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Aux militants socialistes: Pourquoi je choisis de voter la motion E
L'espoir à gauche, fier(e)s d'être socialistes
« La crise ». On en parle enfin. C'est pourtant un désordre annoncé depuis des années par un groupe de personnes et notamment en France par une responsable politique socialiste. Hélas, son message a été occulté. Anticiper et proposer du réel n'a pas sa place dans les bulles financières, écologiques, médiatiques dans lesquelles nous nous sommes tous enfermés.
Propos recueillis par MF Colombani entre 2005 et 2006 et publiés début 2007 -MAINTENANT- d'après les entretiens aves S Royal (une annonce dans ce livre du pacte présidentiel qui allait naître de la première démarche de démocratie participative.)
« Mais si vous entendez par libéralisme cette conception de l'économie, je dirais même ce dogme ou cette idéologie, qui confie aux marchés, et aux marchés seulement, la régulation des sociétés, alors, oui, je pense que le libéralisme est l'ennemi de la justice social... Les marchés ont leur logique, le profit maximum... Ils sont une « force «qui va », insensible aux conséquences sociales ou environnementales... Jaurés le disait déjà « Le capitalisme, c'est le desordre » Le capitalisme s'est profondement transformé mais le constat vaut toujours car le desordre fait partie, si j'ose dire, de son code génétique... ». Pages 180-181
« La mauvaise mondialisation, c'est la mondialisation subie, mal comprise, mal accompagnée, celle où la puissance publique renonce à exercer ses responsabilités...La bonne mondialisation, c'est celle qu'encadrent des règles du jeu équitables avec, à l'échelle nationale et internationale, des pouvoirs publics capables de les faire respecter dans l'intérêt bien compris de tous.
C'est celle qui introduira dans les règles de l'OMC les respect de normes sociales et environnementales, celle qui reformera le FMI et la Banque mondiale pour en faire des instruments au service du développement humain, celle qui mettra en place une taxe sur les flux financiers...Je ne sais pas à quel rythme nous y parviendrons, je ne sais pas si l'histoire connaïtra une de ses brusques accélérations dont elle a le secret ou si l'humanité, souvent peu capable de reformer à froid, différera longtemps encore les décisions nécessaires. Mais j'ai une certitude...: Il n'est pas d'autre direction à suivre que de peser de toutes nos forces pour l'avènement d'un ordre international juste et des outils qui lui sont nécessaires ». pages 204 à 208.
« Les pays européens sont partagés entre deux positions. Certains pensent que la monnaie est une affaire trop compliquée pour être confiée aux responsables politiques et, à travers eux, aux citoyens. Et d'autres, comme moi, pensent que la politique doit avoir le dernier mot...
Les textes européens donnent au Conseil de ministres de l'economie de l'Union (ECOFIN) la responsabilité de la politique de change. Elle a pourtant été abandonnée à la BCE. Il est temps de s'en ressaisir. J'ai l'intention de plaider vigoureusement auprès de nos amis européens pour que l'on inscrive dans les status de la Banque centrale l'objectif de la croissance et de l'emploi. Et pour que nous nous dotions d'un véritable gouvernement de la zone euro. C'est cela reprendre son destin en main et faire de l'Europe une force protectrice. C'est cela remettre sur le droit chemin le train européen. » pages 29 et 30
Discours à Paris du 6 février 2007 par S ROYAL
«... Je ne parle pas, bien sûr, du salaire, de l'argent du travail, mais du profit facile. Pas l'argent du labeur mais le profit rapace...le profit fainéant. Pas l'argent du risque pris par l'entrepreneur mais celui de la spéculation. Les profits avides de toujours plus: plus de licenciements boursiers, plus de dérèglementation, plus de stock-options, plus de privatisations, plus de marché sans foi ni loi. Ces profits arrogants qui se rêvent sans contraintes, sans contrôle, sans contre-pouvoirs. Ceux qui en possèdent bien plus qu'ils ne pourraient dépenser en plusieurs vies trouvent encore le moyen de le cacher, de le disimuler, préférant l'exil doré à l'impôt citoyen.S'il y a une crise morale en France, c'est d'abord là qu'il faut la chercher, dans cet égarement de ceux qui se veulent au-dessus de toute contrainte collective, de toute responsabilité politique et de toute solidarité nationale... »
Pour ce qui est de la crise écologique qui se prépare, également occultée mais qui ne va tarder à nous exploser à la figure, depuis plus de vingt ans Royal propose et l'anticipe avec d'autres, c'est vrai, mais également dans la plus compléte indifférence ou mépris de ceux qui ne voient que le profit rapace de court terme.
