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De "l'accaparement" des terres: propriété et possession

Le 20 Novembre dernier s'est clos a Nyéléni, au Zimbawe, une conférence réunissant paysans et acteurs du monde entier « en réponse à l'Appel de Dakar, qui invite les peuples à former une alliance mondiale contre l'accaparement des terres. Car nous sommes déterminés à défendre la souveraineté alimentaire, les biens communs et les droits d'accès des petits producteurs d'aliments aux ressources naturelles ».
Soutenu par de multiples organisations et syndicaux internationaux comme La Confédération Paysanne en France le thème de l'accaparement des terres est devenu, comme dans l'énoncé précédent, un thème majeur où se mélangent droits fonciers, sécurité alimentaire, combat Nord/sud , droits et lutte des petits contre les « gros ».. dans une soupe un peu glauque fleurant le thym  des bons sentiments  où tout se mélange spéculation, magouilles, chauvinisme, fausses analyses et vrais problèmes.
Sans s'interroger plus avant sur le terme même d 'accaparement. Pourquoi y aurait-il « accaparement » - en Amérique Latine on parle même de «  estranjerisation » -alors qu'il s 'agit le plus souvent de vente d'une terre, d'un contrat entre particuliers dont on ne connaît et n' a pas à connaître la nationalité d'autant que les terres vendues à des «  étrangers  »  appartenaient déjà souvent à des étrangers ( cas de l'Amazonie américaine, de la Pampa allemande et française, de la ceinture verte pauliste japonaise etc..). La quantité de terres vendue récemment , en nette augmentation, justifie-t-elle l'utilisation d 'un terme polémique, créant de fait un état de seuil que personne ne songe à définir ? En quoi, dans un monde où tout s 'achète, dans le cadre d'une marchandisation généralisée, l'achat de terres relèverait-il d'un acte ayant plus à voir avec l'action militaire que marchande ?
Le sol échapperait-il miraculeusement au monde marchand, des échanges et de la liberté des échanges garantie par l'Organisation Mondiale du Commerce alors qu'il s 'est toujours pratiqué et sans que jamais la nationalité des acquéreurs constituent un problème ?
La propriété internationale des sols viendrait-il alimenter une angoisse d 'une dépossession déjà bien avancée dans l'immobilier ( chaîne d 'Hôtels, rues prestigieuses, quartier et/ou régions où la quantité d'étrangers est supérieure aux nationaux ) ou le tissu industriel – les grandes entreprises-et financier ( la moitié du CAC40 ) déjà entre les mains  étrangères.
Mais on ne parle pas de l'accaparement des usines et des entreprises mais de leur "possession " par des réseaux et filiales étrangères.
Le spectre de la sécurité alimentaire vient il alimenter cette angoisse ?
Encore que là aussi on mélange allègrement beaucoup de choses.La sécurité alimentaire c'est ou c 'était d 'abord la question posée de la possibilité pour l'agriculture mondiale de fournir suffisamment de nourriture  à la population mondiale en tenant compte de son augmentation ( de 6 à 9 milliards dans les 40 ans à venir) mais aussi des progrés sociaux ( de nombreuses personne accédant à des comsommations- en particulier de viande et de lait qui leur étaient jusqu'ici interdites), dans des pays comme le Brésil, la Chine et l'Inde alors que d'un autre coté les terres arables ou affectée à l'alimentation diminuent sous l'effet conjugué des cultures destinées à la production énergétique ( canne à sucre brésilien) d'une urbanisation galopante qui "avale" l'équivalent de 8  départements français chaque année et enfin de la stérilation des terres due à une exploitation intensive et l'usage immodéré des engrais mais aussi à l'évolution du climat qui " grille" de nombreux hectares qui pouvaient appartenir à l'ensemble arable mais qui, sécheresse aidant, ne le peut plus.
Mais cette contradiction souvent avancée entre les "pertes" agricoles et l'augmentation des besoins ne prend pas en compte le fait qu 'en Asie, en Afrique et en Amérique du Sud grande partie des terres ne sont pas exploitées ou le sont mal.
D'où la création de fonds - à l'origine saoudiens - importants destinés à faire produire ailleurs que sur le terrritoire national une nourriture que les terres agricoles du pays ne peuvent  produire.
D'où l'achat de terres visant donc à la sécurisation alimentaire de populations en forte augmentation démographique ou en forte progression sociale ( Corée, Chine, Arabie...), ces achats favorisant l'apparition de fonds spéculatifs : la terre devenue cible par des investissements massifs est devenue source de profits en elle-même comme l'or ou tout métal ou produit : on achète des terres parce qu'on espère en les revendant faire un profit important. Elle est devenue objet de spéculation tout autant que de production.Mais devenue chère l'impact sur les prix joue, à moins que l'on n'intervienne sur la rentabilité .
Et c est bien là et uniquement là que le bât blesse.

