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Marine de la Moissonière : premier prix du journalisme des radios francophones publiques.

 

Billet repris le 16 décembre 2013 à l'occasion de l'attribution du 1er prix du journalisme des radios francophones publiques, le dimanche 15 décembre 2013. Bravo à elle.

C’était sur France Culture le 4 janvier 2013 : « Les Enfants perdus de l'Espagne », un Magazine de la rédaction de Marine de La Moissonnière et Annie Brault.

« On prend leurs enfants à des mères célibataires ou issues de milieux modestes, et on les vend à des familles qui ne peuvent pas en avoir ». Peut être des centaines de milliers d’enfants ont ainsi été volés en Espagne de 1940 à la fin des années 1980. Il s’agissait de sauvegarder « l’hispanité » en soustrayant ces enfants à leurs parents républicains car il y a une « propension dégénérative des enfants ayant grandi  dans une atmosphère républicaine »,  il fallait aussi les protéger du communisme et surtout préserver les bonnes mœurs et la morale catholique.

Aujourd'hui, « Des familles retrouvent au mieux des certificats de naissance falsifiés et parfois des petits cercueils vides à la place du nouveau-né que l’on croyait disparu. »

Ces horreurs restent impunies en 2013 car la justice espagnole refuse d’en entendre parler et que l’Eglise « du Dieu d’amour » qui a joué un rôle clef dans ces rapts refuse obstinément d’ouvrir ses archives.


En ces temps de défilés hystériques, il n’est peut-être pas inutile de demander des comptes à cette si vertueuse Eglise catholique qui se pique de diriger les consciences de ses ouailles et, surtout, de ceux qui ne lui ont rien demandé.

A écouter ici :


http://www.franceculture.fr/emission-le-magazine-de-la-redaction-les-enfants-perdus-de-l-espagne-2013-01-04


http://www.franceculture.fr/oeuvre-les-enfants-perdus-du-franquisme-de-montse-armengou

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Tous les commentaires

15/01/2013, 18:51 | Par Jonasz en réponse au commentaire de Joël Villain le 15/01/2013 à 18:19

Et ce fond de commerce tout de "sépulcres blanchis" qui abritent une pourriture vraiment tenace, Joël.

2013 ans qu'un certain Jésus leur dit de faire le ménage pour éliminer les odeurs nauséabondes.

15/01/2013, 18:21 | Par GILLES WALUSINSKI

Merci Jonasz de ce rappel salutaire! Je me permets de partager ma "recommandation".

Amitiés,

Gilles

15/01/2013, 19:04 | Par Jonasz en réponse au commentaire de GILLES WALUSINSKI le 15/01/2013 à 18:21

Sourire Il y a des photos de Marine de la Moissonnière sur le premier lien mais copyright oblige. A regarder absolument !

El nino nos lo han robado !

15/01/2013, 19:13 | Par mcgjm

Merci pour ce rappel, la si vertueuse église catholique a tellement de crimes sur la conscience...

Mais il est vrai qu'il suffit "d'aller à confesse" pour se trouver purifié de tout péché.

Bien pratique.

JME

15/01/2013, 18:41 | Par Berjac

Romancé, mais sans doute inspiré d'événements réels :
Benjamin Black, Les disparus de Dublin, éditions 10/18, 2006

15/01/2013, 18:59 | Par Jonasz en réponse au commentaire de Berjac le 15/01/2013 à 18:41

Oui. Je connais. Excellent !

15/01/2013, 20:44 | Par poppie en réponse au commentaire de grain de sel le 15/01/2013 à 18:41

J'avais suivi ce reportage aussi (sur Arte, je crois).    Des religieuses n'hésitaient pas à mentir aux parents pour leur raconter que l'enfant n'avait pas pu vivre (des bébés parfaitement normaux au départ, d'où les questions que certains s'étaient posées.   Mais comment se douter réellement de manigances aussi affreuses et de la part de ces "bonnes soeurs"?    Quelle horreur!    Ca s'est poursuivi longtemps.   Après Franco encore?

Oh, les autorités françaises (souvent de bons catholiques aussi!) ont de leur côté pratiqué des choses pas vraiment plus brilllantes : les enfants enlevés à leurs mères après la guerre d'Indochine, parce que, nés de pères militaires français, il ne fallait pas laisser ce sang à moitié français être gâché( ?) par l'éducation d'une mère "kongaï"!   Et la même chose pour d'autres gamins sang-mêlé d'autres "colonies" françaises...

"Le rôle positif de la colonisation" qu'y disaient...

15/01/2013, 18:51 | Par Cécile La Gravière

L'église catholique me donne la nausée.

16/01/2013, 00:48 | Par Cécile La Gravière en réponse au commentaire de GILLES WALUSINSKI le 15/01/2013 à 19:06

Haaaa, les femen place Saint Pierre en train d'emmerder le Pape ! Mes walkyries préférées !Trop bon.

Merci, Gilles. c'est vrai que ça remonte le moral cette belle énergie provocatrice. Vous me comprenez Clin d'œil

16/01/2013, 09:01 | Par christian delarue en réponse au commentaire de Cécile La Gravière le 16/01/2013 à 00:48

Moi aussi.

Les trois grandes religions d'amour se mettent d'accord pour construire un amour si restrictif qu'il est surtout porteur de haine.

Entendu sur une radio que la religion catholique va probablement se retrouver en jugement pour discrimination pour refus de recevoir en son sein des pretres homosexuels. Ce point est à prendre avec des pincettes. Mais au-dela du factuel il indique une tendance lourde de la nouvelle "écologie humaine" du Vatican.

16/01/2013, 18:19 | Par dianne en réponse au commentaire de christian delarue le 16/01/2013 à 09:01

Mais elle ne sera pas poursuivie pour refus d'accès des femmes à la prêtrise. Cela vient bien après dans l'échelle des valeurs à défendre.

16/01/2013, 18:49 | Par Jonasz en réponse au commentaire de dianne le 16/01/2013 à 18:19

L'Eglise ne peut pas non plus accueillir toute la miserere du monde, Dianne.Bouche cousue Elle doit seulement en prendre sa juste part.

15/01/2013, 19:14 | Par Jonasz en réponse au commentaire de Cécile La Gravière le 15/01/2013 à 18:51

C'est toujours le cas des mets rances que l'on saupoudre de bons sentiments pour les faire avaler, Cécile. Enfin ! Les faire avaler aux pauvres bougres qui payent le denier du culte.

16/01/2013, 00:50 | Par Cécile La Gravière en réponse au commentaire de Jonasz le 15/01/2013 à 19:14

Je souhaite du plus profond de mon cœur que des millions de "pauvres bougres" se détournent de cette secte géante et trouve une vraie et belle foi en eux-mêmes. C'est mon souhait pour 2013, tiens !!

16/01/2013, 10:51 | Par grain de sel en réponse au commentaire de Cécile La Gravière le 16/01/2013 à 00:50

Idem !

15/01/2013, 19:13 | Par Jean-Yves Mège

rappel salutaire Jonasz. Merci de l'avoir fait!

