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May

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De la putasserie et des répressions-regressions- putassières

Eh!oui, bien sur, évidemment,

A LA TRAPPE

à la trappe les bègues, les petits ,les pas beaux, les manchots, les sourds et les culs de jatte, les bigleux, les rouquins, les timides, les plègiques, les handicapés, les amateurs de fanfreluches et de résilles, les célibataires, les veufs et les inconsolés, les vieux trop vieux, les jeunes trop jeunes, les bande-mous et les fêtards, les mélancoliques et les déprimés, les angoissés, les peureux, les anxieux, les moches, les gras du bide et les trop maigres, les mangeurs d 'ail, les creux de poitrine, les culs-terreux, les poètes, les belges, les andropausés, les diabétiques, les trous du cul, les mal assis et les bibliothécaires, les uhlans et les hussards, les archers de la jarretelle, les dormeurs du val, les saltimbanques, les balladins, les idiots, les trop pauvres et les mal habillés, les alcolos et les drogués, les Casanova cacochymes, les routiers et les solitaires, les curés non esmaculés, les marcheurs des quartiers chauds, les amateurs de chairs fraîches et les mateurs des beaux dimanches, les effarouchés, les honteux, les podagres et les pue-du-bec, les nains, les chauves, les fumeurs de Gitane, les porteurs de mitaines, les cocus, les indécis et les pusillanimes, les peureux, les notaires en visite, les immigrés solitaires, les romantiques et les vicieux, les pervers pépères,.......

A LA TRAPPE,

en prison, ces consommateurs, ces clients de putes

travailleuses du sexe, prostituées et autres péripatéticiennes aux talons aiguilles et aux minis minis sur des croupes princières

Construisons des prisons, encore des prisons toujours des prisons

afin qu'ils comprennent, enfin, que leur odieux commerce alimente des circuits , juteux bien sur, qui, sans payer de taxes, à la barbe de l'administration et de l'Eglise, font vivre bandits corses, saltimbanques albanais, magnats hongrois et hospodars roumains, lies granuleuses de l'Humanité !!!

Et par la même occasion bénissons, mes frères, les évangélistes, pentecôtistes, salafistes, born-again, Témoins de Yovah, Mormons , Ladenistes, et autres illuminés qui en Suéde, aux USA et ailleurs ont pris le taureau du mal par les cornes et l'ont mis à genoux !

Et faisons comme si,

la domination de l'Homme sur la Femme ne s 'exerçait et ne se manifestait que dans les rapports client/prostituée et jamais dans le travail salarié et domestique, le mariage et les institutions etc..

comme si les profiteurs, maquereaux et proxénètes, ceux dont les bénéfices honteux se détournent du fisc, n'étaient à rechercher que du coté du sexe et du plaisir et jamais dans celui de la politique, des contrats d 'armement, des paradis fiscaux, des médicaments, engrais, semences, et grands travaux.

Bénissons, mes frères, la chance que nous avons, ici et sur ce thème, ô combien important, que le parti majoritaire et le Parti Socialiste que d 'aucuns mauvais esprits requalifient Parti des Couilles Molles, soient unis et parlent d 'une même voix, comme sur beaucoup d 'autres thèmes, et félicitons nous d'une législation represssive anti-putassière qui fasse une part si belle et offre une voie si royale, bouclier fiscal en tête, aux putasseries bureaucratiques et politiques, bancaires et industrielles!!!!!

 

Tous les commentaires

cette prose n'appelle pas ce me semble à des débats..tout le monde serait il d 'accord?

Bonjour Kakadoundiaye

Votre billet, tout comme celui de Max Angel ( http://blogs.mediapart.fr/blog/max-angel/071211/prostitution), m'a fourni des éléments de réflexion fort utiles sur cette question.

Merci de l'avoir écrit.

Petit rappel qui vaut acqiessement :

il y a deus sortes de prostitué(e)s : celles qui se font payer avant et celles qui se font payer après...

Attention, la prohibition du maquereau rend sourd!

c'est, cher Gilles, la chanson de Brel

"mais les putains les vrais

son celles qui font payer

pas avant mais après

heyy!!"

Cordialement

Comme vous avez raison... Et quelle vie ! ...J'aime votre écriture...

Je n'aime pas la prostitution, mais chacun fait ce qu'il veut de son corps, y compris des usages marchands. A condition, of course, que ces relations tarifées soient volontaires (parler de choix étant dans bien des cas un grand mot), qu'elles se passent entre adultes et qu'elles ne profitent pas à des maquereaux et maquerelles.

comme si le" travail", chère Art Monica, ne " profitait " pas ces maquereaux et maquerelles que l'on appelle les actionnaires ou patrons!!!

version rabelaisisée

Rabelais bien sûr, Edouard Glissant, René Char... Il nous faut des langues nouvelles pour glisser le nez hors du rance. Et de l'énergie pour se réveiller des pensées fatales qui laissent la définition du monde à ceux qui ont le plus intérêt à nous tromper.

@serge,

"mettre le nez hors du rance"

belle expresssion ..je la re-utiliserais tant elle correspond bien à ce que j'essaie de faire

Pour faire suite à ce qu'écrit JJMU, si j'ai donné des exemples précis dans le fil des commentaires dans le billet de Denis, c'est bien parce qu'à mon opinion et je l'ai écrit clairement, - et là je rejoins ce qu'écrit Kakadoundaye dans ce présent billet - l'exploitation et la domination des femmes par les hommes s'exerce de bien des manières, dans bien des domaines, au-delà de la prostitution comme commerce lucratif et mise en esclavage.

 

JJMU, j'ai revu hier Le Guépard en DVD, après notre échange ; la scène dont je vous parlais se situe au début et non à la fin du film, pour bien établir la situation du prince Salina. Je n'en démords pas, il ne s'agit pas de scènes de genre, c'est un film excellent, et un livre encore plus excellent, très politique, dont la réflexion sera prolongé dans la littérature sicilienne et italienne, par l'oeuvre très différente de Leonardo Sciascia.

