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Les civilisations où on a des Rolex et celles où on a du temps

Homme bleuHomme bleu© N.Magister

L’un est Touareg. Il sait se diriger au soleil le jour et aux étoiles la nuit dans l’immensité ocre. L’autre n'est pas encore bronzé; il a un GPS dont il ne faut surtout pas oublier de recharger la batterie et assurer les mises à jour.

L’un ne sait même pas quand il est né puisqu'il est sans papier. L’autre a tous les papiers d’identité, sauf-conduit, bank-notes, cartes plastifiées et contrats d’assistance, requis pour un aventurier.

L’un a un fidèle dromadaire qui est pour lui bien plus qu’une monture ; il est son assurance vie capable de trouver de l’eau dans un rayon de plusieurs jours de marche. L’autre a un 4X4 d'enfer avec les dernières ressources de la technologie et plein de jerricans de carburant et d’eau potable. On n’est jamais trop prudent.

L’un écoute tous les vents passants. Il connait le souffle pervers qui annonce la tempête de sable. Il a l'habitude d'être seul et de s'en débrouiller. L’autre a un téléphone satellite Irridium, et une radio toutes ondes pour être avisé des perturbations climatiques et donner de ses nouvelles.

L’un dispose d’un gigantesque turban en fine toile de coton qui lui entoure la tête. Il lui permet de se protéger de l’ardent soleil  et, aussi, de voir et respirer même pendant les tempêtes de sable. L’indigo déteint parfois sur lui et donne à sa peau ce teint inaccoutumé qui lui vaut le nom "d’homme bleu". L’autre a tout l’équipement de trekking haut de gamme avec  saharienne respirante, chaussures de brousse en Gore-Tex et lunettes des sables. Sa peau devient rapidement rose vif s’il la laisse trop longtemps exposée au soleil sans pitié. 

L’un aime être seul dans le silence pour écouter battre son cœur et profiter de ces choses simples et minuscules qui deviennent immenses au creux des dunes. L’autre a hâte d’arriver au village étape pour participer à la soirée Karaoké qui doit y être donnée.

TouaregTouareg© N. Magister

L’un se réveille le matin en contemplant le soleil levant pendant que l’eau du thé bout dans une vieille boite cabossée en fer blanc. Un petit rien lui donne beaucoup de bonheur. Son seul souci est d’emmener les bêtes là où il sait trouver de l’herbe et de l’eau. L’autre avale une boisson énergisante à base de glucides à digestion rapide pour le coup de fouet, et des aliments à digestion lente, avec vitamines et minéraux, pour compenser ses pertes,  éviter la déshydratation et tenir dans la durée.

L’un n’a personne à dépasser. Il avance lentement dans les dunes. L’autre veut battre le record de la traversée du Grand Erg Oriental.

L’un qui avait du temps est arrivé au campement hier soir, juste au moment du palabre et du thé. L’autre qui regardait tout le temps sa Rolex a enfin été retrouvé mort, déshydraté,  par l’hélicoptère parti à sa recherche depuis plusieurs jours.

Tous les commentaires

Ben, oui ! C'est moche hein ? D'autant plus qu'il était d'une civilisation supérieure le de cujus.

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La civilisation du Crétincé Supérieur ?

Superbe Jonas. Belle sortie par le haut.

Oui, magnifique et qui me fait penser à une image à peine entrevue chez des amies : je crois que c'était lors du dernier paris-Dakar : une moto entourée de plein de gens et plus loin une vache étalée sur le sol et un homme qui lui donne un coup de pied rageur et je n'ai entendu que "...la vaca" et l'info est passée sur une autre actualité.

J'ai pleuré

La mort de la vache. Sa souffrance avant de mourir, son abandon dans son agonie, le mépris pour son cadavre (était-elle vraiment morte ?) et le chagrin de son propriétaire - elle me faisait penser à une vache peul et je sais combien les Peuls aiment leurs vaches...