Il faudrait aussi rappeler l'importance dans le pacte présidentiel de la liaison économie-écologie: Des économies grâce à des économies d'énergie, de nouveaux emplois, de nouvelles entreprises, grâce aux nouvelles énergies.
Avec d'autres personnalités, S Royal a signé la motion E, présentée le 23 septembre au conseil national du PS. C'est, d'ailleurs, la seule motion qui prend en compte la « crise » ou plutôt les crises puisqu'il ne faut pas oublier la crise écologique qui est déjà à nos portes pour laquelle le sauvetage à travers de milliards de dollars sera impossible.
En présentant cette motion, Najat Belkacem proclamait :
Je crois en cette volonté de Révolution, à son impérieuse nécessité et à sa faisabilité.
La création d'une Banque Publique pour accompagner le développement des PME.
Soutenir l'économie sociale et solidaire et favoriser en particulier les reprises d'entreprises en Sociétés coopératives de production (SCOP)
Instaurer un Small Business Act permettant aux PME d'accéder à la commande publique.
Donner une vraie priorité budgétaire à la recherche publique.
Intégrer les grandes écoles aux universités.
Inciter les jeunes talents à poursuivre leurs études jusqu'au doctorat
Pousser les institutions communautaires à s'engager pour un renforcement prioritaire des programmes de recherche et développement en liaison avec les pôles de compétitivité.
Je voterai parce que pour reconcilier le dynamisme économique et le progrès social, cette motion souahite un Etat préventif et innovateur, et puisque l'Etat c'est NOUS, c'est de la solidarité bien gèrée et bien comprise qu'il s'agit, en tirant vers le haut l'effort citoyen sans faire du compassionnel et en rendant à la politique, aux citoyens, à l'Etat, donc, la prééminence des choix économiques, financiers et surtout écologiques :
Pour lutter contre la vie chère, pour rééquilibrer le rapport capital/travail, pour une fiscalite juste, pour le maintien et l'amélioration du service publique de l'Education National, pour repenser la Sécurité Sociale et la sauver et pour bâtir un système de retraite universel et personnalisé, voici quelques propositions, parmi beaucoup d'autres, propositions simples et à la portée de tout groupe de vie qui entend marcher les pieds sur terre en dehors de toute bulle fantasque :
La réglementation des abus bancaires (ah, les banques, encore les banques...)
Création d'une action de groupe à la française.
La réforme de l'indice des prix de l'INSEE.
Le respect des quotas de construction de logements sociaux.
Rétablir la vérité fiscale pour l'ensemble des contribuables
Reformer la fiscalité, en commençant par l'impôt direct
Donner à cet impôt citoyen une règle d'équité et de transparence (à revenu égal, impôt égal)
Calculer l'impôt au niveau de l'individu et non du couple
Supprimer l'essentiel des niches fiscales
Rééquilibrer les prélevements entre travail et capital.
Création d'un capital formation personnel qui accompagne les salariés tout au long de la vie.
La reforme en la clarifiant du système de retraite fondéé sur les comptes individuels de cotisations qui favorisera la mobilité et s'adaptera aux trajectoires professionnelles des individus.
Définir les objectifs pour la création d'un service de la petite enfance.
Rétablir les contrats éducatifs locaux.
Définir les normes d'élèves par classe en les limitant à 17 par classe en CP et en CE1 dans les ZEP et fixant la dotation aux établissements par éléve en difficulté à 25% de plus de la dotation ordinaire.
Le droit à un capital pour construire son projet de vie à tout jeune atteignant la majorité.