Entre ces deux écrivains, on peut avec un bénéfice considérable, lire les livres d'Emilio Lussu, sicilien lui aussi, qui a écrit entre autres Les hommes contre, adapté au cinéma très fidèlement par Francesco Rosi ; et La marche sur Rome qui est un livre fondamental en politique, trop peu connu et pourtant majeur comme témoignage des ravages du fascisme mussolinien au sein des institutions politiques italiennes.

 

Pour terminer, je cite ici le titre de l'un des meilleurs films que je connaisse sur les femmes et que j'ai vu plusieurs fois : Séduite et abandonnée, de Pietro Germi.

Satire virulente de moeurs, ce film peint de manière extraordinairement efficace et percutante la condition féminine, c'est un film à voir, il repasse régulièrement parmi d'autres films italiens vers la rue des Ecoles.

 

Kakadoundyae, est-ce que vous écrirez un article sur les élections en Côte-d'Ivoire ?

Ce n'est pas parce que les voies de la domination masculine sont innombrables qu'il ne faudrait pas s'attaquer à celle-ci.

Nous nous écarterons donc sur ce point, car il n'y a pas, selon moi, de lieu où l'on puisse laisser les dominants continuer leurs abominables dominations.

Et la prostitution (qui, elle, en France, n'est pas interdite) est certainement un des lieux où l'humiliation est la plus intégrée.

Votre avis sur la lettre ouverte de Caubère s'éclaire donc plus précisément à mes yeux, et je ne peux ici que réitérer mon entière désaprobation. Pour les raisons déjà souvent données.

Quant aux livres et aux films que vous citez, ma foi, je ne les ai plus très bien en mémoire, et le temps me manque pour m'occuper d'y aller voir de plus près, c'est dont, pour ce dernier point, un aspect que je ne discuterai pas car je n'ai pas les éléments (j'ai juste l'intuition que ce doivent être autant de stupeurs et de tremblements délici-eusement parés pour le plus grand raffinement de la gent masculine comme il arrive chez les meilleurs d'aimer en jouer pour mieux s'en délecter entre initiés... mais j'admets être dans les préjugés défavorables ici tant je crains l'édulcoration des heurts et malheurs des courtisanes et autres malheureuses).

Jean-Jacques M’µ

Mais je ne vous désapprouvais pas le moins du monde, Marguerite, voyons (et je vous ai même citée ici pour la haute tenue de vos commentaires chez Denis) !.. et puis je ne suis pas, mais alors pas du tout sur le "pont" de la polémique, je donne seulement mon avis d'abolitionniste, et même si c'est une conviction profondément ancrée depuis toujours, c'est un avis documenté, et il est référencé.

Il va de soi que ce qui s'écrit dans un blog est public, et que je n'ai pas la moindre intention de prendre pour moi seul ce que chacun écrit, y compris vous, j'ai juste dit où j'en étais par rapport aux films que vous évoquez, chacun peut bien faire de nos opinons respectives ce qu'il veut. Il n'y a aucune polémique là-dedans, voyons !...

Je ne m'attendais pas à cette sortie-là, dis donc !... Où voyez-vous qu'en prolongeant ou en disant mes propres limites à vos propos il y aurait polémique contre vous ? Vous vous méprenez fâcheusement et je déplore votre interprétation aux antipodes de la réalité de mon dialogue avec vous.

Jean-Jacques M’µ

Une dernière petite chose :

 

Avez-vous remarqué combien la société en général et la société masculine en particulier, fait autant de la femme une sainte qu'une putain ?

Et si vous lisez mes commentaires par ailleurs, vous verrez à quel point ce mythe freudien me gave, et qu'il est l'un de ceux que je combats avec le plus de véhémence à chaque fois que je le peux.

Cliquez sur REINE PRAT, vous devriez trouver, je suppose, à partir de ses deux excellentsissimes rapports de 2006 et 2009 sur l'égalité hommes-femmes dans la culture, quelques commentaires que je fais en m'appuyant sur la nécessaire mentalité que ce mythe-là provoque, hélas, dans le milieu artistique, notamment, et dans les créations elles-mêmes facteurs d'une vision des genres.

Oui, Marguerite, je ne me fais pas à ces constructions piégeantes de soi-disants rôles masculins et féminins.

Jean-Jacques M’µ

Retour de manif avec les migrants et les sans papiers.

Beaucoup de travail, peu de temps à argumenter (à répéter ce que je m'évertue de dire à longueur de billet).

Je ne peux vous laisser dire une contre-vérité en partant de ce que dit Kakadoundiaye : impossible de vous suivre sur votre complaisance pour les clients – les chiffres que vous avez vous même pu contater dans les pièces fournies par Denis Meriau révèlent que près de 100 % des clients sont des hommes à revenus moyens et élevés. Impossible de les plaindre, impossible de les protéger, ils sont de la même trempe que les exploiteurs de prostitué(e)s, ils sont des mêmes milieux que ceux qui fabriquent la pauvreté, qui favorisent l'exclusion, qui entretiennent la précarité.

Comment peut-on être à ce point aveugle ?...

Quant aux représentations de la Maman et la Putain, que Sigmund Freud lui-même a théorisées, elles restent fortement imprégnées dans nos imaginaires, c'est une réalité que je vous accorde, mais, comme souvent les clichés ne sont qu'une forme de convenances sociales, on peut également s'en défendre. Nous avons bien passé nos années jeunesse à se défaire des représentations phallocrates de nos éducations, pourquoi, ne pas poursuivre le travail féministe sur cet aspect-là : aucune femme n'est à réduire à ces deux pôles (et je le dis surtout pour moi, qui suis homme refusant qu'on me traite en enfant ou en client / proxénète, encore une fois, l'un et l'autre sont blanc bonnet et bonnet blanc pour moi).

