Parce que je suis féministe, je voterai Arnaud Montebourg aux primaires socialistes
Une réponse d'un berger à quelques bergères (Lire ici)? Non. Fort heureusement. Les polémiques inutiles ne servent que la vanité de leurs auteurs. J’espère pouvoir réussir à éviter cet écueil. Plutôt un titre facétieux donc, pour tenter de prendre un peu de distance, de dépasser la tactique politicienne qui, finalement, laisse son propre objet – le féminisme – à l’arrière-plan de sa déclaration.
Le militantisme est une chose merveilleuse, mais qui, à trop le pratiquer, et parce qu’il fonctionne souvent au sein de communautés closes dont la pensée est asphyxiée par une pratique dialectique de l’entre-soi, finit par sécréter un poison insidieux dont le goût ressemble étrangement à celui de l’intolérance.
Je fis cette découverte d’un militantisme de la foi très tôt, au contact de membres de ma propre famille, socialistes engagés, mais dont la générosité et l’ouverture d’esprit butaient contre toute argumentation qui osait interroger un point de doctrine, voire une proposition programmatique, considérées souvent comme des écritures sacrées. Ou, encore, contre un proche qui se permettait d’exprimer une opinion divergente vis-à-vis de l’une des personnalités représentatives des instances dirigeantes, érigées en apôtres du mouvement. Dès lors, toute discussion s’avérait vite pénible et se transformait en exercice casuistique des plus stériles ; l’audacieux contradicteur, même l’ami le plus proche, pouvait devenir suspect. Douter, discuter, nuancer était perçu comme un acte d’hostilité ; l’auteur jugé facilement hérétique, passible d’un anathème. « Celui qui n’est pas avec moi est contre moi », écrivait Matthieu en son temps, pour une autre Église, il est vrai.
L’objectif de ce processus, parfois inconscient, est bien connu : éviter la tenue d’un débat contradictoire en disqualifiant préalablement « l’adversaire », en le transformant en individu infréquentable afin de lui retirer toute légitimité et le forcer au silence.
Est-il donc possible que nous réussissions aujourd’hui à dépasser ce manichéisme totalement improductif qui reste pourtant, nous le voyons tous les jours, le mode principal de confrontation publique (voire privée) entre partis, courants internes, ou personnalités ?
Revenons donc à notre course à l’échalote, cette compétition pour la médaille de la meilleure féministe, lancée entre deux candidates femmes du PS par quelques « leaders d’opinion » (en langage marketing, puisqu’il s’agit de ça, bien précisément) habilement manipulés par des communicants peu responsables. Est-elle vraiment nécessaire, cette joute qui ne peut déboucher que sur un pugilat stérile (cf. commentaires dudit billet), ne faisant qu’exacerber les ressentiments de leurs partisans respectifs ? Contribuer, qui plus est, à creuser un sillon de division entre les deux seules femmes candidates – précisons encore une fois cette énormité –, est-ce vraiment bien utile ? Cela sert-il la cause du féminisme, cela fait-il avancer le débat ?
Et, surtout : la question est-elle bien posée ? Que pourront, en effet, apporter Martine Aubry ou Ségolène Royal à la cause du féminisme dans le cadre des politiques générales qu’elles préconisent ? Poser la question du « particulier » avant le « général » est, me semble-t-il, un non-sens, c’est même une non-question parce qu’elle ne peut aboutir que sur une non-réponse.
Il est vrai que toute stratégie électorale, depuis fort longtemps, essaye de faire feu de tout bois, tentant d’attirer à elle, en amont des échéances, les revendications particulières, les exigences communautaires (communautaristes dans certains cas) ou corporatistes, promettant d’apporter une réponse à chacune des principales exigences qui sont en capacité de faire entendre leur voix dans l’arène publique.