Pour l'urgence de l'excellence environnementale et pour préparer l'après pétrole, cette motion prévoit de calculer autrement la richesse pour mieux évaluer les dommages ou les bénéfices de la production. Aujourd'hui la croissance ne prend pas en compte les dégâts du capitalisme sur l'environnement et sur le patrimoine écologique. Plus nous consommons de l'énergie fossile plus le PIB augmente.
Et puis, je voterai cette motion parce que visceralement socialiste, je retrouve dans ses propositions pour garantir la démocratie, la laïcité, la culture dans toute sa diversité, la lutte contre les discriminations y comprise la discrimination des femmes et les violences qui leurs sont faites, la liberté de la presse et le droit à l'information, la justice et l'ordre social, je retrouve, donc, ce que je souhaite et que veux pour le monde qui m'entoure et pour mes enfants et petits-enfants.
D'autre part, la reconnaissance rationnelle qui est faite dans cette motion de cette France qui est d'ores et déjà métissée et de la richesse culturelle et d'émancipation des individus qu'elle apporte m'est très chère au coeur.
Et puis, et puis... parce que profondement socialiste, sans besoin d'avoir une carte du PS et sans besoin des statuts du parti pour cela, je ne comprends pas que des dirigeants socialistes ayant été élus avec le vote des militants se permettent de faire publiquement état de leur mépris envers 5000 militants , « adhérents à 20 francs », en les appelant secte ou encore mieux « ces-gens-là qui ne seraient pas capables d'écouter un discours politique de 3 heures » - et non, les discours à la « Fidel » comme les francs, sont dépassés. Les gens de la base qui sortaient la tête en compote et les pieds froids de ce type de verbosité (pour ne pas dire logorrhée) ont évolué, chers éléphants -.
Mais encore...étant foncièrement socialiste et ayant ma cart du PS, je comprends encore moins que les status du parti ne soient pas respectés par des dirigeants lorqu'ils se déclarent ne pas avoir voté pour la candidate socialiste lors du premier tour à la présidentielle ou que ces mêmes dirigeants au lieu de s'attaquer aux méfaits de la sarkozie, entament des batailles des chiffonniers entre eux et déttournent et aident de cette manière sa politique de démantèlement de l'Etat.
La motion E prévoit de moderniser les status et de les faire respecter, « la République du respect commence ici, chez nous et maintenant » et souhaite faire du socialisme « Une idée neuve pour le XXI siècle – Etre Socialiste suppose d'abord de penser le monde dans lequel nous vivons pour ne pas être contraints de subir le cours logique du monde tel qu'il va »
Pour ce qui doutent encore, je lvous propose de lire le discours du 2 octobre à Athènes, "La gauche et la mondialisation" : http://www.desirsdavenir.org/segolene-royal/les-actualites/discours-de-segolene-royal-sur-la-mondialisation-a-athenes/11-10-2008
Et de se poser le dilemme :
-Soit nous renflouons les banques coupables d'un aveuglement sans mesure. -Soit nous refusons.
La réponse de cette équipe et de l'une des signataires de la motion E: « Pour dépasser ce dilemme, je propose une condition radicale, immédiate et non négociable : l'intervention publique doit être conditionnée à une révolution en profondeur du système financier international ».
Remarque : cette condition radicale est à mettre en parallèle avec ce qui était prévu dans le pacte présidentiel pour lutter contre les délocalisations sauvages d'entreprises.
Elle cause, oui, elle cause. Et elle cause bien, pour une Femme dont on a médit qu'elle n'avait pas d'idées !
Et elle agit aussi ! Voir sur DA son billet, rubrique « blog », du 9 octobre « Les Régions tentent de lutter contre la crise ». Et son action en Poitou-Charentes, trois grands axes :
-Innovation, ç-à-d recherche, créativité, un seul exemple, ces récentes voitures électriques performantes.
-Aider les entreprises à investir, grâce aux fonds régionaux de garantie.
-Réconcilier croissance économique avec écologie et social. Prêtsà taux zéro pour les rénovations d'habitation, développement des techniques photovoltaïques,.
