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La crise des prêts « subprime » : Quelles causes ? Quels effets ? Quelles responsabilités ?

A. Préambule.Certains lecteurs nous ont posé plusieurs questions relatives aux prêts « subprime », du style :

· Pourquoi une crise immobilière typiquement américaine a-t-elle créé tant de pertes bancaires et financières à l’échelle mondiale ?

· Pourquoi des prêts immobiliers, accordés aux classes les plus faibles, posent-ils tant de problèmes aux financiers américains alors que ce projet s’inspire au départ d’une idée généreuse : « la pleine propriété de son logement, accordée au plus grand nombre » ?

· Pourquoi les banques centrales et les instances internationales (FMI, BRI) réclament-elles plus de transparence en matière d’actifs financiers ?

Nous rajoutons d’autres questions qui ne sont jamais évoquées :

· Quelles causes ?

· Quels effets ?

· Quelles responsabilités ?

La réponse à toutes ces questions permettra d’éclairer les seules pistes valables pour savoir : « Comment s’en sortir ? »

POUR LE DEVELOPPEMENT DE CES ANALYSES, VOIR ALTER-EUROPA.COM

En effet, MEDIAPART ne donnant aucune chance de visibilité pour ce genre d'article, nous abandonnons ce blog...

Tous les commentaires

Une idée généreuse cause souvent des dégats ....

 

L'aide à l' accession systématique à la propriété des pauvres,sans passer par une phase d'effort (d'épargne ) était une erreur.Malthus l'a démontré...

En France la Sécurité Sociale n'a servi qu'à enrichir les membres du corps médical (médecins ,pharmaciens ,dentistes ,laboratoires ) en détériorant la compétitivité des autres entreprises ,par le biais des charges d'assurance maladie . La courbe du chômage suit l'évolution des revenus du corps médical ( en dehors des infirmières naturellement ) .

 

@alcyme,

mon article ne dit pas que les prêts "subprime" avaient été instaurés pour l'accession des pauvres à la propriété : c'est une question qui m'était régulièrement posée et à laquelle je réponds...

En réalité, ce sont les médias (dont FRANCE2) qui ont présenté cette crise comme l'écroulement de la pyramide des crédits à cause des "pauvres", des inconséquents.

Quant à votre thèse sur l'assurance maladie et l'évolution du chômage... je ne suis pas OK mais c'est un autre sujet.

 

Mais voyons Junon,

On ne prend pas de risque financier de cette ampleur sans être sûr d'avoir une sortie et d'en être relevé in fine

On ne monte pas comme ça une opération à risque de cette importance en blanc, ça n'existe pas.

Par conséquent, c'est un coup raisonné dont les initiateurs avaient une sortie connue par avance : le foisonnement des risques, la titrisation et la dispersion.

Il ne peut s'agir d'une erreur ou d'une fausse manip des marchés, ça n'existe pas, pas à ce niveau là.

En vieux français ça s'appelle un baronnage, avec des preneurs institutionnels de premier rang qui crédibilisent le papier, puis font la culbute en refourgant aux particuliers ou aux vrais cons comme natixis ou à des repreneurs qui ont eux même touché pour faire prendre le risque à la banque qui les employait ou dont ils étaient eux mêmes les dirigeants.

Voyons, comme je l'ai déjà dit ici, il n'y a pas un maquignon gascon qui irait acheter une bête sans l'avoir vue au près. C'est une question d'élémentaire bon sens. Ni un marchand de pinard qui achèterait sans avoir gouté.

Comment comprenez vous que des institutionnels aient pris de telles masses de papier sans même aller voir sur place ce qu'il y avait comme support physique derrière ? c'est invraisemblable, ça n'existe pas.

Tous les initiés ont touché de bas en haut et de haut en bas, les masses financières crées par les marchés dérivés sont telles qu'elles permettent de tour acheter.

C'est aussi simple et réaliste que ça.

C'est comme le coup de l'airbus dont les réseaux électriques ne s'emboitent pas, ça n'existe pas.

Quand j'étais jeune, tous les manuels de management et d'audit américain vous expliquaient qu'un des bons moyens de ruiner un concurrent, c'etait de lui envoyer un type ou une équipe à vous pour saboter son business.

