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Cote d 'Ivoire: lettre aux verts.

Ce furent des mots croisés

Des mots vêtus de fer, heaumes et hauberts, lances, pour reconquérir par le verbe le tombeau des valeurs républicaines, en chasser, par missiles dominici, l'imposteur, mécréant.

Ce furent des mots de Haine et de simple ignorance, de tranquille certitude, des mots beurrrés de bonne conscience et de la conviction que tous ces nègres ne sont vraiment que des souillons et des chiens qu'il convient de remettre en laisse et en niche.

Il y avait là le basset Besson, ancien lèche-babouche aux reins cambrés pour exciter les convoitises, le Bouillant Peillon, plus confus qu'un mille-pattes quand il met ses lacets, chefs de meute, et l'amer Mamère qui se commit sur son blog le lendemain d'une explication.

Il y est comme d'habitude d'abord question de re-écrire l'Histoire.

L'Histoire nous le savons est un animal, caméléon inversé, rare, que chacun ne voit et ne crée qu'au travers des lunettes qu'il entend chausser. Ainsi les faits sont sans cesse gommés ou soulignés, ils deviennent fonctions de la démonstration qu'on entend livrer.

Ainsi Mamère entend-il, lui aussi et après les autres, faire de Gbagbo dont le Parti " fédérait les espoirs de la Jeunesse ivoirienne" un guignol qui à peine arrivé au pouvoir crache sur ses conviction avec une vigueur de maçon italien au pied du mur, s'habille d'ivoirité, et commence une répression contre les siens qui se termine par le refus du verdict des urnes, le maintien au pouvoir etc... et son éviction par les armes françaises, qui bien sûr, sont dans leur droit ( le droit des urnes et celui donné par l'Onu).

A peine concède-t-on qu'il y eut, 18 mois après son arrivée au pouvoir, un coup d 'état, armé par son rival Ouatarra.A peine concède-t-on que l'ivoirité qui avait empêché son " rival" de se présenter était le fait de Konan Bédié et non celui de Gbagbo. A peine concède t-on - en fait pas du tout car cet épisode est oublié- que Gbagbo organisa dès les années 2001 une campagne de réconciliation de vaste ampleur car il reconnaissait lui même que cette élection dont il sortait vainqueur, mais sans avoir eu à affronter Ouatarra, avait été, de ce fait, " calamiteuse".

Enfin, rien n'est dit de la politique chiraquienne, fidèle héritière des années françafricaines, qui lors du coup d 'état contre Gbagbo reconnut les rebelles ....et les invita à la table des négociations...alors que l'armée française s'interposait entre d'un coté des rebelles en armes venus d'un pays voisin et l'armée régulière et le pouvoir élu. Cela ne choque pas notre bon apôtre, notre abbé vert, pas plus que cela ne choque les autres abbés de cour plus unis que jamais. Harro sur, non le rebelle, l'insurgé, le comploteur, l'envahisseur mais sur l'envahi!!!

Cela avait d 'ailleurs été la position de l'ONU il y a quelques années quand après des élections en Angola très largement gagnée par Le MPLA de Neto, l'ONU s 'interposa entre l'armée régulière...et les rebelles de Savimbi, armés par les USA et soutenus par le voisin Mobutu.

Cela est d'autant plus curieux dans la ré-écriture de l'Histoire que tente Mamère qu'il ne dit rien de la composition d'un Comité électoral choisi, à Marcousis, dans la foulée, après la partition,de fait, du pays. Qu'il ne dit rien de la demande fondamentale formulée par Gbagbo de désarmer les rebelles du Nord : " il ne saurait y avoir d 'élections libres dans un pays en armes " , ni des raisons basiques qui avaient levé non les gens du Nord contre les gens du sud, mais une grande partie de mercenaires armés venus du Burkina et d'ouvriers agricoles allogènes en délicatesse avec les "propriétaires" coutumiers ivoiriens.

Rien n'est dit de l'obligation faite par la France à Gbagbo de prendre comme Premier Ministre le chef des rebelles, Soro, dont le moins qu'on puisse dire est qu'il n'a pas fait ses études et ses classes au FMI.

Rien n'est dit des rapports entre Bolloré et Gbagbo sinon de laisser entendre que copains comme cochons, ce socialiste faussaire aurait vendu le port d'Abidjan à son pote et l'électricité et l'eau à son complice français Bouyghes. Comme s' il y avait d'autres choix que de négocier les prix et de faire des appels d 'offre.En est-on moins patriote ivoirien si on négocie avec des entreprises françaises plutot que chinoises?

Rien n'est dit non plus des allégations contre les escadrons de la mort imputés à Gbagbo, dont le Tribunal de Paris vient de reconnaitre il y a un mois, dans le silence général, le non fondé.

Enfin des phrases selon lesquelles les bandes de Gbagbo auraient semé la mort dans Abidjan alors que sa femme s'alliait aux fondamentalistes américains n'expliquent pas pourquoi à Abidjan- où les fraudes furent moins nombreuses qu'ailleurs- Gbagbo arrive largement en tête des élections et que son arrestation ne donna lieu dans aucun quartier à l'explosion de joie qu'il y aurait eu si tant est qu'on dût lui reprocher des meurtres et des assassinats.

Quant aux élections elles-mêmes les quelques preuves qui nous restent démontrent à l'envi qu'il y eut dans les provinces du Nord en armes des inconséquences considérables et que la solution présentée par Gbabo de recompter ne fut pas retenue par la "communauté internationale" au pretexte que les souches avaient été brulées ou avaient diaparues.(?)

