Jouyet, Kouchner, etc. : des repentis sans repentir
Je souscris entièrement au texte de Laurent Mauduit, mais le mot de « repenti » me semble mériter quelque développement.
Il s’appliquerait sans doute parfaitement aux consorts Amara, Jouyet, Kouchner, Richard, et j’en passe, si à propos de ces « repentis » l’on pouvait parler de « repentir ». Or il n’en est, malheureusement, rien.
Pour un religieux, se repentir, c’est ressentir le regret d’un péché et le désir de le réparer. « Je lui demandai de me choisir les points où j’étais coupable, afin que j’eusse à les rappeler en confession et à m’en repentir pour mériter une absolution générale », écrit ainsi George Sand.
Pour un laïc, se repentir, c’est regretter vivement une faute, une faiblesse, c’est regrette d’avoir fait ou de ne pas avoir fait une chose : « Je me traitais de sans-cœur, et durant plus de huit jours je me repentis de ce que j’avais fait », écrit Erckmann-Chatrian. Chateaubriand, lui, pensait que Napoléon s’était « souvent repenti de n’avoir pas fait fusiller Fouché et Talleyrand. »
Mme Amara, MM. Jouyet, Kouchner, Richard ont-ils exprimé, dans un sens ou dans l’autre, le moindre « repentir » ? Aucunement.
Mais si ces faux « repentis » se sont donc bien gardés de se « repentir », peut-être appartient-il à d’autres d’avoir le courage ou la dignité de les faire « repentir » de leur lâche et veule opportunisme.En attendant ce jour, nous rappellerons donc qu’au 14e siècle, le mot « repenti » était, pour un clerc, synonyme de « renégat » et, pour une nonne, de personne ayant « rompu ses vœux ». Mme Amara n’est sans doute pas une nonne, MM. Jouyet, Kouchner, Richard ne sont pas des clercs, mais le mot « renégat » leur va comme le gant que toutes les personnes de conviction sont en droit de leur envoyer à la figure.


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Le vent fait tourner la girouette.
La question : qu'est-ce qui fait tourner les renégapentis? Il ne faut pas confondre convection et conviction...