Pour moi c'est ce qui est arrivé à airbus, c'est inexplicable autrement et les dirigeants ont touché pour laisser filer. Impossible qu'à ce niveau il n'y ait pas eu d'alerte en interne, que les techniciens ne se soient pas couverts. Il y a des procedures de contrôle interne qui précisément ont pour objet de valider les interfaces qui dans tous les processus de fabication sont toujours le point délicat.

Ces procédures existent forcément dans l'industrie aéronautique

Impossible qu'il s'agisse d'une erreur.

Le problème c'est que tout est comme ça.

Aujourd'hui, il faut avoir la vista du vieil auditeur ou du flic, dès qu'il y a un truc qui déconne, il faut immédiatement simplifier et regarder avec un bon sens élémentaire, ne pas se laisser aveugler par la fumée.

Et alors là, tout devient simple.

 

J'ai eu beaucoup de mal à décoder votre message, notamment pour savoir si c'est du lard ou du cochon, comme dirait sûrement votre maquignon gascon.

Vous avez une "vista" de vieil auditeur ou de flic, et je vous comprends parfaitement (j'ai fait des audits stratégiques et financiers, et je sais comment chercher pour trouver).

J'ai surtout appris qu'une organisation quelconque (entreprise, administration, association, syndicat) pouvait dériver au fil du temps, un peu comme peut le faire un bateau sans gouvernail. Dans ce cas, il ne faut pas chercher dans les techniques et les process (là où effectivement il y a des erreurs) mais surtout dans la philosophie du management.

Pour illustrer mes propos, je reprends votre exemple et j'en rajoute un second (secteur automobile).

AIRBUS a été victime de sabotages internes bien plus que de sabotages externes ; vous remarquerez que je parle au passé pour ne pas attirer le mauvais oeil sur cette belle entreprise pour qui travaille un de mes neveux, ingénieur en aéronautique. Selon mes informations, cette entreprise a surtout été victime de son propre management, parachuté par la Haute Finance (côté allemand) et par l'Etat (côté français). Un management incompétent du côté français, et une volonté des Allemands de prendre la main. Conséquence? Une guerre interne fait plus de dégâts que des sabotages éventuellement télécommandés de l'extérieur.

Vous remarquerez que les rappels de véhicules dans l'industrie automobile prennent une ampleur considérable. Là aussi, c'est le prix payé aux choix des équipes de management.

Quant aux produits dérivés et au sabordage de la Haute Finnance mondiale (bateau coulé par elle-même, mais renfloué par les Etats), la philosophie de la prédation et des gains faciles est une arme de destruction massive... et donc d'autodestruction...

Il n'y a pas de théorie du complot, il y a une dérive des comportements, donc de la philosophie (utilitariste et monétariste)... C'était prévisible (publication de mon premier ouvrage sur le néolibéralisme en janvier 2007 après dix ans de recherches). La suite est tout aussi prévisible : l'Europe va droit dans le mur (tout l'Occident suit le même chemin).

Changez la gestion de la monnaie (avec les implications juridiques et fiscales), vous changerez de philosophie... et vous n'aurez plus toutes ces dérives...

Cordialement,

J.M

à Junon,

Pourtant je viens de me relire et je ne vois pas ce qu'il y a à décoder, je me suis exprimé en clair pas en décimal codé binaire.

En revanche, je comprends parfaitement ce que vous dites, j'ai pu le penser moi même ou du moins me poser la question de la convergence des dérives du management ; encore que là, vous parlez du management privé à partir de mon exemple d'Airbus alors que moi, je parle plus généralement du management des états.

Quant à la philosophie du management de Forgeard et des initiés qui ont vendu leurs stock options juste au bon moment pour être ensuite complètement blanchis par je crois la COB, en effet je la comprends parfaitement.

De mon temps on n'aurait jamais vu ça.

Si on peut parler de dérive, il ne faut pas parler de dérive hasardeuse. Ces gens savaient, pour moi, ces gens ont été achetés par Boeing.

Désormais, je me suis convaincu qu'il ne peut plus y avoir de hasard ou de convergence spontanée ; que ce soit dans le management d'Etat, ce qui est le fond de mon propos, mais aussi accessoirement dans le management privé.