Et puis je me suis dit que ces tarés qui s'envoient en l'air avec leurs grosses machines qui coûtent la peau de st luc étaient bien capables d'aller chercher des poux dans la tête de l'éleveur et d'oser lui réclamer des dommages et intérêts pour le préjudice subi. Mais je n'en sais pas plus. En tout cas, il faut oser aller parader et polluer des peuples qui n'ont rien demandé...

Votre texte réactive ce chagrin et les assassins de bovidés me hérissent surtout quand il se croient d'une civilisation tellement supérieure (en connerie ça c'est sûr) qu'ils peuvent se permettre n'importe quoi en terre si mal décolonisée.

Les Touaregs ont quelque chose de commun avec nous autres gens du Sud et Limousins en particulier : la tradition toujours vivante (encore mais pour combien de temps ?) de l'amour courtois. Je les soupçonne même d'avoir servi de modèle au troubadours (cela n'est pas totalement prouvé mais un faisceau d'indices rend cette hypothèse crédible)

La crétinerie du gluant est-ce vraiment une surprise ?

On peut même dire qu'à Poitiers les gens du sud n'étaient pas forcément du côté que l'on croit, Watayaga. Les "nhorles" ont la peau dure.

Près de là où j'habites, à Lodève se déroule un festival Touareg, qui s'appelle " Il était une fois dans l'oued". J'y ai rencontré en 2009 le musicien touareg Ibrahim Djo, qui joue de la basse électrique . Déjà c'était curieux, mais il avait aussi un ordinateur portable et prenait mon adresse e-mail pour m'envoyer de la doc, une fois rentré chez lui. S'en suivit une discussion surréaliste entre nous, sur la technologie. En plein désert, il maniait tout cela grâce au satellite et riait de mon étonnement et encore plus quand je l'enviais, moi qui dans ma montagne française en zone blanche, tournait, faute de technologie adaptée, avec un vieux modem 56 kbits (j'ai enfin du wimax depuis qq mois). Comme quoi, les images d'Epinal...   (http://www.myspace.com/ibrahimdjo)

Mais comme chaque fois, avec les histoire de Jonas - celle-ci, ça n'a pas loupé - m'a encore amené ailleurs.

Je cherchais une vidéo du festival " Il était une fois dans l'oued", pour illustrer mon propos et je suis tombée malencontreusement sur celle ci-dessous (que vous n'êtes vraiment pas obligée de regarder, car elle est à gerber et signée Alliance Nationale) qui s'intitule " Il était une fois dans l'oued 2029 " d'où ma confusion. Malgré tout, au visionnage, on comprend où les mecs comme Guéant hier, vont pêcher leurs arguments xénophobes. Mais surtout comment on instrumentalise les esprits de jeunes décérébrés, car je doute que ce soit habituellement les mémés votant FN, qui explorent Youtube. Généralement, TF1 leur suffit amplement. Cette horreur, sur fond de musique bretonne. Je me demande si l'usage qui en est fait, plairait aux musiciens auteurs ?

http://www.youtube.com/watch?v=IcOD5y7oFy8&feature=fvwrel

Bien sûr Annie, que les Touaregs sont et ne sont pas à l'image du texte de Jonas ! C'est la guerre là où ils sont et leur culture est en voie de destruction malgré une longue résistance. Et puis, il n'y a pas de peuple idéal du moins selon nos normes et chacun/e de nous a les siennes - ni vraiment épargné par l'hydre occidentale.

Il n'en reste pas moins que le texte de Jonas sonne juste dans mon cœur.

La vidéo que tu as ajoutée est effectivement une horreur qui fait bien fonctionner les fantasmes de ceux qui ont besoin de se faire peur pour justifier - y compris à leurs propres yeux - leur haine de l'autre - avec cette notion d'ennemi intérieur : l'étranger certes, mais aussi son complice : le communiste, l'anarchiste, l'humanitaire.

