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L'Afrique et la croissance
Il devient de plus en plus clair et évident que le modèle social et économique, idéologique et écologique sur lequel nous avons vécu en Europe depuis plusieurs decennies arrive à son terme. Chacun sait aujourd'hui que la croissance illimitée est une utopie dangereuse et qu'il ne saurait, quelques soient les progrés scientifiques, y avoir de non-limite dans un monde nécessairement limité, que la croissance est non seulement épuisement des richesses disponibles mais aussi production de chaleurs qui représentent un danger pour la vie, et que si la croissance a permis une augmentation non négligeable de la richesse globale, la repartition trés inégalitaire de cette richesse produite provoque des révoltes et des distorsions qui sont sources continuelles de guerres et de conflits de plus en plus violents et meurtriers.
La part de la population mondiale hors de tout contrôle surtout au sein de mégapole de plus de 25 millions d'habitants est en croissance constante et représente aujourd'hui plusieurs millions de personnes, bétail vivant prêt pour tous les combats.Le modèle sur lequel nous avons vécu est moribond. Les replatrages possibles ( un peu plus de vert, un peu plus de moral, un peu plus de social ) ne changeront rien à la nécessité absolue que nous avons de reconstruire le monde. Un autre monde n 'est pas seulement possible ou souhaitable il est nécessaire. Il est bien évident que la crise que nous connaissons n'est et risque de n 'être que le signe avant-coureur et bénin de bouleversements autrement plus graves. Il est certain que dans 20 ans le prix du pétrole sera deux fois ou trois plus cher qu'aujourd'hui et avec lui le prix des matières premières y compris agricoles...que la fuite en avant de la recherche de rentabilité permettra, si l'on n'y prend garde, que l 'on produise deux fois plus de biens consommables avec deux fois moins de manoeuvre, et qu'avec l'augmentation de la richesse globale croitront les déchets, des poches de misère absolue constituées de ceux qui depuis quelques decennies sont rejetés de la production, et un cycle mortifère qui nous aménera à des conflits généralisés dont nous n'avons nul exemple.
Nous l'annoncions il y a déjà 4 ans si la moitié du monde consommait la moitié de ce que consomme un américain moyen ..le monde ne serait plus possible faute d'eau potable, de bois, de fer, de métaux et d 'énergie.
Seule une action concertée des grandes puissances mondiales permettra en évitant les grands pics de conflits de produire un nouveau modèle de production, un nouvau contrat social,un nouveau rapport aux richesses naturelles.
Nous n'en prenons pas le chemin.La taxe carbone n est qu'un pas incertain dans une direction où il faudrait avancer chaussés de bottes de sept lieues. Elle ré-invente, n'est qu'une des formes new age d'un protectionisme tant décrié par aileurs si décrié d'ailleurs que lui échappe les denrées agricoles...et l 'energie . Certes les économies par isolation des maisons et immeubles représentent un mieux un progrès important et salutaire mais il est largement insuffisant comme est insuffisante la production d'energies vertes, éoliennes et solaires...l'ensemble des efforts européens tant sur les économies, les recyclages, les productions énergétiques vertes ne représentent qu'une semaine de la consommation énergétique globale de la Chine, et à peine un jour des productions et besoins de l'ensemble du monde hors occident ( Brésil, Mexique, Afrique, Inde, Chine). Quand la moitié des chinois et indiens seront à deux repas par jour et un repas de viande par semaine le reste du monde ne pourra plus manger...si l 'on continue à transformer les sols en terre à production industrielle, si l'on continue à faire produire aux sols plus qu'ils ne peuvent, en les épuisant,si on oublie de prévoir une gestion de l'eau qui permet les cultures alimentaires...etc..les défis sont énormes..
Mais ils sont encore plus criants quant à l'Afrique.
Car l'idéologie de la croissance qui semble battre de l aile en Europe n'est nullement remise en question en Afrique. L'Afrique, de l'avis de tous, ne se développera que sur la base de la croissance qui seule permet des emplois, des taxes qui permettent des écoles, etc.Or les seuls pays africains qui connaissent depuis deux decennies une croissance comprise entre 5 et 8 % sombrent dans l anarchie et la misère ( Angola où une guerre fratricide dura 30 ans, Zaire où la guerre n est pas encore finie et où des millions de réfugiés vivent dans sous les te ntes de l'aide internatio ale, Guinée, Congo où deux bandes rivales se déchirèrent pendant des années, Gabon qui n a construit en 40 ans que 800 kms de routes, Nigeria, guerre dit du Biaffra, Soudan etc...)bref, pays en croissance où les taux de mortalité enfantine, l'illettrisme, la misère progressent a des rythmes affolants beaucoup plus importants que ceux des pays sans croissance ou à croissance faible - a tel point que la croissance , le pétrole, l'uranim, les richesses en gros sont considérés comme des calamités au même titre que les criquets pélerins- il faut également en globalisant la richesse bien se rendre compte qu aucun mécanisme ne permettra une meilleure distribution d'une part, et que les rapports entre pays preneurs et pays africains fournisseurs de matières premières ne sont pas des rapports égalitaires.