15/01/2013, 19:53 | Par Jonasz en réponse au commentaire de WataYaga le 15/01/2013 à 19:38

Je ne l'avais pas vu en son temps WataYaga.

Prélevé cette phrase terrible dans votre billet : « Chaque fois le masque est différent mais derrière la réalité est la même qu'on l'appelle colonialisme, esclavagisme, fascisme ou nazisme ou christianisme. Bien sûr, à chaque fois la forme est spécifique mais le fond reste le même : soumettre les humains aux puissants, les traiter comme des objets, des outils que l'on peut soit exploiter soit saccager.»

Ce sont toujours ces mêmes religieux qui relèvent sans gêne aucune un goupillon outragé dès que l'on remet en cause leurs dogmes.

15/01/2013, 22:52 | Par poppie en réponse au commentaire de Jonasz le 15/01/2013 à 19:53

Quand on dit intégrisme, c'est à une autre religion que pensent ... certains de chez nous, fervents catholiques.    Et pourtant, que d'exemples!

Sans oublier les abominations commises au nom de La Sainte Inquisition.

Les fanatismes ne valent pas mieux les uns que les autres.

Vous citez tous ces mots en isme, on condamne (très justement) le nazisme.   Aimé Césaire remarquait -comme c'est juste!- que si dans nos pays occidentaux-  ses horreurs sont gravées dans nos esprits comme le mal absolu, d'autres génocides, d'autres actes qui ne peuvent que discréditer l'espèce humaine capable de les commettre, ces actes n'avaient rien à leur envier (si l'on peut dire) en barbarie.  Oui mais... avec le nazisme, pour la première fois, c'est l'homme blanc qui en était la cible .  Et ça, ça a bien davantage marqué les esprits dans nos contrées.

J'adhère complètement à votre conclusion

Ce sont toujours des mêmes religieux qui relèvent sans gêne aucune un goupillon outragé dès que l'on remet en cause leurs dogmes

 

 

15/01/2013, 23:14 | Par Jonasz en réponse au commentaire de poppie le 15/01/2013 à 22:52

De combien de morts le dogmatisme - rassemblant tous les noms en "isme" de l'extrait de billet de WataYaga - est-il responsable ? Les pires calamités naturelles additionnées doivent en être très loin.

15/01/2013, 23:28 | Par poppie en réponse au commentaire de Jonasz le 15/01/2013 à 23:14

Et ces calamités-là c'est nous, les humains qui en sommes responsables!

Comme réussite ultime de la création, on peut mieux faire! ( de toutes façons, c'est nous qui nous sommes auto-proclamés aussi réussis...)

Dans un film (sans prétention, mais pas si mal), le personnage d'un vieux bonhomme dit à une petite fille ( il est encore question de Dieu!)

Si Dieu a fait le monde en 6 jours et s'est reposé le 7ème, il aurait mieux fait de prendre un jour de plus.  Personne n'aurait été là pour le lui reprocher.

18/01/2013, 10:24 | Par Bernard BIGENWALD en réponse au commentaire de Jonasz le 15/01/2013 à 19:53

La "phrase terrible" est un peu courte, il me semble, et très européocentrée. Vous avez entendu peut-être parler du devchirme pratiqué par les Ottomans, non ? Les Européens n'ont pas été pires que les autres, et ils ont arrété la pratique de l'esclavage bien avant d'autres parties du monde. quand au colonialisme, faudrait peut-être demander leur avis aux Tibétains, aux Timorais et aux Papous de l'Irian Jaya, entre autres.

15/01/2013, 20:54 | Par OLALA en réponse au commentaire de WataYaga le 15/01/2013 à 19:38

15/01/2013, 21:39 | Par Jonasz en réponse au commentaire de OLALA le 15/01/2013 à 20:54

Merci, Lucky Olala !

15/01/2013, 23:19 | Par poppie en réponse au commentaire de WataYaga le 15/01/2013 à 19:38

Pauvres Amérindiens!   Pauvres peuples niés dans leur humanité même, au nom d'une intolérance qui est bien loin de l'idée qui (semble-t-il?) a été fondatrice du christianisme!     Cet ostracisme continue toujours envers ces peuples (et d'autres)

Les religions sont capables (coupables) des pires excès quand elles sont intolérantes. Elles deviennent prétexte pour les pires massacres. 

J'avais fait allusion à Cioran il y a quelques temps.  Si j'ai à peu près compris sa pensée, ce sont les bases du christianisme qui sont la cause de cette intolérance.

http://blogs.mediapart.fr/blog/libre-pensee/171212/appel-des-laiques-du-val-d-oise-contre-le-retour-du-concordat-pour-la-

16/01/2013, 09:03 | Par WataYaga en réponse au commentaire de poppie le 15/01/2013 à 23:19

J'apprécie beaucoup Cioran, cela a été une grande découverte de ma trentaine mais cela fait longtemps que je ne l'ai pas relu : son pessimisme était trop en phase avec le mien, cela a fini par me faire peur. De mon point de vue (peut-être influencé par le sien ?) la bible et le nouveau testament sont des ouvrages à deux niveaux de lecture : l'un pour les riches qui en suivent le programme dans le sens de l'accroissement de leur pouvoir - et si on les regarde froidement à travers ce prisme et en analysant les événement de l'histoire du pouvoir et de l'économie mondiale on peut y voir un livre de recettes appliquées parfois quasiment à la lettre - c'est custer massacrant les Amérindiens qui m'a fait faire cette prise de conscience ; l'autre pour les pauvres, reprenant les thèmes - surtout les évangiles - des modes de pensée des peuples traditionnels fondés sur la solidarité et l'attention aux besoin des autres et au bien-être de la communauté et y adjoignant des notions de soumission au pouvoir.

J'ai, il y a quelques années relu ces ouvrages avec cet outil de décodage et cette réalité m'est devenue limpide et d'une certaine façon je la retrouve dans les autres religions y compris celles dont la sagesse m'a beaucoup séduite un temps. Dans toutes les religions et spiritualités il y a des textes qui rejoignent mes convictions et mes valeurs, je les prends sans être dupe de leur effet d'appât pour gogos (et j'aime bien les gogos sauf quand ils sont trop con-vaincus).

Donc, sachant qu'elles sont une arme psychologique du pouvoir, je ne m'étonne pas des exactions des religions mais ma position est aussi de ne pas m'attaquer aux victimes des charlatans, les croyants, tant qu'ils ne se croient pas en plus investis d'une mission prosélyte et ne se transforment pas ainsi en outils d'un pouvoir qui les manipule, qu'ils soient sincères ou ambitieux et cyniques.

Mais ceux qui ont pris les enfants pour les formater ou les utiliser au profit des classes possédantes savaient parfaitement ce qu'ils faisaient (font encore) et n'ont en eux aucune once de cette "charité chrétienne" dégoulinante de faux bons sentiments derrière laquelle ils camouflent leurs exactions. Il me semble que l'on pourrait procéder à une analyse similaire avec les partis, le nazisme étant celui qui a commis l'erreur impardonnable d'avancer à visage découvert et de ne pas camoufler ses atrocités derrière un discours humanitaire écran.