Les phénomènes observables sont d'une telle cohérence que je ne peux plus y voir que des causes raisonnées et organisées.

Je m'interdis la formulation ''théorie du complot'' qui est un mot slogan vide de sens, totalement galvaudé et inutilisable.

J'ai connu la finance avant l'ouverture des marchés dérivés, j'étais moi même dans la fonction financière à haut niveau, le management était un management de producteurs pas de financiers. Pareil pour le management public, il était encore suffisamment vertueux malgré les turpitudes de la nature humaine pour être supporté par tous.

L'ouverture des marchés de produits dérivés, l'abandon de la souveraineté sur la monnaie, l'abattement de toutes les barrières classiques de protection des états et de la monnaie ne sont pas dûs au hasard, la probabilité qu'une telle convergence soit spontanée me paraît nulle.

A ce niveau de convergence, le vieil audit fait sienne la formule '' quand il y a un doute c'est qu'il n'y a pas de doute.''

L'organisation politique dans laquelle j'avais milité il y a 35 ans avait prévu l'effondrement du communisme auquel elle a modestement contribué.

Quand nous préchions, les gens riaient de bon coeur.

Aujourd'hui, je vous prédis l'effondrement du libéralisme pour exactement les mêmes raisons ; sans pouvoir néanmoins avancer de date pour le parachèvement du processus.

Malheureusement, je suis isolé et je n'ai plus d'organisation pour y contribuer même modestement.

Néanmoins, je prêche comme il y a 35 ans.

Amicalement.

PS : je pense qu'on pense à peu près pareil mais que nous ne savons pas nous le dire.

@arquius

Cher Médiaparticipant,

Je vois que vous avez bien fait le tour de la question : management, finances d'entreprises (au sens large), finances internationales, politique...

En bref, nous serons toujours d'accord sur le fond ; nous ne devrons même pas discuter très longtemps avant de comprendre... que nous étions déjà bien en phase avant de discuter.

...

Concernant AIRBUS, je ne suis pas en mesure de dire si vous avez tort ou raison. Par contre, je partage votre point de vue sur le vide conceptuel de "la théorie du complot" mais je n'élimine pas l'impact de que l'on désigne aujourd'hui par le "lobbying" (même Adam SMITH, père du libéralisme, l'intégrait comme un des facteurs les plus contreproductifs).

...

Quand je parle des dérives, je les intègre dans un concept d'Economie Monétaire Dérivée (concept que j'ai inventé et décliné) : tous les acteurs sont impliqués (politiques, administrations, entreprises, associations, syndicats professionnels et salariés, autres organisations).

Pour mémoire, ce concept répond aux critères de la macroéconomie qui a (depuis les mercantilistes) tenté de "modéliser" les différents systèmes économiques, monétaires et financiers ambiants (différents à toutes les époques).

Pas à pas, le raisonnement économique à créé trois grandes bases de raisonnement : Economie Réelle (pas de monnaie), Economie Monétisée (une monnaie neutre) et Economie Monétaire (une monnaie "keynésienne", avec des fonctions monétaires "keynésiennes", des fonctions qui sont bien mieux connues aujourd'hui).

A chaque étape, correspondent des acquis conceptuels et (malheureusement) trop peu de révisions des concepts...

...

Et, plouf, après cela, plus rien... C'est donc dans ce contexte que j'ai classé le système actuel (néolibéralisme) dans un nouveau cadre de réflexion conceptuelle, l'Economie Monétaire Dérivée...

Pour mémoire, les Grecs, les Romains et autres Européens (Espagnols et Portugais des grandes conquêtes) ont connu ce système "néolibéral" pour leur plus grand malheur (ils ont fait disparaître leur économie, leur culture et même leur civilisation).

En clair, ce qui change fondamentalement avec ces systèmes déjà vécus, c'est la gestion de la monnaie : privatisée, concentrée, mal répartie...

Autrement dit, la monnaie est détournée de ses fonctions essentielles...

Elle ne crée plus, elle détruit.

...

Nous avons alors toute une batterie de concepts, bons ou mauvais, pour nous guider vers la Connaissance (on cherche toujours mais on est sur la bonne route).

...