L'appartenance de l'Afrique à l'OMC, c 'est à dire la possibilité qu'ont les pays riches d'entrée partout sans payer, d'y vendre leurs produits à des prix qu'ils fixent et d'y acheter leurs besoins à des prix qu'ils fixent également dans des bourses basées à Londres ou à New York , comme dans un grand hypermarché dont ils seraient à la fois les propriétaires et les clients d'une part, la structure même des pouvoirs en place sous le contrôle des puissances dominantes d'autre part, ne peut amener l'Afrique, pour un temps, à n'être que le terrain où tout s'achète et où tout se vend c 'est à dire un continent qui n'a que sa force de travail à vendre , celle qui travaille dans les exploitations étrangères et un continent qui achète et n'achete que ce qu'on veut bien lui vendre de produits y compris alimentaires venus et construits et pensés et réalisés ailleurs.
Un continent maquilladora tant que dureront les richesses qui au rythme où elles sont exploitées ne dureront pas longtemps car elles servent et serviront de parts et variables d'ajustement dans les grandes négociations internationales ( on augmente ou ralentit les productions africaines pour concurrencer, négocier, peser sur les négociations ). La part des bénéfices et la rentabilité de la filière demeurant étroitement sous le contrôle des consortium qui peuvent, à volonté, s' acheter cher dans les pays de production où les taxes et détournements sont plus faciles, y réalisant alors leurs plus-values, le prix de sortie étant égal par ailleurs ,ou, au contraire, de s'acheter bon marché dans les pays producteurs afin, toujours à prix de sortie constant, de réaliser leurs plus-values dans les pays de transformation ou dans le transports en des ssociètes off shore ou dans les changes...bref assurant une domination parfaite sur un continent qui sera vite jeté aux orties, sec et inutilisable.
L'Afrique ne peut compter que comme un hochet dans les mains des grandes puissances internationales. Ses richesses potentielles ne sont que potentielles . Elles ne deviennent richesses que dans les mains des puissances qui en ont besoin . En aucun cas elles ne servent les besoins locaux. IL n'y a pas de centrales nucléaires en Guinée. Pas de raffineries au Congo. Pas de filatures de coton en Centrafrique ou au Sénégal. On ne construit pas d 'avions au Zaïre, ni de téléphones portables alors qu'on extrait dans son sous-sol des produits necessaires à la fabrication et des uns et des autres etc...le développement est externalisé. Il dépend de l'extérieur et uniquement de l 'extérieur. Une variation sur le cours des matières premières jettent le pays dans la récession. ..dans les émeutes de la faim quand le prix des matières premières agricoles grimpent..car le Continent pour se nourrir dépend aussi des autres et surtout des autres. De l'extérieur. Bref il est pieds et poings liés dans un commerce international où il n'a strictement aucun droit sinon celui de se taire.C'est de l'extérieur que lui vient le client. De l'extérieur que lui vient ce dont il a besoin pour vivre. Entre cet extérieur et l'intérieur, à l'articulation de l'échange, une groupe traversé de querelles, des gouvernements fantoches et sans autorité qui ne peuvent qu'obéir aux injections et aux ordres venus d 'ailleurs, des gouvernements corrompus, stipendiés, à la structure monarchique dont les marges de manoeuvre sont extrêmement réduites, des gouvernements fragiles en proie aux groupes armés, une bourgeosie compradore réduite , dont le gratte sur la circulation des biens ne s'investit pas sur place mais dort dans les coffres des banques suisses ou attend dans les immeubles parisiens des plus fortunés d'entre eux.
La croissance est elle aussi un bien limité. Tous les pays ne peuvent croire à des rythmes qui épuisent la planète. Si la Chine et l Inde croissent dans les 15 prochaines années de 8 % ....c 'est à dire si leurs beoins doublent...il y aura un doublement de tous les prix tant de l energie que des matières premières alimentaires et autres.L'Afrique qui recoit plus qu'elle ne donne qui achète plus qu'elle ne vend....sombrera.