J'ajoute que les cinq ans de préparation de cette élection, voulue par Gbagbo, qui semblent symboliser sa volonté de s'y opposer- conduite dilatoire- plaide au contraire pour le sérieux de sa démarche. Comment vouloir organiser des élections sérieuses et crédibles dans un pays dont 25 % de la population est immigrée sans adresse ni carte d 'identité, dont l'Etat-civil n'existe pour ainsi dire pas, où les cartes d 'électeurs sont quasi inconnues, dont les habitants viennent de se chamailler, parfois gravement, pour savoir qui doit ou ne doit pas voter et dont l'organisme responsable de la mise en place, la Sogem, reconnait, moins de six mois avant le "départ", qu'il y a encore plus d 'un million de litiges non réglés.

Enfin il avait depuis toujours été reconnu que le seul organisme susceptible et autorisé à reconnaitre le Président était le Conseil Constitutionnel..pourquoi l'Onu prend-elle sous sa responsabilité une nommination qui ne la regarde en rien? Tous les experts reconnaissent que l'ONU a outrepassé ses prérogatives. Pourquoi Mamère et ses roquets siffleurs n'en disent ils pas un mot?

Justifier enfin le recours aux armes pour faire triompher ce qui ressemble bien à une caricature de démocratie dans un pays étranger et de plein exercice, dont la France fut le colonisateuir il y a 50 an, n'est pas trés sérieux. Pas plus que de nier la responsabilité française dans l'arrestation du Président. Pas plus que de parler d'un sauvetage des "populations civiles". On se demande pourquoi Gbagbo qui était chez lui à Abidjan ,dont la population a une tres large majorité venait de lui signifier son adhésion ,allait faire tirer dans la foule...

Mais il y a surtout le droit, ce droit d 'ingérence, qui place l'analyse de la France du coté d'un Droit Universel dont elle serait et l'écrivain et le gendarme. Il y a tout lieu alors de parler de mission civilisatrice de la France. ..et des roquets qui la servent. J'aurais aimé que Mamère et les Verts ne soient pas de ceux là..je me suis une nouvelle fois trompé.

"Maintenant que cet épisode dramatique est terminé, il faut une commission Vérité, Justice et Réconciliation qui, comme en Afrique du Sud, puisse laisser la voie libre à une justice transitionnelle permettant le rebond et la résilience de la société ivoirienne. L'action politique et diplomatique multilatérale était et reste la seule susceptible d'ouvrir la voie de la réconciliation et de la reconstruction de l'unité nationale ivoirienne. " conclut Mamère sans vergogne. Oubliant que cette commission qu'il appelle de ses voeux sur l'exemple de l'Afrique du Sud fut justement ce que tenta Gbagbo en 2001 et que la diplomatie qui serait le seule voie de reconstruction fut justement celle qui fut bafouée par la France qui sans arrêt suscita l'appel aux armes.

Il y a urgence aujourd'hui. Une seule urgence. Que les africains pensent et agissent en africains. Qu'ils oublient les plans d'ajustement imposés par les Ouatarra et le FMI qui les plongea dans la misère. Qu'ils oublient les élections comme mode démocratique, qu'ils oublient le "progrés " quand il s 'achète avec la misère et l'exploitation. Qu'ils trouvent en eux les secrets d'un développement qui ne doive rien aux modèles venus de l'extérieur. Ils s 'agit de mettre non la France, encore moins les français, non l'Occident, à la porte de l'Afrique, mais le modèle qu'il impose . Modèle économique modèle politique. A la porte!!!! Ils n'apportent à l'Afrique que des larmes et du sang. Et Mamère est aussi responsable par sa cécité de ces larmes et de ce sang..Alors qu'il prêche par ailleurs une autre voie de développement pour l'Europe et le monde qui semble nouvelle. Pourquoi l'Afrique n'en aurait -il pas le droit, sumarack.?

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16/04/2011, 00:19 | Par oregon

Je partage votre indignation. Mon sang n'a fait qu'un tour en entendant Besson oser parler de la "diplomatie française" à son plus haut niveau d'après lui et Peillon qui ne relève même pas et tout ce beau monde d'accord. Je n'ai pas supporté d'en entendre plus. Quelle bande de faux-jetons! En 1997 j'ai passé quelques semaines en Côte d'Ivoire qui était un pays paisibles. Les sourires, la gentillesse et la simplicité des contacts tellement amicaux avec les ivoiriens, je n'ai jamais oublié. Je me sens mal à cause de ce que la France a fait.

16/04/2011, 10:13 | Par profil_inactif_145012

Le parti socialiste français n'est que le paillasson du gouvernement.

L'assentiment de Médiapart et d'Edwy Plenel à la politique sarkozyste en Côte d'Ivoire démontre la pourriture foncière de toute une classe profiteuse du dépeçage de l'Afrique .

16/04/2011, 10:34 | Par kakadoundiaye

Les raisons et causes de ce billet tiennent pour l'essentiel à cette" indignation" venue du plus profond de moi en regardant cette émission, indignation redoublée quand aprés les faux-culs de lUMP et du PS, vint Mamère pour dire grosso modo la même chose. Si les Besson et Peillon ne sont pas depuis toujours de mes amis, j'avais pour Mamère et les Verts une amitié militante : je suis adhérent de EELV.. Comment peut-on essayer en Europe de repenser le monde - car EELV c est d abord cela-( production, consommation, communauté, démocratie) et tenir sur l'intervention assassine française de tels propos..????? J'ai pensé démissionné..j'y pense encore.

16/04/2011, 14:28 | Par profil_inactif_145012 en réponse au commentaire de kakadoundiaye le 16/04/2011 à 10:34

Oui, j'ai mis les verts dans le même panier que les socialistes, car si certains peuvent tenir de beaux discours, au moment du massacre on n'entend plus personne, ou plutôt on n'entend que le même son de cloche.