Si l'on observe actuellement les discours des libertariens à l'usage des puissants et la soupe servie aux populations, on voit à l’œuvre cette même duplicité mais on voit aussi à quel point ils ont avancé dans la déshumanisation des populations qui ont intégré une logique purement économique soi-disant "réaliste"...

16/01/2013, 11:02 | Par Jonasz en réponse au commentaire de WataYaga le 16/01/2013 à 09:03

D'accord à la virgule près, WataYaga.

16/01/2013, 11:18 | Par poppie en réponse au commentaire de WataYaga le 16/01/2013 à 09:03

Complètement d'accord moi aussi, à ceci près que j'ajoute (avec Aimé Césaire) que le nazisme s'en est pris à des blancs! Chode impardonnable pour d'autres blancs prêts à absoudre (du moins à être moins sévères avec) les crimes touchant d'autres peuples différents d'eux-mêmes, mais pas ce crime-là.

18/01/2013, 09:46 | Par Bernard BIGENWALD en réponse au commentaire de WataYaga le 16/01/2013 à 09:03

Attention, Watayaga, toi qui as peur de la contagion, Cioran n'a pas débuté exactement à gauche.

15/01/2013, 20:09 | Par dianne

Lire aussi "Ou tu porteras mon deuil", par Dominique Lapierre. Juste pour "l'ambiance" générale de ces années de plomb.

Et se rappeler les "Folles de la place de Mai" en terre catholique hispanisante aussi. Les enfants des gauchistes liquidés devenant ceux des bourreaux...

Que dit Rome ? Amen. Comme au bon temps de l'hitlérisme.

16/01/2013, 08:32 | Par Jonasz en réponse au commentaire de dianne le 15/01/2013 à 20:09

Oui, Dianne. L'Eglise catholique est toujours du côté du manche goupillon, depuis ses silences honteux sur le problème de la pédophilie jusqu'à son soutien indéfectible à des dictateurs comme Pinochet. Les quelques figures nobles qui émergent de ce marigot se font rapidement moucher.

Les calottes qui dépassent ne sont pas en odeur de sainteté dans cette institution moyenâgeuse. Voir, si l'on n'en est pas convaincu ce bel unanimisme des évêques français à propos du mariage pour tous.

http://www.eglise.catholique.fr/actualites-et-evenements/dossiers/le-mariage-pour-tous-/paroles-d-eveques-sur-le-mariage-pour-tous--15112.html

 

15/01/2013, 21:43 | Par JoëlMartin

L'histoire de l'église catholique est une longue série de crimes.

Croisdes, Cathares, bûchers, inquisition...

Et maintenant ces horreurs...

15/01/2013, 22:25 | Par Jonasz en réponse au commentaire de JoëlMartin le 15/01/2013 à 21:43

Horreur, c'est le mot. Et quand une institution se traîne des casseroles pareilles,  le moins qu'on puisse attendre d'elle c'est qu'elle fasse profil bas à défaut de repentance.

15/01/2013, 21:57 | Par zane

Billet plus que salutaire !

Ne pas oublier l'Argentine, entre autre...

J'avais râté le direct, je vais écouter l'émission, merci Jonasz.

15/01/2013, 22:17 | Par Jonasz en réponse au commentaire de zane le 15/01/2013 à 21:57

Sourire Guatenowe, Zane !

15/01/2013, 22:45 | Par zane en réponse au commentaire de Jonasz le 15/01/2013 à 22:17

Ecouté l'émission...

 

Choukran, Guatenowe tambien Clin d'œil

16/01/2013, 06:52 | Par elisa13

Sous couvert d'autres "bons sentiments", mais toujours des enfants sacrifiés 

http://www.lexpress.fr/actualite/societe/france-1944-la-fabrique-des-enfants-parfaits_763222.html

+ tous ces chinois affamés, enlevés par leurs propres frères, et déportés aux états-unis pour construire les voies ferrées, et récupérés par les missionnaires pour "évangélisation". 

16/01/2013, 10:38 | Par leimapi2@gmail.com

Et les enfants aborigènes d'Australie, volés, convertis et réduits en esclavage?

Et les gitons des talibans et des muftis sénégalais?

On n'en finit pas d'avoir la gerbe!!!

16/01/2013, 11:10 | Par dianne

J'aimerais renvoyer encore une fois à un expert : Michel Onfray.

Dans la bouleversante préface de son opus "La puissance d'exister" (Biblio Essais, Livre de Poche 4420) il raconte comment le pseudo-orphelin qu'il fut, placé chez les pères salésiens de l'Orne, eut à connaître les humiliations de ces bons apôtres.

Elle commence comme ça : "Je suis mort à dix ans, une belle après-midi d'automne, dans une lumière qui donne envie de l'éternité". Des années de souffrance bien aptes à le blinder définitivement contre tous les tocards qui s'accaparent le story-telling de la philosophie sans jamais daigner se confronter à l'histoire.

 

16/01/2013, 14:06 | Par Claire Rafin

Doublement stupéfiant !

16/01/2013, 18:46 | Par grain de sel

Et dans la série l'Eglise catholique a vraiment du sang sur les mains, se rappeler aussi du rôle qu'elle a joué pendant toute la carrière et la cavale de Paul Touvier.... et pas mal d'autres grands criminels de ces années-là, y compris certains nazis qu'elle a aidés à s'exfiltrer vers l'Amérique latine une fois la guerre terminée. Elle s'est parfaitement accommodée de Vichy auquel une grande partie du clergé a parfaitement adhéré. Quant à sa connaissance des camps d'extermination, elle s'est bien gardée de la divulguer... ce dont elle attendra 1997 pour "s'excuser" !

Oui, à part quelques Justes, curés ou religieuses, et quelques prêtres-ouvriers, qui n'ont pas grand chose à se reprocher, il y a peu de périodes troubles et de trahisons honteuses de notre histoire dans lesquelles "Elle" n'ait pas trempé !

16/01/2013, 19:07 | Par Raymond SAMUEL

Nous sommes là dans une problématique fondamentale de l'espèce humaine qui vient peut-être du fond des âges, lorsque l'autre tribu était généralement ennemie (si l'on en juge par la situation des tribus encore à l'âge de pierre au 20ème siècle qui ont pu être étudiées).

Le besoin de domination sommeille en chacun de nous (pour ne pas laisser l'autre nous dominer). C'est  ce besoin de puissance que la communauté des adultes exerce sur les enfants (même si on est fondé à dire que dans le maternage on en est, en principe, très loin). Rien de mieux pour exercer ce pouvoir de domination, que des enfants entièrement disponibles, incapables de se défendre, complètement à merci.                      Le prestige encore intact de notre culture droitière faite d'autorité et de hiérarchie justifie l'éducation à tendance fasciste. C'est ce qu'on appelle la "bonne" éducation. Ce sont de petites choses à chaque instant de la relation entre adultes et enfants, petites choses  assemblées et répétées qui corroborent et exacerbent le sentiment sans doute inné de crainte de l'autre dont j'ai parlé plus haut. Dans l'esprit en formation de l'enfant se construit la connaissance et l'acceptation de la culture potentiellement fasciste.

