Sat.
26
May

MEDIAPART

Connexion utilisateur

Fermer

Le retour des famines dans l'espace sahelien

La situation alimentaire au Sahel est devenu  préoccupante. Le Programme alimentaire et Action contre la faim, rejoint dernièrement par l’Oxfam international, tirent la sonnette d’alarme. Plusieurs zones au Mali, au Niger, au Burkina et au  Tchad sont déjà  touchées par une nouvelle crise alimentaire.

Les causes de cette insécurité alimentaire sont multiples: mauvaise saison des pluies, récoltes de céréales trop faibles et niveau de pâturage au minimum. Autre facteur aggravant,  la baisse des transferts monétaires effectués par les migrants économiques en Libye et en Côte d’Ivoire».( N.Arenas) mais aussi l'insécurité grandissante de la zone où le MNLA - Mouvement National de Libération de l'Azawad) et l'AQMI ( Al Qaeda Mahgreb Islamique ) et le Mouvement Touareg Nigerien mènent contre les pouvoirs en place des actions de guerilla qui déplacent les populations vers des zones où il devient impossible de les nourrir.

Les conséquences de la guerre lybienne se font également sentir. Maltraités, assassinés, torturés de nombreux soldats et civils  surtout tchadiens et maliens de Khadafi reviennent au pays , le plus souvent armées. L''incapacité, par ailleurs  du Président ivoirien, Alassane Ouatarra, à assurer une reconciliation nationale obligent nombre de ses  anciens "obligés" à regagner faute d'un redémarrage de l'agriculture le Burkina. Dans ces zones fragiles la montée des conflits armés, la solitude des populations abandonnées à leur sort risquent de créer en dehors de la famine et de morts par milliers, le basculement d'une part sans cesse grandissante des populations vers le brigandage et l'enrolement dans les mouvements contestataires seuls susceptibles de leur assurer un minimum vital.

La chasse aux otages risque fort dans ce contexte de devenir un sport national avec son corollaire la montée en importance des forces armées nationales avec ce que cela signifie d 'exactions, de crimes et de viols.

Tous les commentaires

j'ai mis votre lien dans un commantaire de  Ruminances ou je publie aussi

@Kakadoundiaye

    Cette situation est voulue par le Gouvernement Français qui est heureux de dresser les peuples entre eux pour mieux les séparer de leur solidarité. Je suis un fervent défenseur du peuple de "L'Azawad", ces Touaregs fiers et courageux.Pour le moment ils sont soutenus par le Gouvernement Français mais que ce peuple se méfie de ce soutien. Car la France le fait uniquement pour combattre l'Aqmi et libèrer les otages détenus par cette branche composé uniquement de "Truands et de Bandits terroristes". Le jour où cette libération aura lieu, la France laissera tomber comme à l'habitude les Touaregs pour soutenir encore et toujours les vieux despotes qu'elle a mis en place depuis des décennies. C'est ça la "France-à-fric". Vous trouverez ci-dessous les manoeuvres dégoutantes de la France à ce sujet.