Nos préoccupations individuelles nous paraissent souvent plus importantes que les inquiétudes ou les revendications collectives. Par notre histoire personnelle – forcément singulière –, notre éducation, notre culture, notre environnement, nous nourrissons, chacune et chacun, des exigences prioritaires vis-à-vis de problématiques qui nous interpellent avec plus de force que notre voisin. D’une proposition à l’énoncé général (ex. : « égalité de tous les êtres humains »), chacun de nous, en fonction de sa sensibilité et de son vécu, retiendra plutôt une variation précise (ex. : « égalité des sexes ») pour, finalement, être interpellé plus intimement encore par un aspect spécifique de la question (ex. : « quotas sexués pour la représentation politique »). En fait, c’est le processus inverse qui se produit tous les jours, parce que nous sommes confrontés, en permanence, à des situations concrètes qui pèsent directement sur nos vies et modifient l’ordre de nos priorités. Le « particulier » nous est évidemment concret, c’est notre lot quotidien, alors que « le général » n’est qu’un lot commun, finalement une notion plus lointaine, plus abstraite, qui nécessite un processus de réflexion dissocié du présent et débarrassé de toute émotion.
Ces « préférences » personnelles, partagées ou non, sont évidemment aussi respectables que les autres. Mais le rôle du politique est, en théorie, de prendre la hauteur nécessaire afin de les examiner uniquement à l’aune de l’intérêt général. Or, le grand travers de l’action politique de notre temps est justement de fonctionner en mode « clientéliste » (au sens antique du terme). La meilleure illustration de cette affirmation consiste à analyser les dispositifs de sécurité publique qui se sont succédé depuis plusieurs décennies, réponses impulsives, souvent liberticides, obéissant aux soubresauts d’une indignation de l’instant, sans se soucier le moins du monde de s’attaquer aux véritables causes socio-économiques de la délinquance et du crime qui, toujours et partout – l’Histoire nous le prouve –, puisent leurs racines profondes dans cette déstructuration des sociétés créée par les inégalités.
Dans le contexte que nous connaissons, nous sommes donc en droit d’attendre des programmes des candidats à la primaire socialiste et des débats entre leurs partisans une élévation des exigences et des moyens politiques, une vision plus ambitieuse de notre futur commun, qui passe obligatoirement par le choix d’une morale sociale et la définition du projet de société qui en découle, permettant ainsi de tracer les lignes de force d’une action gouvernementale lisible.
Pour le dire plus trivialement : on ne construit pas le programme de vie d’une communauté nationale en colmatant des brèches ou en additionnant des mesures particulières ou simplement conjoncturelles. On ne bâtit pas une société plus humaine en empilant quelques briques, par-ci, par-là, sans avoir préalablement tracé les plans de la maison, ni coulé ses fondations. On ne demande pas aux candidats de nous présenter une plaquette publicitaire de leur logement idéal ; on exige d’eux le dossier technique de la construction qu’ils se proposent de bâtir.
Pour qu’il ne subsiste aucune confusion dans mes propos : je ne dis pas que la ségrégation du genre – point de départ de ce billet – est un problème mineur, « catégoriel » au sens étroit. Elle est même une de ces servitudes injustifiables que nous ne pouvons plus accepter et que nous devons définitivement abolir dans la civilisation humaine. Je dis seulement que, pour parvenir à cet objectif, il faut se donner les moyens de le réaliser. Je dis que toute promesse qui ne se fonde pas sur une politique générale susceptible de rendre possible la réalité d’un changement durable est un mensonge.
Je dis que ce n’est pas dans une société en état de guerre économique, une société de l’inégalité sociale où l’individualisme règne en maître, une société où l’enfermement personnel apparaît comme l’une des seules mesures de protection individuelle et dans laquelle l’ostracisme réapparaît sous des formes inquiétantes, que l’on pourrait, par l’intention louable, le vœu pieux ou, même, la seule force de la loi et de conventions, parvenir à ces fins.