Le danger de la résurgence d'un fascisme virulent est toujours présent, en chacun de nous. Il pourrait être réduit et peut-être complètement chasssé par une éducation bienveillante, encore que le qualificatif "bienveillante" devrait être explicité car aujourd'hui peu de personnes sont en mesure de lui donner sa réelle signification. La raison du plus fort reste (restera ?) la meilleure.

Pour modifier ce terreau sur lequel ont poussé les religions et toutes les organisations en cas de besoin violentes et dominatrices, il faut essentiellement agir sur l'éducation des enfants, des jeunes enfants surtout.

  Il faut donc agir sur la parentalité et l'école

L'école est particulièrement néfaste. Elle n'est pas réformable. Il faut simplement la rendre inopérente en instruisant nos enfants ailleurs. Les enfants peuvent avantageusement être instruits dans la société réelle, plus facilement et avec moins de temps qu'enfermés dans une salle.  Le savoir n'est pas détenu par les seuls enseignants, il erst maintenant accessible à tous.

Les parents, par contre, ne peuvent pas être supprimés. Toutes les solutions de rechange sont pires et sans lien avec les besoins naturels des enfants. Les preuves de la nécessité d'une famille solide, saine, heureuse et suffisamment durable (au moins vingt ans) existent en surabondance si on accepte de les voir.

Il faut, bien sûr, réhabiliter le couple et la famille, développer la connaissance chez les parents et surtout chez les futurs parents, pas seulement en matière de puériculture mais essentiellement dans le domaine qui nous préoccupe ici.

Dans la pratique, le fascisme latent se traduit par une pression exercée sur le conjoint et plus souvent sur l'enfant. Le "fasciste" cède à un besoin d'avoir des inférieurs. De nos jours, cette tendance vers les enfants est facilement dissimulée sous les obligations qui incombent aux parents du fait des nouveaux modes de vie et mœurs et du consumérisme qui légitime le déficit de présence auprès des enfants.

Des travaux scientifiques très minutieux devraient être prévus pour étudier de quelle manière les relations entre adultes et enfants interagissent pour former ce terreau du "fascisme ordinaire". mais à ma connaissance, nul ne s'en préoccupe à l'heure actuelle. Depuis quelques années une étude baptisée ELFE prétend faire ce travail grâce à une cohorte d'enfants suivis à partir de leur naissance. Malheureusement les responsables choisis pour mener cette enquête ne sont pas neutres et on peut être assurés que les conclusions seront de même nature que celles qui ont engandré la "refondation de l'école" à la suite de toutes les "réformes" qui se sont succédées précédemment à l'Education nationale.

En conclusion ont peut affirmer que les religions et autres organisations totalitaires comme l'école ont encore de beaux jours devant elles. Les enfants peuvent toujours attendre...

 

16/01/2013, 20:09 | Par WataYaga en réponse au commentaire de Raymond SAMUEL le 16/01/2013 à 19:07

Je ressent un malaise étrange à la lecture de votre commentaire car je suis d'accord avec une grande partie, celle qui concerne l'autoritarisme éducatif aussi bien au sein des familles au nom de la "bonne" éducation (je le vois tous les jours et en tout lieux à l'œuvre avec effarement) qu'au sein des structures institutionnelles qui prennent les enfants en charge pour que leurs parents puissent fournir leur force de travail au patronat sans les avoir dans les pattes.

Mais votre commentaire démontre aussi que vous ne remettez pas en cause certains stéréotypes sur "les tribus à l'âge de pierre" bien utiles pour justifier la spoliation de leurs droits et le vol de leurs territoires quand ce n'est pas leur extermination pure et simple. Nous ne lisons certainement pas les mêmes études et je ne suis pas sûre que vous ayez eu, ne serait-ce qu'une fois, l'occasion d'en rencontrer !

Quant à la famille, elle est protéiforme de fait et ce qui fait qu'un enfant s'y trouve bien ce n'est ni son modèle, ni sa stabilité, ni même son statut social mais le fait qu'il y soit respecté comme une personne à part entière, que ses besoins de sécurité affective, de dignité, d'estime de soi soient satisfaits tout le reste n'est que blablabla moralisateur.

16/01/2013, 22:38 | Par Raymond SAMUEL

Je remonte de la fin vers le début :

- bien sûr que l'enfant doit être respecté comme une personne à part entière, que ses besoins de sécurité affective, de dignité, d'estime de soi doivent être satisfaits, mais le reste n'est pas du bla bla bla moralisateur ou démoralisateur, dans la mesure où il s'agit des conditions qui rendent possible ce dont l'enfant a besoin. Et ces conditions ne viennent pas toutes seules, vous avez du le constater.

Et il ne vous a pas échappé que ces conditions sont de moins réunies au fur et à mesure où la famille se délite.

Si vous me prouvez le contraire je changerai évidemment d'opinion.

Deuxièmement, c'est vrai, je n'ai pas eu l'occasion de rencontrer des tribus à l'âge de pierre, mais j'ai, entre autres choses, le souvenir très fort d'un reportage  où un aborigène de Nouvelle Guinée sortait de la forêt, avançant pas à pas, la sagaie levée, les muscles tendus, prêt à frapper. Derrière lui est apparue une femme portant leur bébé. Le commentateur disait que leur tribu avait été battue par la tribu ennemie et avait subi beaucoup de pertes humaines.

J'ai seulement dit (ou voulu dire) que cette peur ancestrale de l'autre/ennemi avait sans doute façonné (à moins que ce ne soit l'inverse) un cerveau qui se doit d'être plus fort que celui de l'autre tribu. D'où le besoin de réduire les autres à une condition inférieure chaque fois que c'est possible.

Je ne vois pas là de stéréotypes, je peux donc difficilement les remettre en cause. Vous qui en avez vu, voulez-vous me les décrire ?

Pour ce qui est des structures institutionnelles qui prennent les enfants en charge pour que les parents puissent fournir leur force de travail au patronat, je crains que ce ne soit un peu dogmatique.

Même si on veut absolument que l'initiative vienne du patronat qui aurait obtenu du gouvernement que des crèches et des écoles soient créées, puis que les femmes soient incitées/obligées à y mettre leurs enfants pour aller travailler, on sait bien que ça ne tient pas la route !

On sait très bien, par contre, que c'est l'action du féminisme qui a créé une nouvelle phylosophie de la vie dont l'épine dorsale est que la femme ne doit pas dépendre financièrement de son conjoint. Il se trouve qu'en même temps la surconsommation et la vie chère oblige les deux parents à avoir une activité professionnelle pour faire face au découvert en banque, ce qui fait l'affaire du système économico-financier qui tient tout le monde à la gorge, avec des conséquences dramatiques sur les enfants (et sur la société par voie de conséquence).

N.B. Je précise avec force que je ne suis inspiré par aucune chapelle, que je n'appartiens à aucun parti ni à personne, que je tiens énormément à mon indépendance d'esprit, quitte à me priver de certaines sources d'informations.Ah oui, j'aubliais :  je suis partisan de diviser quand c'est nécessaire les opinions opposées  (droite-gauche, croyant-non croyant, pro mariage unisexe-opposant au mariage unisexe etc...) pour prendre ce qui est bon chez les uns et aussi chez les autres.