Jouer sur la peur, la projection dans le futur pour justifier la guerre d'extermination : c'est eux ou nous...Les riches ont encore une fois décidé de faire que les pauvres s'exterminent entre eux pour leurs plus grands profits !

Les images d'Epinal en plein Sahara, Annie Clin d'œil?

Ceci posé, je n'ai pas pu aller jusqu'au bout de ta deuxième vidéo. C'est effectivement l'horreur.

Un souvenir perso...Nous avons passé une dizaine de jours dans le Tassili. Le but initial tester avec un collègue, si nous pourrions co-animer des stages de formation . Le résultat sur ce plan , fut négatif. Imaginez quelqu'un, en haut d'une dune, qui vous soûle à vous parler de la foule dans le métro ... No comment...

Dans notre périple, nous avons rencontré des femmes qui gardaient un troupeau de chèvres. Notre guide, un touareg issu de la noblesse, très beau, très digne et plein de finesse a engagé la conversation avec ces femmes.Elles nous ont invités à bivouaquer avec elles.

Soirée autour du feu, questions de notre part et de la leur, et traduction assurée par Mohamed, sur nos vies respectives  Mohamed a tué un cabri en notre honneur, on a échangé des cadeaux ... Les hommes étaient partis en Egypte pour travailler et c'était la femme la plus âgée du groupe qui exerçait l'autorité.

Nuit à la belle étoile, dos au vent.

Le lendemain matin, une petite fille est venue me prendre par la main, pour que j'aille voir ses chèvres. Sa main ne quittait pas la mienne. Sa maman était dans un coin, et je vous jure que, sans parole, nous nous comprenions très bien. Elle me " parlait " de l'avenir qu'elle imaginait pour sa fille. Nous sommes restées plusieurs heures ainsi, très proches.

A un moment, elle m'a fait comprendre en riant, qu'elle voulait voir...ma culotte ! C'était un truc marrant pour elle, une culotte de femme " occidentale".

Fous rires complices.

Vous savez quoi ? Je repense très souvent à ce matin là, à nos échanges étonnés et nos sourires. Elle ne sait pas, et je le regrette que j'ai vécu un moment très fort auprès d'elle.  Elle ne sait pas non plus qu'à chaque fois que j'ai affaire au racisme, je revois son visage, et je sens la main de la petite fille dans la mienne.

 

Souvenirs semblables mais en Tunisie avec une famille de Tunis dont l'origine était bédouine : j'y suis allée dans la famille d'un ami. L'accueil a été au-delà des simples lois de l'hospitalité (ou alors nous n'avons pas les mêmes y compris quand nous croyons être au maximum) Je ne vais pas raconter : trop long pour un commentaire.

Quand je suis partie je les ai remercié les larmes aux yeux. La mère - la chef de famille : le mari travaillait en Libye - m'a dit : "tu n'as pas à nous remercier, c'était de bon cœur et si chacun traite avec affection les enfants des autres, il sait que ses enfants sont en sécurité là où ils vont". (j'étais une toute jeune femme à l'époque).

Quand je suis revenue en france j'avais envie de demander pardon à tou/tes les jeunes maghrébin/es que je rencontraient tellement j'avais honte du mauvais accueil qu'on leur faisait !

Même expérience chez les Berbères où j'ai vu une complicité extraordinaire entre femmes occidentales et Berbères. Elles ne parlaient pas la même langue mais étaient capables d'échanger sur n'importe quel sujet avec les gestes et les mimiques. Même les sujets les plus abstraits ne leur faisaient pas peur d'après les confidences de mon épouse.

Nous étions loin des écarts de civilisation de la minable déclaration de Guéant.

Il ce fait tard , mais je tiens à vous saluer !

Merci , Jonas 2 .

Ce billet merite la UNE ,comme le souligne Grain de Sel .

Merci de votre passage, saine colère.