16/04/2011, 10:53 | Par Corinne N

La françafrique, décrite par Eva Joly (EELV...), extrait de son livre "La force qui nous manque" (2007-Ed des Arènes), extrait publié par le site cameroonvoice.com le 17 février dernier, sous le titre "Comment la France pille l'Afrique" :

http://www.cameroonvoice.com/news/article-news-3085.html

 

 

16/04/2011, 11:25 | Par Ivan Villa en réponse au commentaire de Corinne N le 16/04/2011 à 10:53

@Corinne N, voir également le travail de militants EELV sur le sujet : http://blogs.mediapart.fr/blog/ivan-villa/130111/kamerun-la-guerre-cachee-de-la-france-au-cameroun-remonte-la-surface

 

PS: Je parle des auteurs de cette enquête, de 742 pages, publiée aux éditions La Découverte.

16/04/2011, 11:46 | Par Corinne N en réponse au commentaire de Ivan Villa le 16/04/2011 à 11:25

Merci Ivan...

 

16/04/2011, 14:30 | Par profil_inactif_145012 en réponse au commentaire de Corinne N le 16/04/2011 à 11:46

Oui Eva Joly a un regard de magistrate et une sensibilité politique scandinave, c'est d'ailleurs un peu le reproche que lui feraient certains verts.

16/04/2011, 15:12 | Par kakadoundiaye en réponse au commentaire de Corinne N le 16/04/2011 à 10:53

@corinne,

merci.Je viens de le commander à mon libraire. hier pour être précis. Merci

16/04/2011, 11:19 | Par Ivan Villa

Sans être un spécialiste de la Côte d'Ivoire, le billet de Noël Mamère et son combat reconnu de longue date contre la françafrique chiraquienne et autres ne me semble pas mériter certaines accusations...

 

Son billet de blog:

Côte d’Ivoire : Laurent Gbagbo, fin de partie
Edito du 11 avril 2011
Le 11 avril, l’arrestation du « boulanger » d’Abidjan a mis fin à 10 ans de règne d’un politicien dont le savoir-faire reconnu consistait à rouler ses adversaires dans la farine pour rester le plus longtemps possible au pouvoir. Dans cette partie du monde où les séquelles du colonialisme restent vives, cinquante ans après les « indépendances », on rencontre souvent plus de dictateurs patentés, soutenus par la France, que de démocrates non corrompus. Laurent Gbagbo n’était ni l’un, ni l’autre ; c’est ce qui faisait son originalité dans cette Françafrique des dictateurs mis en place par Jacques Foccart et ses héritiers.
Il est resté un opposant de toujours, d’abord contre le « parrain » Houphouët Boigny qui lui fit subir la prison et l’exil. Il constitua le plus grand parti de gauche de l’Afrique francophone, le Front Populaire Ivoirien (FPI), membre de l’Internationale socialiste. A l’époque, ce parti fédérait les espoirs de la jeunesse ivoirienne et des militants de la gauche africaine. Mais l’aspiration au pouvoir fut si forte chez Gbagbo qu’elle emporta tout sur son passage : les convictions, les principes, les valeurs. Son accession au pouvoir en Octobre 2001 fût frappée dès les premières heures du poison de l’ivoirité, l’identité nationale à la sauce ivoirienne. Certes, l’auteur de cette malédiction n’était pas Laurent Gbagbo, mais Henri Konan Bédié, ancien homme lige du régime Houfouët_Boigny et président du PDCI. Tournant le dos à son passé de militant antiraciste, Gbagbo a promu cette gangrène pour se débarrasser - déjà - de son rival, Alassane Ouattara. Ce dernier, interdit d’élection présidentielle devint, ipso facto, une icône pour les populations discriminées du Nord de la Côte d’ivoire et des faubourgs d’Abidjan. Plus les populations de confession musulmane, d’origine burkinabé ou malienne, étaient privées d’emplois, pourchassées, stigmatisées par les médias d’État et les milices à la solde de Gbagbo, plus l’aura de Ouattara augmentait. En 2002, une première crise vit une partie de l’armée - aidée, c’est vrai, par le président du Burkina et soutenue en sous-main par les réseaux de la Françafrique - prendre les armes contre Gbagbo. Cette crise déboucha de facto sur la partition du pays en deux et garantit quelques années de plus au pouvoir au clan du FPI qui continua de plus belle sa dérive. La femme du Président, Simone Gbagbo, devint l’égérie des églises évangéliques américaines d’extrême-droite et la marraine des milices des « Jeunes patriotes » qui faisaient régner la terreur dans les quartiers d’Abidjan. Son mari devint l’ami de Vincent Bolloré et d’autres grands investisseurs, bradant les ressources de son pays. Un compromis intervint entre les deux fractions permettant au chef des Forces Nouvelles, Guillaume Soro, de devenir Premier Ministre sans que les armes soient retirées aux rebelles du Nord. Un semblant de réconciliation eut lieu sans qu’aucun des deux clans ne cède une once de terrain. Cet équilibre instable, cette situation de « ni guerre, ni paix » se conclut en 2010 par l’organisation d’une élection présidentielle longtemps retardée.
La situation qui a mis le pays à feu et à sang est connue : Gbagbo considérant qu’il avait été élu, organisa un coup de force contre la Commission électorale devant les caméras du monde entier. Quelques jours après, les deux présidents prêtaient serment à quelques kilomètres de distance. Le dernier acte allait durer plus de trois longs mois laissant les populations exsangues. Pourtant, des milliers d’observateurs de l’ONU avaient contrôlé ce scrutin dont les partisans du Président ne pouvaient accepter le verdict, pour une raison simple : ils contestent la légitimité des électeurs de leurs adversaires. Pour eux, les pro-Ouattara ne sont pas des « vrais ivoiriens » mais des immigrés qui ne peuvent donc pas s’exprimer par la voix du suffrage universel. Avec la question de la propriété foncière, ce procès en légitimité est la cause essentielle des évènements qui ont détruit la Côte d’Ivoire depuis une quinzaine d’années. Ce n’est donc pas une bataille ethnique, au sens que l’on donne habituellement à ce terme pour désigner les affrontements entre groupes de populations d’origines différentes, mais une bataille politique pour le pouvoir où tous les camps, successivement, ont utilisé l’arme de l’ethnicisation et où tous les camps ont les « mains sales ». On pourrait alors s’en laver les mains et en appeler à une hypothétique « société civile ». Elle existe, mais elle ne peut se développer à l’ombre de la guerre. C’est pourquoi la reconnaissance de l’acte électoral était si important. Gbagbo a commis une faute politique qu’il paie maintenant au prix fort. Enfermé dans sa stratégie ethniciste, il ne pouvait, par nature, reconnaître sa défaite. Il aurait pu, dès janvier, en sortir par le haut en reconnaissant la victoire de Ouattara et devenir son premier opposant, reprenant éventuellement le pouvoir par les urnes en menant la bataille sur des thèmes économiques et sociaux contre son adversaire, issu et protégé du FMI. IL a choisi la voix des armes. Il a joué et il a perdu. Vae Victis.
Mais la France dans tout ce gâchis ? En octobre 2002, j’ai été un des premiers à dénoncer, contre toute la classe politique française, la stratégie suicidaire de Gbagbo et les ratonnades à Abidjan, quand le PS acclamait à l’Assemblée nationale la victoire de son poulain, toutes tendances confondues et que la droite attendait de voir si les intérêts de Bouygues, Bolloré ou des marchands de cacao, seraient protégés par le nouvel homme fort d’Abidjan. Je n’ai donc de leçon à recevoir de personne. Le soutien des forces françaises à l’arrestation, hier, de Laurent Gbagbo par les Forces Républicaines de Côte d’Ivoire, donne tout lieu de s’inquiéter des traces que laissera, dans le pays et sur le continent africain, le choix fait par la France de la confrontation militaire directe. Car nul n’est dupe sur ce qui s’est passé ; Nicolas Sarkozy a piloté l’opération Licorne contre le Palais présidentiel et les soldats français, malgré les dénégations de l’état-major, ont organisé l’exfiltration de la famille Gbagbo pour le sauver d’une mort certaine. On a vu que les massacres de Bouekoué ont été le fait des soldats de Ouattara, coupables d’exactions et de crimes tout aussi graves que ceux de leurs adversaires, il convenait donc de maintenir Gbagbo en vie et de sauver les apparences. Les armes ont parlé et des crimes ont été commis des deux côtés. Maintenant que cet épisode dramatique est terminé, il faut une commission Vérité, Justice et Réconciliation qui, comme en Afrique du Sud, puisse laisser la voie libre à une justice transitionnelle permettant le rebond et la résilience de la société ivoirienne. L’action politique et diplomatique multilatérale était et reste la seule susceptible d’ouvrir la voie de la réconciliation et de la reconstruction de l’unité nationale ivoirienne. La démocratie et la souveraineté du peuple ne se gagnent que dans le cadre d’une paix juste et durable, en Côte d’ivoire comme ailleurs. Noël Mamère, le 12 avril 2012
PS/1. Fukushima. Le niveau 7 de la catastrophe est donc reconnu par les autorités japonaises et l’entreprise Tepco. C’est une catastrophe supérieure à Tchernobyl qui menace l’archipel et le monde alors que les secousses sismiques redoublent chaque jour d’intensité. Qui maintenant osera défendre le nucléaire comme une énergie sûre ? Le mythe a volé en éclats. Il faut maintenant que le débat dans la société française ait lieu pour sortir de ce piège mortel pour l’humanité.
PS/2. Bienvenue au club, Nicolas. Nicolas Hulot va donc annoncer sa candidature ce mercredi à Sevran, en Seine Saint-Denis. Je soutiens de toute mes forces Eva Joly, mais je me réjouis de la descente dans l’arène politique de l’animateur de TF1, comme je me réjouirais de la participation de Corinne Lepage à nos primaires (puisque des rumeurs racontent qu’elle se pose la question). Que des personnalités de premier plan, étrangères à la culture politique des Verts et à leur histoire, montrent par leur engagement dans ce processus que l’écologie politique est désormais installé solidement dans le paysage politique, est décisif. Que la dynamique du rassemblement, initiée en 2009 par Dany, Cécile, José et Eva, continue aux présidentielles ne peut être qu’une bonne nouvelle pour l’écologie politique.

 

16/04/2011, 14:24 | Par profil_inactif_145012 en réponse au commentaire de Ivan Villa le 16/04/2011 à 11:19

Je ne vois rien dans ce discours qui puisse exonérer Mamère, au contraire. Son analyse n'est qu'une reprise de tous les arguments partisans anti-Gbagbo et de l'assassinat de caractère, et montre une méconnaissance grossière de la Côte d'Ivoire.

Il ne semble que déplorer que la France ait choisi une action militaire directe...

J'ajoute que je ne suis pas pro Gbagbo, mais que je suis depuis un bon moment le blog et les commentaires de Galanver et d'autres qui connaissent bien la Côte d'Ivoire, avec recherche indépendante hors Médiapart évidemment.

16/04/2011, 15:16 | Par Ivan Villa en réponse au commentaire de profil_inactif_145012 le 16/04/2011 à 14:24

"anti-Gbagbo"! Ben wouai, vous découvrez que chez les écolos on n'aime pas également les apprentis dictateurs (?).