Se donner « les moyens du féminisme », c’est donc, obligatoirement, remonter du féminisme à l’humanisme, c’est examiner l’éthique qui fonde et motive chacune des visions politiques en concurrence et, donc, par là même, tenter d’anticiper les effets sociaux et économiques qui découleront de leur mise en œuvre pratique, qui favoriseront l’environnement propice de ce déploiement.
Pour ma part, je crois que la bataille de fond du féminisme ne se gagnera que par la pédagogie et donc par l’éducation, encore et toujours. Grâce à des êtres humains éduqués, éclairés, initiés par des professeurs de qualité (mieux payés, plus nombreux, mieux formés), dans une école et une société apaisées, dans un réel pluriel où la stigmatisation de l’Autre (la femme, le mâle, l’étranger, le handicapé, le pauvre, l’allocataire…) sera définitivement bannie. Il faut toujours du temps pour que s’accomplisse la greffe de la culture sur la nature. Alors seulement, nous pourrons espérer pouvoir gagner le combat du féminisme (et plus « généralement » celui de la « ségrégation anthropologique »). Cet enseignement de qualité nécessite la volonté clairement exprimée d’une action publique globale qui se donne la possibilité de dégager des ressources conséquentes en procédant aux arbitrages budgétaires requis. On peut toujours choisir la voie des raccourcis, bien évidemment, mais en prenant le risque d’une société de communautés juxtaposées dans laquelle ne peuvent régner que tensions et affrontements permanents. Il suffit de regarder en direction des États-Unis d’Amérique pour le constater.
« Vérités de Lapalisse », me rétorquera-t-on. Sans doute, mais parfois utiles à rappeler. Quelle conclusion, cependant, en tirer ? Qu’il suffit d’examiner attentivement, sans trop de parti pris, les propositions de politique générale des candidats en lice dans la primaire, pour identifier celle qui serait le plus propice à l’avancée du féminisme.
Passons rapidement sur le « socle commun ». « Le changement », nous promet-on, une fois encore. Admettons la sincérité de l’annonce et des déclarations d’intention qui l’accompagnent. Mais quel changement peut-on vraiment espérer sans remettre en cause les grands mécanismes économiques à l’œuvre, ceux qui détruisent actuellement nos vies et nos sociétés ? Comment croire qu’un changement en profondeur pourrait être réalisable sans dispositifs visibles d’une protection a minima de notre citoyenneté – asexuée, elle – de base ?
Au-delà de leurs louables intentions, trois candidats (je n’évoque par Jean-Michel Baylet, du PRG) s’inscrivent d’emblée – et ce n’est pas leur faire injure que de le souligner puisqu’ils l’assument – dans la continuité idéologique des politiques menées en France depuis vingt-cinq ans ; trois appartiennent donc au fameux « cercle de la raison », tant vénéré par Alain Minc et ses amis (« Les populations n’acceptent pas de voir la réalité »). Trois sont prêts, ainsi, à « entrer en responsabilité », c'est-à-dire à « gérer » la continuité, à éduquer le peuple, à perpétuer peu ou prou l’existant, à rendre compte de leurs actions aux Marchés financiers et à l’Europe des oligarques.
Manuel Valls se définit lui-même comme la pile Wonder des primaires. De quelle énergie parle-t-il ? De celle qui permet d’éclairer sa conception du changement : « Il n’y a plus d’alternative globale au système capitaliste. »
François Hollande veut promouvoir « une parole singulière », en affirmant que « la démocratie est plus intelligente que les marchés ». À cette fin, il souhaite seulement inviter le peuple « à la responsabilité » en le mettant « dans la confidence ».
Martine Aubry, dans une longue épître, nous « parle de la France » dont elle rêve, pour nous convaincre « que notre pays n’est pas voué au déclin ». Nous espérions l’entendre. Mais elle a déjà abandonné toute marge de manœuvre, après avoir promis, en pleine crise, « un retour des déficits en dessous de 3 % en 2013 ».