Moi ce qui me frappe, c'est qu'en 2012, on voit se cotoyer sur une même planète des gens qui vivent à l'ère des ordinateurs et des portables et d'autres qui vivent exactement comme il y a plus de cinq milles ans (mises à part les tribus amérindiennes ou d'autres parties du monde dont on a récemment découvert l'existence).

Je crois que les cultures et les civilisations sont en prise directes sur l'histoire, les conditions d'existence et le milieu naturel d'une société donnée. La civilisation Touareg ne sera pas particulièrement adaptée en territoire Inuit et réciproquement.

Quant à la civilisation dont se réclame implicitement Guéant elle est tout simplement non grata dans les sociétés pourvues d'un minimum d'humanité.

Personnellement, je trouve passionnant que chaque peuple puisse construire son mode de vie, son univers culturel comme il l'entend, en relation avec les autres peuples, à son propre rythme et avec ses propres valeurs et conceptions du monde. Cela existait ainsi en Afrique, dans les Amériques, avec bien sûr son lot de conflits et de rapports de force mais la normalisation des modes de vie n'a jamais été aussi loin qu'en occident. Normalisation contre laquelle tente de se battre ces peuples qui vivent au présent et savent pourquoi ils ne veulent pas se normaliser sur notre modèle. Et comme je les comprends !

Une société qui se développe à toute vitesse en détruisant le monde qui l'héberge me fait penser à un cancer foudroyant (compte tenu de la durée de vie d'une planète).

Nous sommes bien en phase, WataYaga.

Il en est des Touaregs, comme des Mongols, comme des Inuits, et comme de toutes ces civilisations nées quelque part pour y vivre, sans avoir besoin de nous, alors que nous, aujourd'hui aurions bien besoin d'eux et de leur sagesse pour retrouver un vrai bonheur.

Mais il est sans doute trop tard, et c'est bien triste.  

Je ne crois pas qu'il soit trop tard, GMM. La suffisance de l'ultralibéralisme est arrivée au bout de son absurde. Ses insuffisances deviennent tellement criantes que même les éructations d'un Guéant ne le sauveront pas. Il court à sa perte.

 Jonas2,

Quand je dis trop tard, je pense que ce sont les savoir vivre qui ont disparu dans nos civilisations, la consommation et l'image de bien vivre transmise a travers notament la télévision qui est accessible partout dans le monde , le phénomène d'imitation de nos coutumes de consommateurs par des gens qui sont arrivés trop vite dans "notre monde" ont provoqué j'en ai bien des dégats irréversibles.

Quand on voit les Inuits se dépalcaer en scooter des neiges délaissant tous les savoirs faire  traditionnels, quand on voit la sédentarisation des nomades, tant en asie qu'en afrique, ... il y a de quoi douter.

On peut toujours espèrer mais cela ne se fera pas sans de grandes souffrances.  

J'avais bien compris GMM, mais je crois qu'un retour de balancier s'amorce. C'est vrai que la pression de conformité exercée par le marketing occidental a occasionné des ravages un peu partout. Le retour à un rapport plus harmonieux avec le monde est paradoxalement porté par une frange grandissante du monde occidental gavé d'inutile. Je suis persuadé que cette prise de conscience gagne du terrain.

Petite expérience perso. Je vois ici à Damas deux fois par semaine une femme syrienne, elle fait des ménages, elle habite dans un village au sud vers le Golan. Un jour elle me dit : il y a plus de liberté à Damas que chez nous, les femmes peuvent se promener cheveux au vent ou jambes nues... Chez nous dans mon village, toutes les femmes portent un foulard qui cache les cheuveux et le cou, et on ne montre pas ses jambes, mais par contre il y a beaucoup de solidarité, par exemple quand quelqu'un meurt, tout le village le sait une heure après, quand quelqu'un est malade, les voisins viennent en aide aussitôt, quand il n'y a plus de pain on partage... 

Je me suis dit que je pouvais faire la même réflexion pour moi-même, pensant qu'il y a plus de liberté en occcident, mais beaucoup plus de solidarité à Damas où la famille au sens large est très unie et tout le monde s'entraide.