16/04/2011, 15:30 | Par kakadoundiaye en réponse au commentaire de Ivan Villa le 16/04/2011 à 15:16

@Ivan Villa,

il est facile de dire aujourd'hui que LGagbo fut un " dictateur"... mais sur quoi sur quel fait vous appuyez vous pour cela?

Est-il plus dictateur que ..Ouatarra par exemple. Qu'est-cce qu'un dictateur.
Celui qui exerce un autorité farouche contre ses opposants? Pour l'instant dans l'état de ma connaissance de la CI c 'est lui la victime et non le bourreau. C'est lui, "démocratiquement élu" - pour autant que cela ait un sens - qui eut à subir l'invasion d'une armée venue d 'ailleurs.

Mais expliquez moi plutôt à partir d 'argument en quoi LG est un dictateur. Je vous préviens de suite que je n'accepte pas l'argument des " escadrons de la mort' . Le tribunal de Paris vient, aprés une longue enquête, de déclarer qu'il

16/04/2011, 15:31 | Par profil_inactif_145012 en réponse au commentaire de Ivan Villa le 16/04/2011 à 15:16

Non, je trouve que la soi-disant analyse de Mamère n'est qu'à charge, que c'est une variation du discours caricatural anti-Gbagbo, qu'elle démontre une méconnaissance affligeante de la réalité et de la complexité de l'Afrique. Mamère ne connaît rien à la Côte d'Ivoire et il a repris le discours tout cuit qu'un des ses aides lui a sans doute remis.

Votre 'ben wouai' donne bien le ton d'un suiveur qui rejette tout questionnement du racisme de ses dirigeants.

16/04/2011, 15:23 | Par kakadoundiaye

@Ivan Villa,

comme je le précisais dans le billet, avant de publier ce texte je suis allé voir ce que Mamère en disait dans son blog et la re relecture de ce texte confirme tout ce que j'écrivais. Des oublis manifestes, une analyse foireuse ( changement de cap de Gbagbo qui de bon soldat du socialisme serait devenu un social traître) reprise d 'ailleurs ici par Ludovic Lamant, et surtout une cécité bardée de certitudes de ce que peut être le développement de l'Afrique. Développement démocratique que ne peuvent attester que les élections. Développement économique qui doit tourner le dos aux exportations et grands groupes.Sans jamais proposer quelque chose sans jamais intervenir sur le problème foncier qui est pourtant au coeur du conflit. Sans jamais poser le problème de la monoculture avec celui de la proprété des sols, sans enfin poser celui de l'immigration d'une main d 'oeuvre étrangère sur exploitée et évaluée à plus de 25% de la population. Bref le texte de Mamère reprend les grands thèmes de la droite dure sans rien y ajouter. IL ne prend même pas la précaution de s 'en prendre aux armes françaises comme si celles-ci quelque part défendaient et/ou avaient défendu le Droit et la Justice.

16/04/2011, 16:21 | Par Ivan Villa en réponse au commentaire de kakadoundiaye le 16/04/2011 à 15:23

@kakadoundiaye, désolé, mais ce qui dit Noêl est très juste... le reste c'est de l'enfumage et de la "stragégie ethniciste", en effet!

Sa conclusion résume bien les choses:

"(...) C’est pourquoi la reconnaissance de l’acte électoral était si important. Gbagbo a commis une faute politique qu’il paie maintenant au prix fort. Enfermé dans sa stratégie ethniciste, il ne pouvait, par nature, reconnaître sa défaite. Il aurait pu, dès janvier, en sortir par le haut en reconnaissant la victoire de Ouattara et devenir son premier opposant, reprenant éventuellement le pouvoir par les urnes en menant la bataille sur des thèmes économiques et sociaux contre son adversaire, issu et protégé du FMI. IL a choisi la voix des armes. Il a joué et il a perdu. Vae Victis".

16/04/2011, 16:32 | Par kakadoundiaye en réponse au commentaire de Ivan Villa le 16/04/2011 à 16:21

@Ivan,

on n'écrit pas l'histoire avec des " aurait pu"..désolé. Certes, il aurait pu déclarer que la victoire décidée par l'ONU et la France signait sa défaite. Il aurait pu excusez moi d 'être vulgaire, baisser son pantalon et tendre à son bourreau triomphant vaseline et verges pour le battre etc.. il a cru, et effectivement il le paie cher ,que la baudruche Ouatarra se dégonflerait et que le soutien d'Abidjan empécherait son adversaire de manifester autre chose que des simulacres. N'oublez pas Ivan que Ouatarra a cherché par deux fois à montrer sa force ( manifestations) et par deux fois a essuyé un echec patent et manifeste...je pensais moi-même l'affaire pliée...car rien ne pouvait prévoir qu'une armée de plus de deux mille hommes allaient fondre en deux jours sur Abidjan assurant par ailleurs dans sa marche quelques massacres pitoyables, rien ne permettait de prévoir que la Licorne allait à ce point prendre fait et cause pour Ouatarra jusqu'à lancer des missiles sur le palais et contre les chars "légaux ", de l'armée régulière qui avait choisi son camp. IL y aura, Ivan encore beaucoup à écrire sur cette descente des rebelles du Nord, comment, armés par qui, et sur l'intervention armée française... il paie le prix fort de cela et pas d 'autres choses.

16/04/2011, 18:36 | Par profil_inactif_145012 en réponse au commentaire de kakadoundiaye le 16/04/2011 à 16:32

Incroyable de lire que c'est Gbagbo qui a "choisi" les armes, alors que Ouattara et son armée rebelle ont mis le pays à feu et à sang, et semé la ruine à Abidjan, pour avoir par la force ce qu'ils n'avaient pas gagné dans les urnes. Avec l'aide de l'armée française !