Je me fais trop long, pour juste quelques précisions.

Bonne nuit.

Jean-Jacques M’µ

Bonjour JJMU

 

Je ne peux pas laisser votre dernier commentaire sans réponse. Il n'y a aucune complaisance de ma part envers "les clients" comme vous dites, et je vous demande de rester mesuré et nuancé dans vos interprétations.

 

Par ailleurs, je ne me sers pas de ce que dit Kakadoundyae pour en faire une contre-vérité, ce serait vraiment courtois de votre part, je le répète, de ne pas vous ériger en tribunal sous un prétexte ou un autre, dans le cas présent "retour de manif", "pas beaucoup de temps" etc...

Pas d'inquiétude, tout le monde sait sur ce site que vous êtes quelqu'un de très occupé, de très actif, et que vous êtes fatigué de vous répéter dans toutes vos interventions.

J'ai parlé de criminalisation des clients en remplacement de la criminalisation des prostituées -et ça c'est une réalité que vous ne pouvez pas contester dans la résolution discutée à l'Assemblée Nationale - et non des "clients" dont je n'ai jamais parlé en tant que tels, ni pour les plaindre, ni pour les défendre.

 

Je crois vous avoir répondu aimablement et sans ambigüité. Merci d'en tenir compte, et de ne pas poursuivre avec des précisions inutiles.

Je suis tout aussi aimable que vous, voyons, Marguerite, calmez-vous, à la fin !...

Personne n'a à en savoir, et je n'ai pas à me justifier, mais enfin, si vous ne pouvez pas entendre qu'après minuit le dimanche, la journée et le week-end auront dû en toute logique être chargés. Si je dois vous dire (vous écrire) qu'après une matinée de théâtre de l'opprimé et une après-midi de manifestation, ça peut donner un peu de fatigue, et la nécessité d'aller au plus vite. Qu'enfin, et relisez-moi, il n'y a vraiment rien de discourtois et de désagréable de ma part à me donner encore du temps auprès de vous pour préciser ma pensée et trouver important de conserver une qualité de relation avec vous, que je n'ai cessé de recommander au long de mes commentaires (je n'ai pas à m'en prévaloir, mais enfin, que faut-il vous dire à la fin pour que vous cessiez de vous mettre en défensive face à toutes mes tentatives de calmer le jeu entre nous ?...).

Pour ce qui est de la criminalisation des prostituées, vous avez amplement raison, elle est incontestable et je la combats (j'approuve au moins le combat contre la criminalisation des prostituées, et je vous rejoins là-dessus). Je ne me souviens pas avoir signé une seule pétition en leur faveur, je peux vous le concéder, si là devait être mon erreur, car je me concentre sur d'autres actions comme la reconnaissance des migrants et pour de nouvelles solidarités, à chacun ses priorités. C'est loin d'être un motif de discorde, et je ne demande qu'à réparer, si cela pouvait vous assurer de ma bienveillance.

Enfin, je suis sincèrement content de vous voir vous démarquer nettement de ce que je ne suis pas seul à avoir interprété comme étant un soutien aux clients, car vous ne l'aviez jamais affirmé aussi clairement, c'est fait, maintenant, et c'est tant mieux. Franchement, entre nous, ça me soulage pour de vrai.

...

Post-scriptum : mon commentaire du 11.12 à 15h23 en réponse à Kakadoundiaye qui vous remerciait disait :

« Je reste abolitioniste en défendant :

1°/ les actuelles personnes prostituées contre leur condition ;

... »

 

Jean-Jacques M’µ

www.abceditions.net

Bon, là où j'argumente, vous dites que je suis en tribunal, là où je ne cesse de dire nos accords, vous ne cessez de persifler en disant que vous plaisantez.

C'est vrai que je suis très premier degré. C'est vrai que je ne sais pas plaisanter avec les gens que je ne connais pas et dans des discussions où je ne vois pas où est l'objet de plaisanter, surtout autour de sujets pareils qui tournent autour de l'image du corps, de l'image de soi, du respect que l'on a pour soi et pour les autres, et de la valeur que l'on donne à une relation, et savoir où l'on se situe personnellement entre la misère et ceux qui l'exploitent.

Je ne crois pas que prendre au sérieux ainsi que je fais des phrases sur un sujet pareil dans un billet ou un commentaire de blog, ce soit si anormal.

Et si je vous avais mal comprise je crois m'être rétracté, celà dit, sans vouloir vous offenser, à relire ce que nous avons écrit, je ne suis pas si sûr que ce ne serait que de la faute de ma seule interprétation (pour communiquer, il faut être au moins deux, l'émetteur et le récepteur)... mais, bon, nous serons au moins d'accord en cela que nous avons à quitter ce billet dont le parti-pris ne mérite pas l'audience qu'il est en train de prendre.

Bonne route.

Jean-Jacques M’µ

@Marguerite,

merci pour ce commentaire.
Non je n'écris pas de billet sur les élections en Cote d'Ivoire.. j'en ai écrit sur les élections, en général, en Afrique...et j'essaie dans beaucoup des autres billets ( sur propriété et possession par exemple) d 'y revenir.

Quant aux arguments de JJMµ, je les trouve pertinents.

Mais ces arguments ne permettent en aucune façon de reprimer les clients au nom de l'exploitation des femmes.

La represssion des consommateurs ne peut être lue que comme un combat moral qui entend par ailleurs masquer des problèmes infiniment plus pertinents.
S'il est vrai que les clients ne sont pas que les plus démunis, pour les raisons que vous donnez, dans mon listing rabelaisien j'essaie non pas de parler des pauvres mais de tous ceux qui sont, pauvres ou pas, démunis, en beauté en général en "normalité" .