N° 62515/12/2011  MALI  

Hérault du consensus mou, Amadou Toumani Touré, dit "ATT", l'est jusque dans sa gestion du dossier Al-Qaeda au Maghreb islamique (AQMI). Comme si le président malien, arrivé au palais de Koulouba en 2002 sans étiquette politique, voulait achever son mandat sans trop d'écueils, pour mieux céder ce problème brûlant à son successeur. Mais l'actualité de ces dernières semaines a forcé son opposition, comme la France, à le pousser à réagir. Analyse.
"ATT" sous la pression de Paris - Alors que le Mali n'a cessé de s'offusquer, ces dernier mois, d'avoir été placé en zone rouge par le ministère français des affaires étrangères, l'accélération de kidnappings d'Occidentaux et la localisation d'une base d'AQMI dans l'Adrar des Ifôghas, région montagneuse du Nord, font de ce pays le point focal des activités de l'organisation terroriste. Exaspéré après l'enlèvement, le 24 novembre, des Français Philippe Verdon et Serge Lazarevic, l'Elysée est passé à l'offensive par la voie de son ambassadeur, Christian Rouyer. Les 10 et 11 décembre, ce dernier a fait une déclaration remarquée lors d'un important Forum sur la sécurité à Bamako, réunissant de nombreux diplomates, responsables politiques et représentants des localités du Nord. Dans un langage peu amène, il a ouvertement évoqué le manque de coopération du Mali, stigmatisant en particulier la passivité du gouvernement. Une intervention loin d'être improvisée à laquelle s'est rangé, à la surprise générale, le ministre des affaires étrangères, Soumeylou Boubèye Maïga. Agacé par la pusillanimité de Bamako, qui a forcé par le passé les forces militaires mauritaniennes à faire des incursions répétées sur son territoire à la recherche de terroristes, Paris semble également désarçonné. Ainsi, la France est sollicitée en matière de renseignement ou pour transmettre les photos satellitaires des zones de cantonnement des éléments d'AQMI. En revanche, son aviation se voit refuser la possibilité de survoler l'espace aérien malien pour ses investigations. Elle ne peut davantage déployer un contingent du Commandement des opérations spéciales (COS), comme c'est le cas au Niger.
L'opposition monte au créneau - De fait, Paris est en quête de vrais interlocuteurs sur la question, et est de plus en plus tenté de prendre langue avec des candidats à la présidentielle d'avril 2012. L’intérêt de la France et des Nations unies pour le Forum de Bamako, organisé dans la salle de conférences de l'Hôtel de l'amitié, propriété de l'Etat libyen, était d'autant plus inédit que cette initiative - la première du genre - émanait de Tiébilé Dramé, président du Parti pour la renaissance nationale (Parena) et candidat potentiel au scrutin de 2012. Ce dernier a pris ses distances avec "ATT", malgré la présence d’un membre de son parti au gouvernement. Cet ancien ministre des affaires étrangères, qui a longtemps travaillé auprès des Nations unies (Haïti, Burundi, Madagascar), avait été reçu le 30 novembre à Paris par André Parant, le conseiller Afrique de Nicolas Sarkozy. Deux jours auparavant, à New York, il avait fait un exposé plutôt pessimiste de "l’impact de la crise libyenne sur les pays du Sahel" devant les membres de l'influent Conflict Prevention and Peace Forum (CPPF), le think-tank des Nations unies.
Réactivité - ATT doit d'autant mieux réagir que l'implosion de la Jamahiriya libyenne pourrait entraîner une résurgence de la rébellion touareg, source de possibles connexions avec l'organisation terroriste. La relative rapidité avec laquelle les forces de sécurité maliennes ont capturé, le 12 décembre, le commando présumé ayant enlevé Lazarevic et Verdon à Hombori, est donc opportune. L'arrestation des trois jeunes originaires d'un village proche de Kidal, qui étaient dotés de fusils-mitrailleurs et de lunettes à infrarouge afin de mieux opérer de nuit, pourrait permettre de remonter la filière vers AQMI, à qui les otages ont été livrés. Reste une réalité : ces "relais locaux" illustrent, sur fond de pauvreté, l'émergence d'une vraie économie de la rançon dans le pays.

Les Touaregs fiers et courageux - et le reste des Maliens, serviles et paresseux ?

C'est un peu fatigant, ces commentaires qui sont juste une critique, injuste en plus, et qui n'apportent rien dans les fils, si ce n'est de l'agacement.

mhjozoux, alors, si quelqu'un dit, "Ce billet  est important", cela voudrait dire que les autres ne le sont pas ?

si quelqu'un dit "Cette musique me touche", cela voudrait dire que les autres sont superficielles ?

si quelqu'un dit "J'ai trouvé dans ce pays un accueil simple et chaleureux", cela voudrait dire que c'est l'unique pays au monde où vous pouvez trouver ça ?

je considère votre question comme "Null and void".....Cool

Certes l'UE est réactive ....mais est-ce suffisant, nous sommes dans le secours, ...1960, ça fait longtemps

Il est, en effet, important de remettre la question de l'insécurité alimentaire en perspective en la liant à celle de l'insécurité politique créée par l'incurie du CNT libyen et les agissements des groupes islamistes, auquel s'ajoute la montée en puissance des trafics et des brigandages de survie.

sos-africa.jpg

SOS AFRICA                               M art'IN

Merci pour ce billet, Kakadoundiaye.

Avec nos préoccupations actuelles, il est parfois "facile" d'oublier les situations bien plus graves, voire dramatiques, qui se jouent ailleurs sur notre petite planète, juste à côté, donc...

 

Merci Kakadoundiaye...

Newsletter
Je m'identifie