Sa propre croissance plombera son PIB de telle sorte' qu'elle ne pourra s 'en sortir qu'aux prix de famines de plus en plus larges.

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Merci pour cette référence. L'Afrique est aussi une sorte de "baromètre" de l'état du monde, et ceux qui comme vous on un dessein bien concret qui passe par leur reflexion globale, sont à la fois trop rares et en même temps ne disparaîtront jamais. Merci!
Bien d'accord pour renoncer au productivisme et au type de croissance qui lui est associé.
Cependant il ne saurait être question de refuser toute croissance, bien au contraire. Les besoins sont tels, qu'on ne pourra y faire face sans une forte augmentation de la production. A nous de la conduire de la moins mauvaise façon possible.
Tu veux augmenter la production de quoi, par exemple, Melchior? Les besoins sont tels Les besoins de quoi? pour qui? où ça?
Les besoins des populations africaines, en eau potable, en médicaments et vaccins , en logements, en écoles,en moyens de transport, en nourriture, en préservatifs bénis par le pape, en ordinateurs pour pouvoir lire les comm's du Père Vert Pépère sur Mediapart...
La production d'eau potable, de médicaments et vaccins, de logements, d'écoles, de moyens de transport, de nourriture, de préservatifs bénis par le pape, d'ordinateurs pour pouvoir lire les comm's du Père Vert Pépère sur Mediapart...
Où ça: de préférence sur place; si nécessaire ailleurs. Le commerce international présente des avantages qui ne sont pas à dédaigner (et des inconvénients dont on peut se protéger, si l'on y met la volonté politique nécessaire).
Bien cordialement Melchior, bourrique de charme
Ici même, en Europe, il y a également une foule de besoins non satisfaits, et je ne suis même pas sûr que croissance différente nécessaire et décroissance sélective non moins nécessaire donnent un solde décroissant.
Je crois que l'erreur est d'assimiler purement et simplement croissance et pillage des ressources.
Ces besoins existent, Melchior, personne n'en doute. Mais si ils ne sont pas satisfaits, ce n'est pas par manque de capacité de production, mais c'est un problème de distribution des richesses. Laissons simplement, nous le monde occidental, les africains exploiter leur propres richesses plutôt que de les spolier et ces besoins seront aisément satisfaits. Les importations alimentaires venant des agricultures occidentales subventionnées détruisent l'agriculture paysanne africaine, provoquant l'exode rurale, et générant ainsi les problèmes d'accès à l'eau potable et de logements que tu décris. On sait très bien que l'accès aux médicaments leur est interdit pour des problèmes de prix et non en raison d'une capacité de production insuffisante. Néanmoins, il faut bien sur laisser les pays africains croitre et se développer, les aider à ne pas répéter ce faisant nos erreurs, et les ressources n'étant pas inépuisables, nous devons nous, nous engager dans une certaine décroissance.
L'exercice de la capacité de production, c'est la croissance...
Les richesses, pour qu'on les distribue, doivent être produites.
"Nous devons nous engager dans une certaine décroissance": oui, une décroissance sélective. Il y a néanmoins un grand nombre de domaines où une forte croissance s'impose: énergies renouvelables, mise aux normes des logements, agriculture bio, biens culturels...
Je crois qu'il faut commencer par s'entendre sur le sens des mots. Qu'entends-tu par croissance? Voici la définition de Wikipédia: La croissance économique désigne l'augmentation de la production de biens et de services dans une économie sur une période donnée[1], en particulier sur une période longue. En pratique, l'indicateur utilisé pour la mesurer est le produit intérieur brut ou PIB. Alors bien sur que par ailleurs, il y des secteurs comme ceux que tu cites qui doivent se développer, mais le développement de ces domaines va forcément en remplacer d'autres. Le développement de l'agriculture bio implique forcément la réduction de l'agriculture intensive et chimique, ce qui induit par exemple la réduction de l'industrie chimique, etc...La mise aux normes HQE des logements diminuera automatiquement les besoins en énergie, réduira les besoins en ciment, béton... Ces besoins en énergie moindres pourront être couverts par des énergies renouvelables, ce qui impliquera une diminution de la production d'énergie nucléaire ou à base de pétrole ou charbon.