@Jean-jacques,

Je vais, cher JJ, vous décevoir mais je persiste et signe en répétant que la répresssison contre les cliens des prostitué(e)s n'est pas de mon avis un combat politique bien qu'il se pare comme vous l'argumentez d'une lutte des plus démunis ( les prostituées) contre les " nantis " .
Dans mon inventaire comme je vous l'avez fait remarquer, il n'est pas question de "nantis" ni de "démunis" profiteurs et pourtant clients ni les notaires de passages ni les déprimés les célibataires, les cocus, les mangeurs d 'ail et les cul-terreux sans parler des marcheurs des beaux dimanches ne font partie de ces catégories.. leur "consomation" n'est pas ,même de loin, assimilable à une lutte de classe et si la situation des prostituées est assimilable à un esclavage il rejoint celui de la Femme en général et du Travailleur en particulier.

A ceci prés que la prostituée gagne en un jour ce que la vendeuse gagne en un mois..

cordialement.

PS : quand je publie un billet sur Thiaroye ici à Médiapart il y a peu je n'ai pas l'impression de mener un combat moral..mais d'établir, faits à l'appui, un constat sur le racisme d'une Institution, l'armée, et des politiques qui la couvent.

Je ne peux que constater la fracture entre nos positions.

Je reste abolitioniste en défendant :

1°/ les actuelles personnes prostituées contre leur condition ;

2°/ le fait que personne n'ait à se prostituer, ce qui renvoie à la question du travail, de l'emploi, du salariat et des revenus ;

3°/ un revenu inconditionnel d'existence pour tous, financé par le PIB (nos pays sont chaque année excédentaires du point de vue des richesses produites, il est normal que ces richesses soient redistribuées à la population entière dès la naissance).

Toutes ces chipoteries, çà et là, pour défendre les réels profiteurs me laissent au mieux de marbre, et, au pire, me glacent quand on pense que, décidément, quand on ne veut pas voir, on ne veut pas voir, il y a des gens qui préfèrent l'aveuglement, et je n'insisterai donc plus, mais je me demande ce que peuvent provoquer en vous les images de grands et petits footballeurs et autres ex-futurs candidat aux présidentielles, ou chefs de gouvernements ou dictateurs. Je connais votre réponse : ça a toujours existé. Est-ce une raison pour que ça se poursuive ?...

Une incidente : l'esclavage aussi a toujours existé, et son abolition fut une fumisterie qui transforma la main d'oeuvre jusqu'alors exploitée gratuitement en main d'oeuvre désormais exploitable parce que prétendûment libre et volontaire... sans possibilité de réel choix ni réels moyens d'autonomie. Est-ce une raison pour livrer nos moyens de vivre à des conditions chaque fois plus humiliantes en perdant notre libre choix et la libre disposition RÉELLE de nos corps ?..

Il y a un site qui montre sans honte comment on force les femmes au plaisir des hommes : PORN HUB, je signale comme des dangers aux personnes ce qui est présenté, et sans aucune inquiétude, par ceux qui y participent contre ces malheureuses (la police ignorerait donc les tortures infligées pour réduire ces femmes à la merci de gens qui n'ont certes pas ma morale, c'est vrai ?... regardez du côté "bondage" si vous l'avez ignoré jusqu'à ce jour... avec des humiliations publiques sous le sourire des publics qui filment... ce sont ceux-là les clients que vous voulez défendre ?...).

Hé bien !...

Mais, bon, je crois que la discussion en restera là.

Je me retire, déçu, il est vrai.

J'oubliais : les forfaits que vous pourrez voir sur le site mentionné plus haut ne laissent qu'une infime idée de ce dont sont capables les salops pour fournir de la chair à plaisir, au cas où ça vous donnerait autre chose que des émotions, vous qui, au nom de je ne sais quelle rationalité de l'intelligence, refusez la morale, la sensibilité et la solidarité, voilà le site où vous pourriez prendre la peine que je me donne, parfois, de signaler :

https://www.internet-signalement.gouv.fr/PortailWeb/planets/SignalerEtapeAccepter!load.action

Jean-Jacques M’µ

@JJMµ,

je n'irai pas voir sur le site dont vous parlez le traitement subi par des femmes se livrant, je suppose, à des actes de violence et/ou de soumission...pour le plaisir des hommes.
Je pense seulement que les rapports violents entre hommes et femmes ont toujours existé qu'elles s'inscrivent non dans les rapports sociaux mais dans les rapports libidineux et qu'ils fonctionnent dans les deux sens, l'homme dominant et souvent socialement en position de domination aimant se faire flageller et soumettre.
Cela n'a rien à voir ou qu'accessoirement avec la prostitution et avec ce projet de loi visant à punir les clients.

Le monde sado-maso, les cuirs, les latex, les fouets et les chaines, les colliers, que sais-je appartiennent à un monde que je ne connais mais aussi qui ne me regarde pas dans la mesure où l'on a affaire à des adultes consentants même si ce concept est effectivement sujet à caution.

Avec un triplement des droits universitaires et la suppression de l'allocation de vie étudiante, le gouvernement de David Cameron n'a pas vraiment fait de cadeaux aux étudiants désargentés. Face à cette situation, nombreuses sont les jeunes femmes à se tourner vers la prostitution afin de pouvoir continuer leurs études.

 

Une situation dénoncée par une ONG anglaise qui vient en aide aux prostituées. Déjà, une étude menée en 2010 dans une université de Londres montrait que 16 % des étudiants se déclaraient prêts à se prostituer pour continuer leurs études et trouver ainsi les fonds nécessaires. Depuis, la crise n'a fait que s'agraver.