Et je me suis posé la question de savoir qui est le plus libre, celui qui vit dans une société holiste, où la société l'emporte sur l'individu, comme dans ce village, ou bien celui qui vit seul dans un monde individualiste où l'individu l'emporte sur la société?

Est-on plus libre quand on peut faire ce qu'on veut mais sous la contrainte de mille et mille lois et décrets d'interdiction, et sans entraide, seul, ou bien quand on suit des traditions millénaires, que bien sûre le temps patine, et qui sont fondées sur la solidarité?

 

Je viens de terminer un très beau livre que je conseille, "La belle amour humaine" de Lyonel Trouillet. Ca se passe à la fois dans un petit village de pêcheurs en Martinique, dans la capitale de l'île et à Paris. Et on y découvre exactement la même chose .

Citations : "Ils savent rester des journées entières à arpenter leur bord de mer sans mettre des mots sur leurs pensées. Ce n'est pas comme ici où la vie a peur du silence... le bruit a remplacé l'espoir... Et lorsqu'ils parlent, il y a encore du silence caché derrière leurs mots." "Je viens d'une ville de lumières inventées qui trichent avec la nuit à coup de lampadaires, de néons et de phares. Je suis d'un monde où tout peut s'allumer la nuit. On y considère la lumière comme un agent de sécurité... Pardonne moi, je n'ai vu que la noirceur de la nuit."

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Le clip "on est désolé" est particulièrement bien vu !

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http://tropicalboy.canalblog.com/

"L’autre qui regardait tout le temps sa Rolex a enfin été retrouvé mort, déshydraté,  par l’hélicoptère parti à sa recherche depuis plusieurs jours."

Alors , peut-on estimer d'après le sondage effectué dans son "annus horribilis", que le dessèchement fut long et douloureux,  que les Médias-sondeurs ne nous cachent rien de cette traversée du désert qui lui fut , j'espère, aussi douloureuse que celle qu'il nous a contraint à effectuer à marche forcée depuis cinq ans. Comme quoi, il ya une morale à ce fait d'hiver : "Le Toua-reglé son compte à ce chameau".

Le touareg respecte son dromadaire et les chameaux ne méritent pas d'être comparés à ce nuisible à rolex  qui est une insulte pour lui-même !

 

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Non, WataYaga. Il ne faut pas que le bât vous blesse. Espoir est la jongleuse de mots par excellence; elle ne peut pas résister à la tentation de leur faire rendre tout leur jus. Là, en l'occurrence, elle a flashé sur le mot chat mot sans considération aucune pour la susceptibilité proverbiale de ce vaisseau du désert, sobre et toussa. Quand on connait "l'autre", on sait bien que lui appliquer le terme chameau relève de la licence poétique.

Il n'a a pas de léza.... euh ! de problème, Watayaga. J'avais juste envie de vouschercher des pou... euh! de vous tarabuster un peu pour le plaisir.Clin d'œil

 

Edit : oui quand même, au delà des boutades, j'avais juste omis de vous préciser que je partage en grande partie ce que vous écrivez

Euh ! Ce n'est pas tout à fait l'angle de départ, Espoir. Mais ta façon de gauchir le sujet me convient assez, je dois dire. Clin d'œil

Oui effectivement tous les symptômes d'une déshydratation intense sont désormais observables dans l'agitation frénétique de l'équipe au pouvoir. On ne va pas leur souhaiter l'équivalent de ce qu'ils nous ont fait endurer pendant 5 ans. Ce serait inhumain. On leur fera en revanche bien volontiers une escorte pour leur faire un brin de conduite vers loin, très loin, mais alors loin... 