Nous savons que cette crise financière est grave. La crise écologique qui s'annonce le sera bien plus. Un remède est urgent, contre la spirale des faillites, du chômage qui s'emballe et contre la faillite de la planète Terre que l'ultra-libéralisme rapace et sans contrôle est en train d'épuiser de manière irréversible.
NOTRE CHOIX DU 6 NOVEMBRE : PRISE DE CONSCIENCE..CAPITALE!
Merci de votre attention.


Tous les commentaires
dianne Voici un message qui sonne juste sauf pour ceux qui vont voter par réflexe clanique plutôt qu'avec leur coeur et leur intelligence.
il faut continuer à soutenir et à réhabiliter complètement Madame ROYAL Elle est la seule personnalité politique à etre dans le vrai et, ce, depuis toujours c'est pourquoi elle est la seule à pouvoir nous trouver une solution durable et équitable
il faut continuer à soutenir et à réhabiliter complètement Madame ROYAL Elle est la seule personnalité politique à etre dans le vrai et, ce, depuis toujours c'est pourquoi elle est la seule à pouvoir nous trouver une solution durable et équitable
Avoir raison trop tôt c'est aussi avoir tort, dit-on. En effet Ségolène Royal a eu raison tropt tôt, mais aujourd'hui que les effets néfastes qu'elle dénonçaient sont là, il faut se rendre à l'évidence qu'elle avait raison et qu'elle a toujours raison aujourd'hui. Et si ce qu'elle pense pour demain et juste et bien à propos des besoins de la société, ne faudrait-il pas enfin l'écouter et comprendre qu'il est temps de suivre des personnalités qui comme elle savent où elles vont et qui en tout cas n'iront pas n'importe où, sans même avoir un point de mire qui tel un phare indique le bon chemin au navigateur. La motion E est aujourd'hui la meilleure et la mieux représentée. Voir le site : http://www.fiersdetresocialistes.org/
C' est la motion Collomb-Royal, qui a intégré les analyses et propositions des deux belles contributions , celle de S Royal étant très aboutie, grâce à sa réflexion claire et juste, et grâce aux apports des contributions des militants et sympathisants sur le site de la démocratie participative en ligne, ouverte pour l' occasion
Une vision juste, un discours clair, accessible, sans avoir à se prendre la tête, des réponses intelligentes, voilà ce dont nous avons besoin. Nous l'avons : qui saura le reconnaître, s'en saisir ? La balle est dans le camp des sceptiques, autant que dans celui des clairvoyants. Les autres sont égarés dans des considérations autres, trop longues à énumérer. L' Histoire nous enseigne que la majorité n'a pas toujours tort, et qu' elle n'a pas non plus toujours raison; et que les processus et les mécanismes à l'oeuvre sont le plus souvent insondables par leur complexité.
Des propositions contre la crise financière . Participant au "Grand Rendez Vous" Europe 1 / Le Parisien, ce matin, Ségolène Royal a fait six propositions pour répondre à la crise économique et financière. Les voici : . 1. Créer un ministère franco-allemand de l’économie préfigurant un futur gouvernement économique de la zone euro. La crise actuelle démontre en effet la nécessité d’une politique économique européenne forte et d’un plan de relance à l’échelle de l’Union. Ce ministère serait en particulier chargé de créer les conditions d’une croissance verte en investissant dans les technologies environnementales. . 2. Agir pour le pouvoir d’achat en révolutionnant la fiscalité française. Fusion de la CSG et de l’impôt sur le revenu et suppression d’une partie (20 milliards) de niches fiscales, qui permettraient par exemple de redistribuer 1 000 euros à 20 millions de familles, sous forme de baisse d’impôts. . 3. Pour soutenir et accompagner les entreprises dans leur développement, constituer une véritable banque publique. Constatant les insuffisances actuelles d’Oséo, cette banque serait adossée à la caisse des dépôts et consignations. Elle accorderait des crédits de court terme (trésorerie) et de long terme. . 4. Imposer à l’ensemble des acteurs financiers le respect de la réglementation dite de Bâle 2. Cette réglementation qui contraint les banques à détenir un euro de fonds propres pour 12 euros de crédits ne s’applique pas aujourd’hui à un certain nombre d’acteurs, notamment les fonds spéculatifs. . 5. Agir contre les paradis fiscaux. D’une part, engager une réflexion collective au sein de l’union européenne ; d’autre part, interdire aux fonds et aux banques domiciliés dans les paradis fiscaux d’investir sur les marchés de l’Union européenne . 6. Contraindre les banques à conserver dans leurs bilans les créances qu’elles revendent aujourd’hui à d’autres acteurs financiers. La crise actuelle est en effet le résultat pour une large part de la « titrisation ». Cette réforme devrait être faite dans l’Union européenne et dans les pays du G7.