16/04/2011, 15:49 | Par Fantie B.

kakadoundiaye, je reprends dans votre commentaire ci dessus des éléments, afin de tenter de cerner un peu ce qui serait à discuter, pour pouvoir au moins se parler : 

Le sujet : "ce que peut être le développement de l'Afrique" (et d'ailleurs)

Développement démocratique : par quoi peut-il être attesté?

- seulement par des élections libres ?

- autre ?

Développement économique

- développement économique et exportations

-développement économique et lien avec les grands groupes industriels

-autres ?

-développement économique et problème foncier

-développement économique et monoculture

-développement économique et propriété des sols

-développement économique et immigration (surexploitée) (25% de la population en Côte d'Ivoire ? en Afrique en général)

 

J'y ajouterais pour ma part une dernière rubrique :

Développement social (droit des femmes, y compris à l'indépendance économique)

16/04/2011, 16:17 | Par Ivan Villa en réponse au commentaire de Fantie B. le 16/04/2011 à 15:49

On parle de processus démocratique... camarade Fantie B.

POOoooouuu....

16/04/2011, 16:22 | Par kakadoundiaye

@Fantie,

je me plie de bonne grace au jeu. Il est important effectivement parfois de simplifier les choses. Je vous invite cependant pour avoir des réponses plus complexes aux questions et/ou axes que vous posez d'aller voir en mon blog.

Sur le Développement démocratique.

Dans "l'Afrique et les élections " j'essaie de démontrer que dans l'état actuel de la machinerie administrative africaine des élections transparentes sont impossibles pour des raisons toute bêtes d'état-civil, de compréhenson des enjeux, de structure sociale.

En son temps Mamadou Dia au Sénégal avait pensé que le travail de "conscientisation " auprés de communautés de base était un préalable afin que les élections soient une occasion de faire remonter vers le haut les analyses et désirs d 'en bas. Cela s 'est appelé le socialisme africain ou encore le socialisme auto-gestionnaire.Un millier d'animateurs parcouraient les campagnes pour accoucher la parole des communautés pas pour leur porter un message. Cet essai a été consigné par Colin dans son livre " ma pirogue" dont je rends compte dans un de mes billets de blog.

Développement économique.

Il ne peut passer que par une renégociation avec les grands groupes d'exploitation des richesses locales. Renégociation pouvant porter sur les prix ( mais Houphouët-Boigny a échoué qui a essayé d'effectuer un 'embargo" stockage sur le cacao) mais aussi sur le re-investissement local ( en termes de petite industrialisation destinée non a exporter des produits premiers -bruts- mais déja affinés-C'est de toute façon un bras de fer entre les grandes entreprises et les pays qui doivent dans cet objectif être soudés. Axes : le bois - planches plus que billes- le cacao et le café le coton le pétrole avec des centres de raffinage, etc...

Deuxième piste : l'agriculture. Se tourner - comme pour le secteur industriel- vers une autonomie de production c 'est à adire n'utiliser dans la production agricole que ce dont on dispose. en terme de semences, d'engrais, de phyto-sanitaires et en terme de techniques agricoles ( pas de grosses machines, un tracteur par village, pas de labours profonds, utilisations des engrais animaux etc..). Se tourner prioritairement vers la satisfaction alimentaire des populations ( ce qui n'est pas le cas. Les pays africains exportent leurs produits ( coton, arachide, primeurs d'hiver (haricots verts, fraises et melons) et importent le riz etc...

Développement économique et problème foncier.

Résolu par la propriété collective qui loue ses terres à ceux qui en veulent.L'ensemble étant géré par la communauté qui compte aussi des éleveurs. Produire pour la satisfaction alimentaire des populations ( pensez que le prix du poulet d 'exportation est moins élevé que le poulet produit sur place en raison des subventions versées par l'Europe et la Pac aux éleveurs européens de poulets) résoud aussi le problème de la dépendance envers l'extérieur ( cas des monocultures).
Autres axes de développement économique : l'énergie à partir du solaire et de l'éolien horizontal alors que nous dépendons des achats en pétrole ( délestage électrique d'environ 5h par jour. Le petit artisanat pour la fabrication de produits économes en énergie ( fours, cuisson, séchage, ...) et d'outils. etc..

Le problème de l'immigration est celui du développement de la richesse d 'un pays à partir de celle que lui concède le marché mondial. Le caco monte t il sur le marché que les pays producteurs se voient envahis. Baisse t il ils sont desertés. Ibidem pour le pétrole, le café, le coton etc... Car ces pays sont d 'abord des producteurs tournés vers l'extérieur: ils s'exposent à des renversements imprévisibles de situation, ils attirent une multitude d'immigrés voisins, leurs élites profitent largement des bienfaits de ces mono-productions ( qu'elles soient africaines ou libanaises comme en Cote d 'Ivoire ou au Sénégal..et ailleurs) et cherchent qu'à prolonger le système.

Quant aux femmes ...je connais peu le problème. Je constate seulement que dans beaucoup de pays africains et depuis longtemps, y compris dans des pays musulmans, des femmes occupent des postes importants - le maire de Lome capitale du Togo il y a 30 ans était une femme-qu'il y a une bougeoisie féminine "émancipée " de la tutelle masculine depuis lontemps ( la pêche au Sénégal est entre les mains des femmes depuis plusieurs decennies)que les tontines sont essentiellement féminines, que le nombre d'étudiantes est supérieur dans les dernières années à celui des hommes....

a bientôt en espérant avoir répondu à partie de vos questions... au débotté.

 

16/04/2011, 17:46 | Par herve4 en réponse au commentaire de kakadoundiaye le 16/04/2011 à 16:22

@kakadoundiaye

autre argument pour appuyer votre thèse concernant le fait que L. Gbagbo n'est pas un dictateur: dans le sud de la CIV il y quelques jours encore, il n'y avait pas de prisonniers politiques et encore moins de torture, la presse de l'opposition était libre, 54% des ivoiriens ont voté pour Gbagbo, .....