Et nous proposons pour éclairer quelque peu cette problématique complexe d 'en revenir a des concepts simple, ceux  de propriété et de possession.
Par propriété nous entendons l'acte juridique. A qui appartient un sol, une entreprise, ses actionnaires ses bénéficiaires etc..
Par possession la gestion de la propriété.
Opératoires ces concepts nous permettent de ne pas mettre dans le même panier les terres latinas et africaines par exemple. Car si dans un cas on a affaire à des actes de vente appartenant à un droit foncier dans l'autre on doit constater qu'il n'y a pas de droits fonciers mais un  droit coutumier plus ou moins relayé par un droit  d'état qui affecte une propriété- un espace agricole et de vie- à une entité morale et collective et non individuelle ( le village ) qui affecte à son tour le droit de cultiver à tel ou tel lignage de sa circonscription.
Or dans les interstices et le tressage de ces droits peuvent se glisser et se glissent effectivement des malentendus, des magouilles, des tunnels de corruption qui permettent à un ministre de " vendre " ou de "louer" une terre appartenant à un village, à une communauté dont souvent les hommes sont partis à la ville et dont les terres  sont plus ou moins à l'abandon...au détriment de ceux qui restent ...
L'acte de vendre ,quant il s 'agit du sol, ainsi, n'est plus simple et "naturel".. il permet de mettre en relief le concept de propriété collective comme un des concepts fondamentaux sur lequel vivent encore de nombreuses sociétés ( marquées par l'absence de cadastre mais aussi par exemple d Etat-Civil).
La vente des sols, le changement de propriété juridique est -il ainsi, dans beaucoup de cas, le viol, la mise à bas d'une valeur et d 'un Droit. C'est bien ce que nous avons vu en oeuvre en Cote d 'Ivoire : l'origine des conflits qui pendant 10 ans fit des milliers de victimes est lié quasi exclusivement aux bafouillages imposés par les américains des différents droits. Le cadastre est liè à une conception individualiste de l'Homme
Mais en aucun cas il ne saurait concerner les terres latinos duement cadastrées: "l'estranjerisation"  est soit un reflexe chauvin soit entend, en se trompant de cible, mettre en relief la possession et surtout l'incroyable silence régnant sur son empire.
La posséssion c est la gestion, le droit sur une propriété agricole de produire ce que l'on veut, comme on le veut.
De produire par exemple des biens destinés exclusivement à l'exportation au détriment de la consommation locale. De produire, par exemple, en utilisant des engrais et des semences OGM, en puisant dans les nappes phréatiques, en les polluant, en concurrencant et en ruinant la petite  production locale à coups d'investissements massifs.....
Or si on conteste souvent la propriété on ne conteste que rarement la possession qui est, à mon avis, le grand combat et le grand défi que nous avons face à nous.
En France ce débat-combat de la possession touche et se manifeste surtout sur le droit des agriculteurs d'utiliser des OGM et très partiellement des engrais. Le Grenelle de l'environnement avait été déja extrêment timide sur le droit de regard des citoyens sur la possession , la gestion  des terres agricoles en ayant l'incroyable culot de reporter la fin de l'utilisation de produits reconnus comme nocifs ( sur la santé l'environnement ,es abeilles etc..).. a la fin des stocks . Les algues vertes dues à la nitratisation des sols, les amendes infligées par Bruxelles, qui essaie de mettre un peu d 'ordre de sens commun et de collectif dans la liberté individuelle et la recherche de profits, la malbouffe, la promotion de l'agriculture bio, les relations chaque jour plus ténues entre santé publique et agriculture,  participent tous, en Europe, d 'une limitation au droit de possession.