1. Créer un ministère franco-allemand de l’économie préfigurant un futur gouvernement économique de la zone euro. Pourquoi pas un franco-italien ou un hispano belge ? L'Europe ne doit pas se construire à deux sur un axe. Créer ce type de ministère équivaut à écarter de fait les autres membres de l'UE. De plus les disparités économiques entre la France et l'Allemagne sont actuellement trop fortes . 2. Agir pour le pouvoir d’achat en révolutionnant la fiscalité française. Reformer la fiscalité ok, 1000€ de baisse d'impots est illusoire. D'autant plus que les niches fiscales servent aussi à soutenir l'innovation (FCPI), les dons aux associations, le developpement des régions (ZRR) le logement (Borloo), la retraite (PERP), les services aux personnes agées (EPAHD), les PME (FIP), le cinéma, (SOFICA) etc.... . 3. Pour soutenir et accompagner les entreprises dans leur développement, constituer une véritable banque publique. . On a vu ce que ça a donné avec le CL "banque aux ordres" dans les années 80 et qui a injecté par le biais de participation des milliards dans des industries pour faire du pansement social alors qu'un action politique aurait mieux permis de les redeployer. Oséo apporte la garantie de l'Etat jusqu'a 50% sur les crédit bancaires, fait du financement en partenariat et n'a pas d'insuffisance. Tout au plus il serait souhaitable d'étendre ses compétences 4. Imposer à l’ensemble des acteurs financiers le respect de la réglementation dite de Bâle 2. Bullshit. Bâle 2 s'impose déjà à tous les acteurs financiers. La problématique principal n'est pas la transparence, mais le contrôle (Affaire Kerviel), une autre est la définition même de client à risque. les FP dans le ratio Mc Donough doivent tenir compte de la perte eventuelle sur un client. Cela revient à provisionner sur un client solide et ne pas provisionner sur un client douteux dont les crédits seraient garantis (opcvm , ou OCM). De la complexité de la mise en place de l'accord et le fait que les banques doivent avoir des FP > au ratio Mc Donough . 5. Agir contre les paradis fiscaux. interdire aux fonds et aux banques domiciliés dans les paradis fiscaux d’investir sur les marchés de l’Union européenne. Très drôle. Ils investiront ailleurs et les fonds partiront quand même financant le dedeveloppement d'autres pays. IL faut réformer la fisclaité en Europe afin de les rendre plus risqués et moins atractifs. . 6. Contraindre les banques à conserver dans leurs bilans les créances qu’elles revendent aujourd’hui à d’autres acteurs financiers. Cela revient à remettre en cause Bale 2 et a bloquer le système de financement dès qu'une banque à atteint le seuil du ratio Mc Donough. . L'économie est une chose complexe. Au lieu de lancer des thèmes et des anathèmes, au lieu de jongler avec la démagogie et et l'utopie il serait souhaitable d'en appréhender les mécanismes. Nous ne sommes plus dans le socialisme d'après guerre, ni dans celui d'Epinay, encore moins dans celui des années 80. Il faut arrêter avec la nostalgie et cesser de dire aux militants que ce qu'ils ont envie d'entendre. .
