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Hollande pris au piège de la périlleuse équation Mélenchon-Bayrou
François Hollande est-il aussi bien embarqué que les sondages le laissent penser ? Le discrédit de Nicolas Sarkozy le sert évidemment, mais le candidat socialiste a également de mauvaises cartes dans son jeu. Outre le peu d'entrain des électeurs de gauche à suivre sa ligne social-démocrate, François Hollande est prix en sandwich entre les stratégies de François Bayrou et de Jean-Luc Mélenchon.
Comment faire campagne à la fois sur sa droite et sur sa gauche ? A fortiori quand les voix nécessaires pour gagner au second tour sont à piocher au centre (voire centre-droit) et à l'extrême-gauche... et que les deux candidats qui représentent ces sensibilités sont au dessus de 10% dans les sondages.
C'est donc à un numéro d'équilibriste que François Hollande va devoir se soumettre pour rester crédible, ne pas donner l'impression de se faire dicter sa ligne politique par les uns ou par les autres... le tout sans s'aliéner les électeurs des deux bords.
Une stratégie qui s'annonce éminement périlleuse lorsque va commencer la véritable campagne et que les coups ne se feront plus à fleuret moucheté. François Hollande veut certes syphonner les voix de François Bayrou... mais il ne peut pas se permettre d'attaquer trop frontalement un candidat dont il a besoin s'il espère gagner en mai.
Idem pour Mélenchon : avoir un candidat à gauche, pourquoi pas... à condition qu'il ne monte pas trop haut... et que les vases communicants ne se fassent pas au détriment du PS.
Et comme François Bayrou et Jean-Luc Mélenchon ont réussi là où François Hollande patine (à savoir lancer une bonne dynamique de campagne), le processus pourrait être plus compliqué qu'il n'y parait pour le candidat socialiste : de là à voir François Bayrou au second tour de la présidentielle ? Ou Jean-Luc Mélenchon supplanter le candidat socialiste ?


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Avec une bonne campagne du Front de Gauche (rassemblant le peuple de gauche favorable à la retraite à 60 ans, tous ceux qui ont compris que les partisans du Non de gauche étaient dans le juste en 2005 et beaucoup d'abstentionnistes potentiels) et du PS (réussisant à attirer à lui les modérés et à faire baisser Bayrou, mais abandonnant leur argument démobilisant du "vote f-utile"), on arrivera sûrement à ~20% pour le FdG-Mélenchon, ~20% pour le PS-Hollande. Avec les quelques % d'EELV, le candidat de gauche sera vraiment bien placé au 2nd tour (il faudra juste savoir rassembler sans mépris pour ses concurrents de gauche).
Cela irait bien sûr avec de mauvais scores pour Bayrou (~8%) et Le Pen (~15%), candidate du FN qui commence à perdre pied (voir ses bétises sur la retraite "à la carte à 60 ans"...) et se sera fait détruire sur le fond par le FdG et les syndicalistes, notamment de la CGT.
C'est à ce type de scénario qu'il faut travailler il me semble pour qu'après mai 2012 soit menée une véritable politique de gauche, tournant le dos à l'austérité et au productivisme...
Tous les commentaires
"le processus pourrait être plus compliqué qu'il n'y parait pour le candidat socialiste"
oui, à coup sûr.
Bayrou au second tour, Hollande n'a aucune chance et c'est ce qui va peut-être bien arriver.
Oui rêvons un peu: la gauche reprenant le terrain perdu depuis 1997, et parvenat bien au-delà des 50/52%? Avec un FDG à 12/13% et le PS à 28%, EELV à 4%, il ne restera plus à cette aguche de syphonner des voix au Modem et le tour sera joué!
C'est n'est pas irrréaliste que cela....
Avec une bonne campagne du Front de Gauche (rassemblant le peuple de gauche favorable à la retraite à 60 ans, tous ceux qui ont compris que les partisans du Non de gauche étaient dans le juste en 2005 et beaucoup d'abstentionnistes potentiels) et du PS (réussisant à attirer à lui les modérés et à faire baisser Bayrou, mais abandonnant leur argument démobilisant du "vote f-utile"), on arrivera sûrement à ~20% pour le FdG-Mélenchon, ~20% pour le PS-Hollande. Avec les quelques % d'EELV, le candidat de gauche sera vraiment bien placé au 2nd tour (il faudra juste savoir rassembler sans mépris pour ses concurrents de gauche).
Cela irait bien sûr avec de mauvais scores pour Bayrou (~8%) et Le Pen (~15%), candidate du FN qui commence à perdre pied (voir ses bétises sur la retraite "à la carte à 60 ans"...) et se sera fait détruire sur le fond par le FdG et les syndicalistes, notamment de la CGT.
C'est à ce type de scénario qu'il faut travailler il me semble pour qu'après mai 2012 soit menée une véritable politique de gauche, tournant le dos à l'austérité et au productivisme...
http://blogs.mediapart.fr/blog/michael-le-sauce/100212/abolir-le-vote-utile-pour-reinventer-la-gauche
d'autant que le risque "portuguais" qui prend le chemin de la grèce pourrait comencer à faire réfléchir de nombreux élécteurs socialistes plutôt enclin aujourd'hui à une alternance "douce". Il pourrait se dire qu'après tout un vote un peu plus à gauche permettrai peut-être d'éviter une gouvernance par trop sociale démocrate pour ne pas dire sociale libérale...