Ah ! Je trouvais l'explication de texte d'espoir très éclairante ! Surpris

Vous devez avoir un subconscient très pertinent, qui fonctionne à plein régime paske franchement je serais tentée de dire comme Raymond Souplex dans les cinq dernière minutes "mais oui, mais c'est bien sûr !" Rigolant

Parfois je me demande s'il n'y a pas certains cas où être inhumain se justifie : paske reconduit loin très loin où ? Vers les îles caïman Avare ? Sur le bateau de la carpette Criant ? Et puis est-ce bien écolo et solidaire de nous débarrasser ainsi de nos détritus polluants et fortement toxiques ?Innocent

On a pensé les envoyer dans l'espace malgré le coût.  Car on s'est dit, comme ça,  que s'ils rencontrent d'autres vies sur d'autres planètes avec des êtres pensants à qui ils déclareront qu'ils étaient les chefs, l'élite, quoi.

Les extra-terrestres y se diront, comme ça , "et ben qu'est-ce que ça doit être les autres, alors"  et ils ne nous envahiront jamais.

Et si c'était eux qui rendaient les extra-terrestes mauvais ? Parce que : étudions un peu quelques hypothèses :

Si les extra terrestres sont surdéveloppés technologiquement ou mentalement ou d'une façon qu'on ne peut même pas imaginer : ils sont capables d'envahir la terre. Soit ils l'ont déjà fait et c'est eux qui tirent les ficelles en se faisant passer pour des dieux (c'est une des théories du complot qui me satisfait pas mal intellectuellement, mais bon, comme je ne suis pas croyante...). Soit ils ne l'ont pas fait et donc ce ne sont pas de bêtes colonialistes esclavagistes et ce club de malades contagieux pourraient les manipuler... (en même temps si les extra-terrestres sont intelligents, ils les verraient venir avec leurs soulier vernis).

Soit ce sont des peuples qui vivent en harmonie avec la nature et ces pets de nouilles seraient bien capables d'y introduire leur virus du pouvoir en se faisant passer eux pour des dieux mais bon, sans technologie importée j'crois pas qu'ils en seraient capables ce sont des assistés : ils sont incapables de se prendre en charge eux-mêmes !

Si les extra terrestres sont beaux, propres et méchants et un peu ras du cerveau mais forts en biscoteaux  je n'ai plus de problèmes de conscience : qu'ils se débrouillent entre eux et mettent en pratique leur fameuse loi du plus fort !

Bon il y a certainement beaucoup d'autres hypothèses jubilatoires mais tout ça c'est un peu tirer des plans sur la comète....

u10105987.jpgFaudra les pousser fermement vers la sortie avant !

Chacune de ces hypothèses mériterait un billet, WayaYaga. Non ?

@Wata Yaga

Vous trouverez ICI une carte (2D ou 3D au choix) des exoplanètes (c'est à dire hors du système solaire) théoriquement habitables. Environ Un million de recensées. Il manque donc environ 999 995 scénarios si l'on considère qu'il ne peut y avoir deux scénarios identiques de développement de la Vie (probabilité aux frontières de zéro, même avec plusieurs chiffres après la virgule).

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Il y a une autre hypothèse : l'impact de notre activité sur leur quotidien est comparable à l'incidence du récital de Chantal Goya dans l'évolution du commerce extérieur du Guatemala dans les années 90'.

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Je veux dire : il n'est pas sûr du tout que nous intéressions qui que ce soit d'autre que nous. Bouche cousue

Wahou ! Que pensait le crist à deux balles colombarium cherchant une route vers l'Inde ?
Évidemment les peuples qui l'ont découvert errant sur leurs côtes ne se sont pas rendus compte du danger qu'il représentait pour eux puisque jusqu'à présent son existence n'avait eu aucune incidence sur leur vie ni sur le cours de la banane ou du cacao.
Il me semble que notre imagination est incapable de créer à partir de rien : bien des animaux marins, par exemple, ont été inconcevables jusqu'à ce qu'on les découvre. L'univers me semble beaucoup plus vaste et improbable que notre rationalité et donc impossible à concevoir....
"il n'est pas sûr du tout que nous intéressions qui que ce soit d'autre que nous. " : effectivement.....Langue tirée !