Bonjour Serval, que "L'économie est une chose complexe" c'est le leitmotiv ou "l'arbre qui cache la fôret" plutôt la "jungle" de l'affairiste ou du rapace qui se cache en chacun d'entre nous et ceci depuis le Troc et sans doute bien avant. C'est dans la condition ou dans la nature humaine. L'économie est tellement complexe que l'on nous rabache les oreilles avec de théories et contre-théories depuis Sully (et bien avant lui) à notre chère école Friedman. Chaque cycle voit surgir des nouveaux apôtres de l'une ou de l'autre école, toujours très complexes, tellement complexes que le quidam qui produit à la base et qui en réalité supporte l'économie sur ses épaules, ne peut pas, ne doit, ne saura jamais en saisir toute la complexité de la chose. Qui va demander de comptes aux Sylvestre, Cohen, Marseille et notre superMINC pour ne pas citer que les plus "populaires" dans notre France de tous les jours? En revanche, qui va sortir la FINANCE de "la crise" et l'aider à préparer la suivante ? Le ou la pauvre quidam qui administre avec sagesse mais sans beaucoup d'éclat médiatique l'économie de son groupe de vie dont certains même arrivent à mettre de côté quelques petits sous et tout cela sans connaïtre de mécanismes complexes. Quelques petits sous mis de côté qui serviront de socle pour le redémarrage des "bateaux" complexes qui prennent l'eau (l'image du bateau est à prendre dans toutes les acceptions du terme). Et qui va s'en sortir avec les poches encore plus pleines une fois que nos "zorros politiques qui n'avaient rien vu venir la veille" auront réussi à remettre sur "leur voie bancale" ce "bateau" qui tanguera jusqu'à la prochaine "crise"? Les Boutons et encore d'autres boutons parce que le système mis en place par ces élites de la complexité l'aura ainsi voulu. Alors Serval, permette-nous de rester un peu les pieds sur terre, ceux d'entre nous qui gèrons notre cellule de vie avec parcimonie, en bon(ne), moyen(ne) ou mauvais(e) "père/mère de famille" comme les grandes lumières nous appellent avec condescendance. Permette-nous de faire confiance à une responsable politique qui parle, elle aussi, les pieds sur terre et qui reste en contact avec le monde de petits soldats qui n'ont pas le pied marin, qui vont au combat de la vie de tous les jours avec espoir et parfois la rage au coeur devant ce gachis d'humanité. Permette-nous de garder un pied dans l'utopie pour contrecarrer l'ère de la contre-utopie dans laquelle nous vivons. "Le rêves sont seuls les réalités de la vie" X. Forneret Et puis, Serval, si cette responsable politique, en qui je reconnais une profonde ambition personnelle, sans doute égale à sa détermination, humanité et fermeté de caractère, qui n'est pas parfaite, qui est une femme qui, de plus, met des tuniques bleues et fait friser ou liser ses cheveux au gré de son humeur (en fait, comme de milliers de millions de femmes de par le monde) si cette responsable, donc, n'a rien à offrir au collectif, pourquoi passer autant de ton temps uniquement à gratter sur elle alors que le génie de ta plume au vitriol, que je reconnais, mériterait d'aller gratter aussi ailleurs? les champs d'actions ne manquent pas, malheureusement. En tout humanisme et respect, Serval, car je pense que tu en portes pas mal derrière ta plume à la pointe bien aiguisée.
"pourquoi passer autant de ton temps uniquement à gratter sur elle" . Bonne question en effet. Fondamentalement je respecte tous les courants. C'est la base même de la démocratie. Ce que je ne respecte pas c'est l'idolatrie. Et cette idolatrie je l'ai souvent rencontrée sur MdP en lieu et place d'un débat. Brocarder SR et recevoir en retour " vous êtes un macho, vous ne l'aimez parce c'est une femme" etc etc, je dois le dire m'inquiète autant qu'elle réveille en moi le sale gosse trop content de faire tourner en bourrique les menez.guen et autre gaebus (en plus c'est facile, si facile, trop facile....). . Pour le reste, ses tenues, ses talons , ses cheveux, si tu savais comme je m'en fous....Seul m'interresse son projet. . Et il ne me convient pas. Sincèrement.