16/04/2011, 18:03 | Par Ivan Villa en réponse au commentaire de herve4 le 16/04/2011 à 17:46

@herve4, les apprentis dictateurs n'aiment pas la sentence des urnes et vous non plus apparemment.

16/04/2011, 18:39 | Par profil_inactif_145012 en réponse au commentaire de Ivan Villa le 16/04/2011 à 18:03

Ivan Villa

La notion que Ouattara ait gagné dans les urnes est une notion confectionnée par l'occident que vous gobez tout rond.

16/04/2011, 19:09 | Par Ivan Villa en réponse au commentaire de profil_inactif_145012 le 16/04/2011 à 18:39

No comment.

16/04/2011, 21:15 | Par profil_inactif_145012 en réponse au commentaire de Ivan Villa le 16/04/2011 à 19:09

No comment is a comment.

C'est la mouche que vous avez gobée qui vous empêche d'en rajouter !

17/04/2011, 10:31 | Par kakadoundiaye

@Ivan,

je vous en prie, nous avons je crois sur beaucoup d 'autres sujets les mêmes analyses et les mêmes ferveurs, ne vous arqueboutez pas sur cette ntion farfeleue de "il a gagné les élections". Vous avez je crois lu mon billet sur "l'afrique et les élections " d 'une part, billet qui entend démontrer que les élections en Afrique techniquement, ne peuvent être que des approximations et vous devez bien admettre que ces élections qui ont eu lieu se sont déroulées dans un pays dont partie était sous contrôle armée des forces rebelles.... et seulement de ce fait admettre que la voix des urnes est singulièrement aphone. On "aurait pu" aussi demander à El Hassan de plier bagage, de se refaire une santé dans l'opposition ....On "aurait pu" comme le demandait Gbabo Laurent recompter les voix. Refaire sous contrôle efficace de l'ONU partie des élections dans ces territoires suspects.Quand à la "communauté internationale" dont on fait gorge chaude vous la connaissez...et comme moi, en d'autres circonstances, vous faites ce que je fais :lui cracher à la gueule. Car elle est faite d'hypocrites qui baissent les yeux, taisent leurs voix et agissent en douce ( Chine et Russie) de dominants sans états d'âme, prédateurs, voleurs et assasssins qui ont soutenu à bras le corps la pléiade de tortionnaires et de dictateurs qui ont gouverné la partie dominée du monde ( les Mobutu, Pinochet, Videla, Bongo, Nguesso, Moubarack, Ben Ali, Batista, Duvallier...... etc... ( les USA, la France, la GB entre autre) et de dominés dont la vaseline ressort même par la bouche, troullairds et profiteurs, les gros-cous... Arrêtons d 'ajouter de la morgue à la morve qui pend au nez des assassins.

17/04/2011, 10:35 | Par kakadoundiaye en réponse au commentaire de kakadoundiaye le 17/04/2011 à 10:31

@Ivan,

je vous en prie, nous avons je crois sur beaucoup d 'autres sujets les mêmes analyses et les mêmes ferveurs, ne vous arqueboutez pas sur cette notion farfeleue de "il a gagné les élections". Vous avez, je crois, lu mon billet sur "l'Afrique et les élections ", billet qui entend démontrer que les élections en Afrique, techniquement, ne peuvent être que des approximations et vous devez bien admettre que ces élections qui ont eu lieu se sont déroulées dans un pays dont partie était sous contrôle armée des forces rebelles.... et seulement de ce fait admettre que la voix des urnes est singulièrement aphone. On "aurait pu" aussi demander à El Hassan de plier bagage, de se refaire une santé dans l'opposition ....On "aurait pu" comme le demandait Gbabo Laurent recompter les voix. Refaire sous contrôle efficace de l'ONU partie des élections dans ces territoires suspects.Quand à la "communauté internationale" dont on fait gorge chaude vous la connaissez...et comme moi, en d'autres circonstances, vous faites ce que je fais :lui cracher à la gueule. Car elle est faite d'hypocrites qui baissent les yeux, taisent leurs voix et agissent en douce ( Chine et Russie) de dominants sans états d'âme, prédateurs, voleurs et assasssins qui ont soutenu à bras le corps la pléiade de tortionnaires et de dictateurs qui ont gouverné la partie dominée du monde ( les Mobutu, Pinochet, Videla, Bongo, Nguesso, Moubarack, Ben Ali, Batista, Duvallier...... etc... ( les USA, la France, la GB entre autre) et de dominés dont la vaseline ressort même par la bouche, troulliards et profiteurs, les gros-cous... Arrêtons d 'ajouter de la morgue à la morve qui pend au nez des assassins.

17/04/2011, 12:11 | Par Ivan Villa en réponse au commentaire de kakadoundiaye le 17/04/2011 à 10:35

kakadoundiaye, tu sait que c’est un jeu sans fin (en dehors de la guerre) lorsque le critère des choix se réfère à des clivages ethniques avant tout ; l’intelligence politique mérite mieux que la situation actuelle… sans opposition ! Les écolos de ces régions ont du boulot : http://www.parti-ecologique-ivoirien.org/Cotedivoire/Interview-de-Edouard-N-Gouan.php

17/04/2011, 13:59 | Par profil_inactif_145012 en réponse au commentaire de Ivan Villa le 17/04/2011 à 12:11

un jeu, des clivages ethniques, encore la même salade colonialiste !

