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Le symbole Plaza de Mayo utilisé de la même manière que le symbole de la résistance palestinienne, pour satisfaire son ego?

Réédité le 4/02/2011 pour ajouter une précision sémantique qui montre ou bien la méconnaissance ou alors la confusion volontaire de genres et de symboles de la part de l'auteur du billet titre "PLAZA DE MAYO..." dans la réponse qu'il donne à l'un des commentateurs parlant des VIEJAS de la Plaza de Mayo.

 

En Argentine comme d'autres pays d'Amérique du Sud: "Mi vieja", "Mi viejo", "Mis viejos" sont des appélatifs affectueux donnés à "Mon père", "Ma mère", "Mes parents", sans aucune connotation d'âge sauf, évidemment, la générationnelle.

 

Continuer d'utiliser le combat de ces dignes VIEJAS pour soutenir dans le confort et derrière un clavier une demande si éloignée de leurs intentions et des sacrifices engendrées y comprise la perte de leur vie pour certaines, fusse-t-elle cette demande très raisonnable, me semble une insulte supplémentaire ou alors un désir de récrire l'Historie pour effacer le sens de la résistance citoyenne de leur mouvement.

 

Personnellement, cette confusion volontaire ou involontaire, cette appropriation à de fins détournés, de symboles qui devraient rester inscrits dans le patrimoine de l'Humanité, me révolte et je le dis ici, tant qu'il me reste un peu de voix, comme ailleurs.

 

 

 

 

 

Les cures de désintox, c'est connu, comportent pas mal de rechutes.

Très rigoureuse dans le suivi de ma propre cure depuis trois ou quatre jours, je ne sais plus, je suis venue ce matin profitant de mon attente de passage en gris, lire un peu ce que produit le Club.

Hélas, je ne suis pas allée très loin. Saisie d'écoeurement en ouvrant le billet titre "PLAZA DE MAYO..." j'ai tout de suite arrêté ma consultation maladive.

 

Mais, j'ai du mal à passer à autre chose. J'ai du mal à l'Humanité.

Pour édification de ceux plus jeunes qui ne savent peut-être pas, voici ce qu'est en vérité "la Plaza de Mayo":

"Une association de mères dont les enfants ont disparu sous la dictature en Argentine, voit le jour le 30 avril 1977. Cette organisation de protestation émerge comme la principale force de résistance au gouvernement de Jorge Rafael Videlaqui devra rendre des comptes sur les quelque 30 000 disparus de la «sale guerre», entre 1976 et 1983.
Désireux d'extirper les éléments subversifs, les militaires qui prennent le pouvoir en Argentine en 1976 exercent une sévère répression (la sale guerre). De 20 000 à 30 000 personnes sont enlevées ou simplement éliminées. Bien que toute assemblée publique soit interdite, des mères, dont les enfants ont disparu, s'entendent sur une stratégie de résistance.

Le 30 avril 1977, 14 femmes se réunissent sur la Plaza de Mayo, au centre de Buenos Aires. Habillées en noir, elles portent des mouchoirs blancs sur lesquels sont écrits les noms des enfants disparus.

Leur marche silencieuse d'une demi-heure marque la naissance de l'Association des mères de la Plaza de Mayo. Rapidement, elles deviennent des centaines à marcher ainsi chaque jeudi. Défiant la répression, elles captent l'attention de l'Argentine et du monde entier. Toutefois, certaines participantes, dont une des fondatrices du mouvement, Madame Azucena Villaflor, sont enlevées et disparaissent à leur tour. Les mères de la Plaza de Mayo sont des femmes ordinaires, certaines n'ayant même pas complété leurs études primaires. Aussi, les autorités peuvent difficilement les qualifier de subversives. Symboles de la lutte pour les droits de la personne, elles continuent, une fois la dictature renversée en 1983, à lutter pour que la lumière soit faite sur les enlèvements. En 1986, une faction radicale quittera le mouvement et s'engagera dans une lutte pour une révolution sociopolitique.

Le corps de Madame Villaflor, 1aaf69120080528143711046.jpgainsi que ceux de deux autres mères enlevées, seront découverts en 1985. Les cendres seront déposées au pied de la pyramide de la Plaza de Mayo.

Le combat de ces femmes pour le respect des droits humains sera récompensé à maintes reprises, notamment par le prix de l'éducation pour la paix de l'Organisation des Nations unies en 1999.