De l’autre côté, deux compétiteurs proposent une politique de la rupture et des mesures destinées à changer vraiment l’avenir du pays, ainsi qu’à peser sur la « gouvernance » européenne actuelle.
Arnaud Montebourg est le seul, au-delà de l’utilisation du mot lui-même, à proposer une « alternative » économique et sociale totale, susceptible de s’opposer à la privation complète de la société civile. Sa « démondialisation » (financière et marchande) n’est pas une fin en soi, certes, mais ses prescriptions concrètes pour contrôler notamment les flux de capitaux (entre l’UE et le reste du monde) et réguler le libre-échange marchand sont décisives pour tout gouvernement qui envisage sérieusement de reprendre la main politique.
Ségolène Royal, après s’être égarée un temps dans sa recherche d’un centre finalement introuvable, revient à des préoccupations plus sociales. Sa « force citoyenne » reste toujours à prouver mais, il est vrai, elle prône désormais – entraînée par Jean-Luc Mélenchon et Arnaud Montebourg – des réformes financières et fiscales incontournables pour mener une action gouvernementale volontariste.
Je constate donc qu’Arnaud Montebourg et Ségolène Royal sont les seuls à vouloir se donner les moyens matériels du changement de société promis par l’ensemble des candidats.
Contre ce souffle de la réforme, la pensée dominante nous affirme, sans aucune contre-argumentation, que ces solutions sont, au mieux, « utopiques », au pire, « populistes », voire « dangereuses ». On dit la même chose du programme proposé par le Front de gauche. Notre grand BHL, ce philosophe de la nuance, l’affirmait récemment du haut de sa chaire médiatique : il s’agirait là d’insanités, d’un « socialisme des imbéciles, un socialisme des ignares ».
Les clercs Minc et BHL ayant parlé, la messe serait dite. « Alléluia », psalmodient sans réfléchir des milliers de fidèles écervelés. Il suffit pourtant de s’informer précisément, de faire un tout petit effort d’analyse, de regarder en direction de l’Histoire, de ne pas avaler benoîtement l’hostie de la secte des résignés ou celle, plus salée encore, des idéologues néolibéraux pour constater l’énormité de ces affirmations spécieuses (1).
Alors, pour en revenir à notre propos initial, si le féminisme veut vraiment se donner les moyens de ses ambitions, le choix de son futur politique est restreint par la logique de l’entonnoir, celle d’un simple filtrage : c’est bien un coup de barre « à gauche toute » qui s’impose.
De ce point de vue, les primaires socialistes ne sont plus le moyen de choisir la ou le candidat(e) du Parti socialiste à l’élection présidentielle. Elles sont, avant tout, un outil de détermination de la politique générale qui sera portée par le candidat commun. Les primaires sont donc une chance, peut-être la dernière, de bousculer enfin le Parti socialiste, ce gros pachyderme endormi qui a perdu la mémoire de ce qui fut, jadis, sa véritable identité politique.
Je l’ai écrit un autre jour en expliquant pourquoi j’ai choisi pour ma part de me rallier à un appel plus ambitieux, plus généreux, plus radical que celui du PS (« L’humain d’abord ! »). Cependant, j’irai voter aux primaires socialistes, convaincu qu’il faut aider le vieux mastodonte à s’ébrouer, à retrouver ce souffle de la lutte qui lui fit préférer, en d’autres temps, l’homo socialis à l’homo œconomicus.
Ainsi réveillé, abandonnant aux boues de la résignation ses rêves rétrécis de la destinée humaine, prêt à affronter l’adversaire grâce à un barrissement joyeux et volontaire, équipé d’une jolie paire de défenses toutes neuves – lustrées aux idées novatrices –, notre éléphant pourrait rechercher ces anciens sentiers de la liberté, de l’égalité et de la fraternité qu’il aima arpenter dans le passé. Voire, chemin faisant – rêvons un tout petit peu à notre tour –, retrouver d’autres membres de son espèce. Un front d’éléphant, qui pencherait sa tête vraiment sur la gauche en 2012, ça pourrait compter énormément…
À ce prix seulement, si ces deux outsiders des primaires – ceux qui prêchent une nouvelle espérance – sont entendus, et si cette gauche du PS parvient, grâce à de bons résultats, à influencer de manière décisive le programme final qui sera soumis aux votes de nos compatriotes, alors oui, le féminisme pourrait bien espérer emporter quelques victoires décisives dans les prochaines décennies.