 Il n'en est pas de même dans le monde et en particulier en Afrique où aucune obligation de gestion des sols n'est imposée aux nouveaux propriétaires qui peuvent impunément ruiner leurs voisins, polluer l'environnement et les nappes phréatiques, produire uniquement en fonction  des marchés ( les roses du Kenya et d'Ethiopie où l'on continue à mourir de faim), des besoins de leur pays d 'origine, accaparer les eaux, détourner les fleuves , sans qu'aucun compte ne leur soit demandé.
Or il importe que l'alimentation parce que ce n'est pas une marchandise comme une autre, et partant l'agriculture, soient, par leurs liens avec la santé publique comprise globalement - les molécules ne connaissent pas les frontières- au niveau international, par des organismes, comme la FAO, grande absente de cette problèmatique,étroitement controlées.

La FAO doit imposer aux Etats un regard sur la possession des sols que la propriété soit nationale ou étrangères dés que l'on dépasse un certain seuil . Le problème n'est pas l'accaparemment des sols et des terres par des holding mais ce qu'elles font avec ces terres en regard des besoins locaux, de l'environnement, et des eaux; bref des modes culturales. L'utisation de labours profonds en terre fragile est un crime. Les investisseurs ne peuvent se permettre de laisser derrière eux des terres devenues stériles et des nappes épuisées .

 Dans ce sens l'Europe doit re-affirmer son opposition ferme à l'arrivée sur son sol d'aliments en provenance de semences modifiés et re-affirmer également le droit pour les agriculteurs d 'utiliser des semences issues de leur production...

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Et que penser des céréaliers français qui "louent" des terres en Roumanie, par exemple, pour transformer les paysans locaux en ouvriers agricoles payés avec un lance pierre et imposer une agriculture intensive dans le seul but de profiter de l'augmentation des cours sur "le marché". N'est-ce pas une nouvelle colonisation tolérée au sein même de l'Europe?

Vous posez un nombre de questions extrêmement pertinentes, cher Kakadoundiaye, auxquelles je ne sais pas grand chose, mais il est bien intéressant de vous lire et d'y réfléchir...

Franchement dissocier ce que l'on fait de la terre de sa propriété me parait complétement illusoire. Pourquoi pensez vous qu'on achète la terre, si ce n'est pas pour lui faire rendre gorge et en tirer tout l'argent possible pour rentrer dans ses frais. Empêcher cela et plus personne ne l'achetera et elle restera en jachère et alors se posera le problème de la propriété. La boucle est bouclé.

@Behemothe,

Il est pourtant nécessaire ne séparer propriété de possession. C'est le sens de ce qui se passe en France, par la Loi et le débat : empêcher les exploitants de faire n'importer quoi qui puisse blesser et l'environnement et la santé. C'est ce qui se passe dans d'autres pays qui comme à Madagascar prend les armes. L'histoire de la propriété reste à faire en Afrique et on ne passe par du collectif à l'individuel, de l'autosubsistance à l'exportation, sans qu'il y ait des paliers et des étapes qui se doivent d 'être négociés si l'on veut éviter les émeutes de la faim ..entre autres..

OUI... aujourd'hui nous avons à faire face à une Invasion sournoise.... à une colonisation sans feu, ni arme!!!, mais bien plus criminelle. Frères d' Afrique il faut vous soulever!!...rejeter et éloigner tous ces imposteurs,... qui viennent vous offrir du travail avec des plantations de milliers d'hectares en "jatropha" et autres plans à huile pour faire des "Nacro-carburant" pour nourrir les futurs moteurs de nos "Airbus A380xxx". Ne vous laissez pas "enfumer" par ces marchands de sable. Le peuple Peul et Touhareg là très bien compris,.... Ils sont dans la Résistance, et rejète toute corruption ou arrangement à l'amiable. L'avenir de vos enfants est entre vos mains .... NOURRITURE d'abord, et le fric après!!!.... le dolard ne se mange pas.

 

D'un de mes correspondants :

Bonjour,

Cette vidéo est techniquement assez erronée:

- elle dit que les dettes sont toujours de l'argent pris aux riches, ce qui n'est pas toujours vrai: lorsque le prêteur est une banque, l'argent en question est fabriqué par la banque pour l'occasion.
- elle montre une masse monétaire qui augmente une fois que les dettes ont été remboursées avec leur intérêt. En réalité, de le système en cours depuis 1973, la masse monétaire augmente lorsqu'on emprunte à une banque, diminue quand on rembourse la dette, et ne bouge pas quand on paie les intérêts (le prêteur s'enrichit mais l'emprunteur s'appauvrit).
- elle dit que les riches, au lieu d'investir leur argent dans l'industrie, le mettent à la bourse, par exemple
dans le CAC40. Pourtant, l'argent mis en bourse, il rémunère celui qui vend les actions: soit l'ancien titulaire (plus-value), soit l'entreprise émettrice.
C'est donc bien un moyen important de financement de l'industrie (je parle bien des actions industrielles), même si c'est un moyen opaque et injuste.
- elle sous-entend que le problème est que les riches n'investissent pas assez leur argent. Ça pourrait être le cas. Mais pour l'instant, c'est l'inverse: les riches cherchent désespérément des investissements rentables, ce qui explique
que l'immobilier soit à des niveaux invraisemblables par rapport au revenu des salariés.
- elle commence par la notion de dette "légitime", où
l'État emprunte une pièce à partir de rien. D'où vient cette pièce? En quoi est-il légitime, au départ, de demander à une banque de créer une pièce de monnaie, alors que l'État pourrait tout aussi bien le faire lui-même, pour autant qu'il existe des garde-fous démocratiques?
Je suis donc un peu partagé: c'est parlant, pédagogique, convaincant, mais totalement faux! Jusqu'à
quel point est-il légitime de mentir "pour la bonne cause"?

Les Britaniques et le Zimbabwe est un bel exemple d'enfumage.

A dénoncer Mugabe,ils oublient de dire que le petit blanc ex Rhodésien n'a jamais fait pousser autre chose que du tabac.1 % de blanc possédaient 70 % des meilleurs terre.Dire que Mugabe est fou,c'est peut être vrai mais les blancs Rhodésiens ne le sont pas moins.Qu'ils se fassent délogés étant donné l'indécence de leur situation m'apparaissait inévitable et c'est ce qui s'est passé.

Que dire des propriétaires blancs du Kenya si ce n'est qu'ils sont en terrain conquis et ont un souverain mépris pour les locaux.Ils sont d'origine Britanique et sont des éponges.Ces grands alcooliques dénotent ds un pays à majorité musulmane comme le Kenya.Idem en Indonésie.....

@Leila,

merci de parler de la Rhodesie, de ce pays où Mugabe, révolutionnaire conséquent est devenu pour avoir fait les mauvais choix et les mauvaises analyses un tyran retors condamnant son pays à une régression économique et sociale qui redonne vie aux visions racistes de son voisin Smith pour lequel il ne saurait y avoir de gouvernement nègre efficace .

Mais c est bien pour avoir mélangé propriété et possession, pour avoir voulu changé la propriété sans penser à la possession que la revolition agraire de Mugabe s 'est perdu dans le desert de l'inadaptation et de la bêtise.

Merci,

Vous avez très bien compris le problème de Zimbabwe que d'aucuns par méconnaissance répète la propagande occidentale.

Il y a eu un accord au moment de l'indépendance tardive (1981) de ce pays avec la Grande Bretagne qui n'a jamais respecté sa part de contrat. De plus, les ex rodhésiens n'ont jamais accepté l'indépendance du Zimwabwe. Ils se sont organisés pour saborder l'économie en faisant du désinvestissement et/ou de la thésaurisation.

Quand l'occident déteste un dirigeant africain quel qu'il soit, la première chose à faire est de connaitre les dessous des cartes et non pas de crier avec les loups.

Quand l'occident ne peut plus manipuler,elle tire à vu.

On voit bien que de plus en plus d'occidentaux sont pris pour cible.Ils ne comprennent toujours pas.

Les relations risquent d'être explosives si la diplomatie ne trouvent pas les mots et les actes nécessaires.

En premier lieu virer les soldats Français du sol africain.Ils ne sont pas les bienvenus !

La propriété agricole peut-elle être collective pour satisfaire les besoins fondamentaux pour vivvre. Cette question peut paraître idiote mais elle marque bien la frontière entre une économie de subsistance et une économie de marché.

Les graves difficultés que pose la société marchande remettent cette question au centre de la réflexion politique.

La propriété collective des terres était pratiquée traditionnellement au Sénégal, qu'en est il advenu sous la pression de l'économie de marché?

 

@Christian,

la propriété est demeuré collective au Sénégal.

Et un peu partout en Afrique de l'Ouest. J'ai eu à travailler sur le régime foncier en Guinée en me basant sur l'étude foncière faire au Sénégal lors de la réforme du bassin du Fleuve.