@ Serval, Je crois que la misérabilité de vos propos ne sont dû qu'à la misérabilité de votre vécu. Vécu que probablement vous subissez et c'est par pure bienveillance que je ne développerai pas ma réponse à la vilenie, ci-dessus, que vous m'adressez nomément.
L'ennui c'est que Serval ne nous a jamais dit quelle motion lui convient, l'échange avec lui ne mène donc qu' à la critique, sans contrepartie positive par ailleurs : ce n'est pas le but de la démocratie participative, et on comprend pourquoi cette motion ne lui convient pas... . Reçus ces chiffres hier soir, (avec les réserves d'usage, et la motion Aubry n' y figurant pas) : . La motion de Ségolène Royal rassemble 7 700 signatures. Elle devance largement celle de Benoît Hamon (5 800 signatures) mais surtout Bertrand Delanoë (3 700 signatures).
Serval, d'après moi, enfin, au moins c'est ainsi que je vois les choses, lorsque l'on adhère de bonne foi, sans qu'il y ait marchandage au milieu - si, si, il y en a et même souvent, ne soyons pas naïf(ve)s -, au projet politique d'un leader, c'est en principe parce que ce projet, ou tout au moin une bonne partie, correspond avec les affinités sélectives sociétales avec ce que la personne qui s'inscrit dans le projet souhaiterait apporter à son entourage et à son cercle de vie mais que pour de raisons diverses cette personne ne peut pas ou ne se sent pas capable de les porter. En clair, en ce qui me concerne, plusieurs points du projet sociétal de Royal correspondent avec ce que je voudrais pouvoir m'offrir comme environnement social et avec ce que j'aimerais aussi laisser à mes enfants (eux, ils feront ce qu'il voudront ou pourront), mais je n'ai ni les compétences, ni le caractère requis. Alors, je soutient Royal parce qu'elle est mon porte-parole politique et citoyen et que je lui fais confiance. Et tant qu'elle ne se détournera pas des propositions qui seraient les miennes, si j'avais en moi le charisme, les compétences et de l'ambition personnelle pour ce métier, je la soutiendrai, tout simplement. Toute cette lapalissade me semble nécessaire pour établir avec précision ce de quoi l'on parle. Que ces propositions qui nous conviennent parfaitement à Menez Guen, à Gaebus et à moi même, ne soient pas du tout dans ton projet de vie, quoi de plus respectable? Nous sommes encore en démocratie et pouvons encore le proclamer haut et fort. Et j'insiste sur le terme ENCORE... D'autre part, que nous soyons vexés ou que nous nous sentions insultés lorsque l'on moque sans discernement et sans argumentaire contradictoire qui démontre la niaiserie éventuelle du projet, parfois (souvent) à la limite de l'injure, c'est normal. ? Nous nous sentons visés puisque c'est de notre projet qu'il s'agit. D'autant plus, et c'est le comble, que la plupart de ce qui est moqué est plus tard repris par les champions concurrents! En revanche, débattre nous le pouvons et c'est ce que nous faisons dès que nous avons en face des gens qui débattent sans offenser ni tomber dans le dénigrement. ou l'outrance. Je ne change pas de sujet, j'introduis seulement un exemple: J'ai lu la plaidoirie insolite et originale que tu as écrite à propos de l'euthanaise. Lorsque j'ai vu affiché le nombre important de commentaires, je me suis dite "tiens, il doit avoir un débat citoyen intéressant sur ce fait de société, qui n'est pas facile mais qui nous touche tous et, en ce qui me concerne, qui me tient à coeur". Et justement le premier commentaire, bien moins saisissant et beau que le texte mais aussi insolite et atypique, aurait pu nous ouvrir ce débat - à moins que je n'aie pas tout compris de travers - Mais ton "fan-club" (je ne dirais pas idolâtres, ni secte parce que excessif) à claqué d'entrée la porte au nez de tout le monde et à tout gâché, nous privant ainsi de discussion. Je ne suis pas allée bien loin dans la lecture des commentaires parce que plus l'on avançait, plus cela devenait inintéressant et, pourquoi ne pas le dire? ordurier en même temps que le sujet initial se diluait et disparaissait... C'est souvent ce qui arrive avec le contenu des discours de Royal. Ce désir d'occulter le message n'est pas, bien sûr, anodin, et l'on voit où l'on veut en venir. Dans le cas de ton excellent texte "TUEZ-MOI", je me pose de questions. Menez-Gen, Gaebus et moi défendons une idée de société, ton fan-club défend quoi? Quant à ton côté « sale gosse » - provocateur à outrance, dirais-je - que tu assumes ... d'accord, c'est également ton droit et comme cela ne me regarde pas, je ne vais pas rentrer dedans, mais ne fais pas l'étonné lorsque « l'autre » refuse de servir de puchingball! C'est cela le côté pernicieux et pervers de la com moderne, à force de faire passer en boucle des contrevérités, certains y croient à fond. Non, nous ne sommes pas téléévangelisé(e)s et non plus une secte, pour preuve? nous n'avons pas tendance à tendre l'autre joue et réagissons commes des individus humains lorsqu'ils sont attaqués dans ce à quoi ils tiennent. En toute amitié socialiste.