Commençons par nous entendre sur les choses. Nous sommes d'accord pour dire qu'il y a d'énormes besoins à satisfaire, donc un énorme effort productif à effectuer. Donc une croissance, qu'il faut souhaiter différente de la productiviste, donc "verte". Nous sommes d'accord pour dire qu'il faut faire décroître certains secteurs, d'ou décroissance sélective.
Le fait de savoir si, en définitive, la croissance (différente) l'emportera sur la décroissance (sélective) dans les comptes est purement académique. Ce qui compte c'est que les besoins aux moins élémentaires soient satisfaits et que les déséquilibres écologiques se résorbent. Les deux ne vont pas l'un sans l'autre, et supposent le développement de multiples processus démocratiques.
Sur le PIB, c'est un bon indicateur de croissance (sous réserve de sa redéfinition, comme chacun sait), mais non de développement. Le développement (sustainable) c'est encore autre chose.
Bon je crois qu'on joue sur le sens des mots. Il n'y a pire sourd que celui qui ne veut pas entendre. Si tu es content de toi, c'est bien. Je suis content pour toi aussi. Bon vent.
Vous m'étonnez beaucoup. Je pensais que nous étions d'accord ou presque. Je veux bien, pour vous complaire, appeler "production à vocation décroissante" la production de biens (en grande quantité) nécessaire à la satisfaction des besoins. Cela vous irait ? ("Et pourtant, elle tourne"...) Merci pour le bon vent dans mon éolienne. Bon soleil sur vos panneaux.
Ce n'est pas grave, Melchior. Je vais continuer à appeler croissance l'augmentation de la production de biens et de services comme la plupart des gens et toi, tu y mettra le sens que tu veux. Tu conviendras que puisque nous y mettons un sens différent, il est inutile (j'allais dire peu productif!) d'en débattre.
Mais... j'appelle croissance l'augmentation de la production de biens et services... Je croyais que c'était clair ! Quel sens différent avez-vous cru lire ?
Sauf catastrophe (qu'on ne peut évidemment pas souhaiter), la population mondiale va grimper jusqu'à neuf milliards avant l'achèvement de la transition démographique. Neuf milliards de personnes qui vont devoir s'abreuver, se nourrir, se vêtir, se soigner, s'éduquer, se cultiver, communiquer, réparer l'environnement, et... produire les biens de production nécessaires à la production des biens et services consommés. Cela ne se fera pas sans augmentation de la production de biens et services, même si on abandonne (décroissance sélective) certaines filières.
Donc si nous avons bien la même définition du terme croissance, qu'appelles tu maintenant croissance non productiviste?
Celle qui n'est pas faite pour rentabiliser le Capital financier, mais pour satisfaire les besoins en tenant compte de la nécessité de veiller à l'équilibre de l'écosystème.
On progresse... On progresse... Donc on est d'accord aussi sur le fait qu'il faut produire suffisamment pour tous ceux dont les besoins ne sont pas satisfaits. Il va maintenant falloir (c'est là que ça se complique) s'entendre sur les besoins. Eau, alimentation, logement, vetements, soins: cela va de soi. Accès à la culture aussi bien sur: mais là on commence à se demander avec quels moyens. Déplacements: faut-il 2 voitures par famille comme actuellement en Occident? Une voiture et des transports en commun? Uniquement des transports en commun. Que fait-on avec ceux qui consomment trop (nous)? Incitation? Obligation? Et des questions... encore des questions...
Ben oui, la démocratie c'est compliqué. C'est pourquoi c'est le pire des systèmes (à l'exception de tous les autres, qui feront - ont déjà fait - bien pire).
je vous cite le théorème de Pessiot qui fait flores en Amérique latine et USA et qui curieusement n a jamais à ma connaissance été repris en France. Il répond à vos questions sur ce que doivent ou devrront faire ceux qui comme nous "consomment trop". Si la moitié du monde consommait la moitié de ce que consomme un américain moyen .....il n y aura plus de vie possible sur terre Conclusion ce n est pas un choix - c est une obligation que de changer quekque chose. Certes nous pouvons differer. pour notre génération. Disons les 20 années à venir . Apres et c est court 20 ans. Il ne sera plus question de choix. Cela passera certainement, pour nous par les prix. L essence à 10 euros le litre..cela limitera vos déplacements automatiquement. Comme en 73 on nous n avions le droit de rouler qu'un jour sur deux. Comme à Lagos d 'ailleurs. ou a Mexico certains jours.Ibidem pour l'isolation etc..... Quant à l'acces à la culture elle n est pas un bien supplémentaire qu'on peut negliger en se demandant ,comme vous le faîtes, avec quel moyen. La culture est aussi essentielle que le sel. C est le sel. C est le vivre ensemble et c est surtout l'unique moyen de dominer l 'adversité et non plus d'être dominé par lui....la culture c est d'essayer de comprendre comment boit une plante pour ne lui donner que ce dont elle a besoin,. de comprendre comment avant de me nourrir elle mange pour que je puisse lui donner ce dont elle a besoin et pa moins et pas plus...la culture c est ce savoir partagé et le partage en lui-même.