 

 

 

 

17/01/2013, 08:11 | Par WataYaga en réponse au commentaire de Raymond SAMUEL le 16/01/2013 à 22:38

Ah ! Les papous de Nouvelle Guinée ! Je n'ai pas lu Margaret Mead mais il me semble qu'elle avait une vision plus nuancée que celle-ci à leur sujet. Et pour le coup, je ne peux rien dire à leur sujet d'autant plus que je n'en ai effectivement pas rencontré.

Mais j'ai discuté avec des pygmées, nombre d'Amérindiens traditionalistes, et ai assisté à des débats à l'ONU concernant les droits des peuples Indigènes et ce que j'ai entendu est à l'opposé de cette notion de rapport de force.

Je ne prétends nullement que les conflits n'existaient pas et qu'ils n'y a pas eu effusion de sang mais les échanges entre groupes, fondés sur une pratique très complexe du troc qui était bien plus qu'un simple marchandage, créaient des relations infiniment intéressantes pour comprendre comment ont pu cohabiter pendant si longtemps des peuples qui avaient des modes de vie si différents.

Lorsqu'on étudie le fonctionnement de ces sociétés on constate que nombre de modèles familiaux extrêmement différents y existaient et que le couple parental de la famille nucléaire telle que nous la trouvons "normale" dans nos sociétés modernes y était inconnu : la responsabilité des enfants revenait à la communauté entière et souvent le père, par exemple, y avait un rôle secondaire par rapport à l'oncle maternel.

Quand on lit des récits de vie venant d'autres modèles culturels qu'occidentaux on se rend compte à quel point les modes de prise en charge de enfants sont variés. Pour moi le modèle père-mère-enfants peut s'avérer être un des pires qui soient (familles, je vous hais). Mais je vais arrêter là car ce n'est pas l'objet du billet qui est, de mon point de vue, le peu de fiabilité que peut avoir une institution aux pratiques aussi monstrueuses à l'égard des enfants telle que l'église pour donner des leçons de modèles familiaux vertueux.

Cela ne gênait pas beaucoup de religieux que les enfants meurent au travail dans les usines et dans les mines au XIXème siècle, il me semble, mais l'hypocrite morale bourgeoise jetait à la rue les jeunes servantes abusées par leurs maîtres et les fils de ceux-ci dès qu'elles avaient le malheur de 'tomber' enceinte ! La morale chrétienne charitable jetait l'anathème sur la femme et l'enfant et non sur l'abuseur et ainsi les apparences de respectabilité étaient-elles sauvées.

Dans les familles des hautes castes (et a fortiori royales) croyez-vous sincèrement que c'étaient les parents qui s'occupaient de leur enfants ? Je vous aurais bien conseillé la lecture de ce livre : "Les grands événements de l'histoire des enfants." Nadeije Laneyrie-Dagen Larousse qui montre que le couple parental tel qu'on l'idéalise est une invention relativement récente y compris en occident mais il est épuisé et n'a pas été réédité depuis 1995 !

Mais ceci devrait peut-être vous montrer que la vision de la famille ne va pas de soi et évolue avec les conditions de vie et les idéologies qui les sous-tendent. L'église en faisant de l'enfant un être quasiment démoniaque n'a que rarement aidé à sa bientraitance mais a souvent sauvé les apparences... : HIE (Histoire des idées sur l'enfance) –

18/01/2013, 20:57 | Par Azahar en réponse au commentaire de WataYaga le 17/01/2013 à 08:11

Merci pour tous ces liens Watayaga (livres). Je note, je note... !!!

J'ai parlé aujourd'hui avec un collègue espagnol de cette histoire d'enfants volés ... et bien qu'on n'en parle pas dans la vie courante, ici (en Espagne), il me dit "oui, bien sûr! et en Argentine, ils ont "copié sur nous"  et ailleurs aussi" ... et ça a duré jusqu'à.... (exactement comme dans le documentaire!) 

Il me dit également: et ça ... c'est des bonnes soeurs qui faisaient ça !!! 

19/01/2013, 01:03 | Par poppie en réponse au commentaire de WataYaga le 17/01/2013 à 08:11

+++++

17/01/2013, 10:44 | Par Bernard BIGENWALD

Intéressant, mis il ne conviendrait pas de limiter le débat aux errements de l'église catholique qui a justifié bien des saloperies de pieuse manière, mais d'élargir le débat, et d'examiner en quoi la quète sans scrupules d'enfants peut conduire aux pires dérives. Le regard sur hier n'a d'intérêt, en termes d'efficacité, que s'il aide à comprendre ce qui se  passe aujourd'hui et se passera probablement demain si l'on n'y prend pas garde. Les pieuses justifications de l'adoption internationale ont justifié bien des dérives, il me semble (en tant que professionnel, je l'ai largement constaté, en tous cas) et ne promet-on pas demain la gestation pour autrui au nom de l'égalité ?  Il ne s'agirait tout de même pas qu'un nouveau jesuitisme vienne en remplacer un autre, or c'est bien ce qui se dessine, non ? La bonne conscience a de beaux jours devant elle, même si elle revet des atours différents, il me semble.

17/01/2013, 18:51 | Par WataYaga en réponse au commentaire de Bernard BIGENWALD le 17/01/2013 à 10:44

Pour une fois, je suis d'accord avec vous....

18/01/2013, 09:41 | Par Bernard BIGENWALD en réponse au commentaire de WataYaga le 17/01/2013 à 18:51

Champagne pour tout le monde ! 

17/01/2013, 18:20 | Par Raymond SAMUEL

WATAYAGA,

J'ai la nette impression  (mais ça ne provient pas que de vos messages) qu'il y a souvent des freins  et des barrières aux discussions qui portent sur les relations femme/homme, sur la famille et sur les enfants et au-delà sur l'évolution de notre civilisation.

Il semble que la voie a été balisée et qu'il n'erst pas autorisé de s'évader du chemin tracé. Tout se passe comme si cette voie devait nous conduire obliogatoirement à une destination définie d'avance.

Si cette impression se confirme ce serait évidemment une très mauvaise nouvelle.

17/01/2013, 18:58 | Par OLALA

En matière de traitement de l'enfance, la république française ne s'est pas bien comporté elle aussi (déportation en Creuse des enfants réunionnais  de 1963 à 1982 voir ici)

17/01/2013, 21:58 | Par WataYaga en réponse au commentaire de OLALA le 17/01/2013 à 18:58

Merci d'évoquer cette abomination. J'ai vu pas mal de repotages et lu pas mal d'articles à ce sujet et cela implique des personnes qui se donnent un label de respectabilité et de respact de la famille...blanche, de préférence. Les mêmes qui se sont battus contre les lois sur l'avortement et la pilule alors qu'à la Réunion ils ont mené une politique eugéniste. Comment ne pas voir la pourriture qui suinte de ces sépulcres blafards....