 

 

Voilà qui rappelle aussi les problèmes rencontrés en France par beaucoup d'étudiants. Avec la crise, les jeunes sont touchés de plein fouet. Deux livres en forme de témoignages étaient sortis à la fin des années 2000 autour de cette question : Mes chères études de Laura D. et l'analyse menée par Eva Clouet sur cette question souvent passée sous silence : La Prostitution étudiante.

JJMµ,

merci pour ces informations qui prolongent la reflexion.

( croyez bien par ailleurs que si je suis en opposition frontale avec vous sur le problème de laa criminalisation des clients je trouve vos reflexions et commentaires et arguments de haute qualité)

Quant à la "prostitution" étudiante, elle existe au Japon depuis longtemps. En France, marginale -encore que- on lui avait trouvé un nom- qui m'échappe- pour la distinguer justement de la prostitution.
Car celles qui s 'y livrent sonbt inserés dans d'autres reseaux et en sortent

Je crains un déni, un aveuglement chez vous. Je n'ai pas à en savoir les raisons, mais vous refusez l'évidence en disséquant les détails...

Les clients appartiennent à la catégorie des dominants, ces mêmes dominants qui ont permis la précarité, le chômage, la réduction puis la suppression des droits et allocations diverses, familiales, d'études et de recherches... Les filles se sentent perdues, sans l'aide de leurs familles démunies et incapables de solidarité financière car avec des retraites réduites ; ces filles ne peuvent pas faire autrement que de chercher des solutions pour obtenir ce qu'elles souhaitent... Nos propres filles peuvent se trouver confrontées devant cette alternative, et cela, cette simple idée me scandalise et m'alarme et me fait peur.

Pas vous ?..

Et quand bien même vous n'y trouveriez rien à redire, reconnaissez que l'intérêt du plus grand nombre (les opprimés), ce n'est pas celui de quelques libertins (les dominants). En stricte démocratie, en pure justice, cette loi est une bonne loi.

Ces lois pénalisent les dominants, elles protègent nos enfants, elles protègent les couples dont les revenus sont faibles, elles protègent les familles et les mères célibataires. Ces lois sont justes. Prétendre le contraire, c'est défendre les crapules possédantes qui menacent les êtres les plus démunis et fragiles de nos sociétés. Je ne fais pas dans le moralisme à la Christine Boutin ou dans le jeu d'esprit à la Philippe Caubère, la première sert une domination patrimoniale, le second sert une domination financière et fantasmatique prétendue libertine, entre les deux, il y a les victimes : 80 % de femmes, presque toutes étrangères et en situation d'extrême précarité.

Jean-Jacques M’µ

JJMù,

j'ai fréquenté les putes pendant des decennies. Je les ai aussi approché souvent - dans le sens de s'en faire ami- tant en Afrique, qu'en Asie-Thailande-et en Amérique Latine.
Je ne comprends pas cette fixation que vous faîtes sur le client comme dominant!!!

Pour avoir vu des centaines de putes africaines et asiatiques avec leurs clients je peux vous assurer que le dominant dans le couple n'était pas celui que l'on pense.

Sans parler des officines où officient dominantes et maitresses.

Sans parler de ces rues où le dominant gagne cent fois moins que la dominée!!!

N'en parlons plus : ce n'est pas une fixette, c'est la réalité.

Que vous fréquentiez les putes ne vous enlève pas de la classe des dominants (d'ailleurs, je suis de cette classe, bien que complètement ruiné, et bien décidé à me battre contre la domination, surtout quand elle exploite les plus faibles et les démunis).

Je n'ai pas à entrer sur les petites distinctions que vous faites : ce ne sont que des épiphénomènes pas significatives au regard de la très très très grande majorité des situations, où, me faut-il le redire ?... 80 % de la prostitution est composée de femmes en très grande précarité, voire dans la misère, les 20 % restant se partageant entre les adolescents et les rapts d'enfants (Tibet, Népal, etc.)

Restons-en là, vous ne voulez pas voir.

Je n'ai pas à agiter votre conscience plus que ça.

Jean-Jacques M’µ

merci de ce billet qui a le mérite de recadrer la problématique, soumis que nous sommes au matraquage de la propagande de l'ordre moral établi.

Si vous trouvez juste que ceux qui se trouvent jetés dans la misère sur le trottoir aillent donner leur corps pour servir les plaisirs de ceux qui les y ont jetés, dans cette misère, vous avez un sens de la justice qui se fait très oublieux de bien déterminer où sont les victimes et où sont les oppresseurs. Les clients appartiennent à la catégorie des DOMINANTS, les mêmes qui humilient les pauvres. Et ce n'est pas en parlant de soi-disant "véritable choix librement consenti" que vous ferez de ces quelques 1 % de la population des travailleurs et travailleuses du sexe la feuille de vigne pétrie de bonnes intentions des vampires qui étouffent nos populations.

Jean-Jacques M’µ

Les militants anti-putes ont des arguments les militants pro-putes tout autant j'y ajouterai deux remarques/

Toute prohibition de plaisirs largement pratiqués alcool, cannabis,sexe tarifé génère automatiquement de la délinquance organisée on le constate à toutes les époques.

Dans nos cultures toutes formes de culpabilisation du sexe est éminemment suspecte.

L'encadrement de ces plaisirs est une nécessité et parce qu’on a pas le courage de le faire on préfère les interdictions culpabilisantes et répressives qui produisent les abus et renforce les convictions "des pères la vertu"

Moins ça marche et plus il faut s'entêter dans les mauvaises solutions

La question, Christian, n'est pas de s'attaquer aux putes, comme vous dites (car en France la prostitution n'est pas pénalisée, la prostitution est tolérée, et nous savons bien que ce qui n'est pas interdit est autorisé). Donc présenter le conflit sous cet angle là est faux sur le plan juridique.

Et d'une.