les échanges sur la croissance me semblent être l'écho de ce qui se disait il ya plus de 20 ans sur la nécessité d'en venir à d'autres critères que ceux du PIB pour désigner justement la croissance.On a calculé cepuis celui du développement humain qui me semble effectivement plus juste et offrir une vision moins étroitement économique du développement et de la croissance. Quel développement? Quant aux médicaments etc..curieusement j 'ai surtout l'impression que ce sont les laboratoires européens qui pillent l Afrique...on a mis dix ans pour accepter (L'OMS quand même rien de moins) que l'artemisine était le produit "miracle" contre le palu. Pensez donc il est chinois d'origine et en plus pousse partout!!!! une calammité! ne plus vendre de médicaments à L'Afrique !! vous n'y pensez pas..Alors l'artimisine - artemisia annua - que je cultive sur un bout de champs au sénégal- est déclaré pouvant faire naitre des résistances - par les labos- et doit être pris en bi-thérapîe avec un autre médicament qui lui vient bien sur du Nord mais le recommandé ce n est pas ce que l on trouve pour un demi-euro dans la rue mais la moustiquaire imprégnée d'un DDT qui fait dans la presse médicale son grand retour ( cout 25 euros soit la moitié d'un salaire mensuel). Donc, cher ami, le grand bienfait de l 'occident à base de médicaments importés là aussi il faut y aller doucement . La grande cause de la mortalité en Afrique aprés l 'esclavage ce sont - là comme ailleurs- la mort des connaissances traditionnelles. Il y a des efforts de recherche sérieuse à faire dans l intérêt de l 'Afrique sur les plantes dont nous disposons et en particulier le margousier qu' un lab américain essaya il y a quelques années de labeliser. Ce fut le plus grand combat contre la bio-piraterie.Depuis les recherches sur le margousier- neem tree- ont été quasi abandonnées.Je cherche à les reprendre avec environ un buget de 10 euros par mois!!!!!!Conclusion : adhèrez!!! Sur l'utilité de l ordi...bien sur mais pas à usage individuel. Il doit y avoir des cybers..avec toute la technique et la formation. Les tentatives pour vendre à chaque africain un ordi rationalisé et simplifié me semble criminel et je pèse mes mots.... la croissance c est aussi réinventer le collectif. La croissance c est aussi réinventer l'agriculture. ET bien sur que j entends élever le niveau le croissance en tomates, avocats, anacardes, mil, poulets etc.... mais surtout le niveau de connaissance et de recherche pour que l on améliore les rentabilté sans faire appel "aux autres" dont nous sommes et deviendrons plus encore les débiteurs pour ne pas dire les valets.
ah Melchior encore un mot. Sur les préservatifs bénis voire embrassés - pour être plus efficaces- par le Saint Siège. Il y a une contraception traditionelle en Afrique. Toute femme qui allaite n est pas "prenable". Elles allaitaient jusqu'à ce que l enfant ait environ 2 ans. Deux ans sans rapports.Voire plus. Puis vient grace à Nestlé le biberon et le lait maternel puis le lait truc pour enfant .Lait qu'on mélange bien sur à une eau polluée..Conclusion, plus de contraception "naturelle"...et augmentation drastique des infections bacteriennes du nourrison et forte montée de la mortalité infantile. Bien sur Nestlé n a rien a voir avec ca. Cela dit alors que la femme porte en moyenne 5/6 enfants..il n ' en reste que 3 à 20 ans... ce qui est un rythme de progression insuffisant pour un pays qui est marqué par une densité extrêment faible de population. Pour en revenir a cet animateur décédé depuis et papillonnant qui avait décrété apres une virée de 15 jours en Afrique, donc comme experts,que le sous-développement était du "à la bite des nègres", entendons qu'il était ami de François Mittérand donc habitué à dire un peu n'importe quoi, nous soulignerons complaisement que cette idiotie fait flores depuis des decennies dans les meilleures universités américaines et sous les meilleures plumes des plus grands professeurs.