Tant de souffrances, de vies ravagées

Les deux faces de Michel Debré, de sinistre mémoire, au sujet de l'avortement

Dans les départements d’Outre-mer, « Les mêmes sont contre, les mêmes sont pour » [18]

« L’exemple le plus caractéristique est celui de Michel Debré, député RPR de la Réunion. Il a voté contre la reconduction de la loi Veil le 30 novembre 1979. Mais dans son département d’outre-mer, l’avortement, la stérilisation, la contraception forcés sont largement pratiqués. Michel Debré n’est pas un cas isolé, ce qui est en cause, c’est la politique nataliste que la France applique dans ses départements d’outre-mer et qui est en contradiction avec sa politique nataliste ici. En effet dans les DOM existent depuis 1968 des centres [où] tout est mis en œuvre pour dissuader les femmes d’avoir des enfants (pilule gratuite à partir de quinze ans, etc.). [...]. L’exemple du continent africain est aussi significatif d’une politique globale antinataliste imposée. Dans l’écrasante majorité de nos pays d’origine, la loi française de 1920 reste inscrite dans le code pénal. L’avortement est donc interdit. Les seules exceptions sont le Mali et la Tunisie. Dans ce dernier en particulier, l’avortement est libre depuis plus de dix ans. Mais cette loi n’empêche pas que sous la pression des grands bailleurs de fonds (Banque Mondiale, etc.), nos États appliquent massivement une politique dite de planning familial. Il faut traduire par contraception et stérilisation obligatoires, surtout dans les zones rurales. [...]. Cette politique antinataliste imposée dans nos pays par ceux qui prônent une politique nataliste chez eux, s’accompagne de toute une campagne idéologique [...]. On ne peut pas oublier que dans nos pays, le corps des femmes est un champ d’expérimentation pour les nouvelles pilules et les nouvelles méthodes de stérilisation avant leur industrialisation dans les pays occidentaux. Elles ne sont pas seulement des lapines, elles servent parfois de dépotoirs pour les produits périmés et interdits. Au-delà de la décision individuelle, la question de l’avortement pour les femmes immigrées est une question directement politique car moins que toutes les autres femmes ce ne sont pas elles qui décident. » extrait du journal sansFrontières, 4 décembre 1979.

17/01/2013, 22:13 | Par Jonasz

@ watayaga, Olala, Raymond Samuel et Bernard Bigenwald,

Vos échanges sont passionnants même s'ils s'écartent du thème initial de ce billet.

Je trouve que plusieurs point abordés dans vos commentaires mériteraient des billets à part entière. Merci pour ces prolongements inattendus.

18/01/2013, 09:38 | Par Bernard BIGENWALD en réponse au commentaire de Jonasz le 17/01/2013 à 22:13

Vas-y molo, Jonasz, Watayaga me voue d'habitude aux gémonies. Mélanger les torchons comme moi et les belles serviettes brodées comme Watayaga me parait aventureux. Le sujet des trafics d'enfants m'intéresse dans la mesure où j'ai bossé pendant 18 ans à l'ASE, et notamment à l'adoption, dont je connais tous les aspects, mais ce qui m'intéresse, c'est moins de désigner des salauds, que de démontrer plutôt comment une société  volens nolens est complice de certains salauds, la bonne conscience étant la chose du monde la mieux répartie. Je ferai peut-être un topo là-dessus, car le sujet est vaste, mais quand je vois le ton employé par certains des commentateurs de ma prose, faut d'abord que je me mithridatise.

18/01/2013, 11:25 | Par Raymond SAMUEL

 

 

Merci JONASZ, on fait ce qu'on peut mais on se demande si ça sert à quelque chose...

Je reprends au sujet de tous ces enfants déportés :

N'oublions pas de remarquer que les parents sont des individus lambda. Ils présentent donc toute la gamme des qualités humaines, et des défauts pareillement,

que les Etats (le Pouvoir) n'est pas naturellement mal-intentionné mais qu'il n'a pas de tripes.

qu'il y a des enfants martyrisés, battus, bafoués, mal-aimés, maltraités par leurs parents,

que TOUS les enfants déportés, internés dans les bagnes pour enfants ou placés comme souffre-douleur l'ont été par les Etats (le Pouvoir) et que l'Etat est maltraitant (école) par ignorance notamment des besoins de l'enfant.

Vers quels critères donc se retourner pour avoir le plus de chances de contribuer à la protection des enfants ? Quelle est la structure la mieux adaptée EN GENERAL et aussi pour les cas particuliers qui existeront toujours, malheureusement ?

Pour ce qui me concerne, j'ai constaté que quelle que soit l'empathie que l'on peut avoir pour des enfants qui ne sont pas les siens, rien ne peut équivaloir ce que l'on ressent lorsqu'on est le parent. C'est un phénomène qui échappe à l'analyse.

Je suis donc certain que la meilleure chance, EN GENERAL, pour un enfant, c'est de naître de deux parents dans une famille classique.

Watayaga et toute la mouvance diront que deux Mamans c'est encore mieux (elle concèdera pour la forme : deux Papas) et qu'un ou deux adultes adoptants c'est encore aussi bien et même plus moral.

Deux Mamans ou deux Papas aimants, bienveillants, protecteurs etc...c'est en effet mieux que une Maman et un Papa maltraitants. Mais ce n'est pas là une façon de raisonner de façon convaincante !

Les familles ne sont plus disponibles, les couples sont provisoires, les adultes ne sont pas assez conscients des responsabilités qu'ils ont endossées en mettant un enfant au monde ?

MAIS C'EST LA qu'est le problème !

Il faut prendre conscience de cette réalité et s'attaquer à favoriser la réhabilitation de la famille notamment en permutant ce qui existe en matière sociale : rendre la première place à la vie privée et attribuer l 'accessoire à la vie professionnelle).

La preuve est faite maintenant qu'un père vaut une mère (sauf pour recevoir l'ambryon et allaiter), la culture venant au secours de la nature. Le maternage peut maintenant devenir le prentage. Le partage des tâches peut se faire au gré de chacun des parents, sans négliger les grands-parents, et accessoirement, le milieu social reconstitué par la permutation indiquée.

N.B. A ma connaissance, toutes les tentatives pour remplacer la famille ont mal tourné (j'entends la famille solide, durable, au climat serein etc, celle dont il faut favoriser le développement).

18/01/2013, 16:35 | Par WataYaga en réponse au commentaire de Raymond SAMUEL le 18/01/2013 à 11:25

"Watayaga et toute la mouvance diront que deux Mamans c'est encore mieux (elle concèdera pour la forme : deux Papas) et qu'un ou deux adultes adoptants c'est encore aussi bien et même plus moral."

SVP merci de ne pas me faire parler !

18/01/2013, 19:16 | Par grain de sel en réponse au commentaire de Raymond SAMUEL le 18/01/2013 à 11:25

"La preuve est faite maintenant qu'un père vaut une mère (sauf pour recevoir l'embryon et allaiter), la culture venant au secours de la nature. Le maternage peut maintenant devenir le parentage. Le partage des tâches peut se faire au gré de chacun des parents, sans négliger les grands-parents, et accessoirement, le milieu social reconstitué par la permutation indiquée."...