De deux : la loi (et les abolitionnistes comme moi) n'attaque(nt) pas les prostituées, mais les clients.

Je ne vais pas me répéter, mais défendre la part très infime des travailleurs et travailleuses du sexe qui s'émeuvent pour quelques pourcentages de clients handicapés qui ne sont d'ailleurs pas, est entendable, seulement voilà : cette catégorie-là des clients n'es pas mais alors pas du tout inquiétés par cette loi (ou alors qu'on me le prouve). Et ce n'est pas pour cette vertueuse feuille de vigne qu'on va protéger les réels clients qui font presque 100 % de la clientèle des prostitué(e)s, car la prostitution est presque essentiellement féminine, et parfois adolescente, voire, avec le tourisme sexuel, enfantine.

Par contre, la majorité des clients, c'est presque 100 % d'hommes (et d'hommes avec situation sociale, conjugale et familiale convenant aux représentations qu'on se fait du bon bourgeois père de famille), et cela, ce n'est pas un épiphénomène, c'est une réalité de fait, selon les chiffres du rapport au ministère pour la présentation de la loi. Denis Meriau a publié sur son blog les textes, on peut les trouver sur Internet.

...

 

Conclusion, défendre les clients actuels, c'est défendre la même catégorie qui :

- participe de la précarisation de notre société en n'embauchant pas, en fabriquant de la misère sociale et en poussant les plus fragiles à des solutions prostitutives (salariat compris), le tout en encadrant rigoureusement avec des méthodes d'Ancien régime les postes-clés de l'entreprise et de la cité modernes ;

- collabore avec des réseaux mafieux, parfois avec l'aide de la police comme le prouvent les dernières affaires, de Lyon et de Lille ;

- se révèle avec le même comportement type que les DSK, Berlusconi et autres Kadhafi.

Ce sont eux que vous voulez protéger et soutenir, Christian ?...

Contre les 80 % des femmes presque toutes étrangères en situation de grande précarité qui constituent le lot de la prostitution, et les 20 % restant se divisant entre adolescents et enfants enlevés, notamment au Tibet et au Népal.

...

 

Comment voulez-vous en finir avec cette misère qui entraîne les misères affectives et sexuelles que vous signalez ?.. Moi, je ne vois que trois axes d'attaque :

– une politique prohibitive des systèmes de trafic humain (c'est ce qui est fait) ;

– une politique qui s'attaque à la pauvreté (c'est ce que disent tous les partis, mais j'ai tendance à faire confiance aux partis à la gauche de Ségolène Royal pour y parvenir, les libéraux ayant fait la preuve de leurs crapuleries : 8 millions de pauvres et de précaires en France, ce n'est pas rien comme preuve, tout de même, non !?

– une politique éducative er citoyenne qui reconsidère les questions de genre, les images de l'homme et de la femme, du garçon et de la fille, à l'école, dans les quartiers, dans la production de films et de littératures, jeunesse et adulte.

Jean-Jacques M’µ

Trop d'arguments tuent les arguments.

Je ne défends ni n'attaque les putes et leurs clients.

Ce n'est pas mon problème.

Je me méfie simplement des moralisateurs du plaisir.

C'est ainsi

Mais les plaisirs ne sont pas la question de cette loi.

Et le plaisir à exploiter une personne qui n'a pas le choix est un plaisir d'oppresseur. C'est un plaisir de violeur : car la victime n'a pas le droit de dire non, n'a pas le pouvoir de se défendre, n'a pas d'autre volonté que de se soumettre à la volonté d'un autre... Tous ces plaisirs de l'un sur l'autre sont des plaisirs sadiques et pervers. On ne peut souhaiter à personne d'avoir à s'y trouver confronté : nous connaissons tous l'histoire du roi s'amuse, de Victor Hugo, où celui qui enlève tous les moyens à un homme oblige l'épouse, la mère, la soeur, la fille à venir défiler satisfaire son bon plaisir. Continuez-vous à soutenir ces véritables droits de cuissages dignes de l'ancien régime, Christian ?... Et là, je n'argumente pas, je ne saoûle pas, je ne prends pas la tête, je regarde les choses en face, je ne parle pas comme un moralisateur ou un père la pudeur, je vous parle sans aucun raisonnement, au nom de la dignité de chacun où se mêlent nécessairement autant de désirs que de colères, autant de volontés que de frustrations, autant de plaisirs à se livrer à des pulsions que de plaisirs à maîtriser ses pulsions, je nous place tous, chaque homme comme moi, des couches qui sont celles des clients de cette loi, devant les responsabilités qui sont nôtres en tant qu'hommes :

acceptons-nous que nos femmes, nos filles, nos soeurs, nos mères se prostituent simplement parce que la situation économique est en train de menacer tous les équilibres de nos sociétés ?

Jean-Jacques M’µ

MARGUERITE

Pour faire suite à ce qu'écrit JJMU, si j'ai donné des exemples précis dans le fil des commentaires dans le billet de Denis, c'est bien parce qu'à mon opinion et je l'ai écrit clairement, - et là je rejoins ce qu'écrit Kakadoundaye dans ce présent billet - l'exploitation et la domination des femmes par les hommes s'exerce de bien des manières, dans bien des domaines, au-delà de la prostitution comme commerce lucratif et mise en esclavage.

 

Merci Marguerite. le reste des divagations et volontés d'imposer de JJMU (que j'apprécie parfois) était tout à fait inutile.

JJMU : je sais que vous êtes très occupé, ne perdez pas de temps avec moi. Vous devriez savoir juste écouter certaines fois.

JJMU

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le tout en 2 ans 1/2

homme orchestre. C'est un compliment. Bravo !

cordialement

Nihile,

 

Merci de votre contribution, je ne l'avais pas vue et j'en reste étonnée, tant JJMU cartonne et serait bien capable de me convaincre de mes forfaits, et alors j'en viendrais à faire mon auto-critique quelle horreur !