20/04/2011, 12:04 | Par Liba Sznur en réponse au commentaire de Ivan Villa le 17/04/2011 à 12:11

Mais Ivan Villa, vous nous renvoyer vers une ITW du parti écologique ivoirien : elle dit le contraire de ce que vous dites ! Alors lisez-la en entier et faites-la lire à Noël Mamère et vous apprendrez beucoup de choses ! Et vous ne vous disputerez plus avec kakadoundiaye …

ps : il parle de l'embargo sur les médicaments : il y a eu beaucoup de morts à cause de ce chaos organisé par cynisme, combien je ne sais pas, ce n'est pas un détail, … même si la "Pravdapresse française pluraliste" en a très peu parlé !

"Nous n’apprécions pas les différents embargos de la communauté européenne jusque sur les médicaments commandités par la France. Ce ne sont pas les leaders politiques qui en souffrent mais tout le peuple rendu dans le dénuement. C’est invraisemblable l’action que mène la France sur la Côte d’Ivoire, c’est du jamais vu. Étouffer un peuple qui souffre déjà à cause de ces personnes, les assécher et aller jouer au bon samaritain ailleurs. Il y a la façon dont la France se joue du dossier ivoirien, sa diabolisation pour un clan et son amour pour l’autre. Sa façon de traiter des rebelles d’anges et de les chérir quand ils massacrent et surtout de cacher les méfaits de la rébellion et de dire que ce sont des civils qu’on tue quand les rebelles sont touchés. Il y a de quoi ne plus rien comprendre. Il ne faut d’ailleurs pas de guerre et ne condamner personne. La solution en Côte d’Ivoire est purement politique et non militaire. Cela nécessite une commission ivoiro-ivoirienne pour assoir une transition d’unions de partis politiques neutres qui conduira un gouvernement d’union pour préparer les élections futures. Au bout, cette élection future permettra l’éclosion d’autres acteurs politiques."

 

20/04/2011, 12:04 | Par Liba Sznur en réponse au commentaire de Ivan Villa le 17/04/2011 à 12:11

Mais Ivan Villa, vous nous renvoyer vers une ITW du parti écologique ivoirien : elle dit le contraire de ce que vous dites ! Alors lisez-la en entier et faites-la lire à Noël Mamère et vous apprendrez beucoup de choses ! Et vous ne vous disputerez plus avec kakadoundiaye …

ps : il parle de l'embargo sur les médicaments : il y a eu beaucoup de morts à cause de ce chaos organisé par cynisme, combien je ne sais pas, ce n'est pas un détail, … même si la "Pravdapresse française pluraliste" en a très peu parlé !

"Nous n’apprécions pas les différents embargos de la communauté européenne jusque sur les médicaments commandités par la France. Ce ne sont pas les leaders politiques qui en souffrent mais tout le peuple rendu dans le dénuement. C’est invraisemblable l’action que mène la France sur la Côte d’Ivoire, c’est du jamais vu. Étouffer un peuple qui souffre déjà à cause de ces personnes, les assécher et aller jouer au bon samaritain ailleurs. Il y a la façon dont la France se joue du dossier ivoirien, sa diabolisation pour un clan et son amour pour l’autre. Sa façon de traiter des rebelles d’anges et de les chérir quand ils massacrent et surtout de cacher les méfaits de la rébellion et de dire que ce sont des civils qu’on tue quand les rebelles sont touchés. Il y a de quoi ne plus rien comprendre. Il ne faut d’ailleurs pas de guerre et ne condamner personne. La solution en Côte d’Ivoire est purement politique et non militaire. Cela nécessite une commission ivoiro-ivoirienne pour assoir une transition d’unions de partis politiques neutres qui conduira un gouvernement d’union pour préparer les élections futures. Au bout, cette élection future permettra l’éclosion d’autres acteurs politiques."

 

17/04/2011, 15:58 | Par kakadoundiaye

@Ivan,

désolé de te renvoyer encore à un de mes billets de blong : " cote d'Ivoire : les raisons du conflit". J'essaie d'y démontrer que loin d 'être des bavures et conflits ethniques les conflits de CI sont d'abord des conflits de classe qui se jouent partie sur le problème foncier..et que les écolos ont d'autant plus de problèmes qu'il s 'agit souvent de défendre pour eux les forêts protégées - souvent sacrées- qui succombent les unes aprés les autres sous les actions des populations venues de l'extérieur, allogènes, et qui entendent participer à la culture du cacao, mais aussi des populations autochtones qui vendent ce qui ne leur appartient pas où le louent contre les Tortolos et autres régulations assumées par les chefs de village et autres responsables administratifs .

21/04/2011, 15:11 | Par kakadoundiaye

@Ivan,

je voudrais t 'inviter à aller regarder http://criseivoirienne.weebly.com/

Cordialement

 

05/05/2011, 11:32 | Par Boris Carrier

Pardonnez-moi d'avoir lu votre article en diagonale et de ne m'être attardé que sur la conclusion, internet oblige: ce que j'ai pu en saisir suscite mon enthousiasme, car en effet je ne pense pas que nos critères éculés puissent avoir force de loi en Afrique, continent-laboratoire de l'Histoire contrairement à ce qu'affirment certains (sorti de l'Histoire ou pas entré, ma mémoire me fait défaut).

05/05/2011, 13:04 | Par kakadoundiaye

@Boris,

c'est en effet une des conclusions majeures que je tire de 50 ans de reflexions sur l'Afrique aujourd'hui -qui soit dit en passant est entré dans l'histoire par la grande porte de la traite négrière qui seule permit le développement d'une Europe qui déja s 'esssoufflait aprés avoir profité du génocide indien-la seule voie de salut est le petit pas de coté.La démocratie ne peut dans lAfrique actuelle s'accomoder des élections. Il faut que nous inventions autre chose ( suivre M.Dia par exemple) L'économie en Afrique ne peut s'accomoder de la rente coloniale et/ou de l'exploitation de nos richesse contre royalties aussitôt évacuées.

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