La propriété individuelle est, en général, limitée à la location.
Cette location ne permet pas justement de poser le seul problème qui vaille celui de la possession. Les producteurs de haricots verts, melons, fraises louent des terres aux villages, produisent en utilisant beaucoup d 'engrais qui épuisent et tuent les sols ( c'est à dire les empêchent de produire en dehors d' ajouts de plus en plus massifs), épuisent les réserves d'eau, ..et s 'en vont ailleurs dix ans après laissant des terrains stériles, et sans plus de formation et de savoir-faire les dizaines d 'employés et ouvriers agricoles qu'ils ont employés, payés.. et qui se retrouvent au terme de ces années dépossédés...Quant à la location payée, minime, elle a dans le meilleur des cas servi à payer une mosquée dans des villages demeurés sans éléctricité ni voies d 'acces hors des pistes impraticables 4 mois de l'année ( voir la photo de mon blog qui montre la piste qui va de mon village à la petite ville voisine)

@Christian,

la propriété est demeuré collective au Sénégal.

Et un peu partout en Afrique de l'Ouest. J'ai eu à travailler sur le régime foncier en Guinée en me basant sur l'étude foncière faire au Sénégal lors de la réforme du bassin du Fleuve.

La propriété individuelle est, en général, limitée à la location.
Cette location ne permet pas justement de poser le seul problème qui vaille celui de la possession. Les producteurs de haricots verts, melons, fraises louent des terres aux villages, produisent en utilisant beaucoup d 'engrais qui épuisent et tuent les sols ( c'est à dire les empêchent de produire en dehors d' ajouts de plus en plus massifs), épuisent les réserves d'eau, ..et s 'en vont ailleurs dix ans après laissant des terrains stériles, et sans plus de formation et de savoir-faire les dizaines d 'employés et ouvriers agricoles qu'ils ont employés, payés.. et qui se retrouvent au terme de ces années dépossédés...Quant à la location payée, minime, elle a dans le meilleur des cas servi à payer une mosquée dans des villages demeurés sans éléctricité ni voies d 'acces hors des pistes impraticables 4 mois de l'année ( voir la photo de mon blog qui montre la piste qui va de mon village à la petite ville voisine).

La propriété collective commande ou peut commander à une possession collective qui favorise la satisfacction des besoins alimentaires et autres des villages. Ainsi au Sénégal les espaces concédés par le village aux vvillageois servent à la fois à la production du mil pour la nourriture mais aussi de l'arachide ou du coton dont les fanes serviront à nourrir les animaux -ânes et chevaux- et dont on vendra la récolte à des petites entreprises de traitement ( production d 'huile à destination locale ou internationale et traitement du coton avant qu'il y ait eu démantellement des filières artisanales du coton au Mali sous la pression et la bêtise de l'AFD))

Qui pousse à la culture extensive,qui balance des OGM,qui sont ces ONG qui imposent des cutures non traditionnelles sous prétexte de meilleurs apports nutritifs...Ne faisons plus semblant de venie aider l'autre pour en définitive le gruger et le rendre dépendant de toi.

Les africains ont compris depuis un certain temps.Il est plus que temps que les occidentaux s'en rendent compte car le risque à terme c'est de se faire jeter d'afrique ( c'est en cours ).C'est abuser de l'hospitalité des gens que de venir armés jusqu'aux dents et de laisser ses troupes.Infiniment plus désagréable qu'un camps de Roms fauchés.

@Leila,

en réponse aux questions que vous posez " Qui pousse...." iln'y a pas de réponse tranchée, d 'un coté les " africains qui ont compris" et de l'autre les investisseurs blancs qui ne pensent qu'à s'en mettre plein les poches.

il ya d 'abord une question de possession et elle est pour moi essentiel.

Car si les investisseurs s'installent c'est qu'ils sont aidés de bonne foi par ces africains qui justement n'ont pas compris - pas plus que la FAO qui commence à devenir perméable au probléme.
J'ai eu a participer aux débats au coeur même de mon village qui a accepté qu'une holding espagnole s 'installe sur une centaine d 'hectares pour faire du melon avec engrais, tracteurs, plastiques, etc..

Que pouvaient -ils savoir des engrais à long terme? que pouvaient ils savoir de la stérilisation des sols? comprendre au fait que, une fois partie, ils allaient se retrouver comme avant avec des eaux polluées des sols stériles et..une mosquée toute neuve construite avec l'argent de la location des sols. Sans savoirs avec un matériel agricole qu'ils ne peuvent pas utiliser ( problème de coûts) et l'apprentissage de techniques qu'ils ne peuvent reproduire car ce sont des techniques à haut investissement?

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