Mais nous le connaissons, c'est un homme orchestre, vous avez raison. Je dirais même que c'est un vrai chef d'orchestre !

(JJMU je vous en prie ne le prenez pas mal, il s'agit d'une inspiration propre aux chefs d'orchestres voilà tout)

 

Bonne soirée !

Dites ce que vous voulez de moi, la question n'est pas là.

Je rappelle que cette loi attaque les clients et que les clients, même si ce sont des gens qui correspondent à ma catégorie sociale, ce sont aussi surtout des gens à qui profite le crime de pauvreté.

C'est cette partition-là qui se joue : faire danser les malheureuses.

Vous approuvez, vous ?...

Pas moi.

Jean-Jacques M’µ

Suis étonné que JJMµ, qui par ailleurss est un homme de bon sens s'acharfne tellement et argumente avec une telle force à partir d 'un texte qui se voulait littéraire - et personne n'a semblé le souligner : ce qui signifie qu'il a raté sa cible- mais aussi d 'évidence à partir de deux axes :

- ce n'est pas la répression - cf la prohibition de l'alcool et/ou du cannabis- qui résoud l'ombre du problème

-L'exploitation de la femme et de l'Homme par l'Homme n est pas limitée aux seules prostituées

auxquels argument s'est ajouté un troisième au fil des commentaires qui me parait également pertinent au regard de ma longue expérience du milieu à savoir que dans le couple prostituée/client, le dominant n'est pas celui qu'on pense .

Merci de votrte participation

... et ce n'est surtout pas en disant que traiter l'élément ne résoudra jamais l'ensemble que nous changerons l'ensemble.

La prostitution est un des modes les plus significatifs, les plus concrets, les plus métaphoriques, les plus symboliques, les plus réels et réalistes, les plus historiquement ancrés qui soient pour dire l'oppression, pour dire l'humiliation, pour dire l'exploitation des uns par les autres, les uns étant presque toujours des couches supérieures de la société dominante et les autres étant presque totalement constitué-é-e-s des couches défavorisées, maintenues dans l'ignorance, la dépendance et la servitude... bref tout ce qui n'a que trop duré et qui doit enfin changer sinon finir définitivement..

Mon énergie ne passe pas qu'à ça, mais elle passe à signaler chacun de nos points qui se trouvent sur ces lignes de l'oppression, mon intelligence ne se concentre pas que sur ces points, mais elle en pointe les ondes de choc et les incidences qui restent encore au yeux des couches protégées de nos sociétés de véritables points aveugles.

Il nous faut se dessiler.

Mais je reconnais qu'on a d'autres terrains aussi (hélas, ce serait trop simple) sur lesquels il faut aussi intervenir. Et ce ne sont pas les quelques cas de Lolitas isolées qui permettront de voiler la réalité des 99,99% de cas où les dominé-é-e-s se situent où nous savons bien qu'elles sont, chez les migrantes et les pauvres, et les 99,99% de cas se trouvent où nous savons bien les trouver, chez les bourgeois bien installés.

Cette loi n'attaque pas les relations entre un homme et une femme de libre consentement (vos 0,01 %), cette loi attaque la situation des clients qui, de fait, entretiennent les réseaux mafieux. Cette loi est un pas vers l'abolition, vers la libération, vers l'égalité, parce qu'elle va, enfin, inciter les actuelles prostituées, occasionnelles ou pas, à se tourner vers les institutions pour trouver d'autres réponses à leur situation. Il faudra résoudre le problème des frais d'étude de nos enfants, il faudra résoudre le problème des moyens de subsistance des personnes démunies socialement.

Comme il faut revoir ces questions de salariat, d'emploi, de travail et de répartition des richesses au sein d'un pays.

Jean-Jacques M’µ

Kak :

je ne saisis pas le paragraphe suivant de votre billet :

Et par la même occasion bénissons, mes frères, les évangélistes, pentecôtistes, salafistes, born-again, Témoins de Yovah, Mormons , Ladenistes, et autres illuminés qui en Suéde, aux USA et ailleurs ont pris le taureau du mal par les cornes et l'ont mis à genoux !

 

Je suis d'accord avec ce qui suit :

Et faisons comme si,

la domination de l'Homme sur la Femme ne s 'exerçait et ne se manifestait que dans les rapports client/prostituée et jamais dans le travail salarié et domestique, le mariage et les institutions etc..

comme si les profiteurs, maquereaux et proxénètes, ceux dont les bénéfices honteux se détournent du fisc, n'étaient à rechercher que du coté du sexe et du plaisir et jamais dans celui de la politique, des contrats d 'armement, des paradis fiscaux, des médicaments, engrais, semences, et grands travaux.

 

Dans votre commentaire : "dans le couple prostituée/client, le dominant n'est pas celui qu'on pense '. (ou n'est pas toujours ce qui semble le plus évident). Ne pas se fier aux apparences ou aux clichés : dans le cas du handicap du client (ou même de sa pauvreté, sa solitude) par exemple. Est-ce cela ?

@nihile,

en explication de texte : les cités ( pentecotistes et autres) ..ils ont pris le taureau de la prostitution par les cornes (..sans com.) et l'ont mis a génouxc c est à dire qu'ils ne l'ont pas tué d'une part mais surttout l'ont rendu invisible ( à genoux).. je voulais insister surtout pour dire que cela fait aux abolitionnistes aaux pénaliseurs de clients de bien curieux alliés...