Les systèmes économiques proprement dits (Economie Monétisée) peuvent prendre plusieurs formes (colbertisme, protectionnisme, libéralisme, communisme, ouverture des frontières), cela n'influe aucunement sur le raisonnement macroéconomique.

Sauf sur un point fondamental : ces sytèmes peuvent changer la répartition des richesses existantes et/ou créer (trop peu) de nouvelles richesses nationales.

...

Ces "injustices" (mauvaise répartition, blocage des créations) peuvent se faire avec des bandes armées, ou avec les attributs du Pouvoir (pouvoir d'opprimer et de réprimer par le biais des rackets et des guerres) mais la monnaie n'est pas fondamentalement l'arme utilisée dans ces systèmes (c'est d'autant plus vrai que, la plupart du temps, même en Europe, les populations ne manipulaient aucune monnaie jusqu'à la fin du XVIII°).

A contrario, même si le Pouvoir est très centralisé, il peut créer des richesses et en améliorer la répartition.

Dans une Economie Monétisée, la monnaie n'est pas la cause de ces changements ; ce sont surtout la redistribution des terres, la création d'entreprises royales, la création d'infrastructures (routes, canaux, souvent créés dans l'objectif d'un contrôle politique) et la collecte de moins d'impôts et taxes (en nature) qui ont participé à ces créations de richesses...

Que le système politique soit géré par une royauté et par une aristocratie, ou par une démocratie parlementaire, voire même par un parti unique, cela ne change rien de fondamental aux analyses de la macroéconomie qui (devrait) s'intéresser (beaucoup mieux) à la création et à la répartition des richesses nationales...

Si j'ai mis des réserves ci-dessus, c'est bien parce que la macroéconomie ne remplit pas sa mission de "gardien des clés" pour la bonne gestion des Etats car la haute finance a pollué cette "science" en mettant en avant les "brillants économistes" des grandes écoles, des institutions nationales et internationales, pour planter les dogmes dans les têtes le plus tôt et le plus largement possible.

...

En résumé, le néolibéralisme (qui n'est pas le libéralisme) est un système d'Economie Monétaire Dérivée : il a accordé de nouvelles libertés aux financiers... notamment celles de :

- créer de la (fausse) monnaie ;

- échapper aux impôts et taxes (paradis fiscaux) ;

- racketter les populations (comptes et assurances obligatoires, frais, détournements colossaux) et les Etats (subventions et exonérations multiples);

- introduire des jeux de pocker à l'échelle mondiale...

A partir de là, c'est la Haute Corruption qui s'installe...

Le "modèle" s'installe aussi dans toutes les têtes et dans toutes les organisations, pour plus, toujours plus de sable mouvant (les monnaies sont si mauvaises qu'elles jouent le rôle du sable mouvant).

Ce sont des dérives partout...

Peu de pays, peu de civilisations ont pu se sortir de ce système...

Mieux : même après des échecs retentissants (parmi les plus récents : la crise de 1929, les guerres suicidaires en Europe, la crise des produits dérivés), les "irresponsables" politiques et les "grands acteurs" reviennent tous à ce système jusqu'à la pirouette fatale...

Voir les Etats-Unis, le Japon et maintenant l'Europe (Russie comprise).

Même la Chine a "plongé" tout entière dans ce système...

...

Cordialement,

J.M

 

 

 

Subprimes créées par Carter 1977 - "Premier Réinvestissement Act" et repris par Clinton en 1995 "Second Réinvestissement Act".

Les Financiers de Wall-Street ont toujours considéré que les Démocrates n'y connaissant presque rien au monde de la finance étaient beaucoup plus faciles à piéger et même plus cupides.

Voir les dégats causés par un certain Larry Summers sous l'ère Clinton, menant à la grosse crise de 2000/2001.

@ +ENO-

Entièrement d'accord avec vous, cher VERTUBLEU.

Et bravo pour la référence à CLINTON, l'homme de la grande ouverture sur la Chine (après NIXON)... pour les bienfaits de WAL-MART, de NIKE, puis toutes les multinationales américaines...

Cordialement,

J.M

Salut a vous , Junon moneta, Arquius, salut a toi Vertubleu,

Je lis, je m'instruis, je n'ai pas de compétences dans les domaines ou vous nagez comme poissons dans l'eau,et donc je ne peux intervenir, mais je retrouve le fil de mes pensées, j'aprécie le décodage de cette économie dans laquelle nous vivons et qui nous engloutis tous.

cordiales salutations,

 

@G.Mosch Mosch

Juste une petite chose pour vous mettre à l'aise.