L'univers me semble beaucoup plus vaste et improbable que notre rationalité et donc impossible à concevoir

Tout à fait Sourire. Notre imagination ne sait procéder que par comparaisons et analogies. Seuls certains artistes parviennent à Créer.

Cela ne peut déboucher que sur une chimère !

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"l’impossible. Idée fausse, vaine imagination, est la définition de la Chimère que donne maintenant le dictionnaire."

  

Jorge Luis BORGES

   Vers une civilisation inconnue ? ???????????????

La pauvre Incertain ! M'enfin, si vous dites que c'est une civilisation....Bouche cousue



Magnifique parallèle.

En octobre, invitée pour le festival du film Transsaharien, j'ai découvert Zagora dans le sud du Maroc aux portes du désert. Le choc de deux civilisations d'un côté la sagesse où le temps s'écoule avec la douceur d'un sablier, les hommes bleus, les femmes aux couleurs chatoyantes et de l'autre les 4x4 arborant ostensiblement les logos de Total, Elf, BP… et autres pilleurs de richesse et assassins ; les hommes sont en combinaisons blindées, ils foulent le sol et les traditions de leur mépris, ravagent les dunes et souillent le désert, se comportent en conquérants, à vomir…

 

Là-bas on dit que le dromadaire a une mémoire d’éléphant. Une légende dit qu’un jour un homme avait maltraité un dromadaire. Quelques années plus tard, le hasard la conduisit sur le dos de ce même dromadaire. Un mois plus tard on vit le dromadaire rentrer seul, l’homme n’a jamais été retrouvé. Comme le désert se venge de celui qui ne le respecte pas, le dromadaire s’était vengé de cet homme méprisant…

 

Aux portes du désert le temps s’est arrêté

L’homme s’est incliné face à l’immensité

L’âme du Sahara recueille la mémoire

De tous les passagers porteurs de son histoire

Le silence du sable est sage conseiller

Et le Drâa source mère irrigue ses palmiers

Au pied de Zagora quand souffle son haleine

S’embrassent les palmiers pour dissiper les peines

Éteindre les conflits, atténuer les bruits

Du monde occidental et distribuer leurs fruits

 

 

Et pour un peu de chaleur la bande-annonce du film "Le gardien du désert" que nous avons réalisé en trois  jours avec des lycéens :

http://vimeo.com/34622601

 

 

 

 

Magnifiques images de la lenteur servies par une musique d'infini. Frustrant de n'avoir que quelques secondes.Clin d'œil

Merci à vous .

Malheureusement , comme le precise Jonas2  , trop courte,  pour notre plaisir , cette presentation d'un travail qui a du etre enrichissant .

(Un lien peut etre   ? )

Remerciements .

Heureuse que cet appel au voyage dans la lenteur et dans la beauté infinie de ces paysages vous ait transportés tous deux.

Le film n'est pas encore en ligne, nous n'avons pas encore terminé la voix off et le sous-titrage, je ne manquerai pas de vous en informer.

Et encore merci à Jonas pour ce moment de lecture qui montre à quel point notre civilisation (ce mot si cher à Monsieur G.) est prédatrice et respecte si peu les valeurs des autres civilisations.

Pour finir ce court dialogue de Gary dans son roman ducation européenne" (1972) :

- "Tu aimes les Russes, toi ?

- J'aime tous les peuples, mais je n'aime aucune nation. Je suis patriote, je ne suis pas nationaliste.

- Quelle est la différence ?

- Le patriotisme, c'est l'amour des siens. Le nationalisme, c'est la haine des autres. Les Russes, les Américains, tout ça... Il y a une grande fraternité qui se prépare dans le monde, les Allemands nous auront valu au moins ça..."

 

HA  !   Zagora !! Quelle decouverte,  voilà bien longtemps , apres avoir longé la

Vallée du Draa, franchi l'Altas et l'anti-Atlas , merveilleux periple en ce sud marocain  ,s'elevent des villes forteresses de terre ,ou chaque terrasse est embellie de la Croix du SUD .