Bon, monsieur Samuel, vous ne voudriez pas aller expliquer ça là: http://blogs.mediapart.fr/blog/n-chomel/180113/mariage-pour-tous-etre-de-gauche-et-oppose-ce-projet-de-loi   ? Il semblerait que la preuve n'est pas encore faite pour tout le monde, malheureusement....

18/01/2013, 23:23 | Par WataYaga en réponse au commentaire de grain de sel le 18/01/2013 à 19:16

J'ai essayé le lien à plusieurs reprises en vain....Incertain= 404 cette page n'existe pas, retour à l'accueil Déçu

18/01/2013, 23:23 | Par grain de sel en réponse au commentaire de WataYaga le 18/01/2013 à 23:23

18/01/2013, 23:31 | Par WataYaga en réponse au commentaire de grain de sel le 18/01/2013 à 23:23

Yes, Mam' ! Sourire

18/01/2013, 17:28 | Par Raymond SAMUEL

Excusez-moi.

18/01/2013, 18:27 | Par WataYaga en réponse au commentaire de Raymond SAMUEL le 18/01/2013 à 17:28

Pas de problème, merci ! Sourire

18/01/2013, 20:22 | Par igorki

ce scandale ne doit pas rester impuni, des avocats basques et autres travaillent férocémment !

Faudrait BRULER tous ces voleurs Criant

18/01/2013, 21:55 | Par Raymond SAMUEL

GRAIN DE SEL,

Je n'ai pas le temps de lire votre lien, ce sera pour demain, mais oui, ce n'est pas gagné, comme je l'ai écrit. Pour occuper un poste, il faut que celui-ci soit libre, par exemple...et il y a beaucoup d'autres choses encore...

Bonsoir

19/01/2013, 12:12 | Par Raymond SAMUEL

Bonjour GRAIN DE SEL,

J'ai lu.

Ce n'est rien de nouveau et ça me confirme dans ma tristesse et le pessimisme qui remplace progresivement mon optimisme naturel.

- L'auteur qui adopte (sans doute ?) le point de vue d'un phylosophe parce que celui-ci est religieux, les opposants qui escamotent les faits qui s'opposent à eux. Tristesse vous dis-je.

Vous m'avez envoyé à ce fil parce que j'ai écrit : "un père vaut une mère". Je n'ai trouvé dans ce fil, d'opposition à cette déclaration que de la part d'un commentateur, et ça ne vaut pas le déplacement.

Pour ce qui est des commentaires des pro-mariage unisexe il n'y a rien de nouveau.

Voulez-vous que je cite quelques faits, qui n'ont rien à voir, du moins je l'espère, avec les doctrines, idéologies, croyances et autres idées reçues ou imposées :

- Nous avons deux amies proches qui sont pacsées. Nous ne sommes ni plus, ni moins amis que si elles n'étaient pas lesbiennes.

Une remarque cependant : toutes les deux, l'une surtout, ont des difficultés à vivre (conflits avec les parents, estime de soi défaillante, angoissée, se déplacent continuellement etc..)

- Mon fils aîné a adopté deux Mauriciens, puis, sa compagne l'a quitté. La fille adoptée a dit qu'elle ne voulait pas être adoptée, elle est dans l'impossibilité de vivre normalement, accumule les "clash" comme dit mon fils, ne s'est pas structurée, a trois enfants de trois pères différents qui vivent dans des conditions inadéquates etc..Le garçon, lui est atone, mais as-t-il la possibilité affective d'être heureux ?

Ce que je veux dire avec ces deux exemples (qui ne prouvent rien à eux seuls bien sûr) c'est que l'on prend un risque chaque fois que l'on triche avec la nature.

Parce que la nature (la Vie) a fait de multiples tentatives et que ne subsistent de ces "poussées" que celles qui se sont trouvées pertinentes, équilibrées. Toutes les autres ont disparu. Si nous retirons sa pertinence à un phénomène (ici la reproduction humaine) nous prenons certainement un risque. Un risque qui se traduira au mieux par un déséquilibre mais qui peut, et même doit, aller jusqu'à la disparition du phénomène.

C'est simple, non ! indiscutablement à la portée d'un esprit libre.

19/01/2013, 15:02 | Par grain de sel en réponse au commentaire de Raymond SAMUEL le 19/01/2013 à 12:12

Je dirais que chaque histoire est une autre histoire. Qu'il n'y en a pas deux pareilles. Et qu'on ne peut jamais généraliser.... Quant à ce que vous appeler "tricher" avec la nature, je ne sais pas. Pour moi, il n'y a pas de "triche" ou de "pas de triche", il y a juste l'évolution de ce qu'on est, de ce qu'on pense, de ce qu'on devient, de ce qu'on construit... La "pertinence", c'est le désir et l'ouverture qu'on y met. Ou pas.

19/01/2013, 14:56 | Par Raymond SAMUEL

Nous sommes tous responsables des causes qui produisent des effets. Je précise, TOUS LES ADULTES. Les effets, ce sont les enfants qui les subissent. Ces enfants ont ensuite une adolescence très troublée, puis, devenus adultes ils continuent à souffrir, à tenter de gérer un mental et une affectivité plus ou moins ingérables. Hélas.

 

19/01/2013, 18:43 | Par Raymond SAMUEL

 

GRAIN de SEL,

Oui, chaque histoire est une autre histoire. Et alors ? Tous les enfants de la terre ont chacun leur histoire, et ils sont tous différents. Pourtant ils ont tous besoin des mêmes choses et ils sont tous issus d'une femme et d'un homme, et ils naissent tous immatures, et ils sont tous des éponges, et ils sont tous fragiles, et il faut à tous sept ans pour construire leur cerveau...

Vous ne pouvez donc pas, vous Grain de sel, faire n'importe quoi avec eux, même si ça dérange vos projets personnels ; et vous ne devriez pas non plus préconiser aux autres de faire eux aussi les pertinences qui les arrangent. J'appelle ça "tricher". Ceux qui trichent (ils sont très nombreux), particuliers où institutions, fabriquent les adultes psychiquement malades qui vivent des vies plus ou moins tordues.

Je connais vôtre théorie largement répandue qui justifie tout au nom de la Liberté (avec un grand L). Vous seriez moins fana de liberté si vous appliquiez la règle : le sens des responsabilités doit se développer au même rythme que la liberté, Plus on s'attribue de liberté plus il faut développer son sens des responsabilités.

Dites que je donne des leçons et fustigez-moi pour ça.

 

 

19/01/2013, 18:54 | Par grain de sel en réponse au commentaire de Raymond SAMUEL le 19/01/2013 à 18:43

Je vous rassure, je ne fais pas "n'importe quoi avec eux" ! Je n'en ai guère autour de moi, d'ailleurs. Rien compris à votre réponse. Mais je vous rassure, je ne vous fustige en aucun cas.... Je crois que soit on ne s'est pas compris, soit on ne parle pas de la même chose.  Mais comme vous semblez tout savoir de moi et de ma "théorie", de "mes projets personnels" et de ce "que je préconise" ou pas sans que nous n'ayions jamais échangé, je crois que je préfère en rester là !