J'ajoute que cette attitude Jnsqd, tourne autour d'un scénario réparti en trois rôles, toujours les mêmes, et interchangeables, les mêmes acteurs endossant ces trois rôles, à tour de ... rôle : 1/ je suis persécuteur 2/ comme en retour, j'en prends plein la figure, je suis victime 3/ mais je suis aussi sauveteur, car je cours à la rescousse de mon copain persécuté, donc victime, au moment où il vient juste de passer de persécuteur à victime. Cela s'appelle, en analyse transactionnelle, le triangle dramatique, et celui-ci fait tourner le monde...en bourrique, dans toutes les situations humaines, de la sphère intime à la sphère sociale. En tout cas, ceux qui participent à ces jeux : Persécuteur/victime/sauveteur. Le but de ces jeux étant de recevoir en contrepartie un bénéfice, une récompense, quelconque, appelé "salaire", en AT. Ce dernier a intérêt à demeurer dissimulé, afin de prolonger le jeu, et dont le jeu consiste à mettre en oeuvre cette dissimulation du "salaire". . En un sens, la crise financière est une parfaite illustration de ces jeux, à grande échelle... Bonne soirée !
La motion E, plus qu'un discours qui ne vaut ce que le diffuseur y met et qui n'engage que le récepteur. Oui la motion E, plus q'un discours, une équipe à la hauteur poussée par un vrai leader, Ségolène Royal, qui ne la fera pas dévier de la route. La constance, l'impartialité, l'honnêteté, la fraternité ne se mesure pas dans les paroles ni dans les phrases, mais dans les actes de tous les jours depuis toujours. Est-il encore besoin de porter des preuves aux dires ci-dessus, lorsque l'on a suivi (de plus ou moins près) une certaine présidentielle française en 2007 ? Le site internet de la mention E : http://www.fiersdetresocialistes.org/ ------------------ Merci peneloppe pour votre réaction qui rappelle une réalité politique qu'il faut savoir définir et surtout décider après arbitrage. Et aussi avoir le courage d'affirmer ses positions sans quoi un débat sérieux ne pourrait avoir lieu car ce serait débattre avec l'inconnu et puis s'étonner de ne pas trouver l'infini. ---------------- NB : mettre 2 m à nommément et non pas 1 comme faute dans mon post ci-dessus : @ Serval.
Qui a parlé de bourrique, ici ? Je croyais qu'on devait s'interdire les attaques ad asinum ? . Bon, petit braiement amical du matin: Cher et talentueux Serval, tout le monde t'apprécie, sauf lorsque tu es repris de ton accès monomaniaque à répétition. Critique autant que tu veux les orientations proposées par SR, non seulement tu en as le droit, mais c'est ton devoir, et en outre ça rend service à ses partisans. Mais arrête de parler tout le temps d'idolâtrie et de fan-club, c'est fatigant, ça n'apporte rien, et en outre ça te fait du mal de te mettre dans ces états-là.