Depuis sa naissance en Mésopotamie, et non pas en Grèce, il y a au moins 3.600 ans, et non pas seulement 2.600 ans, les dirigeants et les financiers ont toujours entretenu le mystère de "la monnaie". L'ignorance des peuples est donc entretenue volontairement au point que la plupart des chroniqueurs financiers et des journalistes de qualité n'ont toujours pas intégré ce "mystère".

Or, pour rester dans le direct, il faut juste se rappeler une donnée de base : c'est bien plus facile d'être ou de devenir un "faussaire légalisé", plutôt que de créer un atelier de fausse monnaie dans une cave à l'abri de tout regard.

Si vous adhérez à cette première idée, la suite vous sera bien plus accessible... et nous vous aiderons tous...

Cordialement,

J.M

*** Bon, si j'ai bien compris, j'arrête ma planche à billets... Et je vous les donne, mes billets! Intéressés quand-même? Junon Moneta, Arquius, Mosh Mosh, bien sûr, il me faut vraiment faire effort pour suivre, mais merci pour cet échange très intéressant... L'intuition, oui mon intuition, confortée par vos infos, mais, difficile d'expliquer quand on n'est qu'une "sensitive" dans ce domaine! Bien à vous,

Rassures toi Capucine tu n'es pas seule, je suis aussi un sensitif, je cherche a comprendre..... et j'ai trouvé de bons pédagogues.... trés patients.

Chère Capucine,

Dommage pour la planche à billets, dans la cave...

Concernant vos remarques sur "l'intelligence des choses et des phénomènes", il existe plusieurs approches (formes de représentation) :

1) L'intuition est (pour certains philosophes) une forme de représentation du monde par l'esprit - et non par les sens - car "intuition" signifie : j'intuite, je devine, je trouve des pistes à explorer, j'imagine.

Elle est privilégiée par de nombreux philosophes pour bâtir des hypothèses, les soumettre à l'expérimentation... (je raccourcis).

Grâce à cette forme d'intelligence, beaucoup de scientifiques réussissent à "voir bien au-delà de réel" et à conduire le travail des équipes, bien plus efficacement que les autres.

BACHELARD a écrit que "L'imagination est la fonction de l'irréel" tandis que SARTRE a dit que "L'imagination est une magie".

Cultivez votre intuition, chère Capucine, car elle vous conduit systématiquement à la magie, à dépasser le réel, à voir l'irréel...

2) La sensibilité est une autre forme de représentation par les sens... par le coeur...

Elle est plus difficile à maîtriser, elle fausse la représentation des choses, mais elle ouvre la voie à l'intuition si on l'utilise bien.

Ne bridez pas votre sensibilité, chère Capucine, et intégrez que l'intelligence du coeur conduit finalement à commettre moins d'erreurs que le raisonnement sec, le raisonnement sans racines dans le Vrai, dans le Bon et dans le Beau.

3) D'autres formes de représentation concernent la maîtrise des concepts par l'intelligence, pour la connaissance : on se comprend mieux si on maîtrise un vocabulaire très précis (concepts).

Un exemple : un jeune non éduqué maîtrise difficilement 400 mots et confond tous les repères de l'espace et du temps. Des gens instruits maîtrisent plus de 4000 mots, utilisent parfaitement les principaux connecteurs logiques et autres règles grammaticales. Les plus doués maîtrisent plusieurs langues, une multitude de concepts et de règles grammaticales... Forcément, ils vont plus loin que les autres vers la Connaissance.

4) Par contre, il existe une quatrième forme de représentation du monde : c'est la volonté d'aller dans le monde, d'aller vers les autres, d'exister (sortir de soi-même)...

Elle vous fait accumuler des expériences, des sensibilités, des concepts et des imaginaires plus riches...

Et donc, si MEDIAPART vous aide à "aller vers les autres", vous êtes à nouveau sur du bon terrain, chère Capucine.

C'était juste pour vous aider à VOUS faire confiance.

Cordialement,

J.M

 

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