D'ailleurs, le sujet de ce billet n'était-il pas le rôle de l'Eglise ? Et sa responsabilité criminelle dans l'enlèvement d'enfants de Républicains esapagnols ? Ah bon, je pensais....

19/01/2013, 18:55 | Par Marc Daniel LEVY

Et pendant ce temps là, en Syrie...

      Mais le Pape prie... et appelle toutes les parties à rétablir la paix...

( Mais il faut protéger les chrétiens du pays, mon enfant...)

19/01/2013, 18:59 | Par Jonasz

Au risque de me répéter, je pense que, pour intéressants qu'ils soient, les prolongements inattendus apportés à ce billet devraient faire l'objet de billets à part entière.Les dernières interventions n'ont plus aucun rapport avec le sujet initial.

19/01/2013, 19:31 | Par grain de sel en réponse au commentaire de Jonasz le 19/01/2013 à 18:59

C'est ce que j'ai essayé de dire un peu plus haut, Jonasz Clin d'œil, et hier soir, j'ai même tenté de faire rebondir ce nouveau débat dans le débat vers un autre fil, plus "dans le sujet" me semblait-il Innocent, mais en vain !

Donc, l'Eglise, disions-nous ?

Benedict_XVI__Santa__The_Devil.jpg

19/01/2013, 19:22 | Par Raymond SAMUEL

Eh bien si !

L'enlèvement des enfants en Espagne, comme l'enlèvement des enfants d'Australie ou d'Amérique du Nord, c'est une illustration du manque de respect généralisé pour les enfants. C'est en relation directe avec la maltraitance institutionnelle en France, celle que subissent nos enfants à l'école par exemple.

Ne fermons pas les yeux pour notre commodité d'adultes.

19/01/2013, 19:34 | Par Jonasz en réponse au commentaire de Raymond SAMUEL le 19/01/2013 à 19:22

Je n'en disconviens pas, Raymond Samuel. Mon billet était juste destiné à mettre en lumière la contradiction profonde que l'on peut constater entre les atteintes portées à des familles par l'Eglise catholique - espagnole certes - et ses positionnements actuels dans la question du mariage pour tous. Je maintiens que ce que vous appelez de vos voeux ne s'inscrit pas dans cet angle de départ et mérite un billet que vous devriez faire.

19/01/2013, 20:57 | Par Marc Daniel LEVY


"Les dernières interventions n'ont plus aucun rapport avec le sujet initial "  ( Jonasz )


Les crimes contre l' Humanité plus que probablement commis par Assad et les siens depuis bientôt deux ans et de façon croissante, sans réaction à la hauteur,comme d'habitude, de l'Eglise catholique ( sinon pire : un signe égal souvent mis entre les "adversaires" ), Eglise qui a dans ce pays une représentation écoutée ou qui était susceptible de l'être, cela n'a vraiment  "aucun rapport avec le sujet initial "  ou le titre de votre billet ? 

N'y a-t-il pas au contraire quelque chose d'atrocément dérisoire aussi de ce côté, dans le pseudo-souci pour "la famille" affiché par la Très Sainte Eglise apostolique et romaine, quand on imagine le sort de centaines de milliers de familles syriennes ces heures-ci ? 

 

19/01/2013, 20:58 | Par Jonasz en réponse au commentaire de Marc Daniel LEVY le 19/01/2013 à 20:57

Faites un billet, Marc Daniel Levy.

19/01/2013, 22:00 | Par Raymond SAMUEL

JONASZ,

Oui, je devrais sans doute présenter mieux que je ne le fais l'instrumentation des enfants par les adultes, qu'ils soient personnes privées ou institutions.

Vous avez raison de dénoncer le double jeu de l'église. Mais en ne citant que l'église vous prenez le risque de dédouaner les autres maltraitants.

Le manque de respect pour les enfants est général.

19/01/2013, 22:01 | Par Raymond SAMUEL

JONASZ,

J'ai posté quelques courts articles sur mon blog.

19/01/2013, 23:58 | Par WataYaga

Sur un lien du dernier billet de Ben ., cette info qui est parallèle à ce qui s'est passé en espagne et qui implique une certaine vision protestante cette fois-ci de la "famille normale" :

" En Suisse, dans les années 60-65, la politique consistait à prendre les enfants gitans et à les placer dans des familles « normales »." in Goran Bregovic: "Les Gitans sont le sel de ce monde"

familles "normales" que de crimes n'ont pas été et ne seront pas commis au nom de cette normalité ?

Ah ! Oui, Jonasz, je suis en train depuis des semaines de préparer un billet sur le thème de la bientraitance/maltraitance des enfants mais beaucoup de choses me déstabilisent et me font approfondir mon projet et les débats ici et là sur les fils de commentaires n'y sont pas pour rien... Je tenterais - si j'arrive à finaliser mon projet - de faire des liens entre les différents billets...

20/01/2013, 11:13 | Par Raymond SAMUEL

 

WATAYAGA,

Vous me faites bondir avec votre "famille normale" que vous vouez aux gémonies.

La "bonne" famille serait donc l'opposé : c'est à dire n'importe quoi ?

Si l'on n'est mu que par l'intérêt des enfants : encore une fois, par le souci de rechercher les conditions qui leur permettent d'arriver à l'âge adulte en bonne santé psychique, affective et physique, et par conséquent en mesure de développer toutes les potentialités qui sont les leurs, on n'oublie pas un certain nombre de choses :

- Même si E.Badinter conteste l'existence de l'instinct maternel, l'amour parental existe, et cet amour parental n'est pas éprouvé, pour un enfant déterminé, par les adultes qui ne sont pas ses parents,

- Ce qui est considéré socialement comme de la maltraitance avérée est généralement le fait des partents (en mauvaise santé psychique), mais la maltraitance généralisée, celle qui touche presque tous les enfants par manque (voulue) de connaissance des besoins de l'enfant, par le principe de la priorité de l'adulte sur l'enfant, par obéissance aux idéologies dominantes, par égoïsme ou nécessité (garde et école par des tiers) etc.etc..., c'est le résultat de l'organisation sociale dans laquelle l'Etat est beaucoup plus responsable que l'église, catholique ou autre,

 Je rappelle ce que j'ai écrit ci-dessus, la nature (la vie) est un guide. Ce qui existe (avant tripotage par les humains) est forcément viable (!), les formes de vie (qui ont poussé en abondance si l'on en juge d'après ce qu'il en reste) non adaptées, ont forcément disparu. Ce qui veut dire que chaque fois qu'on déroge à une règle naturelle (ici en recommandant la procréation et (ou) l'élevage par des tiers), on prend des risques.

Arrêtons de nous prendre pour de grands Maîtres capables de nier les principes de la reproduction. Ne nous laissons pas emporter par :

- l'autorité de l'Etat (déportation d'enfants, maltraitance institutionnelle, complicité avec les idéologies dominantes etc...)

- notre adhésion à ces idéologies (féminisme, individualisme, principes éducatifs autoritaires, religions, libéralisme etc..

S'il vous plait, écoutez et observez seulement les enfants (et avant qu'ils ne soient pervertis).

-

 

 

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