Aux portes du desert ,  fascinant  , envoutant .

Et que  dire de la gentillesse ,du  chaleureux accueuil des autochtones .

Leçon de modestie  et de savoir-vivre !

 

Oui, un véritable choc émotionnel. Heureusement j'y retourne dans quelques semaines...

Merci à vous trois pour ce bel échange qui réchauffe le coeur et fait rêver, moi aussi je suis frustrée...mais en même temps comblée. Paradoxe ? Non complémentarité : les contraires se nourissent mutuellement si on sait les accueillir !

J'ai eu le bonheur aussi de faire un périple dans le sud Marocain, notamment la vallée du Draa. Un souvenir radieux lié à tout ce que vous dites plus haut les un(e)s et les autres. S'enrichir les un(e)s les autres et s'apercevoir que le plus riche n'est pas forcément celui que l'on croit.

Il s'appelle Maurice, le dromadaire. Et plus plus c'est vrai.

Celui de devant s'appelle peut-être Maurice. Mais celui de derrière s'appelle Jean-Claude. C'est une feignasse qui bosse pas. Pas besoin de se demander de quelle civilisation il est... si vous voyez c'que j'veux dire. Hum ! Hum !

Une civilisation qui ne se vaut pas, quoi !

Bien oui, tu n'as pas vu, mais Maurice a planqué sa Rolex pour la photo.

Comment dire ??? Le dire tout simplement, ouais c'est mieux me semble-t-il car cher Jonas, y'en a marre des non-dits et des politesses ! Puisqu'il se trouve que d'un GRAND SUD-OUEST nous appartenons, puisqu'il se trouve que de L'OCCITANIE, je suis largué :-) (pas grave). Puisque -surtout et avant tout- tu possédes nombres de valeurs (pas celles de TF1) où tout serait à repenser et bien je te convie ici, en Bourdaland en toute modestie, histoire d'échanger d'autres valeurs dont on nous bassine à tribord ! En voile et en vrai, la suite se conjugue à babord... Je t'attends en Arédie Toi et les tiens...

Merci Jonas2, de nous faire voyager par vos petits sentiers ou à travers les grands espaces, toujours en questionnant ce que nous avons de plus humain en nous.

J'ai eu la chance de me promener dans le Sud de l'Atlas il y a longtemps, et nous avons partagé de très douces soirées avec des Berbères, à échanger avec quelques mots mais surtout avec des gestes et des regards, à partager les repas, le thé et du temps tout simplement.. Un soir, nous avons décidé de nous chanter à tour de rôles des chansons de chez nous, une française, une berbère. Nous avons passé la soirée à chanter, à nous écouter les uns les autres, et nous avons oublié le froid glacial qui sévissait de l'autre côté de la toile de tente, février enneigé.

Je les ai enregistrés avec mon walk-man (eh oui..) et je me souviens de l'étonnement heureux du plus vieux d'entre eux quand je lui ai fait écouter l'enregistrement. J'ai toujours cette cassette, on y entend aussi le vent et le thé qui coule.

Elle est palestinienne je crois, mais ce dont je suis sûre, c'est de la beauté de sa voix

 http://www.youtube.com/watch?v=MQYFBllWM2U&feature=related

Merci Jonas, quelle invitation au voyage et à la pensée. Je viens tout juste de terminer "Courrier Sud" et "Vol de nuit" du grand humaniste Antoine de Saint-Exupéry. Et cette semaine, avec mon grand bonhomme de 5 printemps, nous sommes allés au cinéma UTOPIA voir un dessin animé pour enfant qui met en scène une girafe et un touareg: ZARAFA. A voir pour les petits bouts.

@ LACOME, idem pour lien du roman de Romain Gary que je n'ai pas lu. Quelle belle définition du patriotisme et du nationalisme.

Pas déçu de m'être levé tôt ce matin.

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