 

Source: http://perspective.usherbrooke.ca/bilan/servlet/BMEve?codeEve=831

 

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Comment faire pour remettre ce monde à l'endroit?

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04/03/2011, 18:42 | Par JNSPQD

Réédité.

 

05/03/2011, 09:40 | Par JNSPQD en réponse au commentaire de JNSPQD le 04/03/2011 à 18:42

Une photo, seulement une photo sur le buffet de son salon, à Madrid.

Un bras raide qui pend le long de son corps.(Ils - les médecins -disent que ce n'est qu'une réaction psychosomatique depuis le temps que la clavicule s'est consolidée)

Pour cette vieille femme que je ne connaissais pas autrement qu'au travers les lettres, les photos et les souvenirs d'enfance de mon père, le temps ne compte plus, elle s'en moque. Le temps s'est arrêté pour elle, il y a 34 ans, le jour de la disparition de son fils, ce cousin "américain" que je n'ai jamais rencontré.

 

Son bras? Ce bras à la clavicule cassée lors des ses premières manifestations Plaza de Mayo, elle le regarde comme une petite participation de sa part aux souffrances qu'elle imagine son enfant aurait subies avant son départ ("cuando se fue" comme elle dit) ce dont elle n'a jamais eu confirmation. Alors, les jours difficiles, l'imagination peut lui faire souffrir bien plus que tout ce que son pauvre corps pourrait lui offrir comme misères.

 

J'ai du mal a en parler mais c'est ainsi que j'ai fait la connaissance, il n'y a pas longtemps de ma tante. J'ai beaucoup de compassion pour la personne mais surtout de respect pour son action et pour son combat. Combat de la vie réelle, combat de sang, combat entre le pire et le meilleur de l'individu humain, combat contre le souvenir qui s'efface.

 

Que le souvenir s'efface peu à peu de la mémoire collective, je le comprends. La vie continue.

Que le souvenir d'un tel combat puisse être remplacé de cette manière futile, par un combat derrière un clavier dont le seul risque est d'attraper une tendinite, non,cela m'est insupportable. Les raisons qui provoquent votre revendication peuvent être justes mais la façon utilisée, me révolte, monsieur.

Même le Tea Party ou les adeptes de Sarah Palin n'ont pas osé le faire et pourtant plusieurs suivistes qui regrettent les sections Condor ou adorent les théoriciens de l'école de Chicago font partie de leurs rangs.

Si vous êtes un très jeune homme, je ne pourrai qu'excuser votre insouciance. Vous avez encore un long chemin à parcourir, que je vous souhaite moins chaotique que celui dont vous prenez (volez(?)) les symboles pour les transformer en polémiques virtuelles.

 

 

 

07/03/2011, 09:33 | Par JNSPQD en réponse au commentaire de JNSPQD le 05/03/2011 à 09:40

Je ne remets pas en question les raisons qui conduisent l'abonné à mener son combat, ce sont les siennes et je lui laisse les porter avec respect; j'aurais aimé, pour des raisons qui sont les miennes, simplement qu'il choisisse d'autres arguments pour le soutenir.
Je vois dans un avenir proche Wikipédia expliquer "Plaza de Mayo" comme le long combat mené par un vaillant abonné d'un site internet, que planqué derrière son clavier... ou encore, imaginez ce que donnera "Résistance Palestinienne..." à la même sauce.
De même - c'est moins grave, mais ça me fait sursauter tout en sachant la futilité de ma révolte - l'historique du kalachnikov qui aurait été utilisé pour la première fois à Barcelone durant la guerre civile espagnole par la famille d'un autre abonné(?) ou, raconté par le même abonné, Barcelone dernière ville tombée aux mains des troupes putschistes... (c'est vrai que lorsque cette ville est tombée cela a sonné comme le coup d'arrêt de tous les espoirs mais bien d'autres territoires ont tenu encore quelques mois et ce sont Madrid (28/3/1939), Valencia (29/03/1939) Alméria, Murcia et puis Cartagena (31/3/1939) les dernières à se rendre avant que le 01/04/1939 soit déclaré par le faciste Franco "La guerra ha terminado" )

 

01/04/1939 date de départ de crimes plus terribles et sournois, parce que

crimes d'Etat:

 

 

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