Quant aux rapports de domination : JJMµ veut à tout prix que le dominant soit le client : il paie..Mais est souvent le contraire. .. il suffit de voir les " clients " rasant les murs, parlant bas, filant doux en Europe, ou ailleurs se laissant aller à la tendresse, ou encore savoir ce qui se passe dans les chambres de passe pour se dire que le dominant n'est pas celui qu'on pense c est a dire le client même quand bien portant et "riche".. il ne gagne de toute façon même dans le meilleur des cas que la moitié de ce que se fait une pute bien placée ( 500 euros /jour ce qui met le mois à 12.000!!!)

Évidemment que défendre une position, c'est courir le risque de se trouver en bien étrange compagnie (j'étais contre le projet de constitution européenne, en 2005, et avec les copains d'ATTAC ou de Sud, nous trouvions parfois des gens du FN !... La belle affaire !... les raisons sont différentes, mais en l'occurrence, nos militances se rejoignaient sur le NON, il faut savoir en chaque chose distinguer la fin.)

Si quelques pentecotistes et autres pasteurs méthodistes ou puritains anglicans sont également abolitionnistes, je ne vais quand même pas renoncer à mes objectifs, qui sont dans l'intérêt des gens que j'aime et dont je défends la dignité.

Quant aux états d'âmes des clients qui appartiennent de fait aux couches dominant socialement nos société, je ne m'apitoierai pas une seule seconde sur eux. Il y avait certainement des stupeurs et des tremblements chez ceux qui ont participé aux convois de la mort et à la surveillance des camps de prisonniers (Annah Harrendt a montré que le chef des SS nazi Goebbels était un excellent père de famille), et alors ?... je combats les systèmes, pas les personnes.

Encore une fois, je n'ai jamais été aux putes, et ce n'est pas autour de quelque chose qui est pour moi du fantasme et de la non-expérience que je discute. Les relations interpersonnelles ne me regardent que quand elles me concernent. Je pourrai très bien me trouver sur le fil de ces commentaires interpellé ici par une de mes anciennes maîtresses me rappelant certains types de rapports ambigus que nous avons eus, et alors ?... Ça prouverait quoi ?... Que je suis aussi plein de contradictions que n'importe qui et que la question n'est pas de se faire une virginité ou une dignité devant ceux qui n'ont pas à en savoir...

Encore une fois, je ne m'érige pas en père la morale ou en père la pudeur, je ne suis un modèle de rien du tout, je veux attirer l'attention de tous, de toutes, de chacun et de chacune que la relation d'autonomie économique se trouve du côté des clients et qu'ils sont donc, eux, placés devant le libre-arbitre. La relation de dépendance économique se trouve du côté de 80 % de femmes d'origine étrangère (+ pas loin de 20 % d'enfants et d'adolescents) tou(te)s dans une extrême précarité sociale et administrative... Et qu’à partir de là, nous savons qui défendre. Moi, je défends les faibles et les démunis. Nos députés aussi. Je les approuve.

Jean-Jacques M’µ

Merci pour les explications Kak.

Ee pourquoi pas dans certains cas :

 

Je me dévoile en toute sincérité, Nihile, sans plaisanterie aucune, comme je fais presque toujours quand j'écris, au premier degré, eh bien... si des moyens existent de me permettre d'assouvir mes fantasmes avec un être androïde absolument robotisé, je n'aurai plus de problème avec ma solitude ou avec ma relation aux femmes. Encore une fois, je dis ça très sérieux.

Jean-Jacques M’µ

Des créatures artificielles pour accomplir certains rêves© Inconnu
Des créatures artificielles pour accomplir certains rêves© Inconnu

Je crois tout à fait que cela existera (ou existe déjà) et suis POUR.

Pour les femmes, il a tort le petit suisse. C'est comme pour l'homme, cela dépend.

Cela n'empêchera pas l'amour entre des individus mais l'y aidera.

hé hé hé !... si cela existait, je serai heureux de savoir comment se procurer ces relations-là.

Quoi qu'il en soit, il y aurait là la satisfaction purement mécaniste du plaisir sans attenter à la dignité d'aucune personne humaine, et ça, c'est important. Et je suis d'accord avec toi, Nihile, j'ai rencontré des femmes m'ayant confié que la complexité des sentiments amoindrissait la qualité de leur rapport à un orgasme entier. Ce qui ne veut pas dire non plus que le sentimental empêcherait le plaisir, bien entendu, mais il y a une autre nature, où le pulsionnel brut, sauvage, sans s'encombrer des règles morales évidentes, de respect et de tolérance, reste de l'ordre d'une expérience jusqu'alors interdite et qu'on aimerait pouvoir s'autoriser sans affecter personne.

D'où le recours à la machine plutôt qu'à la prostitution et à l'esclavagisation.

Jean-Jacques M’µ

Oui, le retour au sauvage et la permission des fantasmes sans emmerder qui que ce soit ; et le moment des câlins, des tendresses, du vrai amour dont nous avons besoin avec son partenaire, ami(e), ou amant(e) préferré(e).

Courir un marathon afin d'en chuer ou s'allonger au soleil avec un bon bouquin.. Les deux sont possibles et non réprimandés, ni honteux.

amour et besoins sexuels sont différents, même s'ils se rejoignent parfois.

 

Les chiens de compagnie robot existent déjà aux USA. Et on n'est pas obligé de les sortir matin et soir. Ils sont très affectueux.

 

(j'en entends d'ici qui hurlent - A quand le bébé robot ? Bah, il existe déjà)

Évidemment qu'il n'y a aucune raison objective de bébé robot. Je suis d'accord, Nihile, sur le fait qu'il faut bien pointer cet idéal de rencontre entre le désir et les sentiments, qui est un moment particulier entre deux personnes, et qu'il est à distinguer des sentiments d'un côté et des pulsions, de l'autre. L'idéal n'est jamais un absolu, c'est une rencontre, un croisement, un passage à retrouver autant de fois qu'on peut, mais personne ne peut nous fabriquer notre idéal, il se trouve ou pas à l'occasion.

Jean-Jacques M’µ

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