bien ? Assistera-t-on à un procès pour détournement public de bite privée ? Et quel sera le tribunal compétent en la matière ? Celui des flagrants délits, ou celui des flagrants délires ?
A suivre… Mais cela me rappelle un peu une histoire de secret défense, cette affaire...
...
P.S. En complément de ce billet, je viens de lire ça :
http://www.rue89.com/2011/10/08/la-cour-de-cassation-etend-le-droit-de-la-presse-aux-blogs-225347
Si c'est avéré, c'est un sacré truc qu'il a gagné avec son procès. Chapeau et merci à lui de cette ténacité, meme si cela ne fut pas facile tous les jours.

Tous les commentaires
Chut! Circulez, y a rien à écouter....
Et rien à regarder
Et si vous insistez
nous avons les moyens de vous neutraliser
c'est un poivrier, changez de lunettes!
Il manque la salière alors !
Ben Jean-Michel, la réponse de la Chambre civile est simple: personne n'a le droit de diffuser des données de ta vie privée enregistrées à ton insu si tu ne l'as pas permis. Cette mamie ayant posé avec son God s'est exposée toute seule. - Pour tout te dire, je trouve cette règle rassurante...
Interdites les écoutes téléphoniques, alors ? J'en connais qui vont se retrouver au chômage !
Principe du respect de la vie privée Le secret des correspondances téléphoniques est garanti par la loi. L'administration ne peut pas écouter les conversations téléphoniques des particuliers, sauf à titre exceptionnel pour des affaires intéressant : la sécurité nationale, la sauvegarde des éléments essentiels du potentiel scientifique et économique de la France, la prévention du terrorisme, la prévention de la criminalité et de la délinquance organisées, la prévention de la reconstitution ou du maintien des groupes de combat et milices privées dissous. _______ Le problème, c'est l'interprétation des motifs.
Hé oui ! quel problème l'interprétation ! Une vraie partition musicale, chaises comprises....
Oh purée! je suis au moins dans deux catégories!
Outre l'interprétation, cela fait un sacré paquet d'exception. Comme UNCAS, je dois tomber au moins dans une ou deux.
Donc, je rembobine... L'île d'Arros n'existe pas, les enveloppes n'existent pas, Florence W. n'existe pas, (j'en oublie certainement...) les mis en cause jugés (ah ! zut ! toujours pas ?...), condamnés (ah ! zut ! toujours pas ?...), sont donc remboursés ? On rembobine à l'envers, rien ne s'est passé...
Mais z'alors, la conversation entre Thierry et Brice, à propos d'Hélène, est aussi une conversation privée ? Maintenant est-ce que Brice a un god doré ?...
J'espère, bien entendu, que cette conversation ne sortira pas d'ici...
C'est un peu ce que je craignais, Annie, en parlant des secrets défense. Les conversation de Brice et Thierry ne sont elles pas aussi du domaine privé ?
Bon weekend
http://www.mediapart.fr/journal/france/051011/corruption-pour-la-justice-francaise-les-pots-de-vin-sont-deductibles-des-impo
Quand on lit ça... A défaut de morale, on a de moins en moins le moral.
Edifiant en effet ! Vous avez dit justice pour tous....
Ceci-dit, en complément de ce billet, et en signe de ouf (peut-tre), je viens de lire ça :
http://www.rue89.com/2011/10/08/la-cour-de-cassation-etend-le-droit-de-la-presse-aux-blogs-225347
Si c'est avéré, c'est un sacré truc qu'il a gagné avec son procès. Chapeau et merci à lui de cette ténacité, meme si cela ne fut pas facile tous les jours.
Le gode en question me fait penser à un César ( pas de cinéma), mais c'est le genre de truc que faisait le sculpteur...
César faisait plutot dans la compression, non ?
César a fait des oeuvres de commande... Et il est connu pour avoir sculpté une main gigantesque... Le gode fait pas le poids, à côté !
Super JMPlouchard!
Merci, demain, je me fais le t shirt qui va avec
.
Nul ce truc, pourquoi qu'il ne me prend pas les circonflexes ?