------------
(1) Suggestion : un bon début – si l’on ne comprend pas grand-chose à l’économie politique et si l’on souhaite cependant se forger une opinion personnelle argumentée – consisterait à se plonger dans la lecture passionnante du dernier essai de l’économiste Jacques Généreux – Nous, on peut ! – dont le sous-titre est précisément : «Pourquoi et comment un pays peut toujours faire ce qu’il veut face aux marchés, face aux banques, face aux crises, face à la BCE, etc. » Exemplaire travail de vulgarisation d’une matière particulièrement indigeste pour le commun (votre serviteur inclus). Clair, concis, factuel, enthousiasmant.
Télécharger et partager ce texte sous format PDF [ Ici ]



Tous les commentaires
Et pour les homosexuels végétariens agnostiques, vous conseillez qui?
@ CACOCHYME.
Pour le mot "homosexuel", il n'y a pas de féminin pluriel ?
Flagrant délit ...
-
@JOHN MARCUS.
L'élection de Monsieur BARACK OBAMA a-t-elle changé la vie des noir(e)s aux USA ?
Un peu long votre billet !
Mais bon, c'est votre choix.
Dans l'ultra court et pour compléter votre analyse sur les candidats aux primaires vous pouvez aller voir mon billet
LA GAUCHE PERDRA LE 9 OCTOBRE !!!
Ce n'est pas le féminisme qui fera gagner ou perdre la gauche .
Beau texte apparemment, je n'ai pas le temps de tout lire, je constate simplement que "Montebourg" brille encore en Une : votre titre, son blog, ses billets-vitrines, et la caution médiapartienne... le militantisme a de beaux jours devant lui.
Dans le mille encore une fois!
J'approuve et je le dis "moins bien que vous"
ici
Arnaud Montebourg a choisi Emmanuel Todd pour ses précieux conseils . Avouez que c'est mieux que d'avoir dans ses fréquentations Alain Mink !
Voila une autre bonne raison de choisir A Montebourg !
Bonjour MISSFAFF.
Quel est le rapport de votre argument avec la cause des femmes ?
@Agnès GOUINGUENET
Ce à quoi j'adhère, c'est le côté facétieux du titre de ce billet qui n'a pour moi qu'une relation très indirecte avec la cause des femmes. En revanche je trouve que Montebourg est un bon candidat qui me paraît intègre et qui a un bon projet pour notre société et je pense qu'il est bien entouré ce qui me le rend encore plus crédible.
P.S. Ségolène est aussi une candidate que j'estime et pour laquelle je pourrais aussi voter.
"Pour ma part, je crois que la bataille de fond du féminisme ne se gagnera que par la pédagogie et donc par l’éducation, encore et toujours. Grâce à des êtres humains éduqués, éclairés, initiés par des professeurs de qualité (mieux payés, plus nombreux, mieux formés), dans une école et une société apaisées, dans un réel pluriel où la stigmatisation de l’Autre (la femme, le mâle, l’étranger, le handicapé, le pauvre, l’allocataire…) sera définitivement bannie. Il faut toujours du temps pour que s’accomplisse la greffe de la culture sur la nature. Alors seulement, nous pourrons espérer pouvoir gagner le combat du féminisme (et plus « généralement » celui de la « ségrégation anthropologique »)."
je ne saurais mieux dire...
@John Marcus .
Je suis tout à fait séduite par votre titre " Heurts &Humeurs !
C'est cette vision des êtres et des choses qui me fait tenir